# Administrateur | 18/08/2009 | Tourisme

Rahmani veut booster le secteur
Une volonté de reprise en main est perceptible dans le but de le considérer comme une préoccupation des pouvoirs publics. Une nouvelle vision a été proposée aux professionnels avec l’ouverture d’un certain nombre de chantiers. La loi de finances complémentaire est venue confirmer cette tendance.
Elle répond au vœu des opérateurs qui ont, à maintes reprises, exprimé leurs inquiétudes quant au poids des taxes, à la difficulté d’accès au foncier et aux prêts bancaires. En invitant hier à l’hôtel Sofitel (Alger) les partenaires du tourisme, Cherif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, s’est voulu un porteur de bonnes nouvelles. Il a énuméré 9 mesures promulguées par la loi de finances complémentaire 2009 qui ont trait essentiellement à l’octroi au tourisme d’un certain nombre d’avantages en matière de foncier touristique, de soutien à la modernisation et la « mise à niveau » des infrastructures touristiques et à la réduction des prix des prestations (hébergement, restauration, voyages et transport). Dans ce cadre, il citera la réduction de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 17 à 7% sur les prestations liées aux activités touristiques, hôtelières, thermales, de restauration touristique classée, de voyages et de location de véhicules de transport touristique.
La TVA étant supporté par le client, le caractère transitoire de cette mesure (jusqu’au 31 décembre 2019) présente l’avantage de faire jouer, en plus des mécanismes habituels, un effet d’aubaine qui pousse les consommateurs à profiter d’une baisse momentanée des prix. C’est donc probablement un bon outil si l’objectif est de stimuler la consommation à court terme. Dans le but de dynamiser le Plan qualité tourisme Algérie (PQT), il a été décidé la bonification de 3% et de 4% du taux d’intérêt applicable aux prêts bancaires pour les actions de modernisation des établissements touristiques et hôteliers à réaliser respectivement dans les wilayas du Nord et celle du Sud. A titre transitoire et jusqu au 31 décembre 2014, les acquisitions d’équipements et d’ameublements non produits localement selon les standards hôteliers, rentrant dans le cadre d’opérations de modernisation et de mise à niveau, bénéficient du taux réduit de droit de douane. Il est également question de la création d’une caisse de dépôt de la caution financière exigée aux agences de tourisme et de voyages, destinée à couvrir les engagements pris par ces dernières. Le cautionnement est généralement affecté au remboursement des fonds reçus par l’agence pour l’organisation de voyages, séjours, réservations et autres services à sa clientèle et au rapatriement des voyageurs. Les investisseurs bénéficient d’un « abattement de 50% pour les Hauts- Plateaux et 80% pour le Sud sur le coût de la concession des terrains nécessaires à la réalisation des projets d’investissement touristique ». Ces investisseurs bénéficieront de plus d’une « bonification de 3% à 4,5% » pour les projets touristiques à réaliser respectivement au niveau des wilayas du Nord et celles du Sud.
La LFC prévoit, enfin, la mise en place d’un dispositif d’aide d’investissement à travers le « fonds d’appui à l’investissement, à la promotion et à la qualité des activités touristiques » et l’exemption du droit d’enregistrement lors de la constitution de sociétés activant dans le tourisme ainsi que les augmentations du capital. Cherif Rahmani s’adressant aux opérateurs a affirmé : « Ce sont des leviers qui vous permettent de mieux apparaître. Ils vont montrer leurs effets dans le temps et donner un souffle au secteur. » Il avertit néanmoins : « Il faut éviter deux dangers : celui de s’enfermer dans un discours réducteur du passé et celui qui consiste à succomber à l’illusion que nous allons tout régler en une année ou une saison. » Décrypté, le ministre adresse un message : ni apologie ni dénigrement, « la maison touristique Algérie est à bâtir ». Il a invité les investisseurs à se réunir avec lui, dans quelques semaines pour discuter du projet sur la « charte du tourisme national ».
[ via ]
Par Kamel Benelkadi
El Watan, publié le 18 Août 2009
Par : GFCLY
Sa note : 18/20
Qui dit : Pour booster le secteur touristique il faut construire tout d’abord la destination « Alger « . Jusqu’à présent l’Algérie est connue en EU uniquement pour le grand Sud. Ce dernier est un tourisme « spécial « qui ne bouge pas grand nombre de pax , d’autant plus que les visiteurs sont surtout des voyageurs sahariens avec 4x4 particuliers. Se gendre de présence ramène très peu de fric étant complètement autonome et coute cher sur le budget des willayas pour le contrôle de la sureté et pour la prévention du pillage archeo. C’est aussi une présence habituelle qui se ballade un an en Algérie, l’an après en Libye, ecc . Pour le Sahara et son futur il faut confier sur le développement d’un tourisme soutenable et travailler avec mehareé , treking, vivre l’expérience du Sahara et non plus chercher a découvrir le peu qui reste . Mais c’est surtout su Alger sur ses environs , qu’il faut booster pour donner une image plus saisissante, moins médiatique et plus complète du pays , durable et avec tout ses atouts qui sont plusieurs et non seulement a travers l’image du tourisme saharien qui souffre d’une concurrence élevée avec les pays voisins. C’est avec une image haut de gamme sur Alger pour des touriste culturellement préparés et du segment de disponibilité de dépense haute qu’il faut pointer . C’est un début difficile mais c’est par Alger qu’il faut commencer . GFCLY
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