Du verre pour réparer les os

# Administrateur | 21/06/2008 | Recherche

Du verre pour réparer les os

Des chercheurs britanniques développent actuellement un nouveau type de verre poreux capable de stimuler la croissance osseuse en relâchant du calcium puis de se dissoudre sans laisser de traces. Encore mal compris, le mécanisme physique en jeu est étudié à l’aide de faisceaux de neutrons.


Ce sont les chercheurs de l’Imperial College, à Londres, qui sont à l’origine de cette innovation. Ils sont partis de la constatation que la diffusion locale dans l’organisme d’une quantité bien précise d’ion calcium entraînait l’activation de certains gènes. Ils ont alors eu l’idée de considérer un verre poreux capable de relâcher à une vitesse bien déterminé des ions calcium, du silicium ou d’autres substances actives.

En ajustant la vitesse des réactions à la surface du verre libérant des ions calcium avec le temps mis par les cellules osseuses pour se diviser, il est possible d’activer les gènes contrôlant la synthèse des protéines entraînant la différentiation cellulaire à l’origine de la formation de cellules osseuses et la minéralisation de la matrice associée.

Remarquablement, le verre lui-même finit par se dissoudre dans l’organisme sans laisser de traces ni de substances chimiques toxiques. On comprend bien sûr l’intérêt d’un tel matériau pour aider à la réparation osseuse. Des variantes sont d'ailleurs déjà utilisées. Ce n’est pas la première fois que la physique du solide est appliquée à la médecine. On a vu récemment la publication de résultats d’études sur la capacité des nanotubes de carbone à faciliter la régénération osseuse.

Sous la « lumière » des neutrons

Toutefois, les chercheurs ne comprenaient pas encore très bien comment les atomes de calcium étaient stockés puis libérés de façon adéquate par le verre. Ils ont alors décidé d’utiliser la source de neutrons d’ISIS pour effectuer des expériences de diffraction neutronique. Ces dernières ont permis d’analyser précisément la répartition des différents atomes dans le verre et ainsi d’élucider les processus intervenants. Les chercheurs ont également employé des isotopes du calcium qu’ils ont substitués au calcium courant. Les différences de comportements constatées ont elles aussi apporté des lumières nouvelles sur les propriétés de ce nouveau matériau bioactif.

Armés d’une meilleure compréhension, les chercheurs étudient maintenant des composés hybrides de ce verre et de polymères, afin de réaliser des implants plus performants pour réparer les articulations, au niveau des hanches et des genoux. Si tout se passe bien, des applications médicales devraient émerger dans quelques années.

cellules osseuses
Cellules osseuses en croissance sur le verre bioactif après deux semaines. Crédit : Imperial College

[ source ]
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

En vidéo : Disney World entre en fanfare et en 3D dans Google Earth

# | 15/06/2008 | Nouveau

En vidéo : Disney World entre en fanfare et en 3D dans Google Earth

L’événement filtrait depuis quelques semaines déjà… C’est désormais fait, le Monde merveilleux de Disney vient de faire son entrée dans celui de Google !


L’outil de cartographie du célèbre moteur de recherche s’enorgueillit désormais d’intégrer Disney World d’Orlando (Floride), un des plus célèbres parcs d’attractions du monde. Et pas n’importe comment, puisque ce ne sont pas moins de 1.500 modélisations en 3D qui ont été construites à partir de 100.000 photos pour concrétiser ce projet, ce qui en fait une des réalisations les plus détaillées jamais proposées aux internautes.

Les quatre parcs thématiques, les 22 hôtels sont tous visitables, et de nombreuses informations additionnelles sont disponibles d’un clic, ainsi que les habituelles vues de Panoramio et les inévitables liens YouTube laissés par de nombreux visiteurs.


space moutain

Le célèbre Space Mountain... sans ses files d’attente. Capture d’image sous Google Earth

Selon les termes de Jay Rasulo, président des Walt Disney Parks and Resorts, l’objectif est très simple : « Permettre à nos invités d'être à un seul clic pour visiter l'endroit où les rêves deviennent réalité ». Toutes les attractions sont désormais disponibles d’un simple clic à tous les utilisateurs de la dernière version (4.3) de Google Earth.

Un petit bémol cependant, Google Earth doit être configuré en langue anglaise pour en offrir toutes les fonctionnalités. Pour cela, faites Outils, Options, Général puis choisissez la langue anglaise version US.




Disney World vu dans Google Earth.

Après redémarrage du logiciel (rien de nouveau n’est installé), tapez Disney World dans la zone de requête, repérez la paire d’oreilles dorées de Mickey puis laissez-vous conduire. Vous épargnerez ainsi billet d’entrée et files (labyrinthes…) d’entrée.

Dans la foulée, pourquoi ne pas visiter les trois autres parcs Disney aux Etats-Unis, puisqu’ils ont aussi été implantés dans Google Earth (avec un peu moins de détails) ? Quant à Disneyland Paris, sachez qu’il fera prochainement son entrée d’ici quelques semaines dans le Monde magique de Google !


cendrillon

Le château de Cendrillon veille sur le Space Mountain… Capture d’image sous Google Earth.

[ source ]
Par Jean Etienne, Futura-Sciences
Futura Sciences - Edition du 11 juin 2008

Famille je vous aime mais je ne vous écoute pas

# Administrateur | 09/06/2008 | Enquête

Famille je vous aime mais je ne vous écoute pas



On choisit ses amis, pas sa famille. L’adage est connu mais n’est pas forcément synonyme de tensions ou de conflits au sein de la fratrie. Selon une étude TNS-Sofres publiée mardi, la majorité des Français estime que la famille est avant tout un nid douillet.


Amour, bonheur et solidarité


Pour la moitié des Français, la famille est synonyme d'amour. Pour deux Français sur cinq, elle est également associée au bonheur, avec de larges disparités en fonction de l'âge (34% des 15-24 ans et 48% des 35-49 ans), et de la région (36% des habitants du Languedoc-Roussillon, 37% de Franciliens et 54% des Franc-Comtois).

L'étude indique que pour un quart des Français, c’est la solidarité qui illustre le mieux leur perception de la famille, notamment chez les plus dépendants (31% des 15-24 ans et 32% des 75 ans et plus).

Mais la famille est aussi synonyme de responsabilités pour 31% des personnes interrogées. Viennent ensuite les notions de soutien (24%) et de sécurité (11%). Et dans une moindre mesure, des traits négatifs comme les soucis (6%), l'obligation (4%), la charge (3%) et le conflit et l'incompréhension (2%).


Ecoutez ses proches?


Cette vision largement positive de la famille est confortée par le fait que, pour 99% des Français, la famille est quelque chose d'«important» dans leur vie. Toutefois, aussi importante soit-elle, elle n'est «pas pour autant une référence absolue en matières de décisions personnelles et professionnelles», note TNS-Sofres.

Ainsi, moins de la moitié des Français déclarent se référer à leurs proches pour l'éducation de leurs enfants, 45% pour un choix professionnel, 39% pour l'achat d'une voiture, et 27% pour leur vie affective. Seul l'achat d'un bien immobilier peut pousser une majorité de Français (64%) à chercher conseil auprès de leur famille.

Par ailleurs, l'étude signale que trois Français sur quatre considèrent que les évolutions de la famille depuis 20 ou 30 ans, sont «plutôt des changements de mentalité normaux dans une société», contre 25% qui y voient «plutôt un déclin de la famille ».



Et vous, quels liens entretenez-vous avec votre famille?


Célafêtalagrenouille raconte par exemple sa relation à la famille: « C'est parfois compliqué. Toute mon enfance, j'ai ressenti comme une obligation à apprécier des gens peu appréciables. L'âge adulte et la maturité m'ont permis de m'amputer de certaines personnes très proches dans la lignée. Je reste aujourd'hui dans la certitude qu'on ne choisit pas sa famille et que l'on peut vivre des années en s'y sentant totalement étranger. Aujourd'hui, j'ai ma cellule familiale que j'ai choisie, c'est celle-là ma famille. Les autres ne sont que des électrons libres… La famille peut vous détruire comme vous faire grandir. Une vraie famille au sens noble du terme est celle qui vous donne des racines et des ailes, le reste n'est que blabla. »



De son côté, Audrey, s'exprime ainsi: « Quand j'étais étudiante je me suis retrouvée dans la merde. Bêtement j'ai cru que mes sœurs (qui en avaient les moyens) allaient me dépanner car pour moi c'est le rôle des grandes soeurs, veiller sur les plus petits. Au lieu de cela, elles m'ont envoyé promener!» Et UnMondePourri d'ajouter, «pendant les "trente glorieuses", la famille a éclaté. Il y avait du boulot. On pouvait se loger avec son salaire. Même modeste. Je suis parti de chez mes parents alors que je n'étais pas majeur. Maintenant, si je n'hébergeais pas mes enfants, ils seraient à la rue.»



Continuez à nous donner votre avis, ci-dessous en commentaire...

Sa C avec agence

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20Minutes.fr, éditions du 10/06/2008 - 08h17

Le tourisme a encore de beaux jours devant lui en Tunisie, il demeure le pilier de l'économie tunisienne

# Administrateur | 08/06/2008 | Reportage

Il demeure le pilier de l'économie tunisienne
Le tourisme a encore de beaux jours devant lui en Tunisie…


Tunisie
De notre envoyée spéciale en Tunisie Mekioussa Chekir


Que ce soit à Sousse, à Hammamet ou à Sidi Boussaïd, c'est le même sentiment qui s'impose : il y a plus d'infrastructures de tourisme, de détente et de loisirs que d'habitations. Une impression qui s'avère fondée lorsque l'on sait que ce pays de près de 11 millions d'habitants (en 2005), répartis sur une superficie de 163 610 km², compte déjà près d'un millier d'hôtels, dont 800 de standing international totalisant plus de 200 000 lits, pour ne citer que ce type de structures. C'est dire à quel point notre voisin de l'Est a basé son développement économique sur l'industrie touristique, car c'en est une, à observer la dynamique évolution opérée dans ce secteur depuis quelques années. Principale source de rentrées en devises, le tourisme est au cœur de tous les efforts consentis par les responsables en charge de ce secteur, l'objectif étant d'optimiser jusqu'au dernier atout naturel, culturel et historique dont dispose ce pays du pourtour méditerranéen. Jusqu'à la fleur et au parfum de jasmin, érigés en symboles de la Tunisie touristique. C'est que les décideurs de ce pays ont vite compris, depuis les années 1960, soit peu d'années après leur indépendance en 1956, que le secteur du tourisme était l'un des piliers sur lesquels allait reposer l'économie de la Tunisie, en l'absence d'autres grandes richesses naturelles telles que les hydrocarbures. Dès la décennie 1980, le gouvernement de Bourguiba a opté pour l'encouragement de la privatisation des entreprises étatiques, notamment celles relevant du secteur touristique pour mieux les rentabiliser, et surtout pour mettre fin à leur endettement. Et c'est l'Office national du tourisme tunisien (ONTT), un établissement public, doté d'une autonomie financière, qui est le principal outil exécutif de la politique ministérielle. Pour bien étendre son action à l'étranger, l'ONTT compte 19 représentations implantées dans les principaux marchés émetteurs de touristes au monde, notamment en Europe. L'orientation choisie par les dirigeants tunisiens en matière de tourisme ne tardera pas à s'avérer judicieuse eu égard aux performances affichées par l'activité touristique. Selon les données chiffrées de l'ONTT, il ressort qu'entre 1992 et 2006, le produit intérieur brut (PIB) de la Tunisie a augmenté de 4,1% par an en moyenne avec 6% enregistrés en 2004, 4,2% en 2005 et 4% en 2006, en dépit de l'intensification de la concurrence internationale et de la flambée des prix du pétrole. Cette évolution a été rendue possible grâce aux performances du secteur des services, celui du tourisme entre autres, dont les recettes ont été estimées au troisième trimestre de 2007 à 1,8 milliard de dinars tunisiens (près de 5 millions de touristes), soit 12,5% de recettes. Durant la même année, le tourisme a ainsi contribué à hauteur de 7% du PIB et a employé quelque 400,000 Tunisiens dont près du quart d'emplois directs, ce qui représente plus de 12% de la population active. Pour poursuivre cette dynamique, ce secteur bénéficie d'une stratégie remise au goût du jour, tous les cinq ans, pour se conformer en permanence aux nouvelles donnes locales, régionales ou internationales qui s'imposent sur le marché touristique.

La station balnéaire, l'épine dorsale du tourisme tunisien…
Près de 600 plages au sable doré longeant les 1 298 kilomètres du littoral tunisien ont permis à ce pays de développer un tourisme de masse qui s'appuie sur des offres de plus en plus attractives. Tout au long des stations balnéaires les plus réputées mondialement comme Tabarka, Hammamet, Sousse ou Djerba, une île paradisiaque est en passe de devenir la première destination préférée des touristes. L'île de Kerkennah ne devrait pas non plus tarder à lui emboîter le pas, puisqu'elle figure parmi les régions concernées par les futurs projets de développement touristique sur le littoral, lesquels prévoient une capacité de lits supplémentaires de 200 000 à l'horizon 2015. Loin de vouloir s'appuyer sur ce pilier de «l'or vert», les tenants de ce secteur en Tunisie s'appuient de plus en plus sur les autres ressources que recèlent la thalassothérapie, le tourisme saharien (Douz et Tozeur attirant chaque année plus de 250 000 touristes), le tourisme vert (écologique) et le tourisme médical (chirurgie esthétique), le tourisme golfique… Le pays de Ben Ali peut ainsi se targuer d'avoir le centre de thalassothérapie le plus performant de la Méditerranée (Nahrawess Palace), dont les tarifs sont bien en deçà de ceux pratiqués dans des établissements similaires en Europe. Au classement mondial, la Tunisie se place au second rang devant la France dont les ressortissants sont parmi les plus nombreux à se rendre au pays du jasmin pour ce motif précis.

Le MIT, un carrefour du tourisme méditerranéen




Faisant partie des nombreuses manifestations qui s'inscrivent dans le cadre de la politique de promotion du produit touristique tunisien, le Marché international méditerranéen du tourisme (MIT) de Tunis en est à sa 14e édition successive. C'est le ministère du Tourisme tunisien, en collaboration avec l'ONTT, la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV), la Fédération tunisienne des hôtels (FTH) et la compagnie aérienne Tunisair, qui a assuré l'organisation de cette manifestation périodique. Celle-ci, expliquent les organisateurs, se veut être «une vitrine de la Tunisie touristique avec tous ses atouts et ses régions», et a pour vocation de faire de ce pays «la capitale du tourisme méditerranéen, maghrébin, arabe et africain». Le MIT, nous explique-t-on, est appelé à évoluer dès la prochaine année, en lui conférant une dimension plus importante lui étant conférée. Cette édition, qui a eu lieu du 6 au 8 mai dernier dans la proche banlieue tunisoise, El Charguia, a permis aux professionnels tunisiens de ce secteur de se rapprocher de leurs homologues du pourtour méditerranéen, d'Algérie, d'Egypte, de Turquie et de Mauritanie. La présence de pays autres que méditerranéens, comme l'Afrique du Sud ou le Liban, a conféré une dimension internationale à la manifestation. Pays hôte de la manifestation, la Tunisie était fortement représentée par ses agences de voyages, ses chaînes hôtelières, ses instituts de tourisme… Même si la destination Tunisie n'est plus à présenter, il n'en demeure pas moins que les responsables du secteur touristique s'investissent plus en vue de maintenir leur part du marché mondial, voire d'en conquérir d'autres. L'Algérie était représentée à ce Salon par sa compagnie aérienne Air Algérie, laquelle a présenté ses nouvelles tarifications et destinations, l'Office national du tourisme (ONT) et le centre de thalassothérapie de Sidi Fredj. N'étant plus entachée par une conjoncture sécuritaire peu favorable, la destination Algérie n'avait pas manqué d'intéresser un public, lequel voulait en savoir plus sur les atours d'un pays pourtant si proche de lui géographiquement. La Turquie y a pris part à travers, pour la première fois, l'agence de voyages Adonis, dont le représentant Souleymane évoque la forte demande de la destination turque, de plus en plus exprimée aussi bien par les Tunisiens que les Algériens, les Libyens ou les Marocains. « Nous n'avons pas besoin du projet de Sarkozy d'une Union pour la Méditerranée car nous sommes déjà naturellement unis par des liens historiques et culturels que favorisent les voyages », nous dira notre interlocuteur.

Pour l'Afrique du Sud qui participe pour la seconde fois au MIT à travers son ambassade en Tunisie, l'intérêt d'une telle présence coïncide avec la préparation de l'événement sportif qu'est la Coupe du monde du football en 2010, un événement qui est d’ores et déjà promu dans des manifestations comme celles-ci à par le biais de brochures et autres supports de communication. Environ 1 000 visas sont délivrés annuellement aux Tunisiens par cette ambassade pour affaires, tourisme de luxe, pour études ou encore pour des motifs professionnels, nous dira sa représentante. Cette dernière évoque une coopération étroite entre les deux pays sur le plan médical. Des caravanes médicales relient le Cap Town à Bizerte par exemple contre le paludisme. L'Egypte est représentée, pour la seconde fois également, au MIT à travers son Office du tourisme qui a saisi cet espace pour faire la promotion d'une destination parmi les plus prisées au monde. C'est que le potentiel touristique tunisien intéresse les Egyptiens au regard de l'évolution du nombre des touristes ayant choisi la terre des pharaons pour leurs vacances. Elle a été de 30,5 % en décembre 2007 par rapport à la même période de l'année précédente, contre 34,5 % pour les Algériens.

Les voyagistes algériens en quête d'offres intéressantes
Dans la perspective de préparer la prochaine saison estivale, quelques agences de voyages ont été conviées par l'ONTT pour prospecter les offres du marché tunisien en matière de structures hôtelières en vue répondre à la demande de plus en plus croissante de la clientèle algérienne. Le plus important pour ce groupe de six voyagistes d'Alger, de Tipasa et de Annaba consistait à trouver des formules qui soient au goût des vacanciers, des formules qui allieraient une qualité de service acceptable et une tarification plus ou moins accessible. Pour ce faire, un tour d'inspection dans quelques hôtels de Sousse et de Hammamet s'imposait. Les voyagistes ne tarderont pas à vite déchanter en réalisant que la plupart de ces structures affichaient déjà complet, à quelques semaines du début de la haute saison. C'est que, leur dira-t-on souvent, il faut prendre ses dispositions bien avant, tout au moins dès l'automne pour s'assurer de ne pas avoir de surprises au moment où les vacanciers algériens commencent à prendre attache avec les différentes agences de voyages en vue d'organiser leur séjour sur le sol tunisien. Ces derniers, faut-il le reconnaître, ayant la fâcheuse habitude de s'y prendre tout aussi tardivement que certains voyagistes. Lesquels voyagistes se plaignent, à leur tour, que les responsables d'hôtel en Tunisie rechignent à s'engager avec les nouveaux partenaires mais préfèrent passer des contracts avec ceux auxquels ils sont habitués. En particulier, nous dit-on, ceux qui proposent le plus de clientèle durant la basse saison. Qu'à cela ne tienne, les voyagistes qui se sont déplacés en Tunisie sur invitation de l'ONTT ne l'auront pas fait vainement puisqu'ils sont repartis chez eux avec des contats et des perspectives de partenariat entre eux et les structures hôtelières visitées. Les agences en question pourront ainsi réserver dès septembre dans des hôtels comme Nahrawess (4 étoiles), le Sindbad Hotel ( 5 étoiles), le Sultan (5 étoiles), tous à Hammamet. A Sousse, la liste des hôtels est aussi infinie que variée, l'embarras du choix ne manquera pas au client qui finira néanmoins invariablement par trancher en fonction de ses moyens. Les groupes El Mouradi, Affès et autres, en partenariat avec les chaînes d'hôtellerie mondiales comme Accor, Mercure ou Sofitel, rivalisent en offres et en prestations pour fidéliser la plus grande clientèle.
[ source ]
Par Mekioussa Chekir
La Tribune, éditions du 08/06/2008

le seisme qui a frappé la ville d'Oran Vendredi ...plus de détail...

# Administrateur | 08/06/2008 | Dossier

seismeUn séisme de 5,6 degrés et 11 répliques ont frappé Oran
Un mort, une trentaine de blessés et des dégâts matériels


De notre correspondant à Oran
Mohamed Ouanezar


Un séisme d’une magnitude de 5,6 degrés sur l’échelle ouverte de Richter a frappé la ville d’Oran vendredi dernier avant 22h.
C’est le centre sismologique euro-méditerranéen qui a donné les premiers éléments d’information.

Le centre a également annoncé que pas moins de 11 répliques ont suivi la forte secousse tellurique.
Ces répliques sont d’une magnitude de 3,2 à 4 degrés. La dernière réplique, d’une magnitude de 3,7 a été enregistrée hier matin à 8h25. Selon le même centre, un autre séisme a été enregistré à 23h48 et localisé au large des côtes oranaises. L’épicentre du séisme, survenu à 21h, est situé à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de la ville d’Oran. Plusieurs villes de l’ouest du pays, notamment Aïn Témouchent, Mostaganem, Sidi Bel Abbès, Relizane et même Tlemcen ont ressenti la forte secousse tellurique. Un vent de peur s’est emparé de la ville d’Oran et de sa périphérie. Les familles couraient dans tous les sens, provoquant des scènes de panique invraisemblables. Selon les premiers bilans fournis par les différents services de secours, il y aurait eu plus d’une trentaine de blessés.

Les femmes et les personnes âgées, ayant le plus souffert de ces secousses, ont été évacuées en état de choc. Une douzaine de personnes, présentant des plaies et des blessures importantes dues aux bousculades ou à des chutes de pierres de balcons fissurés, ont été également évacuées. On a enregistré deux blessés dans un état grave qui se sont jetés du haut de leur balcon, dont l’un du 2ème étage à la rue Philippe. Une femme enceinte se trouve également dans un état grave à la suite de blessures dues à une chute dans les escaliers, nous dit-on. A cet effet, on notera une fragilisation des vieilles bâtisses à travers le tissu urbain de la ville.
Par ailleurs, un marin pêcheur habitant le quartier de Gambetta a été retrouvé enseveli sous les décombres, à la suite de l’affaissement d’un ravin sur la plage sauvage de Cueva Delagua.

Deux effondrements partiels sont survenus dans les quartiers de Sidi El Houari et de Carteau, apprend-on également. Les éléments de la Protection civile ont effectué une cinquantaine d’interventions dans la soirée de vendredi. Au service des urgences médico-chirurgicales de l’hôpital d’Oran, les évacuations se poursuivaient jusqu’à une heure tardive de la nuit.

[ source ]
Par Mohamed Ouanezar
Photo : Archives
La Tribune, éditions du 08/06/2008

Le dernier hommage à Yves Saint Laurent

# Administrateur | 07/06/2008 | Dossier

Le dernier hommage à Yves Saint Laurent, en direct


obseques

E. FEFERBERG / AFP ¦ Les obsèques d'Yves Saint Laurent


17h12 - La cérémonie est finie.

17h09 - La marche funèbre retentit, les portes de l'église se referment, avec un bruit sourd. Les invités commencent à partir.

17h05 - Tous les invités sont dehors et entourent le cercueil posé dans la rue, avec dessus, un drapeau français. Un roulement de tambour, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, mais aussi Christine Albanel la ministre de la Culture ou encore Pierre Bergé se font photographier, une dernière fois devant le cercueil.

Célébrité exigée: Vincent Mcdoom, tout de blanc vétu, essaye de se glisser sur la photo, sans succès.

17h02 - Les portes de l'église s'ouvrent à nouveau. Le cercueil descend la nef, doucement avant de sortir sur le parvis de l'église.

16h58 - Cris d'exclamations dans l'église: invitant les proches à venir se recueillir une dernière fois devant le cercueil du défunt, le prêtre se trompe et parle du «cercueil de Pierre Bergé».

16h55 - Pendant que «La chanson des vieux amants» de Jacques Brel retentit dans l'église, à l'extérieur, les policiers sont sur les dents et inspectent les balcons et fenêtres en mettant en place un dispositif de sécurité. Et dans la foule, les larmes et le cœur gros...

16h51 - Pierre Bergé poursuit: «Voilà Yves ce que je voulais te dire. Il va falloir se quitter. Je ne sais comment faire. Nous ne partagerons plus d'émotions devant un tableau ou un objet d'art. Je le sais. Un jour, j'irai te rejoindre sous un palmier marocain.» Fin du discours, applaudissements de la foule à l'extérieur.

16h42 - Catherine Deneuve, une amie du couturier, lit un poème. Puis son compagnon Pierre Bergé pour un dernier adieu à Yves Saint Laurent: «Bientôt, tes cendres rejoindront la sépulture qui t'attend dans le jardin Majorelle de Marrakech». «Pour toi, j'aurais afronter plus de risques.» «Je veux te dire moi qui fut ton témoin le plus proche, poursuit Pierre Bergé, que les qualités que j'ai le plus admirées chez toi, sont l'honnêteté, la rigueur et l'exigence. (...) Sur la plaque de marbre qui t'attend, j'ai voulu que soit marqué “Couturier français“.»

15h56 - Le prêtre commence son homélie. «Né à Oran, de l'autre côté de la Méditerranée, c'est-à-dire au milieu de la terre, il devient dès son plus jeune âge le souffre douleur de ses camarades, il trouva là aussi la matière de sa différence»...

15h55 - Jonas, étudiant en mode est venue rendre «hommage au plus génie de la mode de tous les temps».

15h40-15h55 - La cérémonie commence par l'extrait sonore d'une interview donnée par le couturier. Musique toujours. Le chef du service Photo de 20minutes penche pour du Purcell...

Au premier rang, Bernadette Chirac est assise à côté de Bertrand Delanoë, lui-même à côté de Carla Bruni-Sarkozy, elle-même à côté du chef de l'Etat.

15h34 -Musique à l'intérieur de l' église. Deux mannequins, très en retard, fendent la foule. Elles réussissent à rentrer.

15h30 - Les portes de l'église se ferment, le cercueil arrive à l'autel. Les premiers badauds comment à quitter les lieux. Un nouveau malaise. Un hall d'immeuble se transforme en poste médical.

Retrouvez les photos de la cérémonie en cliquant ici.

15h27 - Le début de la cérémonie est imminent. Les «invités» sont désormais assis. La dépouille d'Yves Saint Laurent arrive, le cercueil porté par quatre personnes. Applaudissements de la foule, puis silence. Les cloches sonnent. Deux fois.

15h25 - Dans l'église, toutes les fleurs sont blanches. Sonia Rykiel arrive, avec sa fille Nathalie. Un malaise dans la foule. La protection civile, la Croix-Rouge. Un coup de chaud, la foule est compacte. Frédéric Mitterrand, depuis mercredi directeur de la Villa Médicis à Rome, arrive à son tour.

15h20 - Le cortège du chef de l'Etat arrive. Carla Bruni-Sarkozy est en smoking Saint Laurent. Pierre Bergé touche l'épaule de Nicolas Sarkozy. Le couple présidentiel est applaudi. La mère du couturier, Lucienne est là.

15h15 - Bernard-Henry Lévy, accompagné de sa compagne Arielle Dombasle, fait partie des retardataires. Le chef de l'Etat et son épouse sont toujours attendus.

Sur le parvis, Pierre Bergé parle avec le père Letteron.

15h13 - Valentino arrive à son tour. Le père Letteron est sur le parvis. Les cloches de l'église sonnent. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, arrive à son tour. Il salue le prêtre. Bernard Arnault, patron de LVMH, entre également dans l'église. Les riverains sont à leurs fenêtres. Des photographes ont loué certains balcons...

15h10 - Catherine Deneuve, un bouquet de blé vert en main, robe noire et imperméable noire arrive. Jean Paul Gautier, Christian Lacroix, Albert Elbaz (Lanvin) viennent d'arriver. Le gratin de la mode.

15h05 - Bernadette Chirac pénètre à son tour dans l'église. Applaudie par la foule, elle n'est pas accompagnée par l'ancien chef de l'Etat. Julien Dray est là aussi, mais il est passé par la petite porte. L'ancienne Première dame se place au premier rang.

15h01. Les portes de l'église s'ouvrent, le public de plus en plus nombreux et les employés des boutiques commencent à s'échauffer. Le milliardaire François Pinault vient d'arriver, le couturier John Galliano aussi; les sièges de l'église sont presque tous occupés.

14h55 - Fin d'un des défilés sur l'écran géant, le public applaudit.

14h47 - Embouteillage pour les employés des boutiques de la rue du Faubourg Saint-Honoré: ils doivent se frayer un passage entre les curieux venus rendre hommage au couturier disparus dimanche...

14h38 - Moins d’une heure avant le début de la cérémonie d’hommage à Yves Saint Laurent, près de 1.500 anonymes sont déjà arrivés. Entre 30 et 60 ans, la plupart habillé en costume noir. Sur le grand écran situé devant l’église, une rétrospective des défilés Saint-Laurent. Une centaine de photographes et caméramans sont là.

Un journaliste de 20minutes.fr est sur place. Plus de précisions à venir.

Vous êtes présents sur place, ou vous souhaitez raconter ce que représentait ce grand couturier dans votre vie, n'hésitez pas, dans les commentaires...

Les premiers invités commencent à arriver. Parmi eux, Hubert de Givenchy et Kenzo Takada. Sont attendus Pierre Bergé bien sûr, compagnon dans la vie privée et professionnelle d'Yves Saint Laurent pendant 50 ans, le personnel de la maison Saint Laurent et son directeur artistique Stefano Pilati ainsi que de nombreux couturiers et créateurs de mode devraient assister à la cérémonie, notamment Christian Lacroix, Jean Paul Gaultier, John Galliano, Sonia et Nathalie Rykiel, Valentino, Riccardo Tisci (Givenchy).

Le président de la République Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni, ancien mannequin, sont également attendus.

L'accès à l'église Saint Roch, où la cérémonie se déroulera à partir de 15H30, ne se fera «que sur invitation», a déclaré à l'AFP l'ancien aumônier diocésain des artistes le père Roland Letteron, qui dira la messe. La cérémonie sera retransmise sur écran sur le parvis de l'église.

L'ensemble des boutiques Yves Saint Laurent dans le monde devraient fermer de 15H30 à 17H30 heure de Paris, en hommage au couturier mort dimanche.

[ source ]
JH, avec Cédric Couvez
20Minutes.fr, éditions du 05/06/2008

Yves Saint-Laurent

Il a laissé beaucoup de codes vestimentaires (Saharienne, smoking, rose shocking, veste à épaulettes...

# Administrateur | 02/06/2008 | Dossier

Saharienne, smoking, rose shocking: les codes d'Yves Saint-Laurent


YSL photo
Pierre Verdy AFP/Archives
Des mannequins présentent des robes du couturier Yves Saint Laurent
inspirées par le peintre Mondrian, le 22 janvier 2002 à Paris


Près d’un demi-siècle de carrière pour Yves Saint-Laurent, ça laisse forcément des traces. Saharienne, smoking, veste à épaulettes... Que retiendront les professionnels de la mode de la griffe YSL? Isabelle Tartière, présidente de la maison de haute couture Franck Sorbier, répond à 20minutes.fr


Que signifie la mort d’Yves Saint-Laurent pour vous?



C’est une éminence de notre secteur d’activité qui s’en va. Un grand poète de la couture qui savait manier beaucoup d’«écritures». Qu’il s’agisse du costume de scène, de son travail avec des artistes comme Jean Cocteau, avec des photographes aussi, ou des chorégraphes comme Roland Petit. Avec la perte de ce monument, c’est toute une garde culturelle qui s’envole.


Quel est l’héritage laissé par YSL?


Il a laissé beaucoup de codes vestimentaires: le smoking, devenu intemporel dans une garde-robe féminine; la broderie, avec des heures et des heures passées en atelier avec François Lesage. Car retranscrire un tableau de Van Gogh sur une robe, comme YSL le faisait, ce n’est pas donné à tout le monde! La robe du soir aussi, qui prenait différentes formes, mais qui alliait toujours féminité exceptionnelle et grande rigueur. Et les codes couleurs d’YSL enfin, avec notamment ce «rose shocking». On n’allait pas toujours jusqu’à dire que c’était «le rose YSL» et pourtant, c’était propre à lui.


Quel souvenir garderez-vous de ce couturier?


Sa dernière collection de haute couture, en 2002. Avec notre maison, on défilait juste à côté, alors tous les employés de Franck Sorbier s’en souviennent très bien. Il y avait une grande fragilité artistique dans le dernier défilé d’YSL. Un peu comme si l’on avait retiré le pinceau de la main d’un peintre. Même si sa marque est pérennisée en prêt-à-porter, son départ est une grande perte pour la haute couture.


[ source ]
Recueilli par Alice Antheaume
20Minutes.fr, éditions du 02/06/2008

Un demi-siècle de carrière pour Yves Saint-Laurent

Découvrez un demi-siècle de sa carrière en vidéo.

# Administrateur | 02/06/2008 | Dossier

Un demi-siècle de mode avec Yves Saint-Laurent


mode
Thomas Coex AFP/Archives
Défilé pour les 40 ans de carrière d'Yves Saint-Laurent,
le 12 juillet 1998 au Stade de France de Saint-Denis


Mademoiselle Chanel était la reine de la mode au XXe siècle. Yves Saint-Laurent en serait-il le roi? Mort à l’âge de 71 ans ce dimanche, l’homme qu’on nommait par trois lettres (YSL) aimait à dire que ses vêtements avaient «donné le pouvoir aux femmes». Découvrez un demi-siècle de sa carrière en vidéo.


1962


C’est sa deuxième collection chez Dior. A la mort de celui-ci, en 1957, YSL a repris le flambeau, âgé de 21 ans. Mais qui est cet homme dont on dit qu’il se «cache derrière ses lunettes?» Dans cette vidéo, la voix off décrit la situation: «YSL joue sa carrière. Si cette deuxième collection est un échec, il devra fermer sa maison de couture. Si c’est un triomphe, il sera peut-être le Dior de demain».



1967


Catherine Deneuve, amie d’Yves Saint-Laurent, est restée une fidèle absolue de sa griffe toute sa vie. Elle lui avait même demandé de dessiner ses tenues pour son rôle dans «Belle de Jour» de Luis Bunuel.


1983


YSL est le premier créateur de mode à entrer de son vivant au Metropilitan Museum of Art de New York, via une rétrospective. «Je déteste les bourgeoises (…). Elles sont très ennuyeuses. Elles ont toujours un rang de perles ou une broche accroché quelque part, et puis c’est tout», explique YSL.



1985


On a retrouvé une pub des années 80 avec la femme typique YSL, «une vraie femme, pas une Barbarella ni une cosmonaute ni une amazone», explique le styliste. Avec du noir, forcément, des escarpins assez simples, un tailleur et une veste très épaulée. Et surtout, ce fameux rose que l'on appelle parfois «le rose Yves Saint-Laurent.»



2002


YSL fait ses adieux au monde de la mode via un ultime défilé. Catherine Deneuve est là, toujours, ainsi qu’une multitude de mannequins toutes plus célèbres les unes que les autres.


AA


[ source ]
Recueilli par Alice Antheaume
20Minutes.fr, éditions du 02/06/2008

Comment faire un exposé ?


Transformer une source d’angoisse en source de… points bonus !

# Administrateur | 28/05/2008 | Dossier

Comment faire un exposé ?


1- Transformer une source d’angoisse en source de… points bonus !
Prendre la parole en public, c’est une source d’angoisse pour nombre d’entre nous, et cela qu’on soit au collège, au lycée, en DEA ou… en entreprise. Peur de se sentir jugé, peur du ridicule, peur de se dévoiler tout simplement… et cela même (ou surtout) devant les copains de classe. Cependant, n’oublions pas que les examens oraux seront dans quelques années ou quelques mois, non seulement un passage obligatoire, mais une source de « rattrapage » de points non négligeable. L’exposé c’est donc une chance de briller (mais si !) et aussi un entraînement super. Donc on se lance dès le primaire dans la maîtrise de l’oral en intégrant ces petites astuces.

2- La préparation : rechercher et utiliser les documents
Si tous les étudiants exposaient comme M. Bill Gates !!
Avant toute chose, un exposé, qu’est-ce que c’est ? Une réponse claire, précise, illustrée et orale. On vous demandera peut-être de répondre à une question, d’informer ou de convaincre. Avant toute chose, on ne le répétera jamais assez, cherchez la problématique, la fameuse problématique. Ouvrez votre esprit, lâchez vos idées et envisagez le sujet dans son ensemble. Par exemple, le rôle du pétrole dans la société du XXe siècle doit s’envisager sous son aspect historique, social, économique, géopolitique, technique.

Ensuite, pour que l’exposé soit intéressant pour les autres… et pour vous, lancez-vous dans la recherche documentaire. Mais pour bien la mener pensez à ces quelques règles qui permettent de ne pas se retrouver noyé par 500 000 documents. Car en cherchant au CDI et sur Internet, c’est ce qui risque de vous arriver !

1- On commence par le classique : dico, encyclopédies, pour bien cerner le sujet et noter les mots clés.

2- Le CDI : consultez le fichier et les ouvrages avant de les emprunter dare-dare. Il vaut mieux vérifier : peut-être que seules quelques pages sont intéressantes et les photocopier tout de suite est plus efficace. Et faites-vous aider par la documentaliste, elle, c’est une super tête chercheuse !

3- lnternet : si vous êtes ici, c’est que vous savez chercher et trouver les bons sites ! N’hésitez pas à aller sur les sites perso que peut vous indiquer votre moteur de recherche : réalisés par des étudiants ou des professeurs, ils peuvent vous aider.

4- Lisez et classez au fur et à mesure : au départ, la grande tendance est d’imprimer et de photocopier tout ce qui semble toucher au sujet de près ou de loin. C’est rassurant de voir la pile augmenter… mais on finit par se sentir noyé. Donc on lit, on note en haut de la feuille l’origine du document. Prenez ensuite votre surligneur et soulignez ce qui vous intéresse particulièrement et TOUT DE SUITE. A côté, sur une feuille ou un cahier réservé à cet effet (plus sûr que la feuille volante), notez les grandes idées qui se dégagent. Essayez de classer vos photocopies et impressions dans des chemises de couleur qui abordent les grands thèmes que vous voyez apparaître, cela vous aidera au moment de la rédaction du plan.

3- Le plan, toujours et encore indispensable

Vous pouvez maintenant grouper vos données par thèmes et les hiérarchiser pour construire votre plan.

4- Pour la rédaction, écrire le moins possible !

Pour un exposé, on évite d’écrire… Pourquoi ? Parce que si vous notez tout, vous serez tentés d’apprendre par cœur… et là, un travail de titan vous attend. Ou bien vous allez lire votre prose au lieu d’exposer oralement vos arguments, et votre auditoire va sombrer dans un profond sommeil.

Vous aurez donc à rédiger :

le plan détaillé (grandes parties, sous-parties) les exemples et les enchaînements entre parties ;
l’introduction et la conclusion. C’est tout, le reste est dans votre tête !

5- Les plus qui décoiffent

Vidéos, transparents, croquis, posters, dessins, musiques même, usez de ces plus qui vont animer votre discours… en vérifiant quand même avant que vous aurez tout le matériel nécessaire. N’oubliez pas de faire vos branchements et de vérifier le fonctionnement 10 minutes avant l’entrée en classe. Au cas où (histoire de ne pas s’évanouir parce que rien ne marche), vous pouvez toujours prévoir la version papier.

Si vous n’avez pas la possibilité d’utiliser la « technologie » (rétro ou vidéoprojecteur), pensez aux panneaux en carton (à trouver en papeterie) sur lesquels vous aurez collé des illustrations, des photos, des schémas… Pensez à agrandir suffisamment vos images ou… faites passer dans les rangs ! Ils seront une aide précieuse pour illustrer vos arguments, intéresser votre prof et vos copains de classe… et vous rassurer.

Un petit truc simple et qui marche… la musique ! Ce n’est pas possible tout le temps, mais commencer un exposé sur le Moyen-Orient et le pétrole avec de la musique orientale ou votre exposé sur Nietzsche avec du Wagner… ça va surprendre et rendre tout le monde assez attentif (et le prof va apprécier cet effort de mise en scène).

6- Quelques conseils pour « prendre la parole »… et maîtriser son trac !

Regarder votre public… et tout votre public

Ne plongez pas le nez sur vos notes, ni le bout de vos chaussures. Regardez votre public, en veillant à regarder tout le monde et pas seulement le prof !

Parlez haut et clair

Sans hurler, posez bien votre voix : il s’agit de vous faire entendre jusqu’au fond de la classe. Veillez à mettre de l’intonation dans vos phrases : montez, descendez… comme lorsque vous parlez à vos copains et que vous avez envie de convaincre. Une voix monocorde est soporifique.

Suivez votre guide, le plan !

Improvisation interdite ! Lancez l’exposé avec votre introduction rédigée (pour vous rassurer et donner les grandes lignes de votre plan). Jetez un coup d’œil de temps en temps sur vos notes si besoin et sur votre montre pour surveiller l’heure. N’oubliez pas sous le coup de l’émotion vos effets surprises : vous seriez très énervé d’avoir oublié le poster qui vous a pris deux heures de travail !

Notez, montrez

Le tableau est à vous. C’est vous le prof (enfin presque), profitez-en : écrivez, dessinez ! Prenez vos images, montrez, commentez. Donnez de la vie à votre exposé.

Marchez, bougez… sans leur donner le tournis ! Vous avez le droit de parler avec vos mains, de vous déplacer, de marcher. Sans faire les cent pas non plus, bien sûr. Faites juste attention aux tics de langage (« bien entendu » répété cinquante fois, c’est fatigant) et aux tics de « trac » (je frappe dans mes mains, je me gratte l’oreille gauche,…)

Et REPETEZ !!!

Devant un miroir ou un(e) ami(e), ou vos parents même. Au moins une fois l’ensemble pour vous minuter et trois à quatre fois l’introduction. Vous avez un peu le trac avant d’entrer en classe ? Respirez à fond plusieurs fois, videz vos poumons, « noyez-les » d’air… et souriez ! - [ source ]
planete-energies.com
Par Rédaction Journal3
Journal 3 - Edition du 28 Février 2008

Des oméga 3 contre la dépression

Selon des résultats obtenus par des chercheurs de l’Inserm

# Administrateur | 19/05/2008 | Santé

Des oméga 3 contre la dépression


NOUVELOBS.COM | 19.05.2008 | 15:44


Selon des résultats obtenus par des chercheurs de l’Inserm, les oméga 3, des acides gras essentiels, aideraient à combattre les symptômes dépressifs des personnes âgées.


Le saumon est riche en oméga 3


Omega3Une étude conduite sur plus de 1300 personnes, âgées en moyenne de 75 ans, a révélé qu’un taux sanguin élevé d’oméga 3 est associé à une moindre fréquence des symptômes dépressifs au sein de ce groupe. Au vu des résultats, un acide gras oméga 3 particulier a retenu l’attention des chercheurs : l’EPA ou acide eicosapentaénoïque. Celui-ci est, en effet, présent en plus faible concentration chez les individus souffrant de dépression alors que des taux élevés sont retrouvés pour les volontaires sans aucun problème dépressif. En d’autres termes, de forts taux d’EPA semblent associés à une moindre fréquence des symptômes dépressifs.

De plus, dans le groupe de personnes suivant un traitement antidépresseur, une teneur sanguine élevée d’EPA est inversement proportionnelle à la sévérité des symptômes dépressifs. De fort taux d’EPA semblent donc aussi être associés à une moindre sévérité de ces symptômes chez les personnes âgées. Le fonctionnement et les différents rôles de l’EPA sont encore mal connus. Il semble que celui-ci puisse jouer un rôle dans les mécanismes neuronaux et sur l’efficacité des traitements antidépresseurs. Mais il ne s’agit encore que d’hypothèses.

Les oméga 3 sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Ils ne sont pas produits naturellement par le corps humain et l’alimentation constitue donc la seule source d’oméga 3 dont le prinipal est l’acide alpha-linolénique (ALA). Ce dernier est présent dans les poissons gras, les huiles alimentaires (particulièrement dans l’huile de colza et de lin), les noix et certains légumes verts à feuille comme le chou, le cresson ou les épinards. L’EPA peut être fabriqué par le corps à partir de l’ALA mais peut aussi le puiser directement dans quelques aliments, notamment certains poissons gras.
[ source ]
Par J.I. Sciences et Avenir.com
NouvelObs.com - Edition du 19 Mai 2008

WorldWide Telescope : tout l'Univers connu sur votre ordinateur

planétarium, que vient de présenter Microsoft, gratuit et téléchargeable

# Administrateur | 16/05/2008 | Nouveau

WorldWide Telescope : tout l'Univers connu sur votre ordinateur


Ce planétarium, que vient de présenter Microsoft, gratuit et téléchargeable, permet de se promener parmi les constellations et le système solaire, au gré des images des grands télescopes, dans le domaine visible (Hubble, VLT...) et dans les autres longueurs d'onde (Spitzer, Chandra...).


On connaissait Google Sky, la fonction d'exploration du ciel qui vient s'ajouter à Google Earth. Microsoft y répond de belle manière avec son WorldWide Telescope, alias WWT. Ce logiciel affiche de meilleures performances et présente de remarquables images des plus grands télescopes du monde, terrestres et spatiaux, travaillant dans le visible, la radio, le domaine X, l'ultraviolet ou l'infrarouge.


nebuleuse d orion
La nébuleuse d'Orion, observée par Hubble. Sous l'image, le logiciel présente d'autres vues du même objet. © Nasa/Hubble Heritage


Pour l'instant, le logiciel ne tourne que sous Windows. Encore faut-il un matériel récent et puissant, avec XP SP2 ou Vista. Microsoft recommande un processeur Core Duo de 2 GHz, 2 Go de mémoire et une carte graphique 3D. Moyennant ce préalable, il est possible de télécharger la vingtaine de mégaoctets sur le site dédié à WorldWide Telescope, et de se lancer soi-même dans la prise en main.


Sobre et de teinte sombre (les astronomes n'aiment pas les écrans lumineux quand ils utilisent une carte sur ordinateur), le logiciel affiche un menu supérieur (en anglais) et des indications au bas de l'écran. On peut faire défiler la voûte céleste à la souris, afficher ou non les constellations ou zoomer sur un détail.


Visites thématiques


WWT en fait beaucoup plus et dépasse Google Sky. La fonction Explore monte une série de collections d'images, qui vont des clichés de Hubble, Chandra ou Spitzer au catalogue de Messier en passant par le système solaire ou l'observation du ciel profond (sky surveys). On peut même obtenir les images du rayonnement fossile par WMap. A condition d'être familier de la langue anglaise et des notions de base de l'astronomie, cette fonction offre de très belles promenades.


Galaxie centaurus
La galaxie Centaurus A observée dans le domaine des rayons X par le télescope spatial Chandra. © X-ray (NASA/CXC/M. Karovska et al.); Radio 21-cm image (NRAO/AUI/NSF/J.Van Gorkom/Schminovich et al.), Radio continuum image (NRAO/AUI/NSF/J.Condon et al.); Optical (Digitized Sky Survey U.K. Schmidt Image/STScI)


On peut aussi se laisser guider (fonction Guided Tours). Nébuleuses, système solaire, galaxies, cosmologie, supernovae..., le choix de promenades commentées est vaste et évolutif. Les fichiers, en effet, se trouvent sur Internet. WWT, bâti avec les outils dits du Web 2.0, utilise abondamment le réseau mondial. Après avoir choisi un thème, on obtient une vidéo complétée d'explications. Mais tout est en anglais (et l'accent est américain), ce qui limite ces visites touristiques aux anglophones. Enfin, une fonction Search emmène directement sur l'astre que l'on aura su nommer.

Au total, ce logiciel gratuit saura trouver son utilité entre les mains d'un(e) astronome amateur, même débutant, mais rebutera sans doute le spectateur passif qui préfèrera les belles présentations grand public que l'on trouve sur CD. D'un maniement un peu moins simple que Google Sky, WWT est aussi plus riche en images et en fonction. De quoi passer quelques heures devant l'écran...



Galaxie M101
La galaxie M101, vue par Hubble. © Nasa/Hubble Heritage


[ source ]
Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences
Futura Sciences - Edition du 14 Mai 2008

Une pile à combustible de poche chez Sony

# Administrateur | 08/05/2008 | Découverte

Une pile à combustible de poche chez Sony


Le constructeur japonais vient de présenter un prototype de pile à combustible, utilisant du méthanol, et destiné aux appareils portables. Objectif : augmenter l'autonomie et remplacer la recharge d'une batterie par une injection d'un peu d'alcool dans l'appareil.


Au salon d'Atlanta sur les petites piles à combustibles (Small Fuel Cells 2008), Sony vient de présenter un prototype de faibles dimensions et dont les performances rendent cette technique crédible pour les appareils mobiles. Ce boîtier de cinq centimètres par trois, d'une épaisseur d'environ un centimètre, peut en effet fournir des pics de puissance de trois watts. Pour le recharger, il suffit de l'emplir de méthanol...

Comme d'autres industriels de l'électronique, qui cherchent une alternative aux batteries, Sony explore la voie des piles à méthanol direct, encore appelées DMFC (Direct Methanol Fuel Cell). Cet alcool, présent au niveau de l'anode, est oxydé tandis qu'au niveau de la cathode, de l'oxygène (provenant de l'air ambiant) subit une réduction (une perte d'électrons). Dans une classique pile à combustible à hydrogène, c'est ce dernier qui joue le rôle du méthanol. Cette solution technique présente l'intérêt de la miniaturisation possible. Elle résout également le problème du stockage de l'hydrogène. Mais les puissances que l'on peut en espérer restent faibles.

Les DMFC paraissent donc tout indiquées pour fournir de l'électricité à nos téléphones, nos baladeurs et nos appareils photo, mieux que ne le font les batteries, qui s'épuisent si rapidement et imposent de longs temps de recharge. Depuis plusieurs années, des prototypes sont ainsi présentés, chaque fois un peu plus proches du cahier des charges. En 2004, déjà, Toshiba réalisait une pile à combustible de la taille d'une petite pile.



microfuel

Le prototype de Sony est constitué de six blocs de piles à méthanol direct (DMFC), d'un dispositif d'alimentation en méthanol (fuel regulator), d'un circuit électronique de contrôle et d'une batterie lithium-ion à polymère (également appelée lithium-polymère). © Sony


Déjà suffisante en puissance électrique mais encore trop encombrante



Les performances de ces DMFC dépendent largement des propriétés de l'électrolyte. Présent entre les deux électrodes, ce matériau isole les deux compartiments mais laisse passer le flux d'électrons, comme dans toute batterie. Dans le modèle de Sony, il s'agit d'une membrane solide recouverte d'une couche de fullerène. Cette molécule étrange est faite de 60 atomes de carbone. C'est la version quasi-sphérique des nanotubes de carbone (où les atomes s'organisent en un long cylindre) et du graphène (formé d'un plan d'épaisseur monoatomique). Les fullerènes semblent constituer une barrière efficace pour les atomes d'oxygène.

Le prototype de Sony comprend six blocs de DMFC, le système d'alimentation en méthanol, un circuit électronique de régulation et... une batterie. De type lithium-polymère, elle sert à répondre aux pics de puissance, ce que ne pourrait pas faire la pile à combustible elle-même. L'ensemble pourrait alimenter un petit appareil portable. Pour illustrer ses performances, Sony explique que cette pile, avec 10 millitres de méthanol, permet à un téléphone portable de diffuser 14 heures de vidéo reçue en streaming.

L'engin n'a pas pour autant atteint tous les critères requis. L'encombrement reste important par rapport à nos minuscules batteries, d'autant que le boîtier montré par Sony ne comporte pas le réservoir. Il reste également à prendre en compte la nocivité du méthanol (ou alcool méthylique), un liquide de surcroît inflammable. Mais un jour, peut-être, rechargera-t-on un mobile ou un appareil photo comme un briquet...



la pile

Une pile à combustible qui tient dans la paume de la main. © Sony

[ source ]
Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences
Futura Sciences - Edition du 7 Mai 2008

Le disque holographique de Inphase bientôt commercialisé


Capable de stocker 300 Go dans sa première version

# Administrateur | 05/05/2008 | Découverte

Le disque holographique de Inphase bientôt commercialisé


Capable de stocker 300 Go dans sa première version, et 1,6 To dans quelques années, le disque optique holographique mis au point par Inphase vient d'être présenté aux Etats-Unis. La commercialisation va commencer, mais à un tarif qui le réserve aux entreprises.



Depuis des années, la jeune société Inphase Technologies travaille à la mise au point d'un support d'enregistrement holographique. Ses recherches ont abouti à un disque optique, semblable à un DVD et lisible, comme le Blu-Ray, par un laser de couleur bleue (donc de longueur d'onde plus courte que celle d'un lecteur classique). L'enregistrement holographique utilise toute l'épaisseur du disque, inscrivant l'information sous forme de motifs à trois dimensions. La capacité théorique est bien plus élevée que celle d'un CD ou d'un DVD, sur lesquelles les informations sont inscrites sous forme d'un alignement de creux et de bosses.

Lors des premières présentations du disque lui-même, le HVD (Holographic Versatile Disc), Inphase Technologies avait annoncé un maximum de 1,6 To, soit 1.600 Go. Dans sa première version, présentée au NAB Show, à Las Vegas, le Tapestry 300r n'offre que 300 Go. Cette capacité est considérable si on la compare à un DVD (4,7 Go) et bien supérieure à celle d'un disque Blu-Ray (25 Go par couche, permettant 100 voire 200 Go). La vitesse annoncée, de 20 Mo/s, est du même ordre que celle d'un Blu-Ray.

Des modèles aux performances plus élevées sont promis dans les prochaines années, atteignant 800 Go puis 1,6 To, avec des vitesses, respectivement, de 80 et 120 Mo/s. Le prix annoncé, de 18.000 dollars, réserve ces lecteurs/enregistreurs aux entreprises et au marché de l'archivage (la durée de vie serait de 50 ans d'après Inphase). Ce n'est donc pas un hasard si l'annonce a été lancée au salon NAB, c'est-à-dire celui de la National Association of Broadcasters, qui réunit les professionnels de la radiodiffusion et de la télévision.

diskholographic

Le lecteur-enregistreur est fin prêt. Remarquez le disque, protégé dans une cartouche, comme les DVD-Ram. © Inphase Technologies

[ source ]
Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences - Le 1 mai 2008 à 10h15
Futura Sciences - Edition du 5 Mai 2008

Des roches de deux milliards d'années surgissent du manteau terrestre

# Administrateur | 23/04/2008 | Découverte

Des roches de deux milliards d'années surgissent du manteau terrestre


Sous l'océan Arctique, la surprenante dorsale Gakkel, à l'activité très lente, fait remonter du manteau des roches anciennes, qui ont résisté au recyclage en profondeur par la tectonique des plaques. Les géologues sont stupéfaits, parce que la découverte met à mal la théorie classique, mais enthousiasmés car ces roches ouvrent des archives inespérées sur le passé de la Terre.



« J'ai failli en tomber de ma chaise » commente Jonathan Snow, du département de Géosciences de l'université de Washington. Lui et ses collègues d'une équipe internationale viennent de publier dans la revue Nature les premiers résultats d'une analyse de carottes extraites du fond de l'océan Arctique, sous la calotte polaire, au niveau de la dorsale Gakkel par le navire océanographique allemand Polarstern. Dans ces roches fraîchement issues du manteau terrestre, les géologues ont découvert des inclusions auxquelles des datations à l'osmium ont donné un âge de deux milliards d'années. Or, c'est impossible d'après les théories en vigueur...

La dorsale Gakkel n'a donc pas déçu les espoirs des scientifiques, qui s'intéressent depuis plusieurs années à cette balafre cachée à cinq mille mètres de profondeur sous les glaces arctiques. Regardez la Terre au-dessus du pôle nord, retirez la calotte glaciaire, asséchez l'océan et vous découvrirez cette chaîne montagneuse, reliant le Groenland à la Sibérie. Il s'agit d'une dorsale, comme celle qui, au milieu de l'océan Atlantique, fabrique un plancher océanique éloignant le continent américain de l'Eurasie et de l'Afrique à plus de dix centimètres par an à certains endroits. Mais la dorsale Gakkel, bien plus paresseuse, ne repousse les continents qui l'entourent que de 6 millimètres par an. Elle est pourtant le siège d'une belle activité sismique et on y a repéré des volcans et des cheminées hydrothermales.

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Au niveau de la dorsale Gakkel, lente mais géologiquement active, le fond océanique délivre des roches fraîchement sorties de l'asthénosphère. © Henry J.B. Dick, Woods Hole Oceanographic Inst.

Recyclage imparfait


A ce niveau, comme dans toute dorsale, des matériaux remontent vers la surface, issus du manteau terrestre, cette vaste zone (70% de la masse de la planète), située entre le noyau et la croûte. Ces roches ont donc subi la température et la pression régnant à grande profondeur. Parvenues en surface, elles forment un plancher océanique, poussé comme un tapis roulant par l'activité de la dorsale. Au contact d'un continent, le plancher océanique plonge en profondeur et les roches retrouvent le manteau, au niveau de l'asthénosphère, où la température et la pression les transforment pour les faire revenir à leur état d'origine. C'est le mécanisme de la tectonique des plaques. Le cycle complet durant typiquement 200 millions d'années, une datation de roches prélevées au fond de l'océan ne donne en principe pas d'âge supérieur à cette valeur. Les roches les plus anciennes de la Terre se trouvent au contraire sur les continents, en des endroits peu affectés par les mouvements géologiques.

Mais au sein des carottes de la dorsale Gakkel, parmi les péridotites, les géologues ont découvert des inclusions qui ne devraient pas être là. Les unes contiennent un taux anormalement élevé de certains éléments et les autres, dites réfractaires, conservent une structure acquise près de la surface. Cette hétérogénéité est tout à fait surprenante pour des roches qui, à l'échelle des temps géologiques, viennent tout juste de sortir du manteau et devraient, au contraire, être homogènes. Le malaxage qui se produit dans l'asthénosphère est donc incomplet.

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Le Polarstern au milieu des glaces arctiques, à la verticale de la dorsale. Heinz Feldmann, Max-Planck Institut für Chemie


Un manteau plus complexe qu'on ne l'imaginait


Ces inclusions, en quelque sorte, conservent le souvenir des cycles précédents. En leur sein, l'horloge n'a pas été remise à zéro par la recuisson dans l'asthénosphère. Pour dater ces fragments de péridotites, les géologues ont utilisé une technique basée sur le rapport de deux isotopes (187 et 188) de l'osmium, un élément rarissime. Cette méthode, nouvelle et encore peu usitée, a indiqué un âge incroyablement élevé. Ces inclusions dateraient de deux milliards d'années, pulvérisant tous les records pour une roche prélevée au fond des océans. Elles peuvent donc révéler de nombreux indices pour les géologues, qui y trouveront de nouvelles archives à compulser...

Cette découverte jette aussi une nouvelle lumière sur les phénomènes se déroulant dans le manteau. Ils devront aussi être désormais pris en compte car ils compliquent les analyses des planchers océaniques basaltiques. « Les inclusions réfractaires contribuent très peu à la formation des basaltes, expliquent les auteurs dans l'article de Nature. Nous suggérons que les remontées depuis le manteau sont très hétérogènes, ce qui rend difficile l'analyse de leur composition par l'étude des seuls basaltes. » De plus, ajoutent-ils, l'existence de ces inclusions dans le plancher océanique doit inciter les géologues à la prudence dans la datation de roches continentales utilisant des modèles basés sur les isotopes de l'osmium.

Découverte en 1966 seulement, activement explorée depuis 2001, la dorsale Gakkel a visiblement encore beaucoup à nous apprendre...

photo 3
Une coupe de péridotite, provenant de la dorsale Gakkel. © Max-Planck-Institut für Chemie


[ source ]
Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences Le 17 avril 2008 à 09h23
Futura Sciences - Edition du 23 Avril 2008

Des odeurs téléchargeables par téléphone


Pourrons-nous bientôt télécharger des odeurs sur notre téléphone mobile ?

# Administrateur | 10/04/2008 | Découverte

Des odeurs téléchargeables par téléphone...

Pourrons-nous bientôt télécharger des odeurs sur notre téléphone mobile ? C’est en tout cas ce que va expérimenter, avec une poignée d’abonnés, l’opérateur japonais NTT Communications dans quelques jours.


Le principe repose sur un boîtier indépendant contenant 16 réservoirs contenant des substances odorantes, remplaçables telles des cartouches d’encre d’imprimante. L’abonné au service pourra alors télécharger sur le portail I-Mode de son opérateur un fichier qui, transmis à ce boîtier via le port infrarouge de son mobile, commandera la diffusion d’un bouquet de parfums précisément dosé afin d’imiter parfaitement (selon le promoteur) la fragrance choisie.

Fragrance Mobile Communication (Kaori Tsushin Mobile) – c’est le nom du service – proposera une suite de nombreux parfums sélectionnés, et surtout possibles à imiter au moyen des 16 odeurs concentrées de base. Mais les possibilités ne s’arrêtent pas là, car les utilisateurs pourront aussi télécommander le dispositif à distance au moyen de leur téléphone portable et être accueillis dès leur retour à domicile par une odeur agréable. La société espère aussi que les clients futurs se mettent à composer leurs propres recettes et les rendent disponibles aux autres utilisateurs.

La première expérience pilote, qui se déroulera entre le 10 et le 20 avril de cette année, 20 volontaires (hommes et femmes) recevront chacun un kit composé d’un dispositif de parfum et du téléphone portable adapté. Au terme de dix jours d’utilisation, ces premiers utilisateurs seront conviés à répondre à un questionnaire et participer à une discussion de groupe afin de déterminer l’intérêt et la viabilité du système.

Un avenir incertain

Aucun prix n’a encore été communiqué sur le montant de l’abonnement au service, s’il est lancé dans le domaine public. Cependant, Yasuko Oka, la porte-parole de NTT Communications, fait déjà appel aux partenaires intéressés afin d’obtenir des idées et des projets intéressants en vue d’un lancement commercial qui pourrait intervenir dès mars 2009.

Déjà en 2000, France Télécom avait annoncé la commercialisation prochaine de deux dispositifs similaires réalisés en collaboration avec la société allemande Ruetz Technologies de Munich, l’un destiné à diffuser les odeurs d’un site web "parfumé", l’autre devant être couplé à la télévision. Mais bien que programmée pour novembre de la même année, l’opération n’a pas eu de suite et actuellement, on ignore toujours comment se parfument les candidats de la StarAc…

desodeurs

Le dispositif de Fragrance Mobile Communication. Crédit : NTT Communications

[ source ]
Par Jean Etienne, Futura-Sciences Le 10 avril 2008 à 11h39
Futura Sciences - Edition du 10 Avril 2008

En vidéo : le Lynx Mark I

un avion spatial miniature en 2010

# Administrateur | 05/04/2008 | Découverte

En vidéo : le Lynx Mark I, un avion spatial miniature en 2010


Sous son allure de jet privé miniature, cet appareil biplace muni d'une fusée sera capable de décoller par ses propres moyens sur une piste puis d'atteindre 60 kilomètres d'altitude pour quelques minutes d'apesanteur.

Après le succès du SpaceShip One, dessiné par le génial Burt Rutan et financé par Virgin Galactic, qui a atteint deux fois l'espace en 2004, la compétition devient commerciale. Unepoignée d'entreprises commencent à parler marché et tarifs. La société américaine XCor Aerospace promet l'aller et retour à 100.000 dollars, quasiment du low-cost pour un tel périple. A l'appui de ses dires, cette entreprise californienne, installée à Mojave, vient de présenter le Lynx Mark I, un avion spatial encore dans les limbes mais dont on nous promet qu'il volera dans deux ans.

De la taille d'un avion de tourisme, cet appareil biplace est propulsé par une fusée, alimentée en kérosène (le carburant classique des avions à réaction) et en oxygène liquide. L'engin pourrait décoller par ses propres moyens depuis une piste d'un aérodrome, ce qui le distingue du SpaceShip Two, de l'équipe de Virgin Galactic, qui prendra l'air suspendu à unavion, mais embarque huit personnes (dont les deux pilotes).

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Le Lynx Mark I en vol (vue d'artiste). © XCor


Après son décollage, le Lynx Mark I grimpera quasiment à la verticale durant trois minutes, avant l'extinction du moteur, à 42 kilomètres au-dessus du sol, pour poursuivre son vol en trajectoire balistique. Les passagers, ou plus exactement le pilote et son passager, vivront alors quatre minutes d'apesanteur pendant cette trajectoire parabolique au cours de laquelle le Lynx Mark I atteindra 60 kilomètres d'altitude. Il ne s'agit donc pas d'un vol spatial puisque la limite officielle de l'espace a été fixée à cent kilomètres. Mais on n'en est pas loin. On se souvient que l'US Air Force, notamment à l'occasion des essais de l'avion spatial X15, considérait que l'espace commence à environ 80 kilomètres (50 miles).



Un vol en images de synthèse, jusqu'à 60 kilomètres d'altitude. © XCor


Une demi-heure pour aller frôler l'espace
Au début de la descente, l'appareil et ses occupants devront encaisser une décélération de 4G (ils pèseront donc quatre fois leur poids), supportable mais plutôt inconfortable. Le Lynx Mark I descendra ensuite en vol plané pour retourner vers son aérodrome de départ, comme la navette spatiale, mais le réacteur pourra être allumé si le pilote se sent un peu court dans son approche... Durée prévue pour ce saut de puce : 30 minutes.

Bien sûr, on atteint un prix de l'heure de vol astronomique si l'on compare à un avion privé mais ce billet pour s'approcher de l'espace est – pour l'instant – compétitif puisque Virgin Galactic demandera le double pour un vol dans son Spaceship Two. Côté environnemental, ce voyage de luxe a de quoi peiner un écologiste convaincu mais Jeff Greason, le président de la société, affirme que son avion rejette moins de particules que n'importe quel engin propulsé par une fusée. Il ajoute aussi que des versions ultérieures pourront être utilisées à des fins scientifiques ou commerciales. Le modèle II serait d'ailleurs déjà envisagé et l'entreprise espère lui faire atteindre une altitude deux fois supérieure.

EZ_Rocket
Le EZ-Rocket est une adaptation du Long-EZ, un avion de tourisme à voilure canard dessiné par un certain Burt Rutan, et dérivé du Vari-EZ, plus petit, dont le prototype a volé en 1975, avant de faire le bonheur de nombreux pilotes dans le monde. Le moteur et l'hélice propulsive (à l'arrière) sont remplacés par deux tuyères XR-4A3, consommant de l'alcool isopropylique et de l'oxygène liquide. Chacune génère une poussée de 180 kilogrammes. XCor a depuis réalisé deux tuyères plus lourdes, dans lesquelles l'alcool est remplacé par du kérosène, comme sur le futur Lynx Mark I, et fournissant 680 et 820 kilogrammes. © XCor


XCor Aerospace n'est pas une société novice en la matière. Elle a mis au point plusieurs réacteurs, utilisant divers combustibles. A son actif figure notamment une pompe à carburant capable de fonctionner avec un réservoir non pressurisé. Depuis 2002, la société fait voler le EZ-Rocket, un petit avion dont le moteur à hélice a laissé place à deux tuyères alimentées par de l'alcool isopropylique et de l'oxygène liquide, et offrant une poussée de 180 kilogrammes chacune. C'est cet appareil qui a servi à valider un certain nombre de concepts qui seront mis en œuvre dans le Lynx Mark I. XCor annonce le début de la phase d'essais en vol à partir de 2010, espérant aboutir à une version définitive six mois plus tard.


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Le Lynx Mark I, un avion spatial conçu comme un jet privé. © XCor

[ source ]
Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences Le 28 mars 2008 à 09h52
Futura Sciences - Edition du 3 Avril 2008

Jeux vidéo

tuer ou se faire tuer, un plaisir à double face ?

# Administrateur | 27/03/2008 | Enquête

Que se passe-t-il dans la tête d’un joueur lorsqu’il s’adonne à sa passion ? Plus exactement, quelles émotions ressent-il lors d’un combat, lorsqu’il tue ou lorsqu’il est tué ? C’est la question à laquelle ont cherché à répondre des chercheurs de l’école d’économie d’Helsinki.


jeuvideo


Pour pénétrer l’esprit de leurs cobayes, ils ont utilisé un appareillage d’analyse des réactions psychophysiologiques, comme la résistance électrique de la peau ou les mouvements faciaux et oculaires. Pour leurs tests, les expérimentateurs ont utilisé le jeu James Bond 007 : NightFire.

Les résultats obtenus sont étonnants : il semblerait bien que le joueur éprouve une joie secrète à voir son personnage abattu lors d’une mission. En revanche, de nombreux sujets auraient montré des signes d’émotion négative lorsqu’ils tuaient ou abattaient un ennemi, malgré, bien sûr, des signes extérieurs de satisfaction. Plus inquiétant, les chercheurs ont fait remplir un questionnaire par leurs cobayes pour voir lesquels présentaient des tendances psychopathiques (le fameux questionnaire de personnalité d’Eysenck utilisé par les chercheurs contient des questions comme : « aimeriez-vous que les gens aient peur de vous ? »). Il s’avérait que ceux-là se montraient beaucoup moins inquiets à l’idée d’abattre leurs cibles…

Comme toujours, on ne sait trop comment interpréter ces résultats. Il est déjà difficile d’avoir des résultats fiables à l'aide de l’IRM... Alors que penser de l’efficacité des méthodes plus superficielles employées par cette équipe ? Mais tout de même, on ne peut s’empêcher de penser aux expériences inspirées par Stanley Milgram au cours desquelles des chercheurs établirent que leurs sujets éprouvaient une certaine difficulté à torturer un personnage virtuel en 3D. La principale objection qu’on pouvait faire à ces travaux était précisément que les jeux vidéo violents ne semblaient pas déclencher de tels scrupules.

Cette nouvelle recherche, en allant dans le même sens, pourrait changer la perspective négative qu’on prête aux jeux violents. Quant au plaisir secret éprouvé à voir son personnage tué, on ne peut que le rapprocher de cette théorie psychologique bien connue qui affirme que le joueur invétéré qui dilapide son argent dans les casinos éprouve en réalité un plaisir inconscient à perdre… A moins bien sûr que la mort du personnage ne soit vécue avec soulagement comme une punition justifiée après avoir commis tant d’atrocités !
[ source ]
Par Futura-Sciences 24 Mars 2008
Futura Sciences - Edition du 27 Mars 2008

Immigration : mononationalité et binationalité

La question de la nationalité intéresse et concerne nos ressortissants établis en France

# Administrateur | 18/03/2008 | Dossier

Immigration : mononationalité et binationalité

La question de la nationalité intéresse et concerne nos ressortissants établis en France, et l’Etat algérien est légitimement soucieux de la souveraineté nationale.


Dans cette perspective, il a l’obligation et la volonté de faire respecter cette souveraineté sur ses citoyens en leur accordant sa nationalité – y compris donc à ceux et celles nés hors d’Algérie –, il lui appartient d’agir auprès de l’Etat d’accueil de ses ressortissants afin d’établir leur nationalité algérienne, hormis ceux et celles qui, à leur corps défendant, souhaiteraient acquérir la seule nationalité du pays d’accueil (voire bénéficier de la binationalité). En l’espèce, un cas se révèle préoccupant : il s’agit des enfants nés en France de parents algériens (voire dont le père est algérien). Et la question posée est : comment faire modifier une nouvelle fois l’accord franco-algérien sur ce point en spécifiant expressément que tout enfant légitime ou naturel né en France est Algérien dès lors que l’un de ses parents, père ou mère, est Algérien. Cela, car, par le jeu combiné de plusieurs dispositions du code de la nationalité française, les enfants algériens nés en France sont considérés comme Français, contrairement à toutes autres nationalités (y compris marocaine et tunisienne). C’est ainsi que l’article 19-3 du code civil français stipule que « Est Français l’enfant légitime ou naturel né en France lorsque l’un de ses parents au moins y est lui-même né ». Dans la logique du législateur français, c’est la règle dite du double droit du sol s’appliquant à l’enfant né en France si l’un de ses parents est né sur le territoire des anciens départements français d’Algérie avant le 3 juillet 1962. Et comme l’Algérie était considérée française jusqu’à cette date, les Algériens nés alors en Algérie – même bénéficiant de la nationalité algérienne du fait de leur choix et celui de leurs parents – sont considérés comme Français ! Et donc leurs enfants nés en France seraient Français à raison de leur filiation (française). Cette situation juridique aboutit en pratique, sans la moindre démarche, de faire de ces enfants des ressortissants français dès leur naissance... S’agissant des parents nés en Algérie (avant l’indépendance), ils sont pourtant simplement résidents au regard du droit au séjour (à moins qu’ils optent volontairement pour la réintégration dans la nationalité française), mais pas leurs enfants nés à compter du 1er janvier 1963, dès lors que le code de la nationalité française les comptabilise parmi ses ressortissants. Et pour répudier la nationalité française, il faut attendre d’avoir 17 ans et demi révolus jusqu’à 19 ans, en présentant notamment comme pièce à fournir un certificat délivré par les autorités algériennes qui établit qu’on a, par filiation, la nationalité algérienne. C’est dire que ces enfants nés en France, après l’indépendance algérienne, sont considérés comme Français par filiation dès leur naissance, puisque leurs parents, même nés en Algérie, sont considérés comme Français ! Alors même que ces parents ne bénéficient que de la seule nationalité algérienne et sont de simples résidents en France. A cet égard, l’article 6 du code de la nationalité algérienne est pourtant sans équivoque possible dès lors qu’il dispose que « est considéré comme Algérien, l’enfant né de père algérien ou de mère algérienne »(Ordonnance n0 05-01 du 18 moharram 1426 correspondant au 27 février 2005 et complétant l’ordonnance n0 70-86 du 15 décembre 1970 portant code de la nationalité algérienne).

C’est ainsi qu’on observe que les deux codes de la nationalité, algérien et français considèrent ces enfants comme leurs propres ressortissants. Conflit de lois ? La question se pose donc de savoir si l’Etat algérien a les moyens de faire respecter sa souveraineté sur les ressortissants qu’il revendique légitimement, la binationalité n’étant pas forcément appréciée de façon positive en Algérie (contrairement au Maroc et la Tunisie). En tout état de cause, il y aura lieu, pour ce faire, de traduire cette volonté par la modification du principal instrument juridique en vigueur, à savoir l’accord bilatéral franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié en proposant à l’Etat français de leur faire appliquation des dispositions du droit commun ; en l’occurrence, les dispositions de l’article 21-7 du code la nationalité française suffisent amplement puisqu’il est stipulé expressément que « tout enfant né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa majorité si, à cette date, il a en France sa résidence et s’il a eu sa résidence habituelle en France pendant une période continue ou discontinue d’au moins cinq ans, depuis l’âge de 11 ans ». Encore faudrait-il respecter la volonté de ces enfants qui ont la possibilité de « répudier » la nationalité française, et ce, d’autant plus que la Déclaration universelle des droits de l’homme stipule en son article 15 : « Tout individu a droit à une nationalité ; nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité ni du droit de changer de nationalité ». A défaut, il sera difficile à nos ressortissants algériens établis en France d’éviter la binationalité pour leurs enfants. Cette situation est, me semble-t-il, imposée par le seul code de la nationalité française à l’endroit desdits enfants. Aussi, pour mettre en adéquation la pratique avec le discours patriotique, il appartient donc à l’Algérie de négocier une nouvelle modification dans le cadre de l’accord franco-algérien précité pour y intégrer une disposition qui pourrait être la suivante : « Les parties contractantes considèrent comme Algérien, tout enfant légitime ou naturel né en France après le 3 juillet 1962, dès lors que l’un de ses parents, père ou mère, est Algérien ». Et il suffira de présenter des documents algériens (CNI, passeport...) et de sa carte de simple résident pour justifier sa seule nationalité algérienne. In fine, la question qui nous et posée est la suivante : Avons-nous la volonté (et les moyens) de faire respecter notre souveraineté nationale en donnant la seule nationalité algérienne à nos ressortissants Algériens nés en France après l’indépendance de notre pays ? La question reste posée et le débat est ouvert.
[ source ]
par Ammar Koroghli L’auteur est : Avocat algérien au barreau de Paris . Auteur notamment de Mémoires d’immigré et Institutions politiques et développement en Algérie...
El Watan - Edition du 18 Mars 2008

Cybercriminalité

Les enfants face aux dangers d’Internet les enfants et les adolescents sont la cible facile.

# Administrateur | 17/03/2008 | Enquête

Cybercriminalité

cybercriminalites
Les enfants face aux dangers d’Internet


Internet et plus généralement les nouvelles technologies constituent un progrès considérable en termes de communication et d’information : c’est indiscutable.


Mais ils constituent aussi le terrain de nouvelles formes de criminalité dont les enfants et les adolescents sont la cible facile. Parmi les plus graves dérives de ces nouveaux outils figurent la cyberpédocriminalité, les phénomènes d’addiction aux « chats », aux jeux en ligne, la manipulation ou encore la confrontation à des images ou à des propos violents et les problèmes de socialisation qui peuvent en résulter. Dans un article paru dans la revue de la Gendarmerie nationale (février 2008), le constat est fait : l’augmentation du nombre d’auteurs et de victimes de la pédophilie via Internet depuis quelques années est indiscutable. Certains criminels considérés avant comme des pédophiles passifs ont fait le pas vers la pédophilie active. Certaines jeunes filles en quête d’admiration et de reconnaissance n’hésitent pas à offrir, de leur plein gré, des photos d’elles-mêmes particulièrement dévêtues. Ces photos se retrouveront dans des banques de données mondiales d’images pédophiles. Les criminels de l’Internet sont généralement animés par un sentiment d’impunité, car ils se croient à l’abri des lois.

Il y a une chance sur trois d’être confronté à des images choquantes sur le Net, que ce soit à partir d’un ordinateur ou d’un téléphone portable, en cherchant un site sur un moteur de recherche, en cliquant sur un lien ou en téléchargeant films et musiques. Le Centre for media freedom in the Middle East and North Africa (CMF MENA), un centre de recherche indépendant sur les médias, situé à Casablanca et à Londres, a publié un rapport sur les crimes via Internet en relation avec l’enfance marocaine, intitulé Les crimes de l’Internet et l’enfance au Maroc : un manuel pour la sensibilisation des enfants, parents et éducateurs. Basé sur une enquête auprès de plus de cent enfants de la ville de Casablanca, âgés de 10 à 17 ans, et des interviews avec des responsables dans le gouvernement et des ONG marocaines, le rapport révèle plusieurs faits. Plus des deux tiers des enfants interviewés déclarent avoir reçu des offres de voyages, de cadeaux ou de mariages par internet (Chat) de la part d’inconnus. Plus du quart des enfants utilisent les Internet cafés malgré l’interdiction des parents. Plus des deux tiers des enfants n’ont jamais entendu parler des crimes de l’Internet. Aucune ONG marocaine n’existe pour travailler sur la sensibilisation des jeunes et des parents sur les dangers de l’Internet à l’instar des centaines qui existent dans plusieurs pays. Le gouvernement marocain ne traite cette question que de manière timide et se concentre plutôt sur l’aspect sécuritaire de l’Internet. Des solutions de protection des enfants des cybercriminels deviennent urgentes. Afin de lutter efficacement contre la cyberpédophilie, il existe des mesures simples : l’activation du contrôle parental, positionner l’ordinateur familial dans une pièce commune de la maison et non dans une chambre et ne jamais laisser les accès internet ouverts.
[ source ]
Par Kamel Benelkadi
El Watan - Edition du 17 Mars 2008

Le témoignage du livre d’or de l'hotel

du « Ruisseau des Singes »

La chose la plus remarquable au niveau de l’hôtel demeure sans doute la qualité des témoignages de remerciements

# Administrateur | 13/03/2008 | Dossier


Le témoignage du livre d’or
La chose la plus remarquable au niveau de l’hôtel demeure sans doute la qualité des témoignages de remerciements à l’adresse du gérant de l’hôtel restaurant et des employés, émanant de grandes personnalités de passage au Ruisseau.


Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a écrit un certain 10 mai 1970 lors d’un passage à cet hôtel alors qu’il était ministre des Affaires étrangères : « A tous égards agréables : le cadre, l’accueil, la cuisine et le service ». Le duc d’Edimbourg, en l’occurrence le prince Philippe, époux de la reine d’Angleterre, Elisabeth II et père du prince Charles a aussi, lors d’une virée au Ruisseau des singes, le 5 mars 1985, exprimé son émerveillement devant le site visité. Une photo perpétuant cette visite est toujours affichée au niveau du salon de thé. Autre personnalité à avoir admiré les lieux, il y a le grand acteur Charlie Chaplin ainsi que l’ancien président du premier gouvernement provisoire algérien, le regretté Ferhat Abbas. Le 13 avril 1971, ce dernier avait écrit sur le registre des doléances de l’hôtel : « Bon restaurant, bon accueil, bonne direction. Nous reviendrons Incha Allah ». Les témoignages les plus récents y sont enregistrés régulièrement depuis la réouverture des lieux en 2002.

Il y a les témoignages émanant de nos ministres, du ministre burkinabais de l’Environnement en 2006, de figures emblématiques de la Révolution nationale, de l’archevêque d’Alger, Henri Tessier qui avait mentionné dans le registre de l’hôtel, et en arabe un certain 4 juillet 2004, « le Ruisseau des singes est un trésor historique et naturel… ». Le président Bouteflika y a fait un énième tour en 2005 avec de remarquables encouragements, suivi de plusieurs passages de touristes européens et diplomates accrédités dans notre pays. Le dernier témoignage d’un diplomate date d’un mois et émane de l’ambassadrice de la République de Croatie.

Le grand comédien et réalisateur français, Jean Claude Brialy a, quant à lui, titré sa propre biographie en 2000 tout simplement, « Ruisseau des singes » puisque ce lieu était le point de départ de sa carrière « universellement » reconnue. Ce comédien natif d’Algérie et ayant passé une partie de sa scolarité dans le lycée de Blida a laissé avant son décès il y a de cela une année, un témoignage appréciable et qui restera gravé « éternellement » dans les annales du Ruisseau des singes. « Le Ruisseau des singes est un endroit magique, niché au fond d’une vallée, près de Blida, en Algérie… Ce ruisseau est finalement devenu la métaphore de ma vie… ». Un album photos accompagné du récit des souvenirs d’enfance de cet acteur français a été aussi édité en décrivant les lieux qui l’avaient marqué dont les gorges de la Chiffa et le Ruisseau des singes. Une initiative qui rend davantage ces lieux célèbres à travers le monde surtout que l’ouvrage est accompagné d’un DVD contenant un reportage vif sur sa dernière visite dans son pays d’enfance, il y a quatre années et mettant en exergue la beauté des lieux.


Photomaton d’un lieu pradisiaque


Le Ruisseau des singes de la Chiffa, qui est situé à une dizaine de kilomètres du chef-lieu de la ville des Roses, exactement sur la RN1 entre Blida et Médéa, a toujours impressionné des grands de ce monde pour sa beauté naturelle et paradisiaque.


Il a été appelé ainsi puisqu’il abrite cet animal de race magot, lequel existe uniquement au niveau de ce Ruisseau, du côté de Béjaïa et aussi au Maroc. L’hôtel du coin et son restaurant avec ses délicieux plats ont donné davantage de notoriété à cet endroit. L’espace a fait l’objet de multiples visites, notamment de personnalités célèbres et ce, depuis sa construction et même après son réaménagement en 1966, jusqu’au début des années de terrorisme. Là, les deux bâtisses avaient été incendiées par les terroristes en 1996, et ce n’est qu’en 2002, qu’elles ont été rénovées et retapées en consommant plus de 4 milliards de centimes. Mais au grand bonheur des fidèles et des nouveaux clients, la sécurité y est bien assurée et les éléments de l’armée y sont omniprésents. Cela peut être confirmé à travers l’agilité des singes dans le jardin de l’hôtel, car cet animal s’évapore dans la nature lorsqu’il y a un climat d’insécurité, nous dit-on. « L’origine de la bâtisse abritant le restaurant et l’hôtel serait ottomane. Elle a connu des transformations au début du siècle dernier en devenant un chalet en 1917 avec un lieu d’hébergement et un restaurant et ce n’est qu’en 1966 que les aménagements et les extensions ont eu lieu afin d’augmenter leur capacité d’accueil », nous dira Hadj Smaïl Mohamed, gestionnaire des lieux. Notre interlocuteur nous informa qu’un projet de création de chalets sur les hauteurs de l’hôtel restaurant est envisageable non loin des cascades et dont le déplacement se fera par téléphérique. « Ce grand projet reste tributaire toutefois des aides des pouvoirs publics », dit-il. L’hôtel du ruisseau est merveilleusement ornementé et décoré dans son intérieur et les sculptures et les dessins le rendent encore plus beau, et surtout plus « authentique ». Il est entouré d’un bassin et d’un mini-zoo et comporte un salon de thé et un grand restaurant, une pizzeria ainsi qu’une salle de fêtes avec au milieu un arbre presque bicentenaire. En dégustant un plat ou en sirotant un thé, le visiteur y est agréablement surpris par l’écho donné par les eaux ruisselantes de oued Chiffa, lequel passe sans interruption par les lieux. Des eaux appelées « Chiffa » pour leurs vertus « guérissables » selon la légende.

[ source 1]
[ source 2]
Par Mohamed Benzerga
El Watan - Edition du 12 Mars 2008


En vidéo : d'après Nokia, le téléphone du futur sera élastique !

Le Téléphone du Futur

# Administrateur | 05/03/2008 | Découverte

Les ingénieurs du Nokia Research Center (NRC), en collaboration avec le Centre de Nanoscience de Cambridge (Royaume-Uni), viennent de lancer une exposition illustrant les possibilités des nanotechnologies dans un futur proche. Un téléphone portable baptisé Morph, qui n’existe pas encore, sert de démonstrateur pour les incroyables perspectives ouvertes.


Il y a dix ans, un appareil possédant les propriétés présentées par Nokia dans sa vidéo promotionnelle aurait sans doute passé pour de la science-fiction irréaliste. Certes, il ne s’agit encore que d’une animation, mais les ingénieurs de Nokia et du Department of Engineering's Nanoscience Group (University of Cambridge) semblent confiants. Un tel dispositif, selon eux, devrait être réalisable - et réalisé - dans quelques années.

nokiamorph
Le téléphone portable pliant Morph. Crédit : Nokia


A première vue, le cahier des charges semble inatteignable. Censément grâce aux nanotechnologies, ce portable devrait être :

* transparent, souple, étirable tout en restant résistant. Pour résoudre cette difficile équation, des fibrilles de protéines seraient tissées dans un maillage tridimensionnel afin d’obtenir une structure mince et élastique. Il s’agit d’exploiter les principes utilisés par l'araignée pour construire son fil, et l’élasticité obtenue permettrait à l'appareil de littéralement changer de formes et de se configurer lui-même pour s'adapter à la tâche à accomplir. Plié, le portable se rangerait facilement dans la poche et une fois déplié, il offrirait un clavier et un écran d’affichage conséquents. Ses matériaux organiques, donc biodégradables, permettraient une production plus respectueuse de l'environnement et un recyclage facile.
* capable de s’autonettoyer, ce qui réduirait son usure et prolongerait sa durée. En particulier, on pourrait facilement le recouvrir de structures hydrophobes repoussant l’eau, la saleté et peu favorables aux empreintes digitales.
* capable de tirer directement une partie, voire la totalité de son énergie du rayonnement solaire grâce, là aussi, à un traitement de surface avec des dispositifs absorbant l’énergie solaire. En outre, de nouvelles batteries plus efficaces et plus petites, basées sur la nanotechnologie, y serait intégrées.
* équipé de nanocapteurs surveillant ce qui se passe dans notre environnement immédiat et en particulier notre santé.

Et ce n'est pas tout, comme le montre la vidéo...



morphOreillette
Le Morph avec son oreillette et plié pour se mettre au poignet. Crédit : Nokia



[ source ]
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences
Futura Sciences - Edition du 27 Février 2008

Voyage dans le temps, téléportation et monstres terrifiants


La science-fiction au cinéma expliquée par la science


Un lézard géant qui attaque New York a fait, entre vendredi et lundi derniers, un carton au box-office américain, avec 46,1 millions de dollars de recettes pour Cloverfield.

# Administrateur | 01/03/2008 | Dossier

Voyage dans le temps, téléportation et monstres terrifiants


La science-fiction au cinéma expliquée par la science


Un lézard géant qui attaque New York a fait, entre vendredi et lundi derniers, un carton au box-office américain, avec 46,1 millions de dollars de recettes pour Cloverfield.



Les réalisateurs ne s’y trompent pas :
les spectateurs adorent les films de science-fiction. Il suffit, pour s’en persuader, de regarder les films sortis récemment (Le Dragon des mers, Jumper), ceux à venir (le dernier volet d’Indiana Jones et le nouveau de Terminator). La science a-t-elle quelque chose à voir avec la science-fiction ? Nous avons demandé à la Tunisienne Kawthar Ayed de nous éclairer sur ces exemples. Au carrefour de la littérature, des sciences et des civilisations, elle prépare un doctorat en littérature comparée sur la science-fiction arabe et occidentale, en cotutelle avec l’université de Sousse en Tunisie et d’Aix-Marseille.

Quand la science s’inspire de la fiction

JUMPER. L’histoire : depuis qu’il a découvert qu’il pouvait se téléporter n’importe où sur terre, le monde n’a plus de limite pour David Rice. Les murs ne l’arrêtent plus et aucun coffre de banque ne lui résiste. La téléportation est-elle un fantasme de l’homme où un jour pourra-t-on changer d’endroit sans se déplacer ? On peut imaginer que oui, puisqu’on arrive déjà à téléporter des particules. « La technologie de la téléportation de particules, en tant que concept, a été inventée par des auteurs de science-fiction, et largement vulgarisée par la série télé Star Trek en 1966 », explique Kawthar Ayed. Les expériences se réfèrent pour l’essentiel à l’effet EPR, du nom des trois scientifiques Einstein Podolski Rosen. Leur hypothèse : que les particules peuvent agir les unes sur les autres, sur place ou à distance. En 1977, une étude publiée dans la revue Nature révèle que des physiciens ont réussi à faire déplacer des particules. « Les scientifiques disent que dans dix ans, on pourra téléporter des virus », précise la chercheuse. « Mais attention, il ne s’agit pas de la même téléportation que dans Star Trek ! On ne transfère pas un objet d’un émetteur à un récepteur par transfert d’énergie. On détruit une particule sur place pour la recréer à un autre endroit. Ce qui pose, par ailleurs, de sérieux problèmes éthiques… » TERMINATOR 4. John Connor, âgé de 30 ans, leader charismatique de la résistance humaine face aux machines, mène une lutte à mort pour sauver ce qui reste de l’humanité... Les deux prochains épisodes seront surtout axés sur le voyage à travers le temps. Voyager dans le temps, est-ce que ce sera possible un jour ? Il nous manque la technologie pour le faire. « En science-fiction, il existe deux types de voyages : dans le passé et dans le futur », commente la chercheuse. « Le plus logique étant le voyage dans le futur, puisque celui dans le passé implique des paradoxes temporels. » Exemple : si on remontait le temps et qu’on tuait son grand-père, on ne pourrait pas exister dans le présent et donc, revenir dans le passé. « En ce qui concerne le voyage dans le futur, on peut dire que les dilatations dans le temps, prouvée par la relativité restreinte d’Einstein, s’en approchent. De quoi s’agit-il ? Si vous voyagez dans l’espace à une vitesse proche de celle de la lumière, et que vous revenez sur Terre, les quelques jours que vous aurez passé dans l’espace correspondent en fait à des années sur la Terre. C’est une forme de voyage dans le temps. » De même, il existe des raccourcis « espaces-temps ». Dans l’espace, entre deux trous noirs, il existerait un tunnel. « Si on le traversait, en parcourant d’aussi grandes distances, on voyagerait forcément dans le temps. » Bref, en théorie, le voyage dans le temps est possible, mais il nous manque la technologie. Dans le premier cas, nous ne savons pas encore nous déplacer à la vitesse de la lumière. Dans le second cas, la force d’attraction dans les trous noirs est telle qu’un vaisseau ou un être humain entier serait déchiqueté en quelques instants. On ne pourrait y mettre que des particules. Autre alternative : on pourrait aussi créer artificiellement ces raccourcis.

Quand la fiction fait réfléchir sur la science

INDIANA JONES 4. Le quatrième et dernier épisode des aventures du célèbre archéologue Indiana Jones qui devra lutter contre son ami Mac, un archéologue rival. Dans la jungle, il affronte des fourmis géantes et des guerriers mayas ressuscités. Risque-t-on un jour d’être dépassé par des espèces animales plus puissantes que nous ? Oui, c’est envisageable. « Deux facteurs peuvent nous y conduire : la pollution radioactive et les manipulations génétiques », estime Kawthar Ayed. On sait que les catastrophes nucléaires du XIXe siècle ont altéré l’écosystème. En Irak, des soldats américains ont trouvé des araignées géantes dans des zones bombardées en uranium appauvri. Qui peut dire quels seront les effets à long terme ? » On peut aussi imaginer, au stade où en sont les expériences sur le clonage portées à la connaissance du grand public, que d’autres résultats encore plus avancés sont gardés secrets.

Quand le fantastique dépasse la fiction

LE DRAGON DES MERS. En Ecosse, loin de la Seconde Guerre mondiale qui fait rage, le jeune Angus MacMorrow découvre un étrange objet qu’il ramène chez lui en cachette. Angus et celui qu’il a baptisé Crusoé vont vivre mille péripéties et redonner un nouveau souffle à une des légendes les plus anciennes du monde, celle du Loch Ness... Existe-t-il vraiment un monstre dans le Loch Ness ? « Les monstres mythologiques n’appartiennent pas à la science-fiction, mais au fantastique », souligne la doctorante. Il convient de distinguer les deux univers, car chacun est régi par ses propres lois. « La science-fiction relève du vraisemblable, le fantastique de ce qui n’est pas explicable par la science. Exemple : donner la vie à un zombie, ressusciter un vampire… La présence de figures terrifiantes comme un cyborg est légitimée par un logique propre à l’histoire, qui s’appuie sur la science. »
[ source ]
par Mélanie Matarese
El Watan - Edition du 1er Mars 2008

Dossier : être célibataire endurci en Algérie

Un choix comme un autre

Combien sont-ils ces demoiselles et ces messieurs ayant dépassé la quarantaine en Algérie à avoir volontairement choisi de ne pas se marier sans la moindre contrainte sociale ou autre ? Il est très difficile de connaître leur nombre.

# Administrateur | 22/02/2008 | Dossier

Mais une chose est certaine, même s’ils ne sont pas aussi nombreux que dans les pays européens, où ce mode de vie en solitaire existe depuis longtemps et fait partie de leurs mœurs, leur nombre est assez important. A ne pas négliger aussi l’intégration, de plus en plus élargie, dans le monde du travail de la femme algérienne. Son indépendance économique et sociale enlève au mariage son caractère indispensable pour sa survie comme c’était le cas pour les générations passées. Beaucoup d’hommes choisissent également de ne pas subir une relation jugée trop contraignante par bien des aspects.

Cependant, il va sans dire que dans une société comme la nôtre, l’homme célibataire souffre moins de la solitude que la femme, ayant lui, une marge beaucoup plus grande pour avoir des relations avec l’autre sexe. Il faut préciser cependant que nous avons rencontré des difficultés à recueillir les témoignages rapportés dans notre dossier, car chez nous, parler de sa vie privée, notamment familiale et « intime », reste toujours un sujet tabou et interdit.

Ils se disent heureux ainsi

Choix n Ils (et elles) disent qu’ils ont choisi de vivre en solitaires le restant de leur vie. Ils (et elles) ne trouvent aucun embarras à ce que tout le monde le sache. Pourtant, ils (et elles) ont tout pour réussir une vie conjugale ...

En Algérie, cette tendance n’a pris de l’ampleur que depuis une quinzaine d’années. Les raisons de cette mutation sont nombreuses dont l’occidentalisation de la société algérienne à travers l’ouverture sur les médias étrangers et les émissions qu’ils diffusent sur le mode de vie et de relations sociales « qui ont séduit nos (intellos) à la recherche de plus de liberté et d’indépendance », souligne le professeur Arab, de la faculté de sociologie à Bouzaréah.

Il y a aussi le facteur culturel, car le temps où la femme subissait, sans la moindre réaction, le choix de ses parents (le fameux mariage forcé) est presque révolu, ne serait-ce que pour les grandes villes par exemple. La démographie est aussi pour quelque chose dans ce phénomène. « Il faut savoir que selon les dernières statistiques, le nombre de femmes est nettement supérieur à celui des hommes en Algérie », explique le professeur Arab.

Ces célibataires sont-ils heureux ? A les entendre, oui. Hamida, 42 ans, pharmacienne à Aïn Bénian, a longtemps boudé le sexe fort. Cette belle brunette aux yeux noisette en tenue classique (un tailleur), travaille dans sa propre officine, avec deux jeunes pharmaciens assistants qui n’arrêtent pas, dit-elle, de la taquiner par leurs questions et leurs plaisanteries. « Quand est-ce qu’on mangera le couscous ? » ou encore « Et ton prince charmant, tu ne l’as pas encore rencontré ? »... lui demandent-ils de temps à autre. Hamida répond avec humour et sagesse. « El wahch wala lada » vaut mieux être seule que mal accompagnée...Ou encore pour le fameux couscous : « Si vous voulez manger ‘’mon’’ couscous, vous pouvez encore attendre longtemps... » Notre pharmacienne célibataire, apparemment heureuse selon son entourage, dit qu’elle ne troquerait jamais sa vie de célibataire contre celle de couple.

Mais pourquoi ce choix chez Hamida qui a pourtant tout pour plaire et choisir un bon conjoint ? Selon elle c’est à la suite d’une expérience amère et décevante qu’elle a eue avec un jeune homme dans les années 1980, qu’elle a décidé de prendre le chemin du célibat. « Depuis, je me suis enfermée dans un monde d’isolement, mais sans être malheureuse. Chaque homme qui s’approche de moi me rappelle mon ex-ami (menteur, escroc, égoïste...). Comment alors songer à revivre une nouvelle aventure ? Alors que de nos jours les hommes sont pires... ! » raconte-t-elle.

Les seniors

Eh oui, ils et elles aussi vivent parfois seuls et coulent de beaux jours sans conjoint. En Algérie, il est très difficile de les rencontrer, la pudeur et l’âge l’exigent. _ Mais ces seniors célibataires sont souvent des hommes (émigrés) qui ont vécu longtemps en France et une fois de retour « au bled », ils ont renoncé définitivement au mariage, tout en continuant d’avoir des relations intimes.

En Kabylie, on appelle ce type de vieux célibataires (les amdjiah), c’est-à-dire ceux qui ont refusé de se marier, défiant ainsi toutes les coutumes et les valeurs de cette région d’Algérie, où le mariage et le nombre d’enfants donnent un statut particulier à la personne.

Pour les vieilles célibataires, nous n’en avons pas rencontré ni entendu parler. Si certaines existent, elles doivent être contentes en sachant que les jeunes générations de femmes ont pris le même chemin de « célibataires volontaires » et elles se prennent certainement pour les « pionnières » de ce mode de vie...

« En attendant le « banquier » ...

Certaines célibataires ont un autre rêve que celui des romantiques et des intellos. Ce sont celles qui veulent un mari censé leur faire mener une vie de princesse. C’est le cas de Nadia, 43 ans, que toute la population de la charmante ville de Aïn Bénian admire et dont elle vante la beauté et le charme. Mais les gens n’arrivent toujours pas à comprendre comment un « canon » de la beauté comme elle et a fortiori médecin dans un hôpital, n’a pas voulu faire le bonheur d’un homme ! Nous l’avons approchée pour en savoir plus.

Nadia, issue d’une famille aisée originaire de Kabylie, n’est toujours pas mariée à cause de ses conditions financières. « Mes parents ont une mentalité bourgeoise. Ils ont toujours voulu un gendre qui « honorerait » leur nom, leur prestige et leur classe sociale, c’est-à-dire, selon eux, un homme riche et de famille noble ». Au début, Nadia était contre cette idée, elle, l’intellectuelle.

Mais « j’ai fini par accepter le choix de mes parents et même d’en être convaincue... C’est devenu pour moi un choix et pas une contrainte », raconte-t-elle, en ajoutant : « Je me suis rendu compte que tous les hommes (de nos jours ) sont des malhonnêtes, des escrocs, des menteurs... Alors pourquoi ne pas me marier avec un homme riche dont la fortune cacherait les défauts. Au moins je mènerai une vie de princesse », justifie-t-elle.

Entretien avec Lynda M.*

Explication n « Pour certains, c’est souvent la recherche d’un conjoint idéal (e). Une femme qui a un niveau d’instruction très élevé cherche toujours un homme (cadre, universitaire, intellectuel...) même constat pour l’homme ».

InfoSoir : Ils et elles ont préféré rester célibataires, sans la moindre contrainte, croyez-vous qu’ils sont normaux dans tous les sens du mot ?
Lynda B. : Bien sûr, je vais vous étonner en vous disant qu’on rencontre souvent ce mode de vie chez les personnes qui ont un niveau d’instruction élevé (des universitaires, des médecins, des écrivains), des intellectuels d’une manière générale... Pour eux, c’est un choix qu’ils (elles) ont fait. Maintenant, pour les raisons et les motivations de ce choix, c’est une autre question.

Justement, pourquoi cette tendance dans une société marquée toujours par les traditions et où le mariage et la vie conjugale font partie d’une coutume ancestrale et donnent un statut social considérable à une personne mariée ?
Pour moi, le premier facteur socioculturel reste le facteur principal. Si on fait un sondage ou une enquête on constaterait que les personnes qui ont choisi le célibat sont issues majoritairement d’une classe largement aisée, c’est-à-dire qui ont une indépendance matérielle et financière suffisante (je parle surtout pour la femme).

Pour eux, l’idée de se marier pour subvenir à leurs besoins n’est pas du tout posée. Donc, il doit exister une autre motivation. Pour certains c’est souvent la recherche d’un(e) conjoint idéal(e). Une femme qui a un niveau d’instruction élevé cherche toujours un homme cadre, universitaire, intellectuel..., même constat pour l’homme. C’est un besoin psychologique pour eux. Ces personnes sont plutôt idéalistes. Car le partenaire qu’ils (elles) se sont fait (dans leur tête) n’existe pas en réalité. Nous n’avons qu’à lire les annonces dans les journaux pour voir les exigences des uns et des autres. Mais il existe aussi un autre type de célibataires (adultes), ceux ou celles qui ont reçu un choc émotionnel et psychologique (relation ratée), un père autoritaire et violent avec la mère, etc.

Ce choix est-il « assumé » par ces célibataires ? Autrement dit, sont-ils heureux de ce choix ?
Je ne suis pas bien placée pour répondre à cette question à la place des concernés. Mais en tant que sociologue, quel que soit le sexe, ils cherchent toujours à vivre une vie amoureuse ou du moins conjugale. Car cette tendance est instinctive chez l’être humain. La personne célibataire est aussi agacée par ses proches (parents) et son entourage. Surtout dans une société comme la nôtre, où la situation pour la femme est très difficile (soupçons, accusation de mœurs légères, provocation... ).

* Professeur de sociologie à la faculté des sciences humaines de Bouzaréah.

Et les hommes ?

En Algérie, les hommes sont autant concernés par le célibat volontaire que les femmes. Même si les statistiques sont quasi absentes dans ce domaine, on pourrait facilement faire ce constat. En effet, qui parmi nous ne connaît pas un voisin, un ami, un oncle... qui a dépassé la quarantaine et qui a choisi de continuer à mener cette vie de célibataire ? Certes le chômage, l’exiguïté de la maison paternelle, l’indisponibilité de logement... accentuent ce phénomène, mais certains assument naturellement ce choix. Les causes avancées par eux ne sont pas tout à fait différentes de celles des femmes.

Cependant et lors de notre enquête, nous avons constaté que la grande majorité des hommes ayant la quarantaine et qui ont choisi de rester célibataires sont des intellectuels (universitaires) et pour beaucoup des francophones « qui ne prêtent pas beaucoup d’importance aux choses religieuses », autrement dit, ils sont des libertins... Certains ont vécu longtemps à l’étranger où ils ont été influencés par le mode de vie occidental « où les libertés individuelles et sexuelles sont plus assumées qu’ici » souligne un célibataire convaincu. Lui c’est Salim, un journaliste francophone dans un grand quotidien national. « Je préfère être seul, car avec le caractère que j’ai (trop libre), une relation sérieuse avec une femme ne marcherait jamais. Je sais très bien que je vais en souffrir et faire souffrir ma partenaire », explique-t-il en clarifiant ses propos : « Je suis plutôt un homme à femmes. J’aime les aventures sans lendemain. Je sais qu’avec une seule femme, je ne serais pas heureux... Alors vive la solitude. »
Avez-vous songé aux enfants, aux avantages d’une vie conjugale ? « Oui, bien sûr ! Mais mes vices ont été plus forts, je n’y peux rien. J’aime profiter de la vie. Et puis je pense qu’à mon âge, 52 ans, la famille et les enfants c’est trop tard pour moi ! »

Les idéalistes...

Certains (es) célibataires sont excessivement idéalistes. Ils et elles veulent un (une) partenaire beau (belle), riche, intellectuel (lle), doux (ce)... Un homme (ou une femme) idéale ou rien du tout.

Il suffit de lire les annonces dans les journaux (en Algérie, quelques journaux seulement publient les annonces matrimoniales) pour voir combien ces personnes sont exigeantes et « difficiles ». C’est le cas de Souad, 41 ans, avocate et demeurant à la Place du 1er-Mai à Alger. Elle est seule depuis longtemps. Durant son adolescence, elle cherchait l’homme parfait, ce qu’on peut appeler « un homme sur mesure ». Souad a continué de chercher. Même si son entourage (sa famille, ses amies...) a essayé de la raisonner, en lui expliquant que nul n’est parfait. « À chaque fois, je leur répondais : il doit exister quelque part un homme, affectueux, responsable, qui aimerait ses enfants, intellectuel, charmant, grand de taille...et aisé. » Tout cet idéalisme ne lui a servi à rien, elle qui a été élevée dans un milieu plutôt aisé, car elle est toujours célibataire.

Souad raconte qu’elle connaît beaucoup de femmes et d’hommes qui sont dans sa situation (célibataires par idéalisme). Selon le professeur Arab du département de sociologie de l’université de Bouzaréah, ce genre de personnes ne pourrait jamais vivre une vie de famille stable. « Même s’ils (elles) arrivent à rencontrer un conjoint qui réponde à certains de leurs critères, ils (elles) finiraient un jour par se lasser et chercher davantage de perfectionnisme.

C’est la raison pour laquelle, ils (elles) préfèrent ne pas tomber dans le piège et rester célibataires tout en se mariant avec leurs idées platoniciennes. Et dans une certaine mesure, ils (elles) sont heureux (ses). Car ils (elles) trouvent leur bonheur dans leurs rêves et l’espoir de rencontrer l’homme ou la femme de leurs rêves », explique-t-il.
[ source ]
par Aziz Zamèche - Infosoir
El-annabi - Edition du 21 Février 2008