# Administrateur | 24/08/2009 | Vacances

Anonymat, sécurité et brouhaha
L’immeuble est neuf, mais sans commodités pour accueillir ces milliers de voyageurs qui y transitent. Pour satisfaire un besoin naturel, on doit se diriger vers les bosquets ou le dense tissu forestier qui cerne le poste des frontières. A l’intérieur, quatre à cinq policiers traitent simultanément les dizaines des passeports dans un boucan continu et assourdissant. Aussi, les passe-droits y sont monnaies courantes. « Parfois, les touristes qui se rendent en Tunisie sont contraints d’attendre cinq à huit heures pour accomplir les formalités. Ceux qui ont des connaissances parmi les agents sont chanceux », affirme Saïd, un jeune taxi clandestin, qui a l’habitude de faire le trajet Annaba-Tunis quotidiennement. « Nous sommes 250 à 300 chauffeur de taxi qui faisons ce travail, mais nos recettes restent nulles d’octobre à mai », ajoute Saïid. Sur le Cours de la révolution ou près de la gare de Annaba, ils proposent aux voyageurs potentiels qu’ils savent reconnaître « un départ immédiat pour Tunis ». Prix de la place : 1200 DA. Ces transporteurs particuliers connaissent tout le monde. Même les policiers tunisiens qu’ils saluent chaleureusement dans le poste frontalier tunisien, où il n’y a point de files d’attente ce jour-là. On ne dirait pas que c’est le même nombre de personnes qui étaient à 10 m de là, dans les locaux de la PAF algérienne. Et, c’est toujours ainsi. La route nationale, de 5 m de largeur qui part de l’Algérie continue avec les mêmes dimensions en Tunisie. Ce n’est qu’en se rapprochant de Tunis que l’on pénètre dans une autoroute à double voies où l’on doit payer les droits de péage. Hammamet, au centre est de la Tunisie, est la destination la plus prisée par les touristes algériens.
D’autres préfèrent Nabeul ou Sousse. Plusieurs questions sont posées à propos de ces Algériens qui déferlent sur le pays de Benali. Qui sont-ils ? Pourquoi y vont-ils ? Selon un récent rapport de l’Office du tourisme tunisien, 1,2 Algériens ont passé des vacances en Tunisie et une moyenne de 6000 véhicules par jour. Incroyable ! Mais, il faudrait sillonner les routes de la Tunisie et les rues des villes de ce pays pour s’en rendre compte. Il y a autant de véhicules algériens que tunisiens. D’Oran, Tiaret, Blida, Alger, Tizi Ouzou, Biskra, pour ne citer que ces immatricules lointaines de Tunisie. Dans leur majorité, les touristes algériens peuvent être répartis en deux catégories ; les familles, plutôt de la classe moyenne, des groupes de jeunes garçons en quête de lieux de divertissement. Alors que les familles se noient dans l’anonymat confortable offert par la présence de touristes étrangers, les jeunes hommes, par contre, se font remarquer à coups de klaxons et des cris à tue tête. « One, Two, Three, viva l’Algérie » est le slogan crié. Suscitant désapprobation, cette catégorie de touristes est toutefois « tolérée » par la rue tunisienne, car les Algériens sont dépensiers (500 euros en un séjour de 10 jours, sans compter le prix de la location dans les hôtels et les appartements, les pompes à essence et les parkings qu’ils font tourner). Mais, les Tunisiens sont tenus de ne pas montrer des signes d’agacement vis-à-vis de ces touristes turbulents.
Il est formellement interdit aux Tunisiens mêmes de s’adresser aux touristes dans la rue. Certaines grandes boîtes de nuit ont interdit l’accès à ces touristes qui confondent tourisme et match de football », témoigne Mohamed, cadre à la Ferphos de Tebessa, habitué de la Tunisie, pays de ses beaux-parents. En Tunisie, le touriste n’a pas besoin de réservation., il n’a aucune crainte de passer la nuit à la belle étoile. Dès l’entrée à Hammamet, de jeunes gens proposent des appartements et des studios à louer. Pratiquement, tout est à louer. Les prix (négociables) varient entre 65 et 80 dinars tunisiens par nuit (1 DT =68 DA). Les hôtels sont également nombreux. Cette ville touristique subit une pression fiscale particulière en période estivale et le gouvernement tunisien accentue les profits. Les commerces paient une taxe supplémentaire de 40%, c’est ce qu’explique le quotidien Le Temps, dans son édition du jeudi 30 juillet. Hammamat est la ville la plus chère du pays, est-il écrit et cela se répercute sur les tarifs des différents produits. Les prix ne sont pas aussi bas qu’on le dit. Les plages sont propres. Serait-ce l’explication du rush des Algériens ? « Non. Nous venons ici pour deux raisons ; d’abord la sécurité. Il n’y a ni bombes qui explosent, ni agressions, ni vols. Ensuite, nous ne trouvons pas en Algérie l’anonymat que nous recherchons.
Là bas, la femme est transpercée du regard. Le bronzage est un réel plaisir. Ici, nous nous baignons en bikini alors que chez nous, les femmes se baignent en hidjab.
Ici, nous sortons la nuit comme le jour dans une totale tranquillité. Mais, il faut faire attention aux commerçants tunisiens. Ils ont toujours un moyen pour arnaquer le client sur les prix. C’est décevant. C’est la deuxième fois consécutive que je viens dans ce pays, je ne compte pas revenir », dit cette Oranaise d’un certain âge. La Tunisie a investit largement dans le tourisme, c’est source de revenus essentielle. Le secteur du tourisme est le premier pourvoyeur de devises avec des recettes annuelles de deux milliards de dinars et qui créée 350 000 emplois directs et indirects. « La Tunisie, petit pays, est loin du gigantisme algérien. A Hammamat, les habitations sont petites, la baguette de pain aussi », plaisante une touriste algérienne. Les Tunisiens n’ont pas les excès que s’offrent les Algériens. C’est évident. Dans les boutiques, les bouteilles d’eau sont rarement fraîches, tant les frigidaires sont quasiment éteints dans un souci de rationaliser l’électricité. Le pays, dirigé de main de maître par le président Benali, dont le portrait est déployé même sur les calèches et les monuments touristiques, est ouvert sur le monde. La coopération entre la Tunisie et la France en matière de tourisme est réelle. C’est le prince Albert de Monaco qui a inauguré la belle esplanade côtière de Hammamat en 2006, symbole de la coopération entre la principauté et la Tunisie. Le voisin de l’Est continuera d’attirer des milliers d’Algériens. Safia, dentiste, résumera l’état d’esprit : « Pour nous, l’essentiel c’est de prendre le passeport et voyager, aller à l’étranger, sans visa. Pour vu que les bonnes relations entre l’Algérie et la Tunisie se maintiennent ». L’allusion est faite au voisin de l’ouest.
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Par Saïd Gada, Envoyé spécial
El Watan, publié le 24 Août 2009
# Administrateur | 23/08/2009 | Vacances

Sidi Fredj : Un parfum de fin de vacances
Généralement en famille ou entre copains, les plages ont connu un rush inhabituel. Tout le monde avait une seule idée en tête : nager, respirer l’air marin et bronzer sur le sable. La circulation automobile était dense durant toute cette journée. Au centre de thalassothérapie de Sidi Fredj, les parkings étaient complets. Les plaques d’immatriculation nous renseignent sur la provenance des vacanciers. Il y avait des habitants de l’intérieur du pays, de l’Algérois et des émigrés qui sont venus planter leur décor aux « belles criques ». La recette du bonheur est simple : sortir de la routine, soigner le stress en douceur et partager quelques moments de joie. « On dirait qu’ils se sont donnés le mot », lâche l’un des gardiens du parking. Il nous confirme que le centre a reçu du monde cet été, mais le nombre atteint en ce jour-là semble énorme. Alors que certains ont choisi de se détendre les pieds dans l’eau, d’autres jouent au ballon. Ils vivent les derniers jours de vacances avec intensité. Au port de Sidi Fredj, les marchands de souvenirs vendent des objets de décoration. Des familles se promènent sur les quais.
Certaines s’attablent sur l’une des multiples terrasses en savourant des coupes de glace, des crêpes au chocolat ou sirotent un thé. Le port de Sidi Fredj ne s’est pas fait une beauté depuis des lustres. Un internaute a même fait une description peu élogieuse : « Façades complètement ternies par le soleil et l’humidité, des paraboles rouillées, des fenêtres cassées, des vitres brisées, un sol crasseux, des poubelles sales, des épaves d’embarcation qui n’ont absolument rien à faire et des vendeurs de cigarettes dans les parkings. »Très prisée par les amateurs de glaces, la localité de Staouéli profite des derniers instants de l’été pour attirer la clientèle. Dans quelques jours, les friandises du Ramadhan telles que zlabia, kalb ellouz et baklaoua feront leur apparition. Quant aux restaurants de grillades qui ont fait une bonne recette cette dernière semaine, leur business continuera pendant la sahra (soirée). Les établissements hôteliers ont cassé les prix pour tenter de capter une partie des clients, mais la partie n’est pas gagnée d’avance, car pendant le Ramadhan, les gens préfèrent la chaleur familiale.
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Par Kamel Benelkadi
El Watan, publié le 23 Août 2009
# Administrateur | 16/08/2009 | Vacances
La plage familiale à l’épreuve du Ramadhan
L’approche du mois de Ramadhan semble avoir dissuadé les aoûtiens qui ont préféré rentrer chez eux en prévision de ce mois sacré. Quant à ceux qui veulent profiter, jusqu’à la fin, de cette saison estivale relativement courte, ils auront le privilège de disposer, pour eux seuls, d’une plage admirable étalée sur plusieurs centaines de mètres. En plus de la beauté naturelle du site, ces ultimes estivants auront à savourer sans beaucoup de tumulte et de va-et-vient le sable doré et apprécier l’eau tiède d’un été particulièrement chaud. Des citoyens, rencontrés sur place, le pensent vraiment. Djaâfar, jeune cadre dans une société publique, venu de Djelfa, n’a pas manqué de relever ce détail. « C’est le meilleur moment pour se ressourcer. Les jours passés étaient merveilleux, mais je me retrouve encore davantage maintenant que l’affluence a diminué. » Sa fille, jeune étudiante, en hidjab, partage l’avis de son père et lance malicieusement : « Tant pis pour les autres. » En fait, se promener sur la plage familiale de Zéralda en cette fin de saison est un vrai régal. Elle est l’une des rares rives de la wilaya d’Alger, à la fois, longue et large. En y accédant, on est accueilli par des exploitations agricoles vertes et fertiles. De l’autre côté de la rue se trouvent un terrain vague et un panneau orientant vers la « plage au tir ». A proximité, se dressent, également, des broussailles à l’état sauvage et un terrain de football.
Le seul point noir qui agresse les yeux n’est autre que cet imposant silo à béton implanté au sein même de la plage. Il appartient à la maffia, qui, il y a quelques mois, fait dans l’extraction du sable de mer et approvisionnait, sur place, les camions malaxeurs. Cette bande a sévi durant plusieurs mois. Pourtant, pas loin de là, un grand panneau indique à qui veut le voir : « Zone réservée tourisme ». Les autorités de la wilaya d’Alger ont réagi, mais après que des ravages ont été faits. « Pour ne pas gâcher votre journée, faites semblant de n’avoir rien vu » nous propose un habitant et habitué des lieux, sans omettre, toutefois, de nous signifier ses appréhensions quant à un retour prochain des pilleurs, puisque leur engin est toujours là. Hélas ! A midi, la Protection civile hisse le drapeau orange, au grand bonheur des baigneurs. Le matin, la mer était agitée. Des gouttes d’eau sont tombées et des rafales de vent ont soufflé. « C’est pourquoi il y a peu de monde ? », « Non », répond un jeune concessionnaire. Il révèle que son chiffre d’affaire a commencé à chuter depuis trois ou quatre jours. « C’est mort, Khoya » dit-il, « c’est le Ramadhan ». Faute d’une grande affluence, les tarifs des accessoires de plage ont connu une certaine baisse. Les chaises sont louées 100 DA l’unité, le parasol 200DA, le tout est négociable. « Durant le mois de juillet, on propose ces mêmes services encore plus cher », selon un estivant. Pour le stationnement au niveau du parking, gardé par des jeunes chômeurs -employés saisonniers-, on exige 50 DA la journée. L’autre signe de la fin prématurée de la saison estivale à Zéralda est l’état des douches. Une fuite d’eau coulait depuis le matin sans que les services d’entretien prennent la peine de la réparer. Malgré ces petits couacs, la sécurité demeure le point fort sur cette plage de l’ouest d’Alger. En fait, un poste de la Gendarmerie nationale y a été installé afin de veiller sur la quiétude des visiteurs. Un point que de nombreux estivants n’ont pas manqué de souligner avec beaucoup de satisfaction.
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Par Par Djamel G.
El Watan, publié le 16 Août 2009
# Administrateur | 14/08/2009 | Vacances
Les vacances n’ont pas la même saveur
Mais les vacances n’ont pas la même saveur pour le commun des Algériens. Certains peuvent se payer des séjours dans de véritables petits paradis plein de charme, sur des plages au sable fin et à l’eau turquoise ; d’autres se contentent de leur décor quotidien. La côte est fréquentée par une ribambelle d’enfants et de jeunes en mal de loisirs et surtout de repères. Ils viennent pour noyer leurs frustrations et se « rincer l’œil », fréquentant même les plages interdites à la baignade. Les Algériens éprouvent de plus en plus la nécessité de se libérer temporairement du fardeau que représentent pour eux les contraintes quotidiennes (stress, problèmes physiques et psychiques). Le désir de partir, de changer de « décor », intervient comme une compensation de plus en plus nécessaire face au bruit des cités, à la monotonie et à la tension de l’activité professionnelle et au milieu de vie habituel auquel on aimerait échapper (fuite de la ville). La proportion de ceux qui partent en vacances stagne depuis quelques années. Parmi ceux qui ne partent pas, la majorité n’a pas pris de vacances en raison de contraintes financières principalement, mais aussi familiales, professionnelles et de santé et non par choix. Le niveau de vie reste le facteur le plus déterminant pour expliquer qu’un ménage part ou non en vacances. Les inégalités des taux de départ se doublent de différences sur la nature même des vacances : durée, destination et le mode d’hébergement.
Les raisons professionnelles semblent plus transitoires : la moitié de ceux qui s’y réfèrent pensent prendre des vacances dans l’année qui suit. Les vacances étant de plus en plus fractionnées, on pourrait penser que les personnes qui ne partent pas en long séjour d’agrément soit par contrainte, soit par choix délibéré, compensent l’absence de vacances par de courts séjours d’agrément, à l’occasion de week-ends par exemple. Or, il n’en est rien. Il est vrai que les dépenses de vacances pèsent dans un budget : pour les familles de 2 à 5 personnes, il oscille en moyenne entre 30 000 et 50 000 DA. Les Algériens établis à l’étranger représentent 70% des entrées (1,637 millions) sur le territoire national. Ils viennent profiter du soleil d’Algérie et dépenser une poignée d’euros. 1,5 million d’Algériens voyagent à l’étranger, principalement en Tunisie (47%) et en France (25%). « Tout est dit ou presque. Les Algériens passant leurs vacances en Tunisie sont devenus une réalité économique et sociale incontournable. Dans certaines villes touristiques, on voit des drapeaux algériens flotter aux devantures de quelques gargotes et restaurants populaires. Les cafés n’hésitent pas à mettre à tue-tête du raï. Les vedettes de la musique algérienne passent en boucle chez l’épicier et le marchand de légumes, quand ils ne se produisent pas dans un théâtre de plein air », est-il écrit sur le site tunisien webmanagercenter. Les vacances sont souvent l’occasion de rendre visite à la famille et aux amis du bled et assister aux fêtes de mariage. C’est le lieu des retrouvailles estivales et de la réactivation des liens générationnels.
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Par Kamel Benelkadi
La Tribne, publié le 14 Août 2009
# Administrateur | 12/08/2009 | Vacances
Les vacances ne sont pas à la portée de tous
Les villes de la région de Tlemcen sont plongées dans une torpeur quasi totale imposée par la chaleur. Les jeunes en groupe, notamment des écoliers, jettent leur dévolu sur les structures aquatiques (retenues collinaires, bassins d’eau …) pour s’adonner aux techniques de natation et de baignade. Pour la plupart, la mer n’est qu’un rêve non accessible car ils sont dépourvus de moyens. Depuis la fin du mois de juin, la région suffoque en cette période estivale. Le temps est lourd et chaud. Les seuls lieux rafraîchissants durant les après-midi sont les piscines ou les barrages. D’autres optent pour des randonnées en forêt et empruntent les jolis sentiers qui s’enfoncent dans la nature, pour l’observation de paysages féeriques Branchée, sophistiquée, fortunée, Tlemcen fait partie des villes algériennes les plus actives, tant du point de vue économique qu’artistique. La saison estivale est marquée au niveau de la ville par de belles soirées d’été, tout le long des boulevards du centre-ville jalonnés de crémeries et de cafétérias.
Le citoyen en quête de fraîcheur aime se laisser aller à déambuler, dans la belle cité des Zianides, à profiter de ce souffle de liberté durant toutes les nuits chaudes d’été. La ville scintille de mille feux grâce à son habit de lumière. L’ambiance bat son plein jusqu’à une heure tardive de la nuit, surtout au niveau du plateau de Lalla Setti. Par contre, l’été dans les régions rurales est «lourd». Une saison caractérisée par des vagues de chaleur, qui chasse les citoyens des rues. Les grandes agglomérations se vident à partir de 11 heures jusqu’au soir. Au niveau des villages, on affronte les moustiques et les odeurs nauséabondes dégagées par les latrines de fortune et les eaux usées.Pour les enfants, l’été est une saison marquée par de longues journées, à vivre souvent en groupe, dans les champs, à garder le troupeau. Ils sont tout simplement «détraqués» par manque de loisirs, et cette communauté juvénile chasse la gerboise à l’aide de furets ou de l’eau. A travers d’immenses plaines où l’odeur exquise de l’armoise se dégage, des groupes de jeunes se dirigent vers la cavité du recherché et vident le jerrican. Des boules d’oxygène font surface, et à l’aide d’un sac placé devant l’entrée, l’animal est pris.La chasse de cet animal aux moustaches aussi longues que son corps, qui palpe constamment le sol et qui se déplace très rapidement à la manière des kangourous par de grands bonds, est très prisée par les jeunes qui trouvent du plaisir à manger sa viande salée.
La gerboise vit en grande quantité dans ces terres steppiques, mais elle est constamment poursuivie par les furets, qui l’obligent à sortir. Le plaisir de cette chasse étant de tuer le temps, car voir la grande bleue, relève du domaine du rêve, voire de l’utopie.
Situées au sud de la wilaya, d’immenses parcours nus, autrefois envahis par le cheptel, sont menacés par l’avancée du désert. Déjà on a constaté les tourbillons de sable actionnés par le vent, lesquels montrent à quel point le danger menace la wilaya, devant un phénomène de désertification engendré par l’homme et l’animal.
Dans un autre domaine, le travail saisonnier est largement constaté. Vendeurs de fruits et légumes, friperies, glaces figurent au menu de cette activité caractérisée par l’exécution de tâches normalement appelées à se répéter chaque année, à des dates à peu près fixes, en fonction du rythme des saisons (récolte, cueillette…) ou des modes de vie collectifs (tourisme…). Cette variation d’activités doit être indépendante de la volonté de l’employeur. Les salariés directement occupés à des tâches saisonnières peuvent être recrutés en contrat déterminé, et sous certaines conditions. Les contrats saisonniers successifs peuvent être conclus avec le même salarié. Il s’agit de couvrir les besoins de la rentrée scolaire, universitaire ou carrément de subvenir aux besoins de la famille.
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Par Amira Bensabeur, correspondante à Tlemcen
La Tribune, publié le 12 Août 2009
# Administrateur | 12/08/2009 | Vacances
Bonne fin de vacances ou bon congé ?
L’été 2009 tire à sa fin. La rentrée s’annonce problématique pour les ménages qui se verront pris dans une spirale de dépenses où se croisent la célébration du Ramadhan et le poids financier des fournitures scolaires. Surtout pour ceux qui se sont permis le «luxe» de s’offrir des vacances. Mais, partir en Tunisie ou louer une maison les pieds dans l’eau n’est pas à la portée du simple citoyen. Alors en dehors des célibataires qui optent carrément pour le camping sauvage, la moitié des Algériens restent chez eux durant le congé et se contentent de quelques journées à la plage. Les autres, ceux qui ne peuvent pas profiter des plaisirs de la mer, choisissent de se terrer à la maison pour éviter la chaleur étouffante du mois de juillet et ne mettre le nez dehors qu’en fin de journée à la recherche d’un endroit de loisirs ou de détente. Ce qui n’est pas chose évidente même dans la capitale. En dehors du jardin d’Essais du Hamma, du parc zoologique ou encore de Riadh el Feth, peu de lieux permettent aux familles algériennes de passer un moment de détente. En réalité, l’Algérien n’a pas encore acquis la culture de programmer ses vacances à l’avance.
L’épargne en Algérie n’est mobilisée que pour l’achat d’un logement, hantise de tous les citoyens, la préparation d’un mariage, dont le coût est très élevé, ou encore pour les dépenses démesurées du mois de Ramadhan. De toutes les manières, le salaire des cadres moyens, comparé au niveau de vie, ne permet guère de faire des projets pour le moment. Et l’Algérien est fatigué de se «serrer la ceinture» pour faire face à la rentrée scolaire, aux dépenses du mois de jeûne, celles de l’Aïd, des mariages et… pour se payer des vacances. Au milieu de cet effort budgétaire qui le saigne, son choix est vite fait : les vacances sont à sacrifier. Et avec l’annonce de l’annulation du crédit à la consommation, qui a eu l’effet d’un coup de massue pour tous ceux qui avaient inclus dans leurs calculs budgétaires, il est évident aujourd’hui que le congé des Algériens ne se transformera pas en vacances !Il leur restera alors les barques de fortune. Une simulation de harga afin de se jeter à l’eau et s’imaginer en croisière.
Un humour noir pour une réalité plus macabre. Alors bonne fin de vacances ou bon congé ?
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Par Hasna Yacoub
La Tribune, publié le 12 Août 2009
# Administrateur | 09/08/2009 | Vacances
Des promos chez les voyagistes

Cet été, pour écouler leurs stocks, les tours opérateurs baissent les prix. Opportuniste, le vacancier guette la bonne affaire et adapte ses projets aux offres les plus intéressantes.
200 € offerts par le Club Med, moins 36 % sur des croisières en Égypte chez Look Voyages, moins 30 à 40 % pour l'Île Maurice... Des promos en plein mois d'août, on n'est pas habitué.
En juillet, crise oblige, les tour- opérateurs ont encaissé un recul de 3 % sur les réservations et leur chiffre d'affaires en pâtit : « moins 10 % en juin, une baisse énorme, analyse René-Marc Chikli, président de l'Association de tour-opérateurs français (Ceto). Les chiffres de juillet ne sont pas encore disponibles, mais ils ne seront pas brillants. » Alors, pour attirer le chaland et remplir avions et clubs de vacances en août, les voyagistes bradent. Résultat, ce mois-ci, les trois premières semaines s'annoncent satisfaisantes au niveau des réservations, mais les prix réduits entraînent des rentrées d'argent moins importantes chez les voyagistes.
Réservationsde dernière minute
Même les destinations les plus prisées, Tunisie, Maroc, Italie, Grèce ou Turquie, ont encore des disponibilités, ce qui n'était jamais le cas les années précédentes. « Cet été, les réservations, c'est de l'ultra dernière minute, constate Myriam Sablé, responsable de l'agence Marmara à Rennes. Les gens réservent au plus deux à trois semaines avant leur départ, et parfois seulement la veille. »
Ainsi, débute ce week-end un voyage en Tunisie qui a fait le plein en moins de deux semaines ! Confirmation de la tendance chez lastminute.com qui vend de plus en plus de séjours à moins de cinq jours du départ : « Beaucoup de gens attendent parce que, jusqu'au bout, ils ne sont pas sûrs d'avoir les moyens de partir. » Du coup, beaucoup d'agences ajustent leurs prix en fonction du taux de remplissage : un voyage affiché à 799 € aujourd'hui sera moins cher demain s'il attire peu de vacanciers, plus cher dans le cas inverse. « La pluie nous aide, observe Mme Sablé. Nous avons des clients qui ne pensaient pas partir et qui ont changé d'avis parce qu'ils veulent un peu de soleil. »
En avoir pour son argent
Côté budget, pas de changement par rapport à 2008. Mais les vacanciers veulent en avoir pour leur argent. « Ils consacrent la même somme aux vacances, explique-t-on chez lastminute.com, mais sont plus exigeants. Ils veulent un quatre étoiles au lieu de trois, ou huit nuits pour le prix de sept. »
En 2010, les tour-opérateurs ajusteront leurs stocks pour ne pas risquer à nouveau de se retrouver avec des avions ou des clubs à moitié vides. Pour M. Chikli, il faut en profiter cet été : « Si vous avez toujours rêver d'aller à l'autre bout du monde, l'Amérique du Sud, les Seychelles, l'Océan Indien... c'est le moment, foncez ! Les conditions actuelles ne se représenteront pas. » À vérifier l'été prochain. En attendant, votre bonheur fera aussi celui des voyagistes.
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Pascale LE GARREC.
ouest-france.fr, publié le 09 août 2009
# Administrateur | 09/08/2009 | Vacances
Alger-Sidi fredj, Staouéli et Draria : Lieux priviliégiés de villégiature
La zone touristique de Sidi Fredj connaît une intense activité, notamment le soir avec les déambulations incessantes des familles au niveau du port de plaisance où d’aucuns préfèrent s’asseoir sur les rochers pour respirer l’air marin. Certains, préfèrent s’attabler en famille pour déguster des glaces alors que d’autres choisissent de visiter l’exposition de bijoux et de tenues traditionnelles organisée à chaque saison estivale. Sur la place jouxtant le parking, des jeunes proposent toutes sortes de jouets, de fruits secs et de confiseries dont raffolent les enfants comme la barbe à papa, dont le stand est un passage obligé pour tous les parents venus avec leurs bambins. Les pizzerias et autres restaurants, n’ont pas la cote auprès des estivants qui se rendent à Sidi Fredj surtout pour se détendre et se balader sur le port. La musique est omniprésente dans cette zone touristique où l’Office national de la culture et de l’information (ONCI) a pour coutume d’organiser des soirées artistiques animées par des artistes algériens et étrangers. A quelques encablures de Sidi Fredj, la rue piétonne de la commune de Staouéli ne désemplit pas jusqu’à une heure tardive. Ses restaurants et ses salons de glaces rencontrent un grand succès auprès des familles algéroises. L’attrait de Staouéli demeure toutefois confiné à cet aspect-là en l’absence d’activités culturelles.
En raison de cette grande affluence, trouver une place de parking relève du parcours du combattant. La sécurité est l’un des point positifs de Staouéli. En effet, de nombreux agents veillent sans relâche à la sécurité des estivants et à la protection de leurs biens. La commune de Draria connaît, elle aussi, une forte affluence des citoyens pendant la saison estivale. Elle a réussi en quelques années seulement à devenir le « quartier des grillades à Alger ». Des familles des différentes régions du pays y viennent pour apprécier les mets proposés par les nombreux restaurants et pizzerias qui s’alignent des deux côtés de ses grandes artères. Il y a, toutefois, un petit bémol : les embouteillages. En raison du nombre élevé de visiteurs, des parkings se sont improvisés des deux côtés des artères de Draria. Afin d’attirer les clients, les propriétaires de restaurants affichent le plat du jour à la devanture ou chargent un employé de faire le rabatteur et de se mettre devant l’entrée pour inviter les passants à choisir son restaurant plutôt qu’un autre. Une méthode qui a d’ailleurs fait ses preuves. La saison estivale est également l’occasion pour les chômeurs de se faire un peu d’argent à travers un emploi saisonnier. Certains d’entre eux investissent carrément les lieux improvisés en parkings et demandent pas moins de 50 DA par voiture gardée.
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Par APS
El Watan, publié le 09 août 2009
# Administrateur | 05/08/2009 | Vacances

L’activité touristique gagne du terrain
Mais depuis cette date et jusqu’au 15 août, le taux grimpe et devrait atteindre les 100%. Premier constat, les flux sont constitués à 80% de nationaux et les 20% restants représentent les expatriés (ceux qui travaillent dans des sociétés étrangères ou des diplomates et des fonctionnaires étrangers qui travaillent en Algérie). Le complexe Les Andalouses est pratiquement complet à 100%, nous signale-t-on du côté de Gestour. Mustapha Chaoui, chargé de la promotion et du marketing au sein de cette entreprise, nous affirme qu’« il y a une certaine tendance qui s’est inversée par rapport à la saison écoulée. Il y a plus de nationaux que d’émigrés : 75% de clients nationaux et 20% d’émigrés. La nouveauté pour cette année – qui a commencé à s’exprimer l’année dernière – est le fait que des Algériens qui se sont mariés au Canada et en Amérique viennent passer leurs vacances avec leurs familles (avec le conjoint étranger) ». A Annaba, il n’y a pas de structures balnéaires. L’hôtel Seybouse était fréquenté en majorité par une clientèle d’affaires (réunions et séminaires jusqu’au 15 juillet). Une proportion assez importante de clientèle qui vient de l’intérieur du pays passe son séjour à Chellala où se trouvent les commodités nécessaires au repos et à... l’évasion. Les plus âgés sont en quête de soins et pour les jeunes, Chellala constitue une rampe de lancement pour partir vers les plages de Annaba ou El Kala.
Dilemme ramadhanesque
Même scénario à Seraïdi. La montagne offre sur un plateau un lieu de villégiature. Pendant la journée, les vacanciers partent à la plage de Oued Bakrat, plus connue pour les habitués sous le nom de Djenane El Bey qui est à 13 km de Seraïdi. Le soir, ils retrouvent la fraîcheur des hauteurs. Un peu plus loin, précisément à Guelma, on trouve une petite base arrière vers les plages de Annaba. A Hammam Righa, ce sont les gens du Sud qui remontent. Au fil des ans, une clientèle s’est fidélisée, celle qui vient de Ghardaïa, de Djelfa et de Laghouat. Les tendances pour cette station ? Il y a les émigrés (10%), les curistes (65%) et le reste est constitué de la clientèle nationale. La particularité de cette saison est l’approche du Ramadhan. Mois où les Algériens préfèrent rester chez eux et en famille, plutôt que d’aller quelque part. « La donne du Ramadhan est nouvelle pour nous, on ne sait pas comment ça va se présenter, mais on l’a prise en considération dans la mesure où on a tracé un programme approprié.
Aux Andalouses, une campagne de communication et de publicité a été lancée avec le concept “Layali Ramadhan fi El Andalousiyate” invitant les gens à venir passer le Ramadhan en bord de mer avec des tarifs promotionnels et une gastronomie locale et nationale. Une grande kheîma sera mise en valeur où seront offerts des shows, une animation ciblant les familles et les enfants avec de grands galas et des têtes d’affiche », souligne le chargé de la promotion et du marketing. Au niveau de Tipaza, ce sera la même démarche. Le Ramadhan, qui revient 30 ans après à cette période de l’année, reste la grande inconnue. En fait, si en soirée, les responsables des complexes arrivent à occuper les estivants avec une animation, la grande question est de savoir quelle va être la réaction de l’Algérien pendant la journée ? Comment l’occuper et par ricochet s’assurer un chiffre d’affaires important ? Car au-delà de la farniente et de la détente, l’équation est économique. Si les affaires baissent pendant l’été, il sera difficile de compenser les pertes constatées sur le bénéfice. La saison estivale reste une période de pointe, mais l’offre ne répond pas encore à la demande, et à l’évidence, les structures d’accueil affichent complets.
La guerre des prix
Les gestionnaires proposent des tarifs avec des modulations pour faire en sorte d’élargir au maximum la saison estivale, qui commence fin mai et se termine à fin septembre. « Si on devait comparer les tarifs avec ceux de nos voisins, je pense qu’il n’y a pas une grande différence ! Nos prix sont compétitifs », explique un gérant. Alors, pourquoi une proportion importante des vacanciers part vers la Tunisie ? La réponse est presque identique partout : « C’est dû à la disponibilité des structures qui ne sont pas encore suffisantes. Quant au service, il est en constante amélioration. » Il faut dire sans hésitation qu’à un moment donné, le tourisme n’a pas été une véritable priorité. On l’avait réduit à une sphère commerciale qu’il fallait progressivement ramener vers la privatisation. Le développement s’en est un peu ressenti pendant quelques années. Il semble qu’il y a une volonté de reprise en main des choses dans le but de considérer le tourisme comme une préoccupation des pouvoirs publics. Une nouvelle vision a été proposée aux professionnels avec l’ouverture d’un certain nombre de chantiers, parmi lesquels la formation, la rénovation et la modernisation des structures qui s’inscrit dans la durée. Les hôtels 5 étoiles d’Alger exigent une amélioration constante et qu’on les relooke constamment. Dans ce cadre, la rénovation d’El Aurassi qui a pris un peu de retard a été finalement décidé par les pouvoirs publics : elle sera entamée dans le courant de septembre-octobre. Concernant l’hôtel El Djazaïr, des travaux de mise à niveau sont obligatoires pour qu’il réponde aux exigences du marché de l’hôtellerie haut de gamme.
Des contraintes qui reviennent chaque année
90% déclarent partir en vacances l’été
# Administrateur | 05/08/2009 | Vacances
La CNAS d’Alger assure les émigrés pendant leur séjour en Algérie
Une nouvelle mesure a été introduite cet été par la Caisse nationale d’assurances sociales (CNAS). Il s’agit d’une campagne d’information et de sensibilisation autour d’une action de prise en charge des émigrés par la sécurité sociale et ce, durant toute la saison estivale.
L’opération en question consiste en la distribution de dépliants portant sur des mesures de prise en charge en matière de sécurité sociale au profit de ressortissants algériens travaillant à l’étranger, suivant les conventions algéro-française, algéro-belge et algéro-tunisienne dans ce domaine.
En d’autres termes, les émigrés algériens travaillant en France, en Belgique et en Tunisie et qui passent leurs vacances en Algérie seront pris en charge par la CNAS au cas où ils seraient victimes d’un accident ou confrontés à un problème de santé. Même les Algériens qui séjournent en Tunisie durant cette période de vacances, sont pris en charge par la caisse d’assurances sociales tunisienne en cas de problème, suivant les termes de la convention signée entre les deux caisses de sécurité sociale. Selon Mlle Bouamra, responsable de la cellule d’écoute et de communication à l’agence CNAS d’Alger, ce sont les émigrés algériens installés en France, en Belgique et en Tunisie qui sont concernés par cette mesure décidée par le ministre du travail et de la Sécurité sociale. Environ 18 000 dépliants ont été distribués aux terminaux d’arrivées et de départs de l’aéroport international d’Alger, et 12 000 au terminal d’arrivées de la gare maritime d’Alger. «Deux jours seulement après le lancement de l’opération, les gens se sont intéressés et ont pris les dépliants qui les renseignent clairement sur leurs droits dans ce domaine», explique elle Bouamra. Elle ajoutera que, «le plus souvent, les gens ne connaissent pas leurs droits et ignorent jusqu’à l’existence de ces lois».Il faut savoir que ces conventions sont très anciennes et datent du 19 février 1965 (réactualisées le 1er octobre 1980) pour celle signée avec la France, du 27 février 1968 pour celle concernant la Belgique, et du 30 décembre 1973 pour celle signée avec la Tunisie et révisée le 27 septembre 2004.
L’opération de sensibilisation a été lancée le 25 juillet dernier par l’Agence CNAS d’Alger, et concerne aussi les autres wilayas car elle est nationale. Une initiative louable qui va durer pendant toute la période estivale, et qui ne concerne que les trois pays cités. Elle gagnerait quand même à être rééditée chaque année et à être élargie aussi à d’autres pays, car il n’ya pas que la France et la Belgique à accueillir de plus en plus d’émigrés algériens. Le Canada par exemple est un pays qui a ouvert son territoire à des familles algériennes entières dans le cadre de sa politique d’immigration, en plus d’autres pays du monde.
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Par Badiaa Amarni
La Tribune, publié le 05 Août 2009
# Administrateur | 03/08/2009 | Vacances

Ils n’iront pas en Algérie
« J’ai fait tous les métiers, baby-sitter, papy-sitter, démonstratrice de produits sur les marchés, serveuse dans des restaurants, sondages pour un nombre incalculable de produits. Les premières années, je n’avais aucune envie de rentrer chez moi. Aujourd’hui, l’Algérie me manque terriblement, enfin surtout mes parents mais la préfecture a refusé de renouveler mon titre de séjour il y a cinq ans ». Et depuis 2005, Nadia gagne du temps, vit de petits boulots au black. « Les vacances se résument à de rares week-ends chez des amis. Je ne m’approche jamais des frontières. L’unique fois où j’ai quitté la région parisienne c’était pour me rendre à Andorre avec des proches. Je me suis arrêtée à Foix, pas eu le courage de m’approcher de la frontière. Il suffit d’un contrôle de douanes ou de la police pour que je me retrouve à Alger avec mon sac à main pour tout bagage ». Chaque été, le scénario se répète. « Je voyais les gens faire leurs courses, entasser des choses incroyables dans les valises en se plaignant par avance de l’excès de bagages.
C’est délicieusement ridicule. Je n’aime pas l’été en Algérie mais je m’accommoderai bien d’un août caniculaire pour calmer ma nostalgie ». Akim, sans H, est aussi un expert dans les additions et soustractions. L’arithmétique, c’est son domaine. Statisticien de formation, il travaille dans un groupe informatique. Plutôt aisé financièrement et vivant en couple avec une enseignante, Akim garde des souvenirs mitigés de ses séjours estivaux en Algérie. « Mon père continue à regarder l’Algérie avec les yeux d’un enfant. Il s’est installé en France à presque 30 ans au début des années 70. Il court derrière ses souvenirs. Moi, la Kabylie me fait penser à la chaleur, aux pénuries d’eau et à des après-midi sans fin. Il n’y a que la télé comme loisir. Depuis que je travaille, je préfère découvrir le monde. Il me revient moins cher d’aller à New York que de passer un séjour en Algérie ! ». Comme chaque été, il accompagne ses parents à Orly prendre l’avion. Avant de se rendre lui-même à Roissy pour des destinations plus exotiques. Et comme chaque été, il se rendra de nouveau à Orly en septembre pour leur retour.
« Le rituel est immuable. Mes parents vivent à l’heure de leur village. La France n’est qu’une parenthèse pour eux qu’ils ont du mal à refermer. La mienne (heure) est fixée sur celle de Paris. Du coup, on a du mal à communiquer. Mais c’est à moi de faire l’effort, de trouver un midi qui nous arrange tous. En me rendant avec eux de temps en temps dans leur belle maison vide de Kabylie ? » Zohra et Hamid font et refont plusieurs fois leurs calculs. Ils n’ont pas les états d’âme d’Akim, leurs priorités sont ailleurs. Ils ne seraient pas contre l’idée de passer tous les étés en Algérie, et même deux fois par an. Zohra gagne 500 euros par mois en gardant des enfants en bas âge et le salaire de Hamid ne dépasse pas de beaucoup le Smic. Avec leurs deux enfants, le prix de l’avion leur revient à 1 800 euros. « Si on ajoute les frais sur place, on arrive facilement à 3 000 euros.
Il y a toujours un proche qui se marie. Nous n’avons pas les moyens de dépenser une telle somme tous les étés. Une fois tous les trois ans, c’est notre unique solution. Nous aurions bien voulu que nos enfants aient un contact plus suivi avec leur pays d’origine ». Ce sera donc le centre aéré pour les enfants cette année. « De toute façon, avec le ramadhan, on ne peut pas trop parler de vacances », se console Hamid.
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Par Rémi Yacine, correspondant à Paris
El Watan, publié le 03 Août 2009
# Administrateur | 03/08/2009 | Vacances

Vacances des émigrés algériens : Sous le soleil... du pays exactement !
Keltoum, une ressortissante algérienne de 47 ans résidant dans la région parisienne, en France, depuis une trentaine d’années, a fait de ses séjours réguliers en Algérie, pendant l’été, une sorte de « coutume » qu’elle n’échangerait pour rien au monde. Assistante juridique en France, originaire de Sétif, cette dame dit « aimer le soleil de son pays » et qu’elle reste « très attachée » à ses origines et aux traditions de ses ancêtres. Chez elle, en France, sa table quotidienne « comprend toujours, été comme hiver, au moins un plat traditionnel du bled », affirme-t-elle sans détours. « Les traditions algériennes coulent dans mes veines. Je suis partie en France à l’âge de 17 ans, mais je ne peux me passer de mes coutumes, qui me sont chères », ajoute cette dame avec une fierté non dissimulée. Pour sa part, Fatma, 50 ans, rentre de Rome comme chaque année en compagnie de sa fille Samah, une étudiante de 18 ans. Originaire de Sidi Aïssa, près de Bou Saâda, elle vient elle aussi « se ressourcer auprès des Algériens et prendre un peu de chaleur familiale dans la valise du retour ».
« Tout me manque, mon pays, ma ville, mes parents, mes amis d’enfance, mon entourage et mes coutumes », dit-elle, les larmes aux yeux. Pourtant, vivant en Italie depuis 25 ans, elle affirme ne rater aucune opportunité pour rentrer au pays, même en hiver. Autre motivation, le Ramadhan : « Je m’organise pour visiter mon pays pendant la saison estivale, mais je m’arrange aussi pour donner l’occasion à mes deux autres enfants, Mahdi (27 ans) et Farah (25 ans), de passer le mois de Ramadhan en Algérie », confie Fatma. « Je viens en Algérie pour la première fois, afin de passer quelques semaines de vacances dans mon pays et surtout pour me ressourcer », indique de son côté Nabila, une Algérienne de 24 ans, originaire de Constantine, qui vit actuellement à Caen en France.
Elle n’a pas manqué évidemment d’exprimer sa « joie » de découvrir son pays d’origine et profiter de ses multiples bienfaits. Elle l’exprime avec la satisfaction du but atteint : « Depuis des années que je voulais visiter l’Algérie, profiter de la chaleur familiale et découvrir mes racines et ma culture, m’y voilà enfin. » Elle souhaite, enfin, « revenir chaque année sur la terre des ancêtres ». Un jeune couple algérien qui vit en France depuis 18 ans, Farid et Meriem, originaires de Sétif, arrivés à Alger en provenance de Marseille, ont préféré, eux, décrire la joie de leurs enfants Sami et Naouel de pouvoir passer les vacances sur les plages d’Algérie, de Tipasa plus précisément, avec leur petits cousins de Bab El Oued (Alger). « Nous visitons notre pays chaque année, plus particulièrement pendant la saison estivale, pour retrouver la chaleur familiale et nos traditions qui nous manquent beaucoup », ajoutent-ils simplement.
Ambitieux, Farid confie son intention d’investir en Algérie dans le domaine industriel et de retourner définitivement dans son pays pour y vivre à l’aise, mais aussi pour « garantir » à sa progéniture « l’éducation et la culture des ancêtres ». Eloigné du pays depuis de longues années avec sa petite famille, Mohand débarqué de Genève (Suisse), accompagné de sa femme et de ses trois enfants, il est tout simplement « comblé » de pouvoir passer quelques semaines de vacances en Algérie, après dix ans d’absence. « Je vis en France depuis dix-neuf ans, je venais chaque année durant la saison estivale, mais cette fois, je ne suis pas rentré depuis dix ans. Je constate une évolution remarquable en Algérie dans tous les domaines, à commencer par le nouvel aéroport international d’Alger », constate-t-il.
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Par APS
El Watan, publié le 03 Août 2009
# Administrateur | 27/07/2009 | Vacances
Économiser l'essence sur la route des vacances

Un plein d'essence a vite fait de vous siphonner le porte-monnaie. Pour faire des économies, commencez d'abord par vérifier la pression des pneus. Rouler sous gonflé, c'est dangereux et ça consomme plus. Une différence de 0,5 bar correspond à une surconsommation de 2,4 % soit 33€ par an, selon l'Agence de développement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).
Un véhicule mal entretenu, c'est jusqu'à 25 % de carburant en plus. Changez les filtres encrassés ou les bougies vieillissantes. De même qu'une voiture en bon état permet d'alléger la note à la pompe.
Voyagez léger
Les lois mathématique sont implacables : plus on est lourd, plus on consomme. Cent kilos de bagages représentent une surconsommation de près 7 %, selon les calculs d'Ecodrive (projet européen en faveur de l'éco-conduite). Pensez à enlever toutes les choses inutiles qui s'entassent dans le coffre par exemple. Il est aussi conseillé de démonter galerie et coffre de toit une fois arrivé à destination. Très utiles pour transporter les bagages, ils ont l'inconvénient d'offrir une résistance au vent, gourmande en énergie. Une galerie à vide représente 10 % de carburant en plus (15 % à 20 % avec des bagages).
La clim'... à bon escient
La climatisation consomme 10 % de carburant en plus sur route et 25 % en ville. L'éteindre pour rouler à petite vitesse permet d'économiser de l'essence. Sur autoroute, c'est une autre histoire. Rouler fenêtres grandes ouvertes, clim' à l'arrêt, génère d'importants courants d'air qui réduisent l'aérodynamisme de la voiture. Ce que vous économisez en éteignant la climatisation, vous le dépensez vitres baissées.
Roulez cool
Vous gagnerez quelques litres en adoptant une conduite souple et sans à-coup. Rouler à vitesse constante est la règle d'or de l'éco-conduite. Elle préconise aussi d'anticiper les ralentissements, d'utiliser le frein moteur et surtout de ne pas pousser les vitesses. Vous économiserez ainsi 20 % de carburant soit environ 2€ pour 100 km. De même, réduire de 10 km/h sa vitesse sur autoroute permet de gagner jusqu'à 5 litres de carburant sur 500 km.
Coupez le moteur
Pour économiser le carburant, plusieurs constructeurs proposent sur leurs nouveaux modèles des systèmes Start and Stop qui coupent le moteur à l'arrêt du véhicule. Pour les voitures qui n'en sont pas équipées, Ecodrive conseille de couper le contact dès que l'attente s'annonce un peu longue (bouchons, embouteillages au péage...). À l'arrêt, un moteur consomme un litre par heure en moyenne. Ce qui n'est pas négligeable.
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Par Sébastien JENSONNY
ouest-france.fr, publié le 27 Juillet 2009
# Administrateur | 27/07/2009 | Vacances

Rush et embouteillages au quotidien
Cette fois-ci, la ruée a été précoce. D’habitude, on attendait la deuxième quinzaine du mois de juillet pour voir les grands afflux, mais cette année, les estivants ont commencé à déferler dès les premières lueurs du mois de juillet. De l’extrême est à l’extrême ouest de la wilaya, le topo est pratiquement le même : les cités sont assaillies par les véhicules avec des plaques d’immatriculation renseignant sur l’origine des nouveaux venus. Les routes nationales, principalement durant le week-end, se chargent de files kilométriques d’automobilistes qui s’arment de patience, n’ayant pour seul remède que la perspective d’arriver bientôt au bord de la mer pour faire trempette. Que ce soit tôt le matin ou en fin d’après midi, le spectacle est le même.
Des files le matin affluant vers la côte et le soir les mêmes files qui repartent. Au chef-lieu de wilaya, Jijel, les encombrements sont devenus quotidiens et à des heures précises : en milieu de matinée, à midi et en fin d’après-midi. Ces derniers sont les plus tenaces car tout le monde réinvestit la ville après une journée à la plage. L’autre problème est causé par l’affluence de milliers de personnes et d’automobilistes vers un seul point – privilégié parmi tant d’autres - :le front de mer de Kotama. Là, les estivants ont le loisir de consommer grillades ou glaces autour de tables placées sur le sable ou encore d’investir les kheïmas érigées près de la plage. A Jijel, comme partout dans les localités côtières, quiconque possède un appartement ou une maison, et qui arrive à se caser quelque part avec sa famille le temps des vacances, met à la disposition des estivants les lieux moyennant pécule. D’année en année, les prix ne cessent de grimper. Cette année, la fourchette oscille entre 2 500 et 4 000 DA la nuit, selon l’endroit. Les arrivants, eux aussi, deviennent plus exigeants à débourser de telles sommes qui restent, malgré tout, bien plus économiques qu’un hôtel pour une famille de plusieurs personnes. Désormais, les propriétaires doivent assurer aux hôtes, outre l’électricité, le gaz et l’eau, un téléviseur avec parabole et démodulateur, et pourquoi pas, un climatiseur. Le marché évolue d’année en année.
Tous les espaces pris d’assaut
Dans les cités HLM de Jijel, les voitures des estivants emplissent l’essentiel des parkings et autres espaces publics. Des jeunes, qui s’improvisent gardiens de parkings, se frottent les mains devant cet afflux, synonyme d’augmentation du pactole amassé chaque nuit. Une manière pour eux de se rendre utiles et d’échapper, un tant soit peu, aux griffes du chômage et autres déviances. En dehors de la ville, principalement près des petites localités côtières, une nouvelle forme d’hébergement a fait son apparition au niveau des parkings des plages. Des familles qui ne trouvent pas où loger, préfèrent se garer près du bord de la mer, dans un parking et y passer la nuit en toute quiétude avec la bénédiction du gérant temporaire des lieux. Mais, d’ores et déjà, certains pensent au Ramadhan. L’année dernière, on avait remarqué que plusieurs familles de l’intérieur du pays avaient loué des appartements pour y passer le mois sacré. Les familles venant principalement du Sud du pays, préfèrent louer quelque maison ou appartement et y passer le mois de jeûne sous un climat plus clément. Cette année, et certainement plus les prochaines, le Ramadhan ne devrait plus constituer une entrave pour les amateurs de séjours sur la côte. Les réservations à Jijel ont déjà commencé, et on estime que l’affluence sera beaucoup plus importante que l’année passée durant le mois sacré. Certaines familles sont allées même jusqu’à improviser des ruptures de jeûne en bord de mer. La nourriture est cuisinée à la maison avant d’être emballée pour aller garnir une table sur une plage avant le « maghreb ». Les idées ne manquent pas, et chacun y va avec sa trouvaille. La wilaya de Jijel, en dépit des avancées réalisées, est encore très pauvre en terme de structures d’accueil. La demande des estivants est, jusque-là, bizarrement ignorée des investisseurs en hôtellerie et autres pour répondre aux exigences d’un marché sans cesse croissant.
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Par Fodil S.
El Watan, publié le 27 Juillet 2009
# Administrateur | 27/07/2009 | Vacances
Vacances au bled : L’Algérie, mon beau pays caniculaire
Rien de nouveau au Sud. Comme chaque été, le scénario se répète à l’identique. Juilletistes et aoûtiens se ruent à l’aéroport d’Orly. Direction l’Algérie. Comme chaque année, les passagers râlent contre la cherté des billets d’avion. Et comme chaque mois de juillet, ils s’envolent vers le pays d’origine. « Je me dis à chaque fois que cette année, j’irai en Corse ou en Grèce avec ma famille. Puis, je me retrouve à El Kseur à fuir le soleil marteleur. Durant des années, je me disais que c’était pour que mes enfants ne soient pas coupés de leur culture. Et je voulais faire plaisir à mes parents. Honnêtement, je crois que je fais tout ça pour moi. L’Algérie demeure mon pays, la France mon lieu de résidence. Pour mes enfants, la France est leur pays et l’Algérie celui de leur père. Pas le leur. Jusqu’à l’adolescence, ils chérissent l’Algérie. Ensuite, ils traînent des pieds pour m’accompagner », confie Hamid, quinquagénaire, chauffeur de taxi. Nadia, installée en banlieue parisienne depuis quatre ans, s’étonne du rush estival. C’est la première fois qu’elle rentre en Algérie depuis 2005.
Dans un fou rire, elle explique que l’exode estival n’est pas fait pour elle. « Regardez autour de vous, on dirait que nous sommes à Alger, et dans l’ancien aéroport. Il y a plus d’Algériens que de Français à Orly Sud. Mon mari m’a proposé un marché intenable. Soit on se rend mi-août en Algérie et on revient la veille du Ramadhan, soit on y passe une vingtaine de jours en embarquant fin juillet. Il ne veut plus passer le Ramadhan en Algérie. Il répète qu’il ne veut plus être attrapé par le Ramadhan, vous comprenez pourquoi ! » Difficile de mal comprendre surtout qu’elle précise que les journées seront longues, caniculaires et que son environnement est religieux.
Ali a la calculette et le contact faciles. Il apostrophe le personnel et les passagers. A la vue d’un journaliste, un sourire lui mange le visage. « J’ai beaucoup de choses à dire. Les raisons pour me rendre à Béjaïa ne vous regardent pas, elles ne sont pas intéressantes. Vous avez vu les prix des billets ? C’est de ça qu’il faut parler mais vous les journalistes… Vous savez combien ce voyage m’a coûté ? Près de 3000 euros, pour mes 3 enfants, ma femme et moi-même ! Mais ça vous allez le censurer, je connais très bien la presse algérienne », tranche-t-il devant le sourire narquois de l’agent d’accueil d’Aigle Azur et les dénégations des autres passagers. Ali reconnaît qu’il a arrondi généreusement le total. « J’ai été à la maison de la Chimie pour la campagne présidentielle de Bouteflika. On nous a promis la baisse des prix des billets d’avion. On attend toujours et on risque d’attendre longtemps. La politique ce n’est que des promesses vides », dit-il, cette fois avec l’acquiescement des passagers. Ali finit par avouer la raison de son voyage. Il « marie son frère cadet, un bon à rien qui a toujours besoin d’aide, même pas capable de payer son mariage ».
Mohand et sa femme Nora sont mécontents. Ils se rendent pour la troisième fois au bled sans leurs enfants. Dans un français approximatif mélangé à un kabyle enraciné, Nora se plaint de l’ingratitude de ses enfants en prenant son époux à témoin. « On a construit une belle maison de 3 étages, la plus grande de la commune. Nos enfants sont ingrats, ils préfèrent aller en Espagne ou ailleurs sans nous ! C’est honteux pour des Algériens. J’ai l’impression qu’ils font tout pour ne pas passer leurs vacances avec leurs parents. Ils disent qu’ils s’ennuient, qu’il n’y a rien à faire à Michelet. Et alors ? Qu’ils s’occupent, c’est quoi ce bonheur à tout prix ? Passer du temps avec sa famille est tout de même important. Ils ne connaissent même pas leurs cousins. Que va devenir notre maison après notre mort ? Des ingrats ! » Mohand tempère les propos de sa femme : « L’Algérie, c’est comme les légumes. On n’aime pas quand est jeune puis on ne peut plus s’en passer, on adore. » A l’année prochaine, à Orly.
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Par Rémi Yacine, correspondant à Paris
El Watan, publié le 27 Juillet 2009
# Administrateur | 25/07/2009 | Vacances
L'ETE A PARIS
Les temps forts de Paris Plage
Pour les amateurs de musique, classique ou moderne, Paris Plage propose divers concerts comme l'insolite Baroque'n roll, rencontre entre la musique classique et la rock alternatif. Mais aussi de la musique plus classique au léger goût de l'enfance avec "La marelle musicale" ou plus originale avec "T'entends" qui mélange des genres musicaux.
Le festival Fnac indétendances anime tous les week-end de Paris Plage avec des artistes issus de labels indépendants. Se produiront, entre autres Joseph d'Anvers, Mickey [3d], Amadou & Mariam, Neneh Cherry, Charlie Winston, La Ruda Salska, La Rue Kétanou ou encore Chinese Man sur la place de l'Hôtel de Ville qui peut accueillir jusqu'à 10.000 personnes.
Bordeaux et Clermont Ferrand s'affronteront également pour décrocher le titre de la ville la plus rock de France. Une jam session avec de nombreux artistes africains et occidentaux ravira les amateurs de musique variée sept heures durant. Des invités surprises sont attendus.
Concours de saut sur le lit
Côté sports, les grands classiques comme l'escrime, la baignade et la pétanque n'ont pas déserté. Plus insolite, un atypique concours de saut sur le lit pourra intéresser ceux qui rêvent de transgresser l'interdit de leur enfance. Sur les quais de la Loire, on trouvera des activités plus nautiques.
Enfin divers ateliers pour les enfants sont prévus : astronomie, photos, arts plastiques, musique, pour ne pas qu'ils s'ennuient pendant que vous bronzerez.
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nouvelobs.com, publié le 25.07.09 à 12:31
# Administrateur | 24/07/2009 | Vacances

Les voitures, ça se loue… mais pas à n’importe qui !
Il n’est pas toujours possible de louer facilement des voitures auprès des agences de location. Certaines commencent sérieusement à se méfier. Plusieurs agences algéroises ont été, en effet, été victimes de multiples vols, casses et escroqueries en dépit des sévères conditions imposées aux locataires. La patronne de Luxury Car de Hydra jure « de ne plus louer de voitures qu’à ses clients fidèles, car nous ne sommes pas couverts par les assurances. Aucune compagnie n’a de formule spécialement établie pour notre commerce. Et quand nous déclarons le vol de nos voitures par les locataires qui disparaissent dans la nature, elles nous signifient qu’il s’agit d’un vol de confiance », témoigne la même responsable. Un avis partagé par son collègue à Hydra. Il dénonce les poursuites que la gendarmerie et la police engagent contre lui suite aux excès de vitesse commis par un des locataires. Fatiguées, les agences veulent actuellement se mobiliser pour constituer une association afin de se défendre collectivement. Mais quels que soient les risques et les entraves, la location de voitures reste une affaire qui roule. Avec de strictes conditions et des tarifs exorbitants, le mois de juillet, par exemple, affiche complet. Surtout pour les berlines de luxe et les 4x4, indisponibles dans les différentes agences que nous avons visitées. Il faudra donc se rabattre sur les Punto, Palio, Clio classic et Logan louées ce mois à plus de 2900 DA pour 24 heures. Pour plus de temps, il faut tout simplement prévoir un budget plus conséquent. Et si vous désirez louer une grosse cylindrée ou une voiture de luxe, prévoyez un budget selon vos rêves. Pour une journée seulement : 10 000 DA pour une 407 avec chauffeur. Mais si les agences de location de voitures se multiplient à Alger, c’est parce que la clientèle est de plus en plus importante, des agences de publicité aux estivants étrangers et vacanciers algériens.
La limousine, laissez-vous tenter !
Bon à savoir
# Administrateur | 22/07/2009 | Vacances
Saison estivale : Le grand rush à Tigzirt
Le Panaf, avec ses troupes de danse et de chant, a sans conteste revigoré une ville rongée par le doute. Fortement pavoisée aux couleurs estivales, la ville respire enfin ! Le pari d’« assurer de l’eau H/24 » est sur la bonne voie. L’embellissement est partout. La ville est animée de jour comme de nuit. Selon les goûts. Les gardiens de parkings se frottent enfin les mains, le sourire aux lèvres. Une virée au Front de mer renseigne sur l’affluence que connaissent les plages. Quelques jeunes saisonniers inquiets au début, semblent sereins de pouvoir sauver leur saison. Meddour, l’un des heureux plagistes, nous dira « la location des tentes marche fort ». Postés aux entrées névralgiques des plages, des jeunes, tannés par le soleil, proposent divers gadgets, parasols ou autres bijoux de fantaisie. D’autres font le va-et-vient le long des trois plages de la ville. De Tassalast jusqu’à Feraoun, ils n’arrêtent pas, tout au long de la journée, de les sillonner pour quelques… dinars de plus !
Bravant les risques, les digues du port sont prises d’assaut. Chacun s’agrippe à son rocher pour impressionner qui par des plongeons chaloupés, qui par des cabrioles et autres sauts périlleux. « Ils sont jeunes. Y’ a de la vitalité dans les os, c’est compréhensif, mon fils », nous lancera un homme d’un certain âge, une canne à pêche à la main. A Tassalast, pas une once de terre ou de sable libres, surtout les jeudis et vendredis. A leur accent, on devine que nos hôtes viennent de la Haute Kabylie. Des bus entiers charrient des estivants d’Ouaguenoun. C’est l’été, on profite de la mer entre deux fêtes ! Une virée aux infrastructures d’accueil nous a permis de redécouvrir l’hôtel Mizrana, dans sa peau neuve, après trois ans de rénovation. M. Aït Aoudia, le patron, en misant sur le long terme, nous apprendra, pour l’anecdote, que la pierre qui couvre la terrasse de la piscine « est venue du lointain Maillot », l’actuelle M’Chedallah. La climatisation est partout et partout, c’est nickel ! Amar Melahnouche est aux petits soins au restaurant. Les festivaliers du Panaf’ y ont été séduits.
D’après un serveur, les week-endistes seront ravis de descendre à Mizrana. Il n’a pas tort, à condition de compter sur un porte-monnaie garni. D’autres hôtels, au pic de la saison affichent le sourire. Que ce soit le Chez-Nous, Domergue, Les Trois Frères, ou enfin le Numide, à l’est de la ville. Pour des raisons d’intimité ou besoins de liberté, certains vacanciers n’hésitent à casser leurs tirelires pour la location d’appartements. Les « offres » sont placardées dans plusieurs cafés maures. Quoique, comparativement à Béjaïa, « ici, c’est relativement moins cher », selon un émigré, attablé au café L’Albatros. A quel prix ? Hum, boule de gomme ! Le soir, après 20h, beaucoup de familles vadrouillent nonchalamment le long du Front de mer. Direction le port avec son toboggan. Les Ruines romaines qui le surplombent le sont aussi prisées pour la romance et la détente. « Le plaisir de s’offrir des plaisirs », nous dira Sidali Yacine, un Tigzirtois amoureux d’évasion. Comme quoi, à Tigzirt, en été, place au farniente, aux longues soirées feutrées. Avec les travaux engagés par les autorités, l’année prochaine promet plus d’amélioration. Au grand bonheur de tous.
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Par Smaïl Ouguerroudj
El Watan, publié le 21 Juillet 2009
# Administrateur | 21/07/2009 | Vacances
Pour des vacances moins chères en famille

En effet, le retour au « bled » est vécu comme un évènement important par nos ressortissants qui restent très attachés à leur pays. L’occasion nous a été donnée de rencontrer quelques familles skikdies venues séjourner dans la ville. Certaines personnes expliquent que le retour à la ville natale est indispensable et même « sacré ». « Chaque été je viens passer mes vacances ici. Pas question de les passer ailleurs qu’à Skikda ! » Le même discours est repris par des jeunes et moins jeunes qui expriment un réel attachement pour leur ville. « Après une année très dure, le retour au bled est une manière de se ressourcer, cela représente une bouffée d’oxygène primordiale », dira un jeune émigré, mêlant accent skikdi et marseillais.
Un autre de témoigner : « Cela fait dix ans que je n’ai pas mis les pieds à Skikda et j’ai été agréablement surpris par l’évolution enregistrée. Vous savez, en France on dit beaucoup de choses sur l’Algérie et la situation sécuritaire du pays mais je tiens réellement à rectifier ces idées préconçues ; les routes sont sûres, j’ai fait le trajet Alger-Constantine et j’ai conduit de jour comme de nuit sans aucun incident. » Et de poursuivre :« La ville a réellement changé, les plages sont très bien entretenues, en plus il y a de magnifiques paysages mêlant nature verte et bleu azur que l’on ne trouve nulle part ailleurs. »
Pour les bourses modestes, le retour au bled est d’abord une question de moyens. En effet, les tarifs exorbitants affichés à l’étranger dissuadent plus d’un de passer quelques jours à la mer. « En France par exemple, une simple journée à la mer avec les enfants revient à pas moins de 70 euros », dira une mère de famille. Par ailleurs, le retour reste surtout une occasion de retrouver la grande famille et de renouer avec cette ambiance conviviale qui leur manque tant. « Nous sommes six frères et sœurs et chaque été on se retrouve à la maison familiale autour d’une bonne chekhchoukha, et c’est ce qui nous manque en France, cette chaleur familiale, ces fous rires que l’on ne peu partager qu’avec ses proches », expliquera une dame. Quelles que soient leurs motivations, les Algériens résidant à l’étranger restent incontestablement très attachés à leurs coutumes, traditions et origines. Certains envisageraient même, après plus de dix ans d’exil, de retourner au pays. Ainsi, et au moment où des centaines de harraga cherchent à quitter le pays à leurs risques et périls, curieusement, beaucoup d’émigrés choisissent de faire le chemin inverse et de revenir. « Les jeunes pensent qu’en quittant le pays ils vont trouver un eldorado ; or la réalité est tout autre ; la vie est très dure là-bas et quand tu t’appelles Mehdi ou Mohamed tu es tout le temps suspecté. Je suis là-bas depuis sept ans environ, j’ai fais mon petit commerce, mais à la première bonne occasion je plierai bagage pour retourner au pays », conclura un autre jeune émigré.
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Par Dalel Daoud
El Watan, publié le 21 Juillet 2009
# Administrateur | 20/07/2009 | Vacances
Paris Plages 2009, c'est parti

VACANCES - La 8e édition a débuté. Le programme...
Le sable yvelinois a été saupoudré sur les quais, les transats bleus et blancs sont en place, Paris Plages, c'est parti. La 8e édition de l'événement a débuté ce lundi matin avec deux plages artificielles sur la voie Georges Pompidou, entre les Tuileries et le quai Henri IV, et une troisième au bassin de la Villette.
Destinée à ceux qui ne pourront quitter la capitale, Paris Plages est placée sous le signe d'un « été solidaire, dans un contexte économique difficile », a souligné la mairie. Cette année, précise-t-on, sa fréquentation risque d'augmenter, les gens partant moins en vacances en raison de la crise.
Demandez le programme
Au prgramme: kayak, voile, pédalo ou, nouveauté de l'année, sphères flottantes sur la base nautique de La Villette. Sur la voie Georges Pompidou, on aura le choix entre escrime, tennis de table, pétanque, tai-chi, boxe, base-ball et compagnie. Des massages seront proposés jusqu'au 26 juillet dans un espace détente et remise en forme.
Des ateliers découverte de la science pour les enfants à partir de 6 ans mettront à l'honneur l'astronomie, la mer, le sable et le développement durable. Dans les ateliers d'art plastique, les enfants seront invités à découvrir les chansons de Claude Nougaro, les promeneurs pourront s'initier à la gravure en taille douce dans des ateliers dominicaux et les familles s'offrir un parcours ludique et culturel avec le jeu « Paris et son histoire ».
# Administrateur | 10/07/2009 | Vacances

Balade du soir dans les dunes de Sidi Khouiled
Sidi Khouiled ! Rien qu’à évoquer son nom, on entre dans le monde des oasis et des dunes. Ce chef-lieu de commune et de daïra à la fois est connu pour receler les plus belles dunes de Ouargla, offrant aux amateurs un espace naturel propice aux promenades. Sidi Khouiled est une promesse de fraîcheur et de dépaysement. Une manière pour les citadins de se réconcilier avec le Sahara et de se rappeler avec douleur parfois combien nos villes sahariennes ne ressemblent plus au modèle inventé par les premiers oasiens et combien nos appartements en béton et nos grands bâtiments exacerbent la chaleur et l’effet du soleil. Vingt-deux kilomètres plus loin, on quitte la ville pour le village saharien typique…
Ici on est dans le désert sans y être vraiment, on est à proximité de la ville tout en étant dans l’erg. Et qui dit erg, dit sable à volonté, coucher de soleil, promenades, escalades, courses, ski, pique-nique etc. Les dunes de Sidi Khouiled sont donc le point de rencontre des familles de la ville et de ses environs à la recherche de fraîcheur et d’un moment de détente. Une sortie sur les dunes s’improvise facilement et le crépuscule est le moment idéal pour y arriver. Juste au moment où le soleil qui a régné en unique maître des lieux pendant toute la journée les quitte cédant la place à un ciel orange en harmonie avec l’ocre du sable. L’étendue dunaire est sur les deux rives de la route goudronnée. L’accès est facile et on peut trouver des palmiers par endroits et de l’eau à d’autres, comme il est possible de rester sur de hautes dunes, loin de tout, à scruter l’horizon et à méditer. La plupart des familles aiment rester à proximité de la route et allumer un feu pour profiter d’un thé sur les dunes à l’approche du coucher du soleil.
Sidi Khouiled offre à ses visiteurs un open-space de dunes sans cesse renouvelé par l’activité éolienne et les rayons du soleil qui grillent le sable plus de douze heures par jour. Si bien qu’on a toujours l’impression d’être les premiers à découvrir le paysage… Sidi Khouiled a en fait le privilège de posséder un cordon dunaire d’une vingtaine de kilomètres, la première dizaine la séparant de Aïn Beïda, la seconde de Hassi Ben Abdallah, deux chefs-lieux de communes qui constituent avec elle la daïra de Sidi Khouiled. Ses dunes sont du plus bel ocre et de toutes les hauteurs, avec sans cesse l’image de dunes plus hautes les unes que les autres sur la rive droite. Celles que les amateurs de silence et de quiétude préfèrent car inaccessibles au commun des mortels. Souvent on les voit étendus quand les enfants effectuent des escalades ou jouent au ballon. La plus haute dune, celle qui surplombe Aïn Beïda et l’aéroport reste le terrain de prédilection des amoureux de sensations fortes, d’escalades difficiles ou carrément de ski sur sable. Tout près de cette gigantesque dune, on peut passer un moment à regarder des équipes de football ou de handball s’adonner à des parties dans le cadre des tournois inter-quartiers ou tout simplement jouer en amateurs dans un paysage féerique. Les promenades sur les dunes restent l’un des rares plaisirs de l’été ouargli connu pour ses 50°C et ses éreintantes coupures d’électricité. Une sortie dans la nature, véritable moment de détente et de paix près des dunes qui frôlent le ciel.
Comment s’y rendre ?
Située tout près de l’aéroport de Aïn Beïda et du mausolée de Khouiled, le fondateur du village, le chemin est assez simple : quittez Ouargla pour Hassi Messaoud ou Touggourt et après une kyrielle de palmeraies, vous trouverez le chott de Aïn Beïda qui embaume les salines chaudes avec ses flamants roses et ses sarcelles, puis Aïn Beïda-ville. Là, vous vous trouvez aux premières dunes. Bifurcation avant l’aéroport pour saluer le saint homme ou avant le grand rond-point, les dunes vous attendent sur 30 kilomètres jusqu’à Hassi Ben Abdallah !
Khouiled, le marabout
Le saint patron de Sidi Khouiled repose à l’entrée de la nouvelle ville, bien loin de la zone dunaire. Il surplombe la zone d’activités créée pour renforcer un projet oublié depuis, celui de faire de Sidi Khouiled l’extension urbaine de Ouargla. Sidi Khouiled n’est pas l’un des marabouts célèbres de la wilaya bien qu’il ait donné son nom au village fondé il y a plusieurs siècles. Sidi Khouiled ne fait pas non plus partie des saints hommes que les mariés et les nouveaux venus viennent voir pour leur baraka, mais il a laissé une descendance qui a su garder vivante la palmeraie et plaisant le village dont le principal attrait est le calme, les eucalyptus et l’air propre.
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Par Houria Alioua
El Watan, publié le 10 Juillet 2009
# Administrateur | 07/07/2009 | Vacances

Des collégiens sacrifient leurs vacances
Si pour certains écoliers les vacances sont synonymes de détente, loisirs et autres plaisirs qu’offre la saison estivale, pour d’autres c’est une corvée incontournable. En effet, il y a parmi la population scolaire, des enfants qui se convertissent en la circonstance en vendeurs ambulants, sillonnant les artères de la ville de Béjaïa et ses quartiers populaires. Certains, souvent très jeunes, envahissent les marchés hebdomadaires et les coins de rue pour proposer divers produits de verger, quelques légumes frais, des fruits ou des herbes fraîches. D’autres vous proposent de petites pièces de poissons pêchés la veille, après une longue soirée passée à draguer la générosité de la mer. Samir, âgé de 8 ans, élève au primaire, nage dans son large polo noir et son jean bleu, plutôt vieux que délavé. Il est écolier et les vacances il ne sait pas encore ce que cela veut dire. En effet, dés la grande sortie de l’école, il devient vendeur de galettes au marché.
Des galettes que préparent sa mère et sa sœur. Son père est chômeur, dit-il. Samir doit aider les siens pour subvenir au besoin de la famille. « Pour ce faire, nous vendons du pain dans les marchés hebdomadaires et les autres jours nous faisons du porte-à-porte pour proposer nos galettes aux ménagères », raconte Samir, tout en interdisant aux clients indélicats de tripoter son produit. Massi, diminutif de Massinissa, est collégien. Âgé de 14 ans et traînant un handicap au bras gauche, il vend des briquets et des lames de rasoirs pour aider son père dont le revenu ne suffit pas pour sa famille nombreuse. Massi, qui s’intéresse énormément aux études et qui d’ailleurs est un bon élève, n’omet pas de préciser qu’une partie de la recette sera réservée à « acheter les fournitures scolaires de la prochaine rentrée pour moi-même et mes deux petites sœurs ». Fatah, orphelin de père, dit que sa famille est sans ressources. Pour l’aider, il a choisi le créneau des herbes aromatiques. « C’est ma mère qui plante ces herbes que je vends et c’est de cela que nous vivons », nous dit-il, timidement et tristement.
Hocine, dont l’étal est adjacent de celui de son camarade Fatah, n’a que 15 printemps. Cependant, il donne l’air d’en avoir le double, tant sa façon de parler et de bouger n’est pas conforme à son jeune âge. Lui, c’est le vendeur d’huile d’olives. De grande taille, fétiche, il est enfoncé dans un pantalon tellement court qu’il donne l’impression de porter un pantacourt qu’il retient à la taille avec une cordelette, en guise de ceinture. Il s’est trouvé dans cette situation après le divorce de ses parents et doit aider son grand-père à nourrir toute une famille. Il dit qu’il va à l’école mais que cela « ne sert à rien et ce n’est pas fait pour des gens comme lui sauf que par respect à ma mère je continue à fréquenter l’école ».
Toutefois, Hocine est heureux à baigner dans l’huile. Il se considère « spécialiste de l’huile ». « Je suis mieux que beaucoup de gens, je connais la meilleure huile et toutes les régions où l’huile est très bonne », dit-il, non sans fierté. Si ces chérubins ont choisi la rue pour vendre leurs produits, d’autres se rabattent sur les bars et autres débits de boissons pour proposer à la clientèle des cacahuètes, des pistaches ou des amandes salées. Ces nombreux enfants, précocement adultes, restent dignes malgré la misère. En effet, si vous n’êtes pas intéressés par leurs produits et que vous leur tendez quelques pièces, ils les refusent en vous disant simplement : « Merci, on ne veut pas l’aumône ! ». Espérons qu’ils réussiront dans leurs études et penseront à changer la vie de leurs remplaçants.
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Par S. Boudraâ
El Watan, publié le 07 Juillet 2009
# Administrateur | 04/07/2009 | Vacances
Vacances: quelques astuces pour éviter les cambriolages
Un cambriolage représente une des plus grandes craintes des ménages qui partent en vacances. Si le risque zéro n'existe pas, certaines mesures de précaution pour protéger sa maison des voleurs ont déjà démontré leur efficacité. Une série de gestes simples, qui peuvent éviter un retour cauchemardesque à la vie quotidienne.
Tout d'abord, pour avoir l'esprit tranquille lorsque l'on se fait dorer sur la plage ou quand on s'épuise à parcourir des chemins montagneux, rien de tel que de demander l'aide à la police. Dans ce cas, les voyageurs savent que chaque jour, une patrouille de police se rend sur place pour vérifier si tout est en ordre. Au passage, ils donnent quelques conseils pratiques au ménage avant le grand départ. "Ne pas laisser une boîte aux lettres déborder, prévenir son voisinage en sélectionnant minutieusement les personnes de confiance pour qu'ils fassent une surveillance discrète, ne pas laisser d'échelle aux alentours de la demeure et cacher les objets de valeur pour qu'ils ne soient pas visibles de l'extérieur", conseille dans un premier temps Jean-François Derine, agent de proximité à Châtelet.
La surveillance quotidienne policière est gratuite et peut être demandée tout au long de l'année. Apparemment, le système a fait ses preuves. "On sécurise en général environ 350 habitations sur l'année. Nous le faisons depuis 2002 et on ne déplore aucun cambriolage dans les maisons qui ont fait appel à nos services", a déclaré Eric Paulus, chef de corps de la Police de Châtelet.
Parmi les autres conseils, relevons encore l'installation d'un système d'éclairage temporisé. Un système d'alarme est bien entendu un plus mais cela coûte parfois très cher. Une des meilleures protections reste un "signe de vie" à l'intérieur de la maison. Il peut donc être recommandé d'inviter des personnes de confiance à passer un peu de temps chez vous pendant la durée de votre séjour. L'essentiel étant de donner l'impression que la maison est occupée...
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BELGIQUE - SOCIÉTÉ 6:58
rtlinfo.be, publié le 04 Juillet 2009
# Administrateur | 03/07/2009 | Vacances
Premier gros week-end de départs en vacances

Routes. Journée orange dans l'Ouest
La circulation sur les routes sera dense. Bison futé a classé orange au niveau national les journées de vendredi (rouge en Ile-de-France) et samedi (rouge dans la vallée du Rhône).
Ce sont les grands itinéraires en direction du sud et de la côte atlantique qui s’annoncent les plus chargés.
De manière générale, dans toutes les grandes villes, le créneau le plus sensible se situe entre 16h et 20h. Les principales difficultés sont attendues, aujourd’hui aux sorties ou sur les axes de contournement des grandes métropoles, demain tout le long du corridor nord-sud menant des frontières du nord vers la Méditerranée.
Si vous le pouvez, attendez dimanche pour prendre le volant : la journée est classée verte au niveau national.
SNCF et aéroports
La SNCF attend près de 1,3 million de voyageurs. « 680 000 voyageurs transiteront dans les gares parisiennes, la plus grande affluence étant attendue dans les deux gares de Paris-Montparnasse (à destination de l'Ouest et du Sud-Ouest, ndlr) et de Paris gare de Lyon (Sud-Est) », indique la SNCF. Quelque 1 300 TGV partiront de Paris en trois jours, dont 468 de la gare de Lyon.
Enfin, les Aéroports De Paris (ADP) accueilleront quelque 900 000 passagers dans les aéroports parisiens d’ici à dimanche. Pour renforcer l’accueil, chez ADP les gilets sont oranges.
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ouest-france.fr, publié le 03.07.09
# Administrateur | 02/07/2009 | Vacances

C’est les vacances, je fais quoi avec les enfants ?
Je les lâche sur le pont de singe d’Aquafortland
Aquafortland est un parc de loisirs et de sports avec piscines, dont une rivière rapide de 150 m, une pataugeoire de 200 m2, profonde de 40 cm pour les tout-petits et un grand bassin de plus de 650 m2, agrémenté d’un jacuzzi et d’un espace de spectacles, de toboggans à une hauteur de 11 m, une aire de jeu pour enfants avec trampolines et trampo-élastiques, deux terrains de beach-volley, de basket-ball, deux zones de restauration et un parking d’une capacité de 600 places.
• A découvrir : le parcours-aventure – le premier en Algérie – avec tyrolienne, pont de singe et escalade. A ne pas rater : mousse-partie les jeudis 9, 23, 30 juillet et 20 août, disco-roller les mardis 4, 11, 18 et 25 août, le concours de danse acrobatique le vendredi 17 juillet, la hip-hop battle le vendredi 24 juillet… Tout le programme est sur le site www.aquafortland.com.
• Tarifs : adulte 800 DA/jour, enfant 400 DA/jour. Formules d’abonnement, multiples entrées et cartes de fidélité. Tous les jours de 10h à 19h.
• 56, RN 24, à Bordj El Kiffan. 00 213 21 21 25 36
On va faire des grimaces aux singes du zoo
Hector le condor, Natacha l’ourse ou Franky le ara : cet été, le zoo du jardin d’Essai ouvre ses portes à partir de 11h jusqu’à 17h. Tarifs : 50 DA pour les adultes, 20 DA pour les enfants. Entrée au jardin : 30 DA pour les adultes et 10 DA pour les enfants. Rue Hassiba Ben Bouali, Belouizdad. 021 671 442/ 672 292. S’il ne se lasse pas des animaux, prévoyez une sortie au parc zoologique de Ben Aknoun pour voir d’autres lynx, léopards, chacals, fennecs, lions d’Afrique et tigres du Bengale et autres nouveaux venus déménagés du zoo de Vincennes.
Entrée : 50 DA pour les adultes et 30 DA pour les enfants. Possibilité de se restaurer dans plusieurs gargotes. Tous les jours, sauf le vendredi, de 11h à 19h30. RN36, Deux Bassins, Ben Aknoun.
On apprend à fabriquer des marionnettes au Panaf’
Un atelier pluridisciplinaire se déroulera en deux semaines : la première portera sur un atelier de montage et de confection de marionnettes, encadré par cinq pédagogues et spécialistes, tandis que la deuxième sera axée sur les techniques de manipulation et d’actorat. Deux spectacles sont attendus en fin de stage (15 mn chacun). Du 6 au 20 juillet.
Le lieu n’est pas encore déterminé.
A suivre sur www.panafalger2009.com.
Je les inscris à des cours de tecktonik chez Artissimo
L’école d’art Artissimo propose en juillet, du samedi au mercredi et de 9h30 à 18h, des ateliers artistiques pour les enfants de 3 à 15 ans. Art du modelage, danse tektonik, hip-hop, arts plastiques, guitare et théâtre. Les enfants seront encadrés par des artistes professionnels. Tous ces ateliers sont animés dans un nouvel espace avec jardin situé au quartier du Golf (El Mouradia).
A partir de 800 DA par semaine, selon le nombre d’ateliers choisis.
19, rue Saïd Halles, El Mouradia (ex- Golf), ateliersartissimo@gmail.com. 021 69 90 48 / 021 64 38 89/90
On va voir Lucy au musée du Bardo
Lucy, fossile humain d’environ 3,2 millions d’années, découvert en Ethiopie en 1974 et qui n’est sorti qu’une seule fois de ce pays, est exposée à partir de mardi 7 juillet au musée du Bardo d’Alger dans le cadre du Festival culturel panafricain. Lucy est considérée par des scientifiques comme la représentante d’une espèce à l’origine de la lignée humaine, et sa découverte fut très importante pour l’étude des australopithèques. Ouvert tous les jours, sauf le samedi et vendredi, de 9h à 12h et de 14h à 17h. Entrée : 4 DA (demi-tarif pour les scolaires, étudiants, moins de 13 ans et appelés). 100 DA la visite guidée.
Av. F. D. Roosevelt, Sidi M’hamed. 021 74 76 41. www.musee-bardo.art.dz.
On va faire une course de karting
Karting Evasion, établissement de sport et de loisirs, offre du karting en location près du Kiffan Club (Bordj El Kiffan). Son circuit est dédié aux adultes et aux enfants. Pour s’amuser sur le circuit de karting et s’essayer aux stages de pilotage automobile. Ouvert de samedi à mardi de 13h à 23h, mercredi et jeudi jusqu’à minuit et le vendredi jusqu’à 22h. Tarifs : 500 DA les 5 minutes de course, tarifs dégressifs, carte d’abonnement possible.
RN24 à 3 km de Bordj El Kiffan. Chemin des piscines entre Aquaforland et Kiffan Club. 017 00 94 16/07 70 31 81 57
On part pour un tour en bateau à Sidi Fredj
La marina du port dispose de beaucoup de loisirs, tables de ping-pong sous les arcades, salons de glace, pêche à la ligne et surtout des balades à bord des bateaux amarrés au port. Les balades sont proposées aux enfants âgés de 10 à 15 ans, à partir de 18h. 50 DA pour les enfants et 100 DA pour les adultes (les prix sont variables selon le type de bateau). Par sécurité, les capitaines de bateau insistent pour qu’un parent accompagne l’enfant.
Demander à la marina.
Je les inscris aux ateliers de poupées de chiffon
A Aïn Allah, Mme Alia propose des ateliers de couture, pour créer sa propre poupée de chiffon, et de composition florale aux petites filles de 7 à 12 ans, chaque samedi et mardi, de 13h à 16h30. Prix de l’activité 1000 DA. Les inscriptions se font par email : aliachami@gmail.com.
Je les envoie à un stage de plongée au club Espadon
La première école de plongée en Algérie dispose d’une plage à accès gratuit. Elle offre des stages de plongée et de sauvegarde aux adolescents de moins de 15 ans. Deux formules sont disponibles : 8 jours à 8000 DA et 16 jours à 12 000 DA.
Alger-Gare, au port d’Alger. 021 42 36 99.
On va suivre des jeux intervilles à la méga- rencontre Facebook
Les 22 et 23 juillet, partez à la méga-rencontre Facebook. Au programme : des jeux intervilles entre Alger, Blida, Tizi Ouzou, Béjaïa, Oran, du théâtre, de la magie, des jeux ludiques, des clowns (groupe la Cité des anges)… Scène pour les enfants, espace livres, concours : photos & vidéos, tombola…
Au Centre international de la jeunesse de Sidi Fredj.
En région aussi
À Adrar. Complexe touristique Mraguen (Adrar), un des rares complexes du Sud qui dispose de deux piscines, espaces de jeux pour enfants, un parc animalier en plus de l’organisation de soirées folkloriques, de circuits à travers les oasis et sites historiques et archéologiques des régions du Touat, du Gourara ainsi que du Tidikelt. En matière d’hébergement, le complexe Mraguen d’Adrar, avec 31 bungalows pour rassembler toute la tribu. Tarif des chambres en TTC. Voir sur www.tourisme-adrar.com. Le mail : admin@ctm-adrar.com. Tél : 049 96 76 25. Adresse : complexe touristique Mraguen.
À Skikda. Durant cet été, le centre de loisirs scientifiques situé au centre-ville propose plusieurs activités artistiques et scientifiques destinées essentiellement aux enfants. Trois ateliers de langues viennent d’ouvrir suite aux propositions des parents. En plus du cyber espace ouvert les après-midi et des projections de films les jeudis, le centre initie également un programme intitulé "Le petit débrouillard". Le programme comprend un ensemble d’activités manuelles à vocation purement scientifique. Des travaux, sous forme d’expériences scientifiques, sont proposés aux enfants dans le but de les initier aux choses de la vie. Un autre atelier d’astronomie, fonctionnel en permanence, accueille également les enfants désirant apprendre les rudiments des galaxies. Pour toute inscription, s’adresser au CLS, rue Ali Abdennour (près du cinéma l’Empire) K.O.
À Arzew. La sixième édition des Journées nationales du théâtre pour enfants s’est ouverte mercredi dernier à la salle omnisports d’Arzew (Oran), avec la participation de douze troupes culturelles de différentes wilayas du pays. Plusieurs spectacles ludiques sont au menu jusqu’au 5 juillet.
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Par Faten Hayed
El Watan, publié le 02 juillet 2009
# Administrateur | 28/06/2009 | Vacances
Les vacances en voiture moins chères grâce aux prix bas des carburants
Cette baisse résulte de la diminution moyenne des prix des carburants et des tarifs avantageux des carburants dans certains pays, selon une simulation effectuée par l'association d'automobilistes VAB.
A l'approche des grandes vacances, le VAB a menée une nouvelles fois une enquête sur les pays où les vacanciers pourront faire le plein le moins cher. La simulation a été effectuée pour un réservoir de 50 litres.
Les consommateurs de diesel ne trouveront un avantage en se servant à la pompe qu'au Luxembourg (9 euros moins cher) et en Espagne (4 euros moins cher). Dans les autres pays, le diesel est plus cher qu'en Belgique.
Pour les consommateurs d'essence, la situation est tout autre. Les autres pays proposent en moyenne une essence meilleure marché, à l'exception des Pays-Pas. En Suisse et en Espagne, un plein de 50 litres coûte même 15 euros de moins.
Le VAB a également comparé les différences de prix entre 2009 et 2008. Il apparaît que le diesel est à présent en moyenne 26 pc moins cher qu'en 2008. L'essence est en moyenne 14 pc moins chère que l'an dernier.
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rtlinfo.be, publié le 28.06.09 à 08h00
# Administrateur | 26/06/2009 | Vacances

Comment les émigrés bouleversent l’économie locale
Ni pour lui, ni pour sa femme qui en profite pour acheter des cadeaux pour la famille et les amies de France, encore moins pour ses enfants qu’il emmène presque tous les jours à la piscine. A l’aéroport d’Alger, c’est déjà le rush. Avions complets, bagages prêts à exploser, familles au grand complet… Comme tous les étés, revoilà les « zmegra » et leurs euros. Mais il n’existe pour l’instant aucun chiffre officiel, ni sur leur nombre réel (dixit l’Office national des statistiques), ni sur le budget qu’ils dépensent pendant leurs vacances. « Car le phénomène est trop récent, les émigrés ne revenant en Algérie en vacances que depuis les années 2000 », souligne Mourad Ouchichi, professeur d’économie à l’université de Béjaïa. « Sur la côte, certains commerçants voient leur chiffre d’affaires augmenter de 50 à 60%, témoigne Mohamed Boulaïnine, membre de l’Union générale des commerçants et artisans algériens, à Sétif.
L’artisanat marche par exemple de mieux en mieux. L’an dernier à Azazga et à Tizi Ouzou, je me souviens de pénuries chez certains artisans ! » Farida, mère et grand-mère de 60 ans, émigrée à Paris depuis plus de trente ans, confie : « Il y a certains articles que je préfère acheter en Algérie car ça me revient moins cher, surtout depuis la crise financière. Par exemple, j’ai acheté un pétrin à 30 000 DA en Algérie, car l’électroménager en France revient beaucoup plus cher. » Et d’ajouter : « Idem pour les vêtements et les chaussures, certes imitées mais à moitié prix par rapport aux italiennes et françaises produites avec du véritable cuir et autres matières qui rendent leur prix excessif ! J’ai même acheté une série de couverts d’orfèvrerie à 18 000 DA il y a quelques années, alors que je ne rêve même pas de me le payer en France. » Soraya, de Paris, renouvelle, quant à elle, « tous les accessoires de la voiture comme les housses, les tapis et même le parasoleil ! Au souk, tout est disponible à des prix accessibles ». Rideaux, draps, couvertures, téléphones portables…
Les Algériens du Canada ont les mêmes habitudes, à une exception près : personne ne ramène de nourriture, transport oblige, à l’exception… du couscous et de l’huile d’olive. Pour Farida, dont la fille se marie cet été, les vacances en Algérie sont une véritable aubaine : « J’ai acheté de belles assiettes à dessert avec couleurs et ornements différents. On en trouve de 6 DA à 300 DA ; du coup, je peux me permettre les plus chères ! Pour les tenues de mariage, nous avons aussi pratiquement tout acheté en Algérie, excepté les produits cosmétiques et les sous-vêtements. »
Les émigrés ont davantage d’argent et les propriétaires de biens immobiliers le savent bien. « Certains augmentent leurs prix jusqu’à 50%, relève un agent immobilier d’Alger Centre. Pour un F3, il faut compter au moins 80 000 DA, pour un studio de 30 mètres carrés, 50 000 DA. C’est vrai, depuis au moins un an et demi, nous avons davantage de demandes de locations saisonnière de meublés. Essentiellement des émigrés avec des enfants qui ne veulent pas imposer trop de frais à la famille ou éviter les frictions. » A Béjaïa, où la pression sur le marché immobilier n’est pas simplement due aux vacanciers qui rentrent mais à la popularité de la ville depuis les années 1990, la location saisonnière représenterait une solution « plutôt pour les émigrés de la deuxième génération et les enfants, c’est-à-dire les Français d’origine algérienne, qui ne vont voir la grand-mère qu’un jour ou deux et prennent un appartement le temps de leur séjour », note-t-on à notre bureau. Les seuls à ne pas louer sont les Algériens du Canada, dont la durée moyenne de séjour toujours dans la famille avoisine les quarante jours.
Leur budget : 5000 dollars canadiens pour une famille avec deux enfants, hors billet d’avion. Une somme qu’ils dépensent entre autres pour les soins. A Montréal, un Algérien confirme : « Les soins chez nous sont trop chers alors tout le monde se soigne en Algérie, y compris pour tout ce qui est chirurgical quand les médecins québécois ne parviennent pas à guérir quelque chose… Ce qui arrive souvent ! » Chafika habite à Londres. Pour elle, se soigner en Algérie revient moins cher qu’en Grande-Bretagne. « Je trouve que les médecins algériens n’ont rien à envier à ceux des pays développés. Les prix sont plus abordables et certaines cliniques et hôpitaux sont vraiment bien équipés. » Naziha, 40 ans, jeune mariée résidente à Paris, confie attendre sa venue en Algérie pour sa visite chez le gynécologue : « Cela me permet d’avoir un avis de plus et d’économiser les frais des différents examens tels que l’échographie. » Nadir, 40 ans, installé à Paris depuis dix ans, reconnaît aussi : « Je me soigne en Algérie, car c’est beaucoup moins cher. Je me suis refait une dent en céramique qui m’a coûté 20 000 DA il y a trois ans. Si je l’avais fait en France, cela m’aurait coûté les yeux de la tête ! » Et ce n’est pas Mohamed Berkane, président de la Section ordinale régionale des chirurgiens-dentistes d’Alger, qui le contredira : « Chaque été, nous sommes bousculés par les émigrés qui ne viennent que pour un mois et sont pris par le temps, relève-t-il. Les émigrés, en particulier ceux installés en France, et même leurs conjoints s’ils sont étrangers, profitent de leurs vacances pour se faire faire des soins chirurgicaux. Car les implants ici coûtent en moyenne 50% moins cher qu’à l’étranger… »
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Par L. T. , Mélanie Matarese, N. O., Samir Ben
El Watan, publié le 26 Juin 2009
# Administrateur | 26/06/2009 | Vacances

De Sétif à la côte béjaouie : Paysages majeurs pour frictions mineures
Enquête sur un racisme balnéaire ordinaire, encadré par un magnifique décor naturel. En haut, quelques débuts de feux de forêts sur les montagnes. En bas, une mer d’un bleu troublant. Un mois de juin ordinaire, avec soleil éclatant et chaleur écrasante. Dans la vieille ville pentue de Béjaïa, à l’ombre de deux arbres centenaires avec vue imprenable sur la mer, côte est, un couple tranquille est interrompu : « Il fait si chaud, vous n’allez pas à la plage ? » La femme sourit et l’homme se contente de citer un proverbe du cru : « On a une tradition, il faut attendre que sept Sétifiens se noient pour pouvoir aller nager ». C’est dit, et si les Sétifiens ont cette réputation de conduire dangereusement leurs voitures, ils ont aussi celle de ne pas savoir nager. Tichy, côte est. Les plaques d’immatriculation de voitures annoncent le joyeux melting-pot, 19 (Sétif), 34 (Bordj Bou Arréridj) et quelquee 06 (Béjaïa) s’entrechoquent, pare-chocs contre pare-chocs, tant la circulation est dense. Les Sétifiens ? « Ils nous font gagner de l’argent, mais ils sont trop sauvages », explique un commerçant à qui trois mois d’été suffisent pour gagner sa vie. Pourtant, la saison va être courte, cause Ramadhan.
« Alors il faut faire vite », avertit encore ce propriétaire immobilier. Les prix ? 180 000 DA le mois à Capri Tour à l’entrée de Tichy, « Kavi tour » disent les Béjaouis, 15 millions (de centimes) pour un bungalow au centre de Tichy, ou 10 millions pour un appartement de la cité à Baccaro, sortie est de Tichy. Mais si ce village balnéaire est très prisé, les Béjaouis préfèrent nager à l’Ouest, vers Boulimat ou Saket, où l’eau y est plus claire, « pas polluée par les Sétifiens », explique méchamment un habitué. Pourtant Tichy est protégée du reste du monde par une double barrière montagneuse, la première s’élevant à quelques centaines de mètres et la seconde entre 1000 et 2000 m, la grandiose barre rocheuse des Babors. Il y a pourtant une faille. Du côté de Souk El Thenine, à quelques kilomètres à l’est de Tichy, une immense faille géologique a coupé les montagnes pour y déposer un oued, au bord duquel a été construite la route qui relie Sétif à Béjaïa par les majestueuses gorges de Kherrata, Chaâbet El Akhra. C’est par là que descendent les Sétifiens.
Le défilé de l’Au-delà
A quelques kilomètres de Souk El Thenine, vers l’est, Melbou, dernier village kabyle sur la route de Jijel. Et le dernier bar, signe que l’on change de configuration sociologique. C’est d’ailleurs à Melbou que le site de ce que l’on appelle « L’homme d’Afalou », artisan de 15 000 ans a signé de belles figurines en terre cuite, comptant parmi les premières réalisations artistiques au monde. Etait-il Béjaoui, Sétifien ou encore Jijélien ? Les trois peut-être ou aucun d’entre eux, l’homme d’Afalou étant classé comme appartenant à la race Mechta El Arbi de la civilisation épi-paléolithique. Mais ce n’est pas le sujet, car de Souk El Thenine, il faut grimper vers Sétif par Aït Anane, Derguina, Aït Idriss, Taskriout et Aït Smail, à travers une charmante route de montagne qui suit comme son ombre l’oued Agrioun et l’Ighzer Ouftis. A Bordj Mira, la zone de transition sociologique entre Sétifiens et Béjaouis semble être atteinte. Un indice ? Le vendeur de musique propose un cocktail sétifien-kabyle, là où ailleurs, on propose un cocktail sétifien et un cocktail kabyle séparément. Un cocktail de cocktails ? C’est en tous les cas à Bordj Mira que l’on entame les impressionnantes gorges de Chabet El Akhra, littéralement « le défilé de l’Au-delà », qui relie Bordj Mira à Kherrata et d’une manière plus large, Béjaïa à Sétif. Une route dans la roche, dont le percement a demandé sept ans, de 1863 à 1870, au rythme d’un kilomètre par an.
Ces merveilleuses gorges seraient parmi les plus belles du monde, sur plus de sept kilomètres, elles offrent un splendide paysage que soutient une charge émotionnelle très forte. C’est dans ces gorges que se sont unis les Algériens dans la mort, un certain Mai 45. Sétifiens et Béjaouis avaient manifesté et pendant que l’armée coloniale jetait les corps au fond des gorges, plus bas, vers Aokas, ils ont été enterrés directement dans des fosses communes sur la plage. Aujourd’hui encore, on raconte que la nuit, on peut entendre les cris des suppliciés au fond de ces gorges. L’histoire finie, même non enterrée, aujourd’hui, c’est la plage qui fait bouger les Sétifiens. Par ce majestueux défilé, ils descendent en scooter, vélomoteur ou en taxi et pas uniquement pour la mer. Car Tichi, c’est aussi le Tijuana de Béjaïa, là où l’alcool coule à flots et les filles en prépaid sont plus nombreuses que les nombreux clients des nombreux bars et cabarets de ce village hédoniste. Chacun y trouve son bonheur, à part les Béjaouies, qui voient d’un très mauvais œil l’existence d’un lieu de plaisir si près de leurs maris. La faute aux Sétifiens ?
Retour à la ville
A Béjaïa, dans les dédales de la cité, un ancien relativise : « Les Béjaouis n’aiment peut-être pas les Sétifiens mais tout comme les Annabis n’aiment pas les Constantinois, qui débarquent chercher ce qu’il n’y a pas chez eux. » De la même manière, les Algérois n’aiment pas les Blidéens et les Oranais n’aiment pas les Mascaréens. Personne n’aime personne ? Heureusement, la récente victoire de l’équipe nationale de football a réuni tout le monde, drapeaux et klaxons défilant du défilé de l’Au-delà jusqu’au Golfe de Béjaïa, enterrant pour quelques temps les haches de guerre. « La fameuse équipe de l’Entente de Sétif a toujours été bien vue ici à Béjaïa et elle y avait de nombreux supporters », explique encore l’ancien.
Mais c’était à l’époque. Aujourd’hui, en dehors des victoires nationales, le football est devenu aussi régionaliste qu’une bataille de tribus. Au mois d’avril, ils étaient 20 000 turbulents supporters du MOB, l’équipe populaire de Béjaïa, à faire le déplacement par le défilé de l’Au-delà pour aller à Sétif suivre un match houleux. Fait unique dans les annales du football, c’est le stade de Béjaïa qui a été suspendu, alors qu’il ne s’y est rien passé. La raison ? Lors de leur déplacement à Sétif, les supporters béjaouis ont déchiré les posters de Bouteflika le Nédromi. C’est comme ça. Tichy, l’information a fait le tour, un Sétifien vient de se noyer. Du moins c’est ce que l’on dit puisqu’il peut tout aussi bien être de Bordj ou de la montagne kabyle d’en face. Mais bref, un non-marin, qui ne sait pas nager ou qui a trop bu. A Béjaïa, on dit Sétifien pour faire court, comme un qualificatif. On raconte aussi cette devinette : comment on dit « plage » en sétifien ? On dit « Tichy ».
# Administrateur | 24/06/2009 | Vacances
Des plages au minimum de commodités

La majorité écrasante des estivants qui s’y rendent sont des jeunes. Rares sont les familles qui optent pour ces deux plages, a-t-on constaté. De loin, R’mila et El Kettani, rattachées depuis leur réouverture en 2007, offrent l’image d’un site méditerranéen attrayant. Mais, il suffit de s’en approcher pour se rendre compte du peu de commodités qui y existent. A part le beau bleu de la mer, le peu de sable existant et les quelques services proposés par des groupes de jeunes chômeurs, beaucoup de lacunes restent à combler. En l’état actuel, passer sa journée sur les plages de Bab El Oued n’est pas forcément le meilleur des choix. C’est du moins ce qu’estiment quelques estivants interrogés. « C’est la plage des pauvres », lance un homme d’un certain âge, originaire de la commune, soulignant, en outre, qu’il ne sert à rien « de la doter d’équipements de luxe ». Un avis partagé par un père de famille qui dit être là « pour satisfaire les caprices de ses bambins tout en évitant de grandes dépenses ». En effet, force est de constater que les prix appliqués sont raisonnables et relativement adaptés à toutes les bourses.
Les parasols sont loués à 200, 150 et 100 DA. « C’est selon le gabarit », nous explique le locateur. Les chaises sont cédées à 100 DA. Avec un peu plus d’insistance et de patience, on peut réduire le prix de moitié. « Tout est négociable comme au marché dlala », fait remarquer un citoyen. Cependant, le mal ne réside pas dans les couches sociales qui fréquentent ces deux plages ni dans la qualité des équipements ou dans leur prix. Rmila et El Kettani ne sont pas dépourvues de risques. En accédant à R’mila sous le soleil de plomb de ces derniers jours, on ne peut pas ne pas remarquer ce vendeur de sandwiches, ayant installé un fast-food de fortune à même le sable et ce, au mépris de la loi et de toutes les règles d’hygiène et de salubrité. Ce restaurateur occasionnel propose des sandwiches, des jus et de l’eau minérale. Le tout exposé aux grandes chaleurs. A le voir, il est facile de deviner que les services de contrôle ne sont pas passés par là. Les gens achètent et l’affaire marche. Les estivants, faute de choix, semblent ne pas se soucier outre mesure de leur santé. En fait, pour pouvoir s’acheter un sandwich ou tout autre chose, il faut se rhabiller et traverser la route pour faire ses provisions dans la cité d’en face. Une vraie corvée pour les vacanciers. Cependant, on aurait pu éviter tout ce remue-ménage en implantant des petits commerces sur les espaces qui surplombent la plage. Dans l’état actuel, il est à craindre notamment les accidents de circulation pour les petits enfants. L’autre problème qui fait craindre le pire sur ces plages sont les rochers. Toute chute peut être dangereuse. Mais il n’y pas que les rochers, puisque de grands blocs de béton servant de brise-lames y sont toujours installés, ce qui enlève au site sa beauté naturelle et encombre le rivage exigu.
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Par Djamel G.
El Watan, publié le 24 Juin 2009
# Administrateur | 16/06/2009 | Vacances
Crise : le vacancier belge ne change rien, ou presque
Les vacanciers belges seront aussi nombreux à partir cette année qu'en 2008, le tout avec un budget stable, selon un communiqué diffusé par l'entreprise spécialisée dans l'assistance et le rapatriement de touristes en détresse.
A y regarder de plus près, les francophones seront cependant un peu moins nombreux à partir (62 % contre 68 % en 2008) et dépenseront un peu moins (-5 %) qu'en 2008, alors que leurs voisins du nord seront toujours aussi nombreux à rejoindre la route des vacances, avec un budget revu à la hausse de 6 %.
Le vacancier belge – francophone en particulier – a plus que jamais la bougeotte puisqu'il va de plus en plus au-delà des frontières de l'Europe.
Cette année, les destinations d'Afrique du Nord (Maroc, Tunisie, Egypte) ont particulièrement la cote.
Enfin, contrairement aux autres Européens, les Belges se préoccupent toujours plus de la météo que de leur budget pour choisir leur lieu de villégiature. Les risques d'attentat et les possibilités d'activités culturelles sont également des facteurs jugés plus importants que l'argent.
Un bon 40 % des personnes interrogées affirment cependant avoir changé leur comportement en terme de réservation ; les uns ayant réservé longtemps à l'avance, les autres attendant au contraire la dernière minute pour bénéficier des tarifs les plus avantageux.
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Par BELGA
lesoir.be, publié le mardi 16 juin 2009, 15:25
# Administrateur | 12/06/2009 | Vacances
Pour les émigrés, plein de promos
En tant que « jeune », Air Algérie propose une ristourne de 40% sur les vols en provenance de France. Même chose pour les familles (rabais de 48%) et les seniors (réduction de 45%). Du côté d’Aigle Azur, des promotions sont déjà annoncées pour le Ramadhan (entre le 5 août et le 25 septembre) à l’attention des Algériens résidant en France : à partir de 239 euros TTC au départ de Mulhouse, Lille et Paris, à partir de 219 euros TTC au départ de Lyon, Marseille et Toulouse. Pour ceux qui préfèrent le bateau, l’Entreprise de transport maritime des voyageurs annonce une réduction en faveur des personnes âgées de plus de 60 ans et des familles nombreuses résidant en France. Cette baisse est de 100 euros par personne sur présentation du passeport et de la carte consulaire ainsi que d’une fiche familiale. Cette mesure entre en vigueur à partir de ce lundi 15.
Air Algérie a annoncé une augmentation de 5000 DA sur le billet de la Omra, qui est actuellement de 100 000 DA. Il a également assuré des vols directs en partance de Tébessa, Jijel et Béjaïa vers les Emirats arabes unis. Avec l’arrivée en masse des familles algériennes de l’Hexagone qui coïncide avec le mois de Ramadhan, l’affluence sera très importante.
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El Watan, Publié le 12 Juin 2009
# Administrateur | 05/06/2009 | Vacances
Mobilier de jardin : la nouvelle folie de l’été !
Pendant longtemps, nous avons oublié les plaisirs que peut offrir un jardin, une terrasse ou une skifa garnie de jasmin et de menthe. Aujourd’hui, on aménage ces espaces avec toutes les fantaisies possibles. Comme le remarque Houcine, vendeur chez Mon Jardin, à Chéraga, « les gens sont curieux et aiment découvrir les tendances déco même côté jardin ! ». Le choix est vaste, et un véritable marché s’est développé depuis quelques mois. Fini les salons en bois, plastique ou fer forgé difficiles à entretenir. Les designers occidentaux ou asiatiques – eh oui, le mobilier de jardin est lui aussi importé d’Espagne ou de Chine – ont créé toute une gamme de meubles adaptables à toutes les attentes, disponibles dans de nombreuses boutiques dans les environs d’Alger, souvent à proximité de pépinières afin de susciter l’intérêt d’une clientèle férue de jardinage. Le meuble de prédilection pour cet été sera en rotin, en bambou, en résine et en plastique de différents coloris et de designs. Les préférences des clients vont principalement au salon en plastique, qu’on trouve plus intéressant pour le prix, puisqu’il faut prévoir entre 2300 DA et 6500 DA. Le plus de cette année ? Les couleurs fushia, vert fluo, orange et jaune. Ne croyez pas pour autant que les salons en métal sont révolus : ils ont évolué et signent gracieusement les terrasses.
Le métal est désormais couvert de petits coussins rattachables sur les côtés donnant beaucoup d’élégance au salon. Attention, l’élégance a un prix – comptez 8000 DA et plus selon le format et le nombre de chaises – mais pour ce budget, vous êtes sûr d’avoir un mobilier fabriqué en Algérie. Les amateurs d’authenticité seront également enchantés de découvrir des salons en rotin (il s’harmonise merveilleusement avec quelques jarres en terre cuite qu’on garde isolées dans la cave) revisité dans des formes impressionnantes. Ou en bois exotique, teck ou bambou (poussez du côté de Staouéli-Zéralda) qui résistent mieux à la météo. Raffiné, le bambou vous assure une esthétique imparable mais pas à la portée de tout le monde. Son prix donne même le tournis : 25 000 DA pour une table, ses quatre poufs et le parasol assorti. Pour les minimalistes, il existe aussi des hamacs, un objet tropical qui inspire le farniente (voir chez Les Merveilles du Monde à Baba Hassen). On ne rate plus ces fauteuils suspendus en tissu coton à rayures fixés à un arbre ou une terrasse. Ils envahissent l’espace de détente. Légers et faciles à installer, ils n’exigent pas de grandes dépenses : entre 500 DA et 2000 DA pour les plus résistants. Pour ceux qui ont le vertige, préférez les chaises longues épurées et ludiques (à profusion du côté de Dély Ibrahim) ou les poufs multicolores à assortir (Déco Palace à Aïn Allah). Elles sont habillées de mousse et de tissu imprimé, parfaites pour ravir les soirées aoûtiennes autour d’un bon barbecue !
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Par Faten Hayed
El Watan, publié le 05 Juin 2009
# Administrateur | 01/06/2009 | Vacances
Ouverture aujourd’hui de la saison estivale 2009
C’est parti ! La saison estivale 2009 est lancée officiellement aujourd’hui. En comparaison avec les années précédentes, qu’en est-il de l’état des lieux, de nos plages, de sites touristiques et autres…, cela dans la mesure où nous en sommes encore à déplorer le large laisser-aller et autres pratiques d’incivisme qui ont toujours caractérisé les saisons estivales de ces dernières années.
En cette saison, force est de regretter encore et toujours cette « manie » algérienne de céder nos plages au manque d’hygiène, plages sans nettoyage, décharges publiques à ciel ouvert, notamment sur la côte béjaouie et à l’est d’Alger. Sacs en plastique, cannettes de soda et de bière, déchets domestiques, bouteilles en verre, eaux usées qui se déversent directement en mer, voilà le décor auxquels sont réduits la majorité de nos sites touristiques. Ni les campagnes de sensibilisation ni celles de nettoyage ne peuvent stopper l’incivisme algérien, en dépit aussi des slogans de ces opérations, dont celle des « Eboueurs de la mer », dont l’objectif consiste à montrer aux enfants que des « gestes simples peuvent être déterminant pour la protection de l’environnement », et invite les citoyens de tout âge à contribuer à cette action pour un « lendemain vert ». En outre, plus grave peut-être, le phénomène de l’insécurité sur nos plages et ailleurs, dont on ne sait encore dans quelle mesure est-il pris en charge par les autorités. Outre, le programme de sécurité « Plan Azur » mis en place par la direction générale de la Sûreté nationale, et celui des services de la Gendarmerie nationale le « Plan Delphine », qui assure la sécurité dès l’ouverture officielle de la saison estivale, le 1er juin pour ne prendre fin qu’après le départ du dernier estivant, sans omettre les élément de la Protection civile qui accomplissent un effort considérable pour protéger la vie des estivants. Sauf qu’en dépit de tous ces moyens humains et matériels, le Casif de Sidi Fredj est l’un de ces lieux où pas une année ne passe sans qu’un incident relevant de la délinquance à l’encontre de paisibles familles et couples venant applaudir des stars qui s’y produisent, ne survienne.
Signalons, par ailleurs, le manque d’espaces de loisirs et de jeux sur des plages fréquentables notamment, sachant que la plus grande affluence d’estivants au niveau de l’Algérois se concentre sur une ou deux plages de la côte ouest. Manque aussi d’activités culturelles, de spectacles et de veillées au niveau non seulement de nos plages mais aussi dans nos cinémas, théâtres de verdure, et autres lieux, qui peuvent envoûter les vacanciers.
La saison estivale ne concerne pas seulement la plage, mais il y a aussi les amateurs des sites forestiers, pour leur calme et l’air pur. Les espaces verts, autres lieux très prisés par les familles, font défaut dans notre pays. Hormis la forêt de Bouchaoui, à l’ouest d’Alger, et quelques autres en dehors de la capitale, plusieurs espaces d’une beauté sublime demeurent inexploités.
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Par Nabila Belbachir
La Tribune, publié le 1er Juin 2009
# Administrateur | 31/05/2009 | Vacances
De nouvelles plages pour les Algérois
« On a mis des points de location à la disposition des jeunes, l’appel d’offres a été déjà lancé », souligne Khatir Mouhib, P/APC. Ces jeunes souvent montrés du doigt, ne disposeront à l’occasion que d’espaces réduits.« Un espace de 9 m2 seulement leur servira pour le dépôt de leur matériel, la plage est libre d’accès et elle est gratuite », insiste l’élu. « Nos plages restent très attractives. Des travaux ont été menés sur la bande côtière de Zéralda qui s’étend sur 8 km. La Protection civile et la gendarmerie vont en assurer la protection. Plus d’une centaine de gendarmes sillonneront ces espaces », indique-t-il. Trois administrateurs qui auront plusieurs employés sous leur ordre seront installés sur les plages et resteront en contact avec les autorités. « L’expérience menée l’année dernière sera renouvelée cette année. 12 équipes ont été mises en place également dans le cadre de « Blanche Algérie » pour le nettoiement des plages, opération à laquelle est associée l’APPL. Une nouveauté aussi cette année, la commune va accueillir les invités du Panaf. « Ce qui nous oblige à plus d’effort. Le Village africain de Sidi Menif sera aménagé à l’occasion pour accueillir les participants », indique Khatir.
Dans la commune voisine, Staouéli, seules trois plages seront ouvertes à la baignade où des jeunes pourront là aussi disposer de concessions. Plus loin, à Aïn Benian, la plage artificielle, longtemps programmée, sera ouverte aux Guyotvillois et aux estivants venus de l’Algérois et des autres wilayas. Le P/APC, à qui est confié la « gestion » des espaces, affirme qu’en plus de la plage artificielle La Madrague, trois espaces seront ouverts : Jeunesse, Grand Rocher et El Djamila. A Raïs Hamidou, trois nouvelles plages devraient ouvrir, s’enorgueillit le P/APC Zaïoua Boudjemaâ. « La Grande Vigie, Rascasse et Sport nautique seront ouvertes, elles s’ajoutent au 8 autres de l’année dernière », relève l’élu qui indique que tout est mis en œuvre pour faciliter le séjour des plaisanciers. « Aucune mesure n’est prise pour la cession des espaces, les plages étant ouvertes à tous », insiste le maire qui annonce la prise en charge du projet de port de plaisance qui coûtera 11 milliards de centimes.
De nouvelles plages ouvertes
L’ex-Saint Eugène (Bologhine) n’a pas ouvert ses plages aux plaisanciers. L’effort cette année, nous signale le P/APC, c’est d’en ouvrir deux, l’Eden et la Poudrière. Bab El Oued a fait un effort aussi pour permettre un meilleur séjour des plaisanciers. Les pêcheurs qui se trouvaient à la berge ont été délocalisés comme leurs collègues de l’ex-Saint Eugène. Il est à noter que plusieurs communes comme Hussein Dey, Mohammadia, El Harrach, Alger-Centre et Sidi M’hamed ne disposent pas d’espaces, alors qu’elles ont accès à la mer. La saison estivale à l’est d’Alger s’annonce d’ores et déjà houleuse. En effet, les premiers estivants sont confrontés à un problème de taille qui ferait détourner plus d’un de ces lieux à haute fréquentation, il s’agit principalement des voies d’accès à cette région marquée par d’interminables embouteillages qui souvent bloquent les routes menant à ces petites villes balnéaires, telles que Aïn Taya, El Marsa, Tamentfoust, Decca Plage, El Kadous, etc.
Les villégiateurs peuvent accéder aux plages du littoral est de la capitale, par le CW 149 qui fait jonction avec la RN 24 au niveau de Aïn Taya, ou par celle-ci qui longe la côte et se rattache au niveau de Quahouet Chergui au CW 111. Ceux qui viennent de Réghaïa sont dans l’obligation de traverser le centre-ville pour rejoindre les plages de Réghaïa ou de Heuraoua. S’ajoute à cette situation, le manque d’infrastructures touristiques pouvant mettre en valeur l’immense potentiel touristique laissé en jachère. Les capacités d’accueil sont réduites à leur expression la plus médiocre. Le cas de Bordj El Bahri illustre à lui seul ce manque d’intérêt envers toute la région en matière de développement touristique. Avec quatre plages autorisées à la baignade, la commune n’est paradoxalement dotée ni d’hôtels ni de terrains réservés aux campeurs. Outre cette situation pénalisante pour les estivants, un autre constat déplorable est cependant à relever au niveau de cette commune, il est question d’une plage classée autorisée à la baignade mais qui ne répond nullement aux normes en la matière.
Cette plage connue des Algérois sous le nom « Ondines », est livrée à l’incivisme de certains habitants du quartier qui déversent leurs eaux usées à même la plage. Concernant les autres plages autorisées à la baignade à Bordj El Bahri, nous nous demandons par quel miracle elles l’ont été, car elles présentent tous les signes d’une pollution évidente. El Kadous, une plage qui dépend de la commune de Heuraoua, est toujours menacée par le débordement des eaux du lac de Réghaïa. « Une digue a été réalisée avec les propres moyens de l’APC, mais elle a fini par céder en hiver, les eaux du lac se sont frayées un chemin vers la plage », nous dira le P/APC, Mameuri Ali. Mais il rassure : « La plage est toujours autorisée à la baignade ». Alors que la qualité des eaux du lac est très altérée par une pollution avérée, n’est-ce pas là un paradoxe ? A Bordj El Kiffan, les plages ont perdu de leur éclat de naguère, les multiples opérations de nettoiement effectuées par l’APC en vue d’accueillir les estivants dans des conditions meilleures que celles de l’année précédente n’ont pas eu raison de la dégradation programmée de ces sites.
Réghaïa, la seule plage autorisée à la baignade pour cette saison, ne peut à elle seule contenir tout le flux d’estivants qui viennent de toutes les régions limitrophes. A Aïn Taya, la plage Les Tamaris, principal site de baignade, est toujours fermée aux vacanciers, les travaux de renforcement de la côte étant en cours. ces derniers semblent s’éterniser
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Par K. Saci, Nadir Iddir
El Watan, publié le 31 Mai 2009
# Administrateur | 24/05/2009 | Vacances
Une cinquantaine de plages ouvertes cet été
Reste qu’aucun des ces responsables ne s’engage sur les chiffres arrêtés par la commission de wilaya qui rendra début juin, comme de coutume, l’arrêté, désignant les plages interdites et celles ouvertes aux plaisanciers. 49 plages ou 53 ? Les chiffres changent d’un responsable à un autre, chacun voulant ne pas s’engager puisque cela « n’est guère de ses prérogatives ». Pour la saison estivale 2008, la wilaya a mis, assure-t-on sur le site de l’agence de wilaya de protection du littoral ( APPL), à la disposition du public une (01) plage de plus qu’en 2007, soit 47 plages ayant une longueur totale de 27,7 km (26,2 km en 2007). Le littoral de la wilaya s’étend de l’oued Mazafran (limite ouest) à l’oued de Réghaïa (limite est), soit un linéaire côtier de près de 97,5 km. Le nombre de plages effectives est de 81. La plage artificielle de La Madrague sera ouverte, relève-t-on.
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Par Nadir Iddir
El Watan, publié le 24 Mai 2009
# Administrateur | 21/05/2009 | Vacances
Oran : Mobilisation d'équipes médicales itinérantes au niveau des stations balnéaires
Des équipes médicales itinérantes composées de staffs médicaux pluridisciplinaires seront déployées à travers les camps de toile et les centres de vacances de la wilaya d’Oran en prévision du lancement d’une campagne de sensibilisation spéciale "saison estivale", a-t-on appris mardi dernier de la direction de la santé. Cette opération ciblera l’ensemble des centres de vacances relevant des différents secteurs implantés sur les 14 communes côtières de la wilaya d’Oran. Ces équipes médicales prodigueront des conseils et sensibiliseront les gens sur les dangers dus à l’insolation, le manque d’hygiène et l’absence de moyens de prévention contre la prolifération d'insectes et d'animaux transmetteurs des maladies en saison estivale. L’accent sera mis essentiellement sur la nécessité de se prémunir des maladies cutanées qui constituent la principale pathologie dans ses différentes formes en saison estivale comparativement aux saisons précédentes.
Ces caravanes de sensibilisation entameront leur mission dès le coup d’envoi de la saison estivale prochaine avec la vulgarisation de modes à suivre dans le domaine de gestion sur le plan de l’hygiène et la prise en charge des maladies transmissibles hydriques, les insectes et les bêtes à titre préventif.
Cette opération, précise-t-on, intervient en parallèle avec la supervision des dispositions préventives effectuée, au niveau des centres de vacances, par une commission de wilaya, pour s’enquérir de la disponibilité des moyens requis sur place.
[ source ]
El Moudjahid, publié le 21 Mai 2009
# Administrateur | 08/05/2009 | Vacances
Un Belge sur deux partira en vacances cet été
L’année dernière à la même époque, 59 % des Belges étaient sûrs de partir en vacances d’été. Nonante et un pour cent des vacanciers belges passeront leurs vacances en Europe (Méditerranée incluse). Neuf % envisagent des vacances hors du Vieux continent.
La France reste la destination favorite des Belges (31 % veulent y aller), suivie par l’Espagne (14 %), la Belgique (9 %), l’Italie (9 %), la Turquie (6 %) et la Grèce (3 %).
La France, l’Espagne et la Belgique occupent le trio de tête des destinations de vacances des Belges.
[ source ]
d’après Belga (afp) vendredi 08 mai 2009, 14:21
lesoir.be, publié le 08 Mai 2009
# Administrateur | 03/01/2009 | Vacances
VACANCES
Excellent début de saison pour les stations de ski
Les stations de ski, qui ont bénéficié de chutes de neiges abondantes, ont connu un afflux accru d'amateurs de glisse pendant la période de Noël et du Nouvel An, selon les premières estimations communiquées samedi 3 janvier par le cabinet spécialisé Protourisme
"Le début de saison est excellent. Depuis fin novembre, la fréquentation des remontées mécaniques et des hébergements touristiques a connu une croissance à deux chiffres", a déclaré à l'AFP son gérant, Didier Arino.
Hausse de fréquentation en moyenne montagne
Des hausses de fréquentation ont été surtout enregistrées dans les massifs de moyenne montagne en Auvergne, dans les Vosges, le Jura, les Alpes du sud et les Pyrénées, qui avaient pâti d'un manque de neige l'an dernier.
Cet engouement accru pour la moyenne montagne, souvent moins chère que les stations situées plus haut, est en partie lié à la crise: "les vacanciers cherchent le bon rapport qualité-prix", a relevé Didier Arino, qui a constaté "un retour de la clientèle de proximité".
Mais, paradoxalement, "les visiteurs de la moyenne montagne ont tendance à consommer davantage, estimant que la vie y est moins chère, alors que les clients des grandes stations alpines surveillent leur portefeuille".
Clientèle à fort pouvoir d'achat
Les stations de montagne attirent aussi une clientèle à fort pouvoir d'achat qui a renoncé cet hiver à partir au soleil à l'étranger: "la crise profite à la destination France, les Français partent moins à l'étranger", a-t-il commenté.
Côté visiteurs étrangers, les Espagnols, Anglais et Belges sont au rendez-vous, alors que les Américains sont moins nombreux, tout comme les touristes russes "qui dépensent généralement des fortunes", selon Didier Arino.
Réservations en hausse pour février
Protourisme, qui publiera son premier bilan fin janvier, évalue le taux d'occupation des hébergements touristiques à 75% pour la période de Noël et entre 85% et 90% pour le Nouvel An.
Quant aux vacances de février, "les réservations sont en très forte hausse pour les stations de moyenne montagne", alors que la progression est moins sensible pour les grandes stations alpines, qui avaient déjà connu une très bonne saison 2007/2008.
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NOUVELOBS.COM | 03.01.2009 | 17:47
# Administrateur | 02/01/2009 | Vacances

Il faut suivre lentement la file de véhicules qui progresse, serrée de part et d’autre par un va-et-vient incessant de piétons en brouhaha. Sur site, la Gendarmerie nationale, constate-t-on, a interdit carrément la circulation en double sens pour maîtriser les flux entrant et sortant de véhicules. Ainsi, vous pouvez joindre la localité de Chréa via la placette communale, mais pour la quitter, il faut contourner la station de téléphérique et le sanatorium ainsi que tout le centre urbain de Chréa et regagner plus bas la RN 37. Si la splendeur du site est saisissante, le décor bariolé des restes du consommable jeté ça et là par des visiteurs en quête de divertissements est ahurissant à plus d’un titre. Des emballages en plastique, en carton et mille autres objets divers trahissent la vocation des lieux. « Allez faire un tour du côté du Ski club après le départ des visiteurs. Vous serez choqué de découvrir une décharge publique au lieu d’une piste de ski plutôt dominée par la blancheur des neiges », regrette le président de l’association, Comité quartier Concorde Chréa.
Il faut dire que, selon notre interlocuteur, ce site perché à plus de 1500m d’altitude, connu de longue date dans toute la région et même ailleurs, manque énormément de structures de base pour accueillir la masse importante de touristes. Les sanitaires font cruellement défaut et les besoins pressants sont quelque part accomplis en pleine nature. Si durant la saison hivernale les températures peuvent facilement avoisiner le zéro, empêchant de ce fait les émanations des odeurs nauséabondes, le tourisme printanier et estival souffrirait par contre lourdement de ces désagréments. La restauration, également, pose problème. La localité de Chréa dispose d’un seul hôtel qui, d’ailleurs, vu la grille des prix appliquée n’est pas, selon notre interlocuteur, accessible pour toutes les bourses. A défaut d’avoir bien garni sa monture dès le départ de chez soi, on risque ici de « mourir » de faim, faute de restaurants préparant des rations bien chaudes qui d’ailleurs sont tout indiquées dans ces conditions climatiques. Dans cette atmosphère montagnarde à la fraîcheur caractérisée, l’on sent assez vite le creux de ventre, et pour aller faire le plein de calories, heureusement qu’il y a ces jeunes ambulants traînant des remorques où sont entassés mhadjebs, gâteaux, chocolateries.
Entre ces jeunes commerçants ambulants, la concurrence est plutôt rude.« Les indus commerçants venus de Blida nous portent un coup fatal. Nous n’avons pas beaucoup de choix, comme eux. Ils habitent les grands centres urbains. Nous, nous n’avons que cette opportunité qu’offre le tourisme. Nous attendons presque huit mois pour pouvoir espérer quelques entrées d’argent mais voilà que les jeunes de Blida nous bousculent avec leurs remorques », affirme un jeune vendeur ambulant. Ils espèrent pouvoir un jour exercer leur activité dans un cadre légal. D’autres jeunes, bâtons à la main, réglent le stationnement. Ces derniers devraient, selon M. Rekik, être chapeautés par l’APC de Chréa qui délivrerait des badges en guise d’autorisation, en respectant un cahier des charges aux seuls jeunes habitants de cette localité. La commune de Chréa qui comptabilise quelque 575 habitants évoluant dans un contexte géographique jouissant du statut de parc national, de surcroît classé réserve mondiale de la biosphère en 2002, continue de souffrir d’un flagrant manque de commodités. La mise en service, dans les tout prochains jours, du télécabine Blida-Chréa, espère la population, tirera de sa léthargie cette « blanche neige » au bois dormant.
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Par Abdelli Mohamed
El Watan, édition du 31 Décembre 2008
# Administrateur | 24/12/2008 | Vacances
Animations de fin d’année
Ceux qui se trouveront dans la capitale du Gourara, l’Oasis Rouge Timimoun, pourront pleinement profiter de la culture et des traditions zénètes avec la célébration du festival national du chant « Ahellil » dans sa 2ème édition, et qui se déroulera du 25 au 31 décembre. Ils vivront en direct des moments très agréables au milieu des couleurs et des sonorités, à la limite de la transe, que dégagent le rythme et la chanson ancestrale qu’est le « Ahellil ». A Adrar, l’animation culturelle et musicale sera assurée par les Tlemcéniens dans le cadre de la semaine culturelle de Tlemcen au Touat. Les présents à cette occasion auront sûrement l’opportunité d’apprécier le charme du « Malouf, Haouzi et l’Andalou » avec la participation des plus prestigieuses troupes de la localité comme la troupe « Boubaria », celle de « Nass Namoudaji », l’ensemble du « Tabâa el Andaloussi ».
Evidemment, d’autres représentations artistiques et traditionnelles comme les mariages, les us, la confiserie, l’art culinaire tlemcénien sont aussi au menu et ce, entre le 26 et le 31 décembre au niveau de la maison de la culture. Enfin, les visiteurs de l’extrême Sud, à Bordj Badji Mokhtar, dans le Tanezrouft, durant la période allant du 24 au 27 de ce même mois, pourront baigner dans la culture « Touareg » avec la célébration de la principale fête de l’année, celle du seigneur du désert, le « Djemel » (le dromadaire), en plus de vivre à l’intérieur d’une « Kheima », tout en étant vêtus d’une « Dérâïa » (robe targuie). Dans ces soirées musicales au son du « Tindi » et du « bal », le thé et la zerda sont garantis.
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Par A. A.
El Watan, édition du 24 Décembre 2008
# Administrateur | 24/12/2008 | Vacances
Plusieurs destinations à l’étranger à partir d’Oran
Depuis une quinzaine de jours, ils n’ont pas lésiné sur les moyens pour l’agencement de leurs vitrines afin d’informer et surtout attirer la clientèle sur les offres et les circuits proposés pour ces fêtes de fin d’année. Déjà, pour certains gestionnaires de ces agences qui ont été contactés ce mardi, les programmes proposés cette année pour les voyages organisés sont déjà saturés à partir de l’aéroport international d’Es-Sénia, notamment vers les grandes villes du royaume marocain comme par exemple Casablanca ou Marrakech. Pour ces destinations, des vols Charters de 140 places, déjà complets, sont prévus avec des départs le 26 décembre et le retour le 2 janvier. Pour ces destinations, les tarifs retenus cette saison sont de l’ordre de 69 000 dinars par personne.
Ils prévoient comme prestation des séjours spéciaux allant de la prise en charge du transport aérien en passant par l’hébergement avec six nuitées dans des hôtels classes, la restauration, sans oublier le dîner du réveillon. dîners dansants Il est prévu des excursions à bord d’autocars à travers les grandes villes retenues au titre du séjour. Rencontré dans la matinée dans une agence du centre-ville, un jeune couple, venu récupérer ses titres de voyage pour un séjour à Marrakech, a déclaré avoir économisé et mis leurs bijoux au clou auprès de la banque BDL, pour convoler en justes noces et passer leur lune de miel dans cette ville du sud marocain. « Au départ, expliquent-ils, certaines agences nous ont proposé des séjours vers la Tunisie pour des tarifs promotionnels mais notre préférence a été le Maroc. Là ,nous nous sentons plus proches.
Certes, la Tunisie est belle à visiter, mais les Algériens sont mal accueillis depuis quelque temps, selon les conseils de certains de nos proches qui ont déjà séjourné l’été dernier ». Pour les autres qui ne peuvent pas se contenter durant cette fin d’année de vacances à l’étranger, ils peuvent, par contre, selon les moyens financiers dont ils disposent, opter pour des séjours organisés dans les villes touristiques du Sud-ouest algérien ou passer un réveillon dans un hôtel de renom à Oran-ville ou dans les environs. Ces établissements hôteliers proposent, contre 10 000 dinars par personne, des dîners dansants avec des groupes musicaux dans une ambiance purement familiale avec des possibilités d’hébergement en fonction de la demande du client qui doit ajouter un supplément sur le tarif proposé.
L’idéal pour certains c’est de passer la nuit hivernale du réveillon en famille autour d’un bon repas avec bien sûr une bûche comme décor. Déjà, les pâtissiers à Oran annoncent la couleur en la proposant à partir de 500 dinars l’unité.
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Par Tegguer Kaddour
El Watan, édition du 24 Décembre 2008
# Administrateur | 20/12/2008 | Vacances

Leur pouvoir d’achat ne leur permet pas d’aller sous d’autres cieux, encore moins de festoyer dans l’un des hôtels luxueux de la capitale. Les agences de voyages tentent en tout cas de proposer des formules attractives. Get Tours mise sur la Tunisie proposant un prix de 12 500 DA et sur l’Egypte. XL Travel met en avant Malte pour "flâner dans ses rues adoucies pas la brise marine, s’arrêter un instant sur ses places bordées de palais et de cathédrales et goûter à la douce atmosphère de ses jardins". GoFast Travel (agence de voyages du Groupe Go Fast / Aigle Azur), met en vente des séjours en Turquie, Maroc, Egypte et Tunisie, des destinations présentées comme étant des escale de rêve. D’autres agences proposent le Sud algérien et notamment Timimoun, l’oasis rouge flamboyante et Taghit, la perle des oasis. Le Sahara est choisi surtout par une petite clientèle internationale qui veut de la découverte et de l’aventure. Il est à noter que la clientèle du tourisme saharien est essentiellement française. C’est aussi une demande de grand air, de méditation, de pèlerinage spirituel et de recherche de soi. Les uns choisissent un cadre intimiste et les autres préfèrent voyager, histoire de faire une coupure avec le quotidien et prendre un peu de recul. "En réalité, nous économisons moi et ma femme pour ne pas rater ce rendez-vous annuel. Cependant, nous ne faisons pas de folies : nous allons dans un hôtels moyen gamme pour dîner et passer la nuit en amoureux", affirme Malik, un jeune marié et cadre dans une entreprise privée. Réda est par contre fonctionnaire et pour lui, le réveillon se limite à rester en famille à regarder la télévision. L’évasion cathodique est une manière d’oublier, ne serait-ce que pendant quelques instants, la dure réalité. Une autre catégorie de personnes ne se sente même pas concernée. Le Réveillon ? "Ce n’est pas dans notre religion. C’est une coutume occidentale". Le débat est ainsi tranché. Les hôtels mettent les petits plats dans les grands. Ils restent fréquentés généralement par les plus riches qui dépensent sans compter. Les dîners-spectacles se suivent à un rythme soutenu. Ils sont à la recherche d’ivresse et de tourbillons. Cela engendre un côté "m’a tu vu". "Les gens veulent faire la fête sans avoir à s’occuper des préparatifs", souligne-t-on du côté d’un des hôtels étoilés d’Alger. Chez soi, au restaurant ou au spectacle. Chacun a choisi sa façon de marquer le passage d’une année à l’autre.
[ source ]
Par Kamel Benelkadi
El Watan, édition du 20 Décembre 2008
# Administrateur | 31/08/2008 | Vacances

Selon un recensement officiel, près de 4 000 000 de personnes ont fréquenté les lieux depuis l’ouverture de la saison estivale. Ce rush était notamment constaté le long des axes routiers et à l’entrée de la ville de Ténès, où l’unique carrefour de ce passage obligé était submergé par les automobilistes, créant de longs embouteillages. Les espaces forestiers longeant la côte ont été aussi envahis par les estivants en quête de tranquillité et de détente, avec une vue imprenable sur la mer. Malheureusement, si dame nature a tout donné à cette région en termes de paysages naturels féeriques, rien n’a été fait par les pouvoirs publics pour hisser ce littoral au diapason des autres villes côtières. Comme à l’accoutumée, le grand point noir aura été le manque de structures d’hébergement et de restauration et la carence des collectivités en matière d’amélioration des conditions d’accueil.
Les projets touristiques inscrits, ou ceux lancés depuis plusieurs années (au nombre de trois), tardent à voir le jour, alors que les plages autorisées à la baignade sont carrément dépourvues des commodités nécessaires (eau, sanitaires, etc.). Les responsables et élus n’ont encore rien compris à l’importance du secteur du tourisme et aux retombées positives qu’il génère sur la vie sociale et économique des populations de la côte, dont la situation n’est pourtant guère reluisante. Malgré l’effort consenti par l’ADE, l’approvisionnement en eau potable laisse à désirer du fait de la vétusté des réseaux urbains de distribution. Les ménages ont souvent recours aux revendeurs du précieux liquide qui viennent généralement de la plaine du Cheliff pour proposer leur « service », moyennant un prix fort pour la citerne de 3 000 litres, soit 800 DA. Les produits agricoles manquent aussi sur les étals et lorsqu’ils sont disponibles, ils sont vendus à des prix élevés. Idem pour le lait, ce produit de large consommation, qui est cédé à 30 DA le sachet, ainsi que pour le pain qu’on a du mal à trouver après 10 h.
Sur un autre plan, celui de l’hygiène, le décor est aussi en nette dégradation avec l’amoncellement des ordures le long des plages et la prolifération des sachets en plastique tout autour. La création d’une décharge sauvage, juste à côté de la plage de Mainis, à l’ouest de Ténès, en est une parfaite illustration. Passons sur les autres « obstacles » créés ici et là devant les estivants, ce qui n’a fait que gâcher leur séjour tant attendu. Inutile aussi de parler de l’animation culturelle et artistique, tant ce volet important des vacances a été négligé, voire jeté aux oubliettes par les services concernés. La leçon sera-t-elle retenue ? Des dispositions seront-elles prises l’année prochaine pour améliorer le séjour des estivants ? Autant de questions qui restent sans réponse pour le moment.
[ source ]
Par A. Yechkour
El Watan, édition du 31 AOUT 2008
# Administrateur | 29/08/2008 | Vacances
Blida-La Chiffa : Ruisseau des singes en été
Les pique-niques en plein air, la baignade dans le ruisseau et le singe magot, une espèce qui existe uniquement au niveau de ces gorges, à Béjaïa et au Maroc, sont le décor des lieux. Toutefois, nombreux sont ceux qui ne savent pas que le ruisseau des singes a été visité par de célèbres personnalités, connues localement et à l’échelle internationale de par sa beauté naturelle, qui constitue l’endroit propice pour les haltes et le repos. La plupart de ces personnalités déjeunaient l’auberge des lieux en apportant leurs témoignages. Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait écrit un certain 10 mai 1970 dans le livre d’or de l’auberge, alors qu’il était ministre des Affaires étrangères : « A tous égards agréables : le cadre, l’accueil, la cuisine et le service ».
Le prince Philippe, Duc d’Edimbourg et époux de la Reine d’Angleterre, Elisabeth II, a de son côté visité le ruisseau des singes le 5 mars 1985. Il a témoigné de sa « fascination » alors qu’une photo perpétuant cette virée est toujours collée au mur du salon de thé de l’auberge. Et pourtant, le prince Philipe appartient à une famille royale et quelle famille ? celle du Royaume-Uni, connue pour son prestige et sa noblesse. Le Duc avait pourtant parcouru bien des sites féeriques dans le monde mais son admiration pour le Ruisseau des singes est révélatrice et ce n’est pas pour rien, ne cessent de répéter, à chaque occasion, les habitués de l’endroit. Le 13 avril 1971, l’ancien Président du premier gouvernement provisoire algérien, le regretté Ferhat Abbas avait mentionné lors d’un déplacement au Ruisseau : « Bon restaurant, bon accueil, bonne direction. Nous reviendrons Inch’Allah ». Il y a aussi les témoignages émanant de nos différents ministres, du ministre burkinabais de l’environnement en 2006, des figures emblématiques de la Révolution nationale, de l’archevêque d’Alger, Henri Tessier qui avait écrit dans le registre de l’hôtel, un certain 4 juillet 2004 et en arabe s’il vous plaît : « Le ruisseau des singes, c’est un véritable trésor historique et naturel… ».
Même, Abdelaziz Bouteflika, devenu président de la République,est revenu visiter cet endroit en 2005, avec de remarquables notes d’encouragements. Plusieurs passages de touristes européens, notamment les coureurs du fameux Paris-Dakar, et des diplomates accrédités dans notre pays y ont respiré l’air pur, comme, nous dit-on, des ambassadeurs de la Syrie, de la Russie, de l’Ukraine, de la Pologne, des USA, du Sultanat d’Oman, de la Croatie... Rappelons que l’auberge en question a été incendiée en 1996 par des terroristes période où le terrorisme battait son plein au niveau de la région faisant même fuir le singe magot du ruisseau pourtant son berceau. Les premières bâtisses qui occupaient cet endroit féerique auraient appartenu à l’époque ottomane, nous dit-on alors que l’occupant français l’avait réaménagé en 1917 en chalet avec un lieu d’hébergement et un restaurant.
Après l’indépendance et pour mieux répondre à la forte demande des touristes de l’époque, des aménagements et les extensions ont été entrepris afin d’augmenter sa capacité d’accueil. Non loin de l’auberge, on trouve aussi la fameuse bâtisse appelée la « citadelle ». Cette grande villa, épousant parfaitement le paysage de montagnes et qui ressemble aux palais de l’Andalousie, renferme aussi son lot d’histoires extraordinaires. Elle a été le lieu accueillant des stars du 7e art, notamment Paul Newman, Alfred Hitchcock, Louis de Funès, et Alain Delon, ainsi que des « monstres sacrées » de l’orient, nous citerons : Farid El Atrach, Mohamed Abdelouahab et Warda El Djazaïria, qui y avait tourné son premier clip illustrant toute la beauté des lieux. Jean Claude Brialy, grand comédien et réalisateur français, natif d’Algérie et décédé en 2007, a donné comme titre à sa biographie en 2000 : Le Ruisseau des singes où il y laissa un témoignage hautement sentimental.
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Par Mohamed Benzerga
El Watan, édition du 30 AOUT 2008
# Administrateur | 28/08/2008 | Vacances
Une ville propre aux bâtisses et aux rues bien entretenues. Pendant de longues années, c’est la commune qui a géré l’établissement. Maintenant, les affaires sont entre les mains d’un privé. Des modifications et des aménagements ont été effectués, ce qui rend l’état des lieux plus agréable. Si par le passé, on louait des chambres « nues », c’est-à-dire sans literie, ni meubles, aujourd’hui, les choses ont changé. Les curistes viennent seulement avec de légères affaires.
Il en vient de toutes les régions de l’Est algérien Biskra, El Oued, Batna, Tébessa et de Constantine. Les sources thermales de Hammam Essalihine, dont l’exploitation remonte à l’époque romaine, sont appréciées, notamment pour leurs propriétés thérapeutiques qui soulagent les rhumatismes, les maladies respiratoires et dermatologiques. Entre visiteurs et curistes, la station accueille plus de 700 000 personnes par an. Dotée de 5 piscines et d’une quarantaine de cabines pour le bain thermal, la station est située dans une région forestière (pins d’Alep et chênes) qui lui confère un climat particulier et du coup, un lieu de prédilection pour les touristes et les curistes.
C’est aussi le lieu d’apprentissage de la natation pour tous les jeunes Khenchelis. Lors des années passées, plusieurs structures d’accueil sont venues s’ajouter à celles déjà existantes, ce qui a multiplié les possibilités d’accueil de curistes. L’ambiance qui y règne les week-ends est exceptionnelle. Des familles entières prennent d’assaut les lieux pour s’oxygéner et admirer le paysage. Mais ce sont surtout les piscines, à l’intérieur des murs du hammam, qui font le plein, malgré la température de l’eau qui atteint les 70°.
[ source ]
Par L. Baâziz
El Watan, édition du 28 AOUT 2008
# Administrateur | 25/08/2008 | Vacances

Après un mois de juillet, où le nombre de vacanciers venus de l’intérieur du pays était plutôt modéré, le mois d’août a été caractérisé par une ruée exceptionnelle vers la mer, à tout point de vue. Le déferlement d’estivants alimente toutes les discussions. De Ziama Mansouriah à l’ouest, jusqu’à Beni Belaïd à l’est, en passant par les rivages d’El Aouana, Jijel, El Kennar et Sidi Abdelaziz, le spectacle est identique : une nuée de voitures venues de l’étranger et des autres wilayas, principalement de l’est du pays, Constantine, Sétif, Ouargla, Biskra, El Oued, Batna, Oum El Boughi…
Certains estivants de l’intérieur du pays justifient cet afflux par la canicule inhabituelle ayant sévi dans le sud du pays. Outre les Algérois, habitués de la région, la particularité cet été, a été l’arrivée massive de familles issues des wilayas de Béjaïa et Tizi Ouzou. L’insuffisance de structures hôtelières a été quelque peu palliée par la location de logements, laquelle a connu un boom extraordinaire. Cette situation a même poussé les moins chanceux à élire domicile dans leurs voitures ou à dormir à la belle étoile le long du littoral. Ce torrent d’estivants a étonné les Jijeliens, qui n’arrivent pas à s’expliquer cette prodigieuse procession en direction de la côte du Saphir. Un étonnement quelque peu mêlé d’exaspération, due surtout aux pics d’embouteillages paralysant la circulation au chef-lieu de wilaya jusqu’à une heure tardive de la nuit. Le trajet en bus entre la basse ville et la nouvelle ville, qui se faisait d’ordinaire en quelques minutes, prend désormais une heure ou plus.
Ces perturbations, qui s’accroissent principalement en début de soirée, à l’entrée est de la ville et surtout à l’ouest, au retour des plages, viennent à bout de la patience des riverains, qui ne comprennent pas, d’ailleurs, que les services concernés n’aient pas au plus vite pris les mesures nécessaires pour rendre la situation plus vivable. Un plan de transport spécial été dans la ville de Jijel, aurait certainement contribué à réduire les désagréments dans l’attente d’une prise en charge définitive des points noirs, notamment avec des aménagements routiers, (trémies et autres) palliatifs désormais indispensables pour éviter l’asphyxie de la ville en période estivale. Il n’est pas rare d’entendre des citoyens préconiser qu’il aurait fallu instaurer, sur certaines grandes artères de la ville, une circulation à sens unique.
D’autres soutiennent que le prolongement de la route, allant de l’entrée de l’ancien port de pêche au port de Boudis, devrait être prolongée, en urgence, jusqu’à l’hôtel Kotama pour créer une issue aux véhicules qui vont du côté du siège de l’APC. A défaut d’initiatives émanant des chargés du transport, ce sont des suggestions qu’il faudrait peut-être étudier. Il n’est pas sûr que le chef-lieu de wilaya, qui aura, à l’avenir, à accueillir un nombre important d’estivants, puisse supporter l’astronomique assaut quotidien de voitures dans les mêmes conditions que celles prévalant aujourd’hui.
[ source ]
Par Par Fodil S.
El Watan, édition du 25 AOUT 2008
# Administrateur | 23/08/2008 | Vacances
Oum TebboulL (El Tarf) : Plus de 500 000 touristes algériens enregistrés
À quelques jours du mois de Ramadhan, les estivants ne semblent pas être prêts à déposer leurs balluchons. En effet, s’il l’on se fie aux chiffres avancés par la police algérienne des frontières (PAF) à Oum Tebboul, poste frontalier dans la wilaya d’El Tarf, la destination Tunisie continue toujours à attirer. Selon Nacer Abid, le 1er responsable de ce poste frontalier, ses services accueillent quotidiennement une moyenne de 8 000 passagers. Un chiffre qui s’accroîtra de 2 000 autres chaque week-end. Ce qui dénote de l’importante affluence de touristes algériens transitant par ce poste. Cette affluence, il faut le dire, s’explique par le bon accueil réservé par les agents de la PAF sous la houlette de ce jeune officier. « Ils sont victimes de leur succès ; Le sourire accompagné par une célérité dans le traitement des passeports a valu une importante dimension à ce poste frontalier avec la Tunisie. Moi-même j’ai été conseillé de transiter par ce poste » expliquera Rachid Mechak, touriste algérien venu de Aïn Beïda avec sa famille pour passer des vacances à Tabarka (Tunisie). Toujours selon la même source, le poste d’Oum Tebboul a admis, depuis le début de la saison estivale, plus de 500 000 passagers.
[ source ]
Par M. F. G.
El Watan, édition du 23 AOUT 2008
# Administrateur | 22/08/2008 | Vacances
El-Kadous, une plage pas comme les autres !
Confort et sécurité
Atouts • En sus du sable fin doré et de l’eau cristalline de la plage d'El-Kadous, les estivants y trouvent toutes les commodités nécessaires pour un agréable séjour.
Douches, sanitaires, cabines de déshabillage, fast-foods, rien ne manque, en effet. Même la sécurité est assurée. C’est que le ministère du Tourisme ne l’a choisie comme la plage pilote de la capitale, à l’instar des quatorze autres réparties à travers le littoral.
El-Kadous, située dans la commune de Heuraoua, à l’est d’Alger, peut se targuer d’être une référence en matière d’accueil et de prise en charge des estivants. «Nous avons changé d’adresse, mais pas de domicile», atteste, Larbi, un quinquagénaire venu de Bouira en compagnie de sa petite famille, pour passer un court séjour sur cette plage. Notre interlocuteur fait allusion à la quiétude, à la sécurité et au confort qui y règnent. Interrogés sur les commodités qu’offre le site, les estivants sont unanimes à vanter ses atouts. Personne ne se plaint de quoi que ce soit. En cette journée caniculaire d’août, les vacanciers sont nombreux à opter pour le sable doré et l’eau cristalline d'El-Kadous. Les estivants se sentent maîtres sur cette plage.
Pas de diktat des propriétaires de parasols et de gardiens de parking. En arrivant, la matinée, les premiers estivants trouvent la plage libre : aucun parasol n’est planté et proposé à la location. «Nous déposons notre matériel et c’est aux estivants de décider s’ils veulent louer parasols et tables et il leur appartient de choisir la place où ils comptent s’installer», affirment des jeunes qui proposent leurs services à l’entrée de la plage. Ayant bénéficié d’une autorisation d’exploitation pour la saison estivale, ces derniers associent business et politesse envers les estivants.
C’est ainsi, d’ailleurs, qu’ils ont pu gagner la sympathie des vacanciers, dont certains affirment posséder des parasols et des tables, mais préfèrent louer chez ces jeunes afin de leur permettre de gagner leur vie.» Côté sécurité, la Gendarmerie nationale et la Protection civile y ont érigé des postes de garde permanents au grand bonheur des estivants qui ne craignent, en conséquence, ni agressions ni noyades. Depuis le début de la saison estivale, aucun estivant n’est venu se plaindre de harcèlements.
Notre présence permanente dissuade les malfrats, d’autant plus que nos éléments circulent tout au long de la plage», témoigne un gendarme. Pour sa part, un élément de la Protection civile affirme qu’aucun cas de noyade n’a été enregistré pour le moment, même si plusieurs interventions ont été effectuées.
Aussi, des cabines de déshabillage, des douches, des sanitaires et des fast-foods qui y sont implantés constituent les autres commodités qu’offre ce site paradisiaque. Une petite forêt de pins, tournant le dos au lac de Réghaïa, surplombe la grève, et fournit aux amoureux de la nature des possibilités de villégiature.
« Tant que les autorités publiques ne font pas de même pour les autres plages, je passerai toutes mes prochaines vacances ici à El-Kadous. J’ai pris connaissance des atouts de cette plage à travers la presse et je ne me suis pas trompé en y venant. Cette plage n’a rien à envier à celles de la Tunisie », affirme Saïd, venu de Bordj Bou-Arréridj, en compagnie de son épouse.
[ source ]
Par Ahmed Haniche
InfoSoir, édition du 21 Aout 2008
# Administrateur | 21/08/2008 | Vacances
Alger-Piscine El Kettani : Un îlot au cœur de Bab El Oued
Ils se mettent à courir. L’impatience se lit sur leurs visages, le papa est encore loin derrière et il faut l’attendre pour payer les 30 DA qui leur permettront d’entrer. A la porte, des petits les regardent d’un air envieux. Eux, sont seuls et n’ont pas les moyens d’y accéder ; pour eux, il n’y a que la plage d’à côté. La piscine d’El Kettani est parmi ces lieux de la capitale hors du temps. C’est un monde à lui seul, géré par des personnes hautes en couleur. A la caisse, à l’entrée, siège celui que tous appellent Ammi Omar. Agé de 70 ans, il travaille à la piscine depuis 12 ans. C’est l’âme des lieux, l’homme de confiance ; il y fait tout : du gardiennage pendant l’année, à la gestion de la caisse et au nettoyage pendant la saison estivale. Il est là 7 jours sur 7. Dans un français parfait, et d’une galanterie rare, il nous explique avec une grande gentillesse et plein de malice dans le regard, son parcours : « J’ai commencé à travailler dans ce milieu à partir de l’âge de 11ans. Mais à l’époque, j’étais à Padovani. Puis en 1962, j’ai été fonctionnaire dans le conseil populaire de la ville d’Alger.
Je travaille ici depuis que j’ai pris ma retraite. » Quand on l’interroge sur ces petits, agglutinés devant la porte, et qui regardent les autres s’amuser, il répond : « Que voulez vous que l’on fasse ? On ne peut pas se permettre de les laisser rentrer ; imaginez qu’il y ait un accident. Des fois, ils tentent de se faufiler. Mais ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire la grimace. » La piscine d’El Kettani est un lieu mythique. C’est là où de nombreux Babelouediens ont appris à nager ; planches et ceintures sont, gratuitement, prêtées à cet effet. Située au cœur du quartier populaire, elle accueille 600 à 700 personnes par jour. La fréquentation est généralement familiale. El Harbi, 54 ans, habitant et pharmacien de Bab El Oued raconte : « J’amène régulièrement mes enfants ici. Le cadre est très agréable.
Je lis mon journal sans me faire de souci, car l’endroit est sécurisé. » Plusieurs maîtres nageurs surveillent en permanence les 3 bassins : un pour les petits, un pour les filles et le plus grand pour les garçons. Quand ce dernier est fermé, le moyen se retrouve coupé en deux par une corde pour séparer les filles des jeunes garçons. Une grand-mère de 65 ans en est ravie : « Cet endroit me plaît beaucoup : il y a une grande sécurité ; mais surtout, il y a un grand respect entre les gens. Il est important, selon moi, de séparer les jeunes filles des garçons. Le contraire m’aurait dérangé et déplu. » Une autre dame assise à proximité est mécontente : « C’est la première fois que je viens ici et je trouve qu’il y a beaucoup trop de monde. En plus, le manque d’hygiène est apparent. » Sur cette question, les responsables, Mustapha Kennoun et Mohamed Atbi, se défendent : « Nous changeons l’eau des bassins, au moins cinq fois par semaine. Tous les samedis, les services d’hygiène viennent faire des contrôles et des prélèvements. De toute façon, nous en faisons nous mêmes. La piscine est aux normes. » Le complexe ouvre à 7 heures pour le nettoyage et est ouvert au public à partir de 10 heures.
Cependant, le vrai problème de la piscine est le manque cruel de moyens. Le ministère de la Jeunesse et des Sports, dont elle dépend, ne fournit aucun budget. La piscine ne trouve son argent que dans les 30 DA de l’entrée. Il faut payer avec ça le salaire des 32 employés et toutes les dépenses qu’une telle infrastructure exige. Voilà pourquoi elle n’a ouvert que le 16 juillet, alors que les vacances scolaires ont débuté en juin. Dans de telles conditions, les coupures d’électricité représentent une réelle catastrophe : les moteurs s’arrêtent, et l’eau se salit. Il faut alors vider la piscine, et interdire l’accès. La présence d’un groupe électrogène serait bien utile dans ces situations. Il ressort de la piscine d’El Kettani une profonde humanité. Pendant quelques heures, les problèmes de ce quartier populaire s’estompent, et les enfants retrouvent leur insouciance, en particulier les jeudis après-midi avec le spectacle des clowns. Karima, 32 ans, infirmière, raconte : « Les yeux et le sourire des enfants nous font oublier tous les problèmes que l’on peut rencontrer. Ils m’apportent personnellement beaucoup. »
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Par Leïla Yaker
El Watan, édition du 21 AOUT 2008
# Administrateur | 21/08/2008 | Vacances
El Kala retrouve sa fête annuelle : Rush, guirlandes, corail mais...
En effet, des vedettes et des groupes connus du grand public se succèdent, chaque soir, devant la mairie au grand bonheur de tous car c’est gratuit. On ne peut pas en dire autant des places et lieux publics devenus payants pour les automobilistes, qui se plaignent comme jamais auparavant de l’état des chaussées. En plus des ornières « ordinaires », il y a cette année les tranchées creusées pour refaire les conduites d’eau. « Il nous faudrait la visite d’une bonne dizaine de ministres rien que pour voir bitumer les principales artères », nous dit ironiquement un chauffeur de taxi. Et puis, la circulation est épouvantable. Des bouchons, comme on n’en avait pas encore vu ici. Les policiers sont débordés et ils donnent du sifflet à vous crever le tympan, jusque même sous la pancarte où est écrit « Silence hôpital ». C’est le rush à El Kala depuis le 1er août.
Les vacanciers de passage vers la Tunisie ou qui ont choisi El Kala comme destination finale, semblent s’être donné rendez-vous pour la même période. Les vacances, en effet, de plus en plus courtes car de plus en plus chères, et le ramadhan qui pointe son nez, font que les vacanciers ont opté pour la première quinzaine du mois d’août. Selon un responsable de la police des frontières il y a eu aux deux postes frontaliers d’Om Teboul et El Aïoun, plus de 12 000 passages le 1er août. Un record ! Les plages sont bondées dès les premières heures de la journée, polluées ou pas, surveillées ou pas. Elles sont prises d’assaut par des milliers d’estivants, des millions nous disent ceux qui ont une manière bien particulière de compter les baigneurs. Les familles, les groupes d’enfants ou des jeunes dévalent des hauteurs de la ville, où ils ont un gîte sous-loué dans les HLM ou les garages sans eau ni sanitaires. Les colonies de vacances, quand elles ne sont pas installées dans les écoles et lycéesce qui est interdit en principe s’entassent dans ces nouvelles « résidences » à l’hygiène douteuse.
Là encore règne le désordre. Une pétition a circulé sur les agissements des plagistes qui s’approprient la plage, sous le nez des autorités. Celles-ci ont quelque peu réagi, puis sont retombées dans leur léthargie et les plagistes ont reconquis le terrain perdu. Les plages en dehors de la ville sont belles mais sales malgré la présence permanente, nous a-t-on assuré, de personnes spécialement chargées de leur propreté. Il est vrai aussi que l’incivisme fait des ravages. On jette n’importe où les ordures et les bouteilles en plastique ou en verre. Il n’est pas rare de voir ce genre d’objets jetés d’une voiture par des gens qui en apparence ont l’air très « bien ». En fait, tout donne à croire qu’El Kala et son parc national sont une grande décharge publique, qui trouverait à redire sur ce comportement devenu banal et habituel. « Alors et cette fête ? », demande-t-on à un restaurateur qui a pignon sur rue. « Des guirlandes au dessus des tas d’ordures, voilà ce que c’est vraiment la fête du corail. Ils sont aveugles ces responsables ? », nous répond-il sans même lever les yeux de la caisse. Les prix s’envolent pendant les vacances, le plat de couscous est passé de 300 à 500 DA en quelques heures. Sans blague. Ailleurs, la bouteille d’eau minérale est cédée à 80 DA dans une gargote qui ne paye pas de mine, mais où on s’y arrache les places. Pour le président de l’APC, qui a eu à son actif une bonne saison estivale lors de son précédent mandat, la population d’El Kala double en été. Elle passe de 12 000 à 25 000 habitants. En temps normal, l’APC n’a pas les moyens de collecter et d’acheminer vers le CET de Metroha (25 Km), les 6 tonnes de déchets quotidiens. Il faut user d’acrobaties pour enlever le plus gros.
Et puis, ajoute le maire, M. Berrebib, « nous avons hérité d’une situation catastrophique et la préparation de la saison estivale ne s’est faite, en réalité, qu’avec l’installation du nouveau wali d’El Tarf au début du mois de juin. Auparavant, un différend avec la SG intérimaire, avait bloqué toutes les initiatives que nous avions prises dans ce sens ». Même situation pour l’éclairage public et par conséquent l’insécurité qui en découle dans des zones qui sont désertées par les estivants. Pour conclure, Le P/APC ajoutera qu’El Kala est une ville importante mais avec les moyens humains et matériels d’un douar.
Les pêcheurs d’El Kala, ou pilleurs de corail, on ne sait plus faire la différence, sont au premier rang de la fête de la ville. En plus d’avoir fortement contribué au financement de la fête, ils ont pensé à leurs aînés et pris l’initiative louable d’honorer la mémoire des marins pêcheurs décédés. Ils ne les ont pas oubliés sur les quais, « c’est merveilleux », nous déclare une veuve en pleurs, profondément émue par le geste des plus jeunes. Mais si pêcheurs il y a, le poisson, en revanche est introuvable. Il faut avoir de solides relations sur les quais ou se ruiner au restaurant pour quelques merlans frits (3 merlans de taille moyenne pour 400 DA) ou une demi-douzaine de crevettes pas royales pour un sou. Le fameux poisson d’El Kala, celui qui a fait aussi sa réputation, s’exporte, s’échange en mer, ou passe subrepticement dans les centaines de camions-frigos des mareyeurs. Mais tout le monde n’est pas de la fête. Sur les hauteurs de la ville. Les gens, surtout les familles, préfèrent la promenade le long du boulevard mal éclairé. « Vous n’allez pas à la fête en bas ? », demandons-nous, « descendre, c’est facile mais pour revenir il n’y a pas de transport. Les taxis deviennent invisibles ou alors il faut se battre à la station. Les bus, faut pas trop en parler. Non seulement ils arrêtent leur service trop tôt mais en plus, on va bien plus vite à pied, surtout avec la circulation qu’il y a », nous répond un résident. Alors la fête, on la fait entre nous ici.
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Par Slim Sadki
El Watan, édition du 21 AOUT 2008
# Administrateur | 20/08/2008 | Vacances
Sétif : Une autre destination touristique
L’afflux des visiteurs a donné une autre impulsion à l’activité de la cité bondée de monde à longueur de journée. La circulation routière est impossible, au centre-ville les bouchons font désormais partie du quotidien des automobilistes lesquels prennent leur mal en patience. Ce fait renseigne sur l’augmentation de la population qui fait le bonheur de bon nombre de commerces. L’activité hôtelière connaît un certain dynamisme d’autant que de nombreux établissements ont ouvert leurs portes, affichant le plus souvent « complet ». « Mais, même si les hôtels poussent comme des champignons à Sétif, le déficit en nombre de lits reste important.
Avec le dynamisme de son université et de ses opérateurs économiques, la ville est différente de celles de l’intérieur du pays. L’ouverture de l’aéroport qui fonctionne à plein régime lui a, en outre, conféré un autre statut », souligne un hôtelier du centre-ville, n’ayant, au passage, pas omis de placarder au niveau de la réception le fameux « complet ». Le déficit a été, dans une certaine mesure, résorbé par la location des appartements, une habitude des habitants qui s’incruste dans les habitudes de la cité, à destination des citoyens de Biskra, Ouargla, Touggourt et de bon nombre d’autres localités du Sud. Comparativement aux prix pratiqués au littoral, à Sétif, il est facile de s’offrir un bel appartement meublé à 50 000 DA par mois. « Située à 100 km de la mer, Sétif, où il fait bon de vivre, offre toutes les commodités d’une ville touristique. En plus de sa situation géographique, la cité possède d’innombrables autres atouts, faisant d’elle, la destination de prédilection des gens du Sud », dira un citoyen de Touggourt estimant que la vie n’est pas chère à Sétif, où l’on peut aussi faire des emplettes.
Humer l’air de Aïn El Fouara, faire une virée au parc d’attraction qui mérite, d’ailleurs, un bien meilleur sort, flâner dans les souks et à travers les rues et artères, assister à la dense activité artistique ou profiter des bienfaits des stations thermales de la région, ce sont là les principales activités des vacanciers, qui prennent, en outre, du plaisir à s’attabler dans l’un des restaurent syriens faisant recette du coté des hauts-plateaux sétifiens animés de jour comme de nuit. « l’hospitalité des sétifiens qui sont des gens spontanés, la beauté d’un site édénique ne lui manquant que les eaux bleues, donnent à Sétif, un charme particulier », dira, un cadre venu de Biskra qui trouve, dit-il, un plaisir fou à s’oxygéner sur les hauteurs des monts Megress (plus de 1400m d’altitude) situés à une vingtaine de kilomètres de Sétif. « Faire un tour à Megress est la meilleure thérapie pour les citoyens en quête d’air pur. » La virée en montagne est le passe-temps favori de petites familles adeptes de la nature à l’état pur », précise notre interlocuteur, un adepte des stations thermales, tout en ajoutant : « J’imagine mal un séjour à Sétif sans une virée dans l’une des stations thermales de Hammam Soukhna, Guergour ou Hammam Ouled Yelles où le privé a beaucoup investi. avec une bonne campagne médiatique, la région peut facilement devenir un pôle de développement du tourisme thermal, la nouvelle option des grands tours opérateurs. »
Aïn El Fouara, l’épicentre des visiteurs
Eté comme hiver, la célèbre fontaine Aïn El Fouara, est prise d’assaut par les visiteurs d’une heure ou d’un jour. L’œuvre du sculpteur français Saint Vidal, reçoit depuis février 1898, des visiteurs venus de l’intérieur du pays ou de l’étranger, rien que pour boire son eau afin de perpétuer la tradition : « qui boira un jour de son eau, y reviendra inévitablement. » De passage ou profitant de quelques instants de détente à Sétif, la fontaine devient une incontournable halte pour bon nombre de visiteurs, donnant à l’endroit une ambiance particulière, animée par diverses activités lucratives. Des vendeurs de petites répliques de la fontaine font, à l’instar des photographes, de bonnes affaires. Ainsi, la foule est immense dans la journée et encore plus en soirée. venus de partout, des milliers de gens s’y abreuvent, s’y débarbouillent et surtout immortalisent leur passage avec des photos souvenirs. Une armée de vendeurs de souvenirs, d’appareils photo jetables et surtout de photographes ambulants est là, en quête de touristes. Ils sont nombreux, selon les jours et les horaires, polaroïds en bandoulière, ils proposent leurs services aux passants assoiffés se dirigeant vers la fontaine.
Combien sont-ils exactement ? On ne saurait le dire. Selon Farès, ils sont une dizaine d’anciens qui ont lancé l’activité au début des années 1990 et plus d’une dizaine de nouveaux. L’activité n’étant pas régulière, ce sont les jours de repos et surtout les week-ends où l’on enregistre une très grande affluence, plus de mille personnes viennent, selon les photographes, rendre visite au symbole de la ville chaque jour. « Depuis l’avènement des appareils jetables, numériques et des téléphones portables, notre activité s’en fait sentir et s’est considérablement réduite, les gens préfèrent s’essayer à la photographie et immortaliser eux- mêmes leurs propres souvenirs », déplorent les « paparazzis » sétifiens. « Parfois, certains d’entre nous ne font pas une seule pose de la journée, parfois quelques-unes, tout dépend de la journée », ajoutent-ils. « Beaucoup travaillent en équipe et se relaient durant la journée pour essayer d’arrondir leurs fins de mois.
Ces photographes ambulants se considèrent comme les anges gardiens, les protecteurs de la statue, nous sommes là presque tout le temps et nous voyons ce qui se passe aux alentours », déclarent-ils. Malgré leur présence, les vols et rixes sont assez fréquents. Les comportement indélicats, la grossièreté et la vulgarité nuisent beaucoup à l’image du site, qui a toujours été un coin de jonction et de rencontre entre gens d’horizons différents. « Nous voyons des gens de tous bords, des pauvres gens, des touristes passant par Sétif, des sétifiens et même parfois des gens célèbres, des vedettes locales et étrangères qu’on a parfois du mal à reconnaître. La plupart d’entre nous auraient de nombreuses anecdotes à raconter sur les rencontres que nous faisons du matin au soir », disent les photographes. Comme toute ville touristique, Sétif a ses gardiens de la mémoire et ce sont, apparemment, ces photographes ambulants qui continuent à guetter le touriste venu se désaltérer à la fontaine de Aïn Fouara qui envoûte : « de passage à Sétif, je tenais à faire une halte à Aïn El Fouara, une fontaine qui n’a pas volé sa célébrité. Tout comme son eau si fraîche en cette journée caniculaire. Posséder un monument d’une telle beauté, la capitale des hauts-plateaux est vraiment chanceuse », souligne, une algéroise qui a tenu à immortaliser ce passage, et ce avant de continuer la route vers la Tunisie, où elle a décidé de passer des vacances en famille.
Sétif : entre Lisboa et Halab
Hauts lieux des espaces gastronomiques du terroir, Sétif découvre ces dernières années les spécialités orientales (syriennes) et occidentales (portugaise). Sans se soucier de l’addition, les sétifiens envahissent, en couple et en famille ces restaurants d’un certain standing. Prendre place au « Lisboa », c’est effectuer un voyage virtuel au niveau de certains quartiers de la capitale du Portugal. L’espace, unique en son genre, est de renommée internationale. D’autant que la clientèle de l’établissement est cosmopolite. Des Européens, Américains, Asiatiques ainsi que des hauts cadres et hommes d’affaires, bien de chez nous, apprécient la cuisine et le service de l’établissement lequel n’a rien à envier aux restaurants d’outre-mer. « Le Lisboa est le restaurant de classe. Notre clientèle est constituée d’étrangers, d’opérateurs économiques et d’universitaires », souligne Khaled Bouakaz, le maître des lieux, aidé dans sa noble mission par son épouse d’origine portugaise.
« Notre établissement est un lieu de convivialité qui accueille les familles sétifiennes qui se mettent au diapason des nouvelles coutumes de consommation », enchaîne Khaled, qui voit d’un bon œil, la métamorphose de la famille sétifienne de plus en plus friande des sorties nocturnes et de la fréquentation des restaurants d’un certain rang, qui poussent comme des champignons. Brochettes d’agneau, kebab syrien, shawarma, kebab à la viande, salade orientale etc. constituent le menu de « Machaoui Halab » (les grillades d’Alep), un haut lieu de la cuisine syrienne, très appréciée par les sétifiens. « Même si notre clientèle est composée essentiellement d’hommes d’affaires ou de groupes, la présence de la famille sétifienne est de plus en plus importante. D’autant que le rapport qualité-prix est attractif », souligne Darif, le gérant de Machaoui Halab. « Les choses ont beaucoup évolué. Sétif de 2008 est totalement différente de celle des trois dernières décennies. Le boum économique, l’apport de l’université fréquentée par plus de 50 000 étudiants, ont quelque peu bousculé le conservatisme de la cité, qui est plus ouverte et tolérante », précise un enseignant de sociologie à l’université Ferhat Abbas.
Amar S, un PDG d’une société abonde dans le même sens : « L’ouverture de bon nombre de grands restaurants à Sétif, a brisé pas mal de tabous. Sachant que les familles sétifiennes investissent le plus normalement du monde Machaoui, Lisboa ainsi que les fast-foods. Il suffit de faire un tour ici et là pour constater la métamorphose ». Notre interlocuteur, n’a pas tort d’autant que même les nombreux restos implantés face au parc d’attraction sont fréquentés par les familles accueillies à bras ouverts. Avec la multiplication de ces lieux de restauration de différentes spécialités, le client a désormais l’embarras du choix. Sétif, qui se dote en plus de nouveaux hôtels, renforce ses structures d’accueil qui lui permettront de conforter son statut de cité carrefour de premier choix…
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Par Kamel Beniaiche, Nabil Lalmi
El Watan, édition du 20 AOUT 2008
# Administrateur | 20/08/2008 | Vacances
Balades à Oran : Wahran El Bahia !
A l’image de la vierge Marie perchée sur les hauteurs du Murdjadjo, elle ouvre largement les bras vers le ciel pour accueillir ses hôtes d’un jour, puis pour toujours. Telle une princesse insouciante, El Bahia a les pieds dans l’eau et la tête au radieux soleil d’Afrique, sans jamais avoir tourné le dos à la mer. C’est dans cette ville chargée d’histoire et ô combien hospitalière que je suis né et où vous auriez sans doute aimé vivre. « L’Arabe sans nom » (je cite) des « Cités sans passé » ne vous a jamais considéré comme L’Etranger dans ce pays. Il manquait dans vos écrits, M. Camus, juste cette chaleur humaine qui aurait contribué à unir, dans un baiser d’amour, les deux lèvres de notre mère qui vous a vu naître : la Méditerranée.
Au boulevard Front de mer, on ne saurait résister à l’ivresse du verbe qu’une muse volage à ses amants promet. Il n’est pas de spectacle qui vaille ce que l’on ressent de ce balcon naturel, aménagé dans les années cinquante par Fouques Duparc, l’ancien député-maire d’Oran, qui compte à son actif l’actuel stade Zabana, près du jardin d’attraction dans le quartier d’El Hamri et surtout l’alimentation de la ville en eau douce à partir du barrage de Beni Bahdel ; situé dans la wilaya de Tlemcen. L’œil, dans ce lieu privilégié, embrasse un vaste panorama. Là-haut perché sur le Murdjadjo, comme un rapace surveillant la plaine, se dresse l’imposant fort de Santa-Cruz.
Sentinelle immobile, témoin de l’invasion et des razzias espagnoles pendant près de deux siècles, il regarde maintenant, dans le silence de ses hauteurs, l’ondoiement des vagues qui semblent danser au vent d’Espagne, le flamenco et l’andalou des fondateurs de la ville au Xe siècle. En grande partie détruite par le terrible tremblement de terre de 1790, Oran a été occupée une seconde fois par les Espagnols avant d’être définitivement libérée en 1792, sous le règne du Bey Mohamed El Kebir. Mais parler d’Oran sans convoquer ses saints ce serait trahir la mémoire des « Ouled Sid El Houari » le saint patron éponyme de la ville, qui a préféré se blottir parmi les siens dans son sanctuaire au pied de la montagne, dans les bas quartiers du vieil Oran. Du boulevard Front de Mer, on peut aussi apercevoir, de l’autre côté du pont Zabana, une vaste esplanade de détente où se trouve, en bordure de la falaise abrupte, la qouba de Sidi M’hamed moul el B’har qui étend sa baraka à tous les gens de la mer et surtout l’énigmatique Moul El Meïda qui trône fièrement sur le plateau du Murdjadjo, au- dessus d’un écrin de verdure de la forêt des Planteurs. On ne saurait oublier non plus Sidi Blal, au cœur de M’dina Jedida, Sidi El Hasni, ce descendant direct de la dynastie des Idrissides, et Sidi El Bachir, au plateau Saint-Michel, juste derrière le lycée Ibn Badis.
Comment ne pas vivre heureux et rassuré lorsque des saints veillent sur la ville, en unissant leurs voix silencieuses à celle de la vierge Marie dans leur prière œcuménique. De nombreux vestiges témoignent encore de la grandeur passée de la ville et de son histoire tumultueuse. On peut citer, entre autres, le palais du Bey Bouchlaghem (actuel Château Neuf), non loin de la place d’Armes, Bordj El Ahmar (Petit Santon) dans les bas quartiers de la Marine, érigées par Abou El Hassan, la mosquée turque à mi-chemin et à gauche de la rue des Jardins, qui aboutit à l’ex-place Kléber de Sidi El Houari, la mosquée du Pacha datant du XVIIIe siècle, et bien d’autres encore. Incontestablement, ce qui attire le plus les vacanciers pendant la saison estivale, ce sont surtout les stations balnéaires au sable fin, qui s’étalent tout le long de la corniche oranaise.
On a l’embarras du choix entre Saint Rock et Les Andalouses, avec son sable fin à perte de vue et son magnifique complexe touristique. Au plaisir de la baignade, les mordus de la pêche à la ligne peuvent taquiner le poisson dans les nombreuses criques qui séparent les plages. Au boulevard Front de mer, le temps passe très vite. Déjà dix-neuf heures. Le soleil joue à cache-cache derrière de petits paquets de nuages qui se teintent de couleur rouge et or. Encore quelques lueurs rougeâtres qui s’assombrissent comme si l’astre du jour cédait à regret la terre à la lune, qui vient de se lever à l’horizon opposé derrière la montagne des Lions. Au pied de ce massif se trouve Kristel, avec ses maisons accrochées au flanc de la montagne et son légendaire port de pêche. Chaque été, on organise à Sidi Moussa une manifestation mystique grâce à aux disciples du karkabou et du bœuf immolé dont la viande servira à garnir les plats de couscous offerts aux participants de ce rite.
Dans la douceur vespérale du Front de mer, le sol exhale ses dernières bouffées de chaleur humide, alors que l’atmosphère s’emplit d’agréables senteurs que la reine des nuits semble ramener avec elle d’Orient, autant que sa fraîche haleine. Les lampadaires viennent de s’allumer. Il fait déjà nuit. Du fort de Santa-Cruz, on ne distingue plus qu’un bouquet de lumières ocres qui semble suspendu dans les ténèbres. Juste après la clinique Lazreg, la vaste terrasse d’une crémerie est bondée de clients. Les échoppes de rôtisseries, grillades et autres fast-foods ne désemplissent pas non plus et jusqu’à des heures tardives. Dans une sorte de ballet incessant, une foule bigarrée déambule nonchalamment sous les hauts palmiers qui se poursuivent jusqu’au Théâtre de Verdure où se tenait le festival du raï jusqu’à cette année. De là, on peut emprunter la route en pente en passant par la Rampe Vallès, la Promenade de Létang aux arbres séculaires pour rejoindre la pêcherie du port d’Oran réputée pour ses spécialités de poissons. Au boulevard Front de mer, tout le monde se côtoie dans un respect mutuel : la jeunesse du Coran et de l’Internet, le jean moulant des jeunes femmes et le hijab à l’iranienne, le kamis et le short avec tee-shirt, la barbe du frère musulman et la queue de cheval à la garçon, l’extravagance et la sobriété, bref, le traditionnel et le moderne. Dans ce décor en mouvement, une replète quadragénaire, toute légère vêtue et exagérément maquillée passe dignement, la tête haute, sous le regard indifférent d’un frère en kamis. La fière dame frétille du popotin et de la poitrine que découvre, plus qu’il ne cache, un chemiser ajouré et largement décolleté.
Elle est suivie d’un caniche qui se dandine autant qu’elle. Certainement une de nos sœurs émigrées. Regards déshabilleurs d’une bande de jeunes loups accoudés au parapet du trottoir. « Balance, balance », persifle l’un des gamins. L’interpellée explose dans une bordée de mots qui n’a rien de lyrique. Fâcheux ? Il paraît que non et que nous sommes à l’heure de la parité et que tout est bon qui permet de s’éclater. Vénus et le chant lointain d’un coq viennent de rappeler aux noctambules qu’un jour nouveau vient de commencer. Quelque part, provenant de la sono d’un mariage, la voix métallique d’une chaba entre en conflit avec l’appel à la prière matinale d’un muezzin. C’était une balade au Front de mer, à la recherche d’un bonheur retrouvé. Tiens, la lune a oublié de se coucher
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Par Boucif Elafifi
El Watan, édition du 20 AOUT 2008
# Administrateur | 20/08/2008 | Vacances
SAISON ESTIVALE À TIGZIRT
40.000 visiteurs par jour
Le président de l’office local du tourisme précise que depuis que la ville a été «nettoyée», il a été constaté un retour massif de familles qui viennent séjourner dans les hôtels de la ville balnéaire.
Comme d’habitude, la Grande plage était bondée de monde lundi dernier. A 14 heures, il était difficile pour les familles qui arrivaient de dénicher un espace libre. Il s’agit d’une plage familiale où la convivialité et le respect mutuel sont de mise. Le même climat règne à la plage Tassalast et Feraoun. Tassalast a même été sélectionnée parmi les 14 meilleures plages d’Algérie. Mais parce qu’elle est située au centre ville, c’est la Grande plage qui enregistre tous les jours le plus grand nombre d’estivants. Cette année, l’ensemble des plages ont été aménagées avec, en sus, une électrification et un aménagement qui rend les sites plus accueillants. La saison estivale tire à sa fin mais l’affluence n’a pas baissé d’un iota. On peut même dire que ces derniers jours, il y a une augmentation du nombre de visiteurs, vu qu’il ne reste plus qu’une poignée de jours pour que la plage retrouve sa solitude. L’hospitalité des habitants de Tigzirt n’est pas étrangère à cette affluence.
Celui qui n’a pas visité Tigzirt, il y a plus de six mois, sera surpris car un véritable joyau a été réalisé au niveau de l’ex-petite plage. Il s’agit d’un port de pêche et de plaisance très agréable. Des espaces verts y ont été aménagés. Le soir et en soirée, ils sont des centaines à venir chaque jour admirer un site des plus paradisiaques. Ce site a métamorphosé la coquette ville. Désormais, Tigzirt est beaucoup plus surprenante qu’avant. Plus belle, plus propre et surtout plus sécurisée. Si, il n’y a pas si longtemps, le visiteur risquait de se faire voler son portable ou le poste-cassette de sa voiture à tout moment, il n’est plus possible de se faire agresser aujourd’hui. Circuler jour et nuit dans cette ville côtière ne comporte aucun risque. Le banditisme n’a plus droit de cité. La ville a été aussi nettoyée d’un phénomène qui avait failli tuer le tourisme. Il s’agit de la prostitution qui avait pris des proportions alarmantes au début des années 2000. Il y a deux ans, la ville a retrouvé sa dignité grâce aux efforts des services de sécurité qui ont travaillé d’arrache-pied pour redorer le blason à Tigzirt. «Aujourd’hui, vous pouvez circuler dans n’importe quel coin de la ville et vous ne serez pas désagréablement surpris», souligne un vacancier qui vient chaque année en compagnie de sa femme et de ses trois enfants. Le président de l’office local du tourisme, M.Mohammed Azzouz, rencontré dans son bureau situé à côté de la salle de cinéma Mizrana, se réjouit de cette amélioration. Il est content d’annoncer aussi la réouverture de l’hôtel Mizrana après une fermeture de trois ans pour travaux. Cet établissement s’est beaucoup amélioré, a-t-on constaté. Sa privatisation lui a servi. Il mérite bien ses trois étoiles. Actuellement, on dénombre onze hôtels au total. Deux autre hôtels, aussi importants, ont repris du service. Il s’agit du Pavillon de la Plage, qui a «les pieds dans l’eau» et le Numide. Désormais, ces deux établissements répondent aux normes et peuvent accueillir les familles dans un cadre convivial et respectable. Deux hôtels restent fermés: l’Aurès et le Solitaire. Plusieurs centaines de familles, pour des raisons économiques, préfèrent louer carrément des appartements dont les prix varient de 30.000 dinars le mois à 60.000 DA selon qu’ils soient équipés ou non. «37% des logements ont été loués», révèle M.Azzouz. Le président de l’office est satisfait du déroulement de la saison estivale quoi qu’il déplore l’absence d’une animation artistique continue comme cela se faisait dans le passé et ce, à cause du problème d’absence de moyens financiers.
La seule animation existante s’est limitée à des séances de disque-jockey improvisées, en début de soirée au niveau du port. Notre interlocuteur indique que la ville reçoit en moyenne 40.000 visiteurs par jour avec un pic qui atteint les 60.000 personnes pendant les week-ends. «Nous avons même accueilli quelques étrangers», signale le même responsable. Cette année, il n’y a pas eu de colonie de vacances. En revanche, cinquante familles, venues de Ouargla, ont été hébergées au niveau du camps de l’Unja. De même que l’auberge de jeunes accueille quotidiennement pas moins de cent vacanciers. Quant à la famille de l’éducation, elle a élu domicile au niveau du lycée Toumi. Le site archéologique est ouvert quotidiennement et constitue un centre d’intérêt pour beaucoup de visiteurs, trouvant l’endroit attractif.
Une amélioration a été constatée concernant l’alimentation en eau potable. Cette année, l’eau est disponible grâce à l’apport de la station de dessalement, désormais fonctionnelle. Près de 200 fourgons de transport, d’une capacité de 11 à 18 places chacun, assurent la navette Tizi Ouzou-Tigzirt jusqu’à une heure très tardive de la journée.
Comme une cerise sur le gâteau, le fait qu’il n’ y ait eu aucun mort par noyade dans cette ville depuis le premier juin fait que la saison estivale 2008 est l’une des plus belles de ces dernières années.
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Par Aomar MOHELLEBI
L'Expression, édition du 20 AOUT 2008
# Administrateur | 20/08/2008 | Vacances
Khaled séduit la “Coquette”
Le grand chanteur de raï, Khaled, s'est produit avant-hier en soirée au stade Chabou Abdelkader de Annaba au grand bonheur de ses fans.
Fort attendu, Khaled dont le dernier concert qu'il a donné, à Annaba, remonte à 1986, a été accueilli sur scène par des ovations et des cris de joie lancés par des milliers de jeunes.
L'esplanade gazonnée du stade Chabou Abdelkader s'est transformée en une tribune de danse dès que Khaled dit Hadj Brahim Khaled a commencé à entonner ses célèbres tubes qui l'ont consacré à l'échelle internationale comme la star incontestée de la chanson Rai.
Le chanteur de ''Didi'' , enregistré en 1992 à Los à Angeles aux Etats-Unis d'Amérique ou encore de l'album ''Ya Rayi'' sorti en 2004 avec une reprise de ''Al H'mam'' , étendard de la musique oranaise, s'est dit heureux de se retrouver à Annaba comme pour répondre à l'accueil chaleureux et convivial du public.
En marge de ce concert, Khaled a déclaré qu'il compte sortir un nouvel album et se produire en duo avec le chanteur irakien Kadem El Saher.
Auparavant, le rappeur Azzou et le chanteur Cheb Khalas ont ouvert cette soirée artistique exceptionnelle qui a permis aux Annabis de renouer avec l'ambiance musicale à quelques jours de la fin des vacances d'été.
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Par EL MOUDJAHID - 18-08-2008 à 21:06
El Moudjahid, édition du 20 AOUT 2008
# Administrateur | 19/08/2008 | Vacances
Saison estivale à Annaba : La balade des gens heureux
De Ras El Hamra, un site balnéaire par excellence, en passant par les plages au sable doré de la Caroube, Rezgui Rachid , Rizi Amor, Refès Zahouane, Belvédère et Aïn Achir, l’ambiance estivale bat son plein. Et si pendant la journée la baignade est le meilleur moyen de fuir la canicule, le soir est un moment agréable au bord de la grande bleue. En effet, les féeriques plages de Annaba, célèbres les unes pour leurs kiosques à glaces et les autres pour leurs restaurants où l’on déguste poisson et boissons les pieds dans l’eau, sont prises d’assaut de jour comme de nuit. Ils sont des milliers d’Algériens et étrangers à fréquenter cette splendide corniche durant la saison estivale et bien au-delà. Annaba, ou la Coquette, par son Cours de la Révolution, a l’avantage d’avoir une corniche « urbanisée », la mer faisant partie du décor urbain.
Les plus importantes cités du nord de la ville sont à la fois la ville et la corniche. À Annaba, les veillées au bord de la mer sont d’ailleurs une vieille tradition. Chaque soir, ce sont des milliers de flâneurs à longer les promenades et autres boulevards du front de mer. Jeunes et moins jeunes, seul ou en groupe, tous prennent le chemin de la mer. Les uns pour une partie de pêche ou une promenade, d’autres pour déguster des boissons sous le palmier de la grande bleue, sur la terrasse de « Bouna Beach ». Depuis des années, les familles habitant des « HLM », fuyant la chaleur, se rendent sur les plages et s’y installent pour dîner, profitant de la brise maritime. Les plages de Saint-Cloud, Rizi Amor, Belvédère et Aïn-Achir sont inévitablement celles qui attirent le plus de monde, pour leur beauté et leur proximité de la ville. N’omettons pas de rappeler que la plage Saint-Cloud, il y a de l’animation pour les enfants. Sur les lieux, plus précisément en face du groupement maritime de la gendarmerie nationale, l’établissement « Sahraoui », qui s’est spécialisé dans les prestations touristiques, a installé un fantastique manège qui fait rêver beaucoup de gosses.
Rizi Amor, avec son complexe touristique Bel Azur ou la Médina, donne, par ailleurs, un cachet particulier à cette corniche qui draine, chaque soir, des centaines de familles encouragées par la sécurité assurée pratiquement sans faille sur ces plages. « J’ai été très agréablement surpris de voir des familles installées autour d’une table pour manger, comme si elles étaient chez elles », commentera un père de famille de Constantine, qui avouera avoir, depuis, imité les Annabis. Superbement illuminés, les boulevards du front de mer et les plages offrent un spectacle particulier pour les touristes, qui en gardent un merveilleux souvenir de vacances. Et chaque été, Annaba vit à ce rythme méditerranéen.
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Par B. Ahmed Ramy
El Watan, édition du 19 AOUT 2008
# Administrateur | 19/08/2008 | Vacances
Rush des émigrés sur la ville de Aïn El Fouara : Ça grouille à Sétif
Ils viennent, fuyant la chaleur du Sud, la surpopulation des grandes villes et surtout par nostalgie pour le bon vieux Sétif d’antan. Beaucoup sont à la recherche de souvenirs d’enfance, d’autres sont là pour montrer leur réussite. Bref, Sétif est, ces jours-ci, surpeuplée. Il y a foule partout : dans la rue, les cafés, les restaurants, les hôtels affichent complet ; des vides sanitaires sont loués à prix fort aux gens du Sud et même les habitations désertes le long de l’année de certains quartiers « résidentiels » se réveillent et s’animent.
C’est l’occasion de s’offrir un mariage, une circoncision à l’odeur du bled pour les émigrés qui ont débarqué en force cette année. « Cela fait des années que je ne suis pas rentrée au pays, nous dira Zoubida qui débarque de Paris. Cette année, toute la famille est descendue passer ses vacances à Sétif et chacun y trouve chaussure à son pied. C’est la première fois que je passe plus d’une semaine dans la villa que je possède à Dallas. Les années passées, mon frère y habitait et s’en occupait. » Smaïl qui, lui, vient de Biskra, nous explique : « Chaque année, dès le début de l’été, nous quittons la chaleur de Biskra et nous venons nous installer à Sétif pour deux mois. Nous avons une maison à Sétif et ceux qui n’en possèdent pas louent à des prix prohibitifs et les prix sont de plus en plus chauds. Même si le climat et les mentalités à Sétif ont beaucoup changé, la proximité de la mer est une bonne consolation. » L’antique Sitifis devient le temps d’un été une mégalopole. Le nombre de véhicules est considérable. La circulation automobile y devient impossible, surtout depuis que les feux tricolores ne marchent plus et que les policiers se cachent à l’ombre. Rien n’arrête ces automobilistes pressés et surtout carrément irresponsables qui n’ont aucun respect ni pour le code de la route ni même pour l’uniforme bleu. Les marchés et souks populaires sont pris d’assaut dès les premières heures de la journée. Les rues de la ville ne désemplissent pas jusqu’à une heure avancée de la nuit et ça change de Sétif qui fermait et se vidait dès la tombée de la nuit.
Aïn El Fouara et le parc d’attractions attirent des cohortes de visiteurs. Il devient quasiment impossible de se désaltérer à la fontaine ou encore de trouver où poser son pied au parc, malgré l’image peu reluisante et peu glorieuse qu’il donne. Il faut signaler que depuis des lustres, l’espace connaît la même misère et le même état d’abandon. Si les fast-foods et les manèges y poussent comme des champignons, le gazon, lui, n’ y a aucun droit de cité. Au pied de la muraille romaine campe une drôle d’armée, celle des marchands de vêtements, installés à titre provisoire il y a quelques années, qui occupent le matin une place au souk Abacha et le soir à la citadelle. Pas un centimètre n’est laissé au passant ni au promeneur de ce côté-ci. Les bancs en pierre ont été détruits, les débris datant de l’époque romaine jonchent les lieux. Aucune initiative d’investissement n’est prise, ni par l’APC ni par les exploitants actuels pour donner une meilleure image de ce lieu, surtout que dans son état actuel, il ne désemplit pas.
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Par Nabil Lalmi
El Watan, édition du 19 AOUT 2008
# Administrateur | 17/08/2008 | Vacances

« Les week-ends et jours fériés, d’interminables files de voitures s’y engagent pour y déverser des milliers de promeneurs », a constaté le site web Kherdja. Donnant la parole aux internautes, chacun y va de son commentaire. « A vos baskets, rien n’est plus agréable que de faire du sport dans un endroit pareil, très belle forêt : un endroit pour toute la famille, idéal pour les pique-niques aussi et les balades à cheval », souligne l’un d’eux. « C’est un grand espace de détente, de repos familial, mais quelquefois on regrette même d’y être allé, pour y trouver un stationnement, on est obligé de faire 5 fois le tour du pseudo parking pour repérer une voiture qui sort. Il y a un monde fou et les infrastructure ne suivent pas... Cela aurait été mieux si l’on installait des bancs partout », témoigne un autre. Kamel et Noureddine, la trentaine, se donnent souvent rendez-vous pour faire du footing, histoire de garder la forme. Kamel veut perdre sa bedaine et Noureddine cherche à faire baisser son taux de cholestérol. Par des petites foulées régulières, ils se mêlent aux autres coureurs dont certains sont expérimentés. Ils vont à la rencontre d’une forêt qui leur offre son cadre agréable et son oxygène. « La plupart des club de foot et d’autres disciplines font leur préparation physique à Bouchaoui », déclare un promeneur.
Certaines familles viennent avec leurs enfants pour leur faire découvrir la nature et partager même un repas. Des toboggans et des balançoires sont à leur disposition. La Gendarmerie nationale veille au grain. Elle tente de sécuriser au maximum cet endroit. La forêt de Bouchaoui reste l’un des rares endroits qu’offre la capitale pour l’évasion. Il faut dire qu’Alger est de plus en plus dévorée par le béton, le bitume et la pollution. L’acier et les bulldozers ont remplacé la verdure. Certains quartiers ont pris l’allure d’interminables chantiers bruyants et poussiéreux. Les jardins publics qui faisaient la fierté d’Alger ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Une politique générale de gestion des espaces verts doit être définie par les autorités locales. La réduction alarmante des espaces verts est essentiellement liée au développement sauvage de l’urbanisme au niveau des différentes communes de la capitale. Il y a aussi l’absence de contrôle durant les années 1990, ce qui a ouvert la voie à toutes sortes d’agressions sur les espaces verts.
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Par Kamel Benelkadi
El Watan, édition du 17 Aout 2008
# Administrateur | 17/08/2008 | Vacances

Entre deux plongeons, certains s’allongent sur le sable pour décompresser, écouter le ressac régulier de la mer et humer l’air chargé d’iode. Cependant, il faut prendre des précautions pour ne pas bronzer idiot. Le soleil a du bon, c’est un plaisir mais c’est aussi un danger. Il ne faut pas en abuser et respecter quelques règles de bonne conduite. Les crèmes solaires, appliquées sur la peau, arrêtent aujourd’hui au moins 95% des UVB, la partie du spectre la plus dangereuse. L’ombre est en général une bonne protection, mais la présence à proximité d’une surface réfléchissante peut en limiter l’intérêt. Les vêtements sont également efficaces, en sachant que les fibres synthétiques sont plus efficaces que le coton.
Les lunettes de soleil sont indispensables car elles préviennent les lésions solaires de la rétine et de la cornée. Les autorités sanitaires déconseillent de s’exposer entre 12 et 16 heures. On sait que nombre de cosmétiques, parfums et autres eaux de toilette ne font pas toujours bon ménage avec le soleil. Phénomène moins connu, certains médicaments peuvent également provoquer des intolérances solaires et des réactions locales. Malgré les conseils, certains, notamment les plus jeunes, se croient invulnérables. Ils n’en font qu’à leur tête et ils constatent les dégâts. Le danger le plus fréquent est la brûlure. On distingue trois niveaux : brûlures au premier degré (coup de soleil moyen, brûlure ou ébouillantage léger sans destruction de la peau) ; brûlures au second degré avec formation de vésicules (ampoules, cloques) sans plaies ouvertes ; brûlures au troisième degré où la peau et les différents tissus sous cutanés sont totalement détruits.
En baignade, le danger numéro un demeure la noyade. Chaque année, malgré les efforts d’information et la mise en place de moyens de sauvetage par la Protection civile, trop de morts sont recensés. Un total de 160 personnes sont décédées par noyade du 1er juin au 8 août, dont 71 lors de baignades à la plage et 89 dans des retenues d’eau. Durant la même période en 2007, 105 décès par noyade avaient été recensés par la Protection civile sur les plages algériennes. La saison estivale ne rime pas uniquement avec la joie, la détente et l’allégresse.La Protection civile a recensé un total de 55 735 850 estivants ayant fréquenté les plages des 14 wilayas côtières, dont 7 034 700 à Tipasa et 5 961 600 à Mostaganem.
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Par Kamel Benelkadi
El Watan, édition du 17 Aout 2008
# Administrateur | 16/08/2008 | Vacances
Bider (Ghazaouet) : Une belle plage à découvrir
Un lieu où la modernité n’a pas encore trop affecté les coutumes de ses paysans. Non loin, sa plage au sable fin, très peu connue, qui s’étend à perte de vue (d’une longueur de près de 5 km), est d’une extraordinaire beauté . Un site paradisiaque où rien n’arrête le regard. En effet, aucune habitation proche n’est visible. Une immense plage très prisée par les habitants des localités environnantes qui s’y rendent chaque jour. Un littoral entouré au loin par de vastes pinèdes où il fait bon s’y perdre à la recherche de détente et de fraîcheur. Quelques estivants charmés par la beauté et l’immensité de cette plage, mais aussi bien par la tranquillité que par la sécurité, ont élu domicile, en dressant leurs tentes pour quelques jours, profitant ainsi de la grande bleue en toute sérénité. Délaissée depuis des lustres, cette région, dotée d’un paysage incomparable, assez pittoresque et d’une richesse exceptionnelle en terme de potentialités touristiques, demeure une zone totalement inexploitée, sans aucune structure d’accueil répondant aux standards admis, ni commodités pour les estivants de passage. Et ce, compte tenu de l’affluence récente de milliers de vacanciers déjà avisés de ce site.
Atouts indéniables
Cette zone, touristique par excellence, qui recèle des atouts indéniables, mérite un développement assez conséquent à la hauteur des aspirations des vacanciers nationaux et étrangers. Un véritable Eden. Un développement qui aurait d’avantageuses retombées sur l’économie de la région avec, notamment, des centaines d’emplois dans tous les corps de métier. Une plage pouvant supplanter voire surpasser la prestigieuse plage de Marsat Ben M’hidi. Mais, apparemment, ce n’est pas pour demain, beaucoup reste à faire sur le plan des aménagements de ce merveilleux site. Notons que cette année, Naftal a installé, sur une superficie de près d’un hectare, un camp de toile familial d’une soixantaine de tentes pour son personnel.
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Par D. Smaili
El Watan, édition du 16 Aout 2008
# Administrateur | 16/08/2008 | Vacances
Tizi Ouzou : Le littoral en fête
En effet, de Tassalast jusqu’à la plage du Petit Paradis, dans la commune d’Aït Chaffaâ, le volet sécuritaire a véritablement été renforcé avec la mise en place des postes de police au niveau des plages, tout comme les services de la Protection civile qui ont doublé leurs effectifs, notamment avec le recrutement d’agents saisonniers. La saison estivale arrive, la chaleur aussi commence à devenir torride dans la mesure où la recherche de moyens susceptibles d’y faire face est inéluctable. Nombreux sont ceux qui préfèrent convoiter la grande bleue pour savourer les moments de fraîcheur. D’ailleurs, boudée durant les autres saisons, la côte tizi-ouzienne reprend ses droits, en été, avec l’ambiance estivale qui occupe le quotidien des vacanciers.
Azeffoun, Le front de mer s’anime
En cette saison, Azeffoun, cette coquette ville balnéaire, offre son charme pour accueillir les milliers de vacanciers venus des différents horizons, pour une baignade dans ces endroits féeriques et paradisiaques que la nature a gratifiés d’une beauté sauvage. Depuis, Agouni Oucherki, plus haut à une dizaine de kilomètres environ, en se dirigeant vers la localité d’Azeffoun, le visiteur ressent déjà, l’air frais et pur émanant de la grande bleue. En traversant des villages abandonnés des mois durant, et repeuplés, ces jours-ci, par leurs habitants, le citoyen se saisit inlassablement d’un regard panoramique qui surplombe la côte. C’est l’ancien Port Gueydon qui se dresse près des vagues saccadées et étouffées sur un sable doré. En cette période, Azeffoun se réveille à l’heure de l’été. « La région n’a que cette saison pour décoller un petit peu, et permettre aux commerçants de respirer contrairement aux autres mois où Azeffoun se morfond dans un sommeil profond », nous dit Lounis, un jeune ingénieur en électronique et qui n’est autre que le président d’une association culturelle au village Aït Rehouna, une bourgade sise à dix minutes de route à l’ouest du chef-lieu de la commune d’Azeffoun. Si les émigrés ou autres familles, plus aisés convoitent les hôtels qui affichent tous complets, en ces périodes de chaleur caniculaire, il n’en demeure pas moins que les couches sociales moyennes se rabattent sur l’auberge, le seul centre de jeunes qui ouvre ses portes aux vacanciers.
Il est d’une capacité de 60 lits, extensible jusqu’a 100 places, explique M. Amar Sini, 2ème vice-président de l’APC. Ce dernier précise que deux plages sont autorisées à la baignade dans la municipalité. Il s’agit de celles du Centre, Caroubier et une partie de Sidi Khelifa. « Nous avons entamé plusieurs projets de réaménagement. On a essayé d’achever une bonne partie de ces chantiers pour permettre le bon déroulement de la saison estivale. Le reste des travaux sera entamé à partir de la première semaine de septembre », ajoute le même responsable. C’est une placette aménagée comme pour en faire un véritable endroit de prédilection pour les vacancières surtout après la tombée de la nuit. Sur cette placette, on organise habituellement, chaque week-end des galas artistiques avec une pléiade de chanteurs de la région. La semaine dernière, les lieux ont été occupés par une équipe de l’ODEJ, Office des établissements de jeunesses, qui a mis en place des stands d’exposition, à l’occasion d’une campagne d’information contre la toxicomanie. Conscients des conséquences parfois désastreuses de ce phénomène sur la société, les cadres de l’ODEJ en collaboration avec l’association d’information et communication de la wilaya de Tizi Ouzou, essayaient, à travers cette activité, de sensibiliser la classe juvénile, cette frange de la société continuellement exposée aux multiples relents de l’oisiveté.
Des dépliants et autres brochures, portant sur les maux que peut engendrer ce fléau, ont été remis aux visiteurs. Durant toute la soirée, les organisateurs ont appuyé leurs actions par une projection vidéo en plein air. Celle-ci porte essentiellement sur des témoignages des toxicomanes et autres interventions des médecins et des psychologues ayant déjà travaillé sur le sujet. La placette grouillait de monde. Des familles accompagnées de leur progéniture se baladent tout le long de la route principale, allant du centre-ville juqu’au nouveau port où tous les coins et recoins s’emplissent comme par enchantement des vacanciers. Des cafés, les pieds dans l’eau, sont envahis chaque soirée par des grappes de gens. Les terrasses sont submergées au même titre que les abords du port qui connaissent, chaque jours, un mouvement intense des allers-retours des citoyens. L’ambiance nocturne ne s’arrête pas là. A la buvette du jet d’eau, à proximité du siège de l’APC, l’affluence est quotidiennement au rendez-vous. Les estivants, des Algérois dans leur quasi-totalité, prennent place dans des bancs pour déguster des glaces. Dans les centres de colonies de vacances, les enfants se régalent avec des programmes d’animation en nocturne. Que ce soit au lycée Aghri ou à l’établissement d’enseignement secondaire Yazourène, l’ambiance est parfaitement similaire. Outre les soirées disque-jockey organisées chaque fin de session, les enfants ont souvent droit à des représentations théâtrales, des jeux didactiques préparés par leur moniteurs. Aussi, dans le cadre d’une opération d’échange, l’APC d’Azeffoun a reçu une délégation venue de la commune de Béni Abbès, dans la wilaya de Béchar. Il s’agit, selon l’adjoint du maire, d’un groupe de familles nécessiteuses. Ces dernières séjournent dans l’ancien Port Gueydon depuis plus de dix jours. A Azeffoun, faut-il le souligner, les rues ne se désemplissent pas jusqu’à tard la nuit.
D’ailleurs, à une heure tardive, les magasins restent ouverts. « On doit travailler même la nuit car, on n’a que la saison estivale pour ramasser un peu d’argent », relève un commerçant établi au centre-ville. Tout visiteur, qui effectue une virée du côté de l’antique Port Gueydon, sera inéluctablement saisi par le site fabuleux et splendide. Le restaurant de la Grotte, un endroit paradisiaque implanté à l’intérieur de l’hôtel « Le Marin ». Cette fameuse Grotte permet ainsi, aussi bien aux passagers qu’aux locataires, de déguster un repas dans un décor magnifique, où pas moins de 150 couverts sont servis quotidiennement sous des lumières tamisées. Cette œuvre attire continuellement, surtout en ces périodes de chaleur, des nuées de gens à la recherche des instants de convivialité dans un endroit familial et près d’une eau de mer frôlée par le soleil. Le Marin fait travailler pas moins de 80 personnes entre hôteliers et autres ouvriers. L’établissement en question jouit d’une image particulière en matière de prestations, d’infrastructures d’accompagnement et surtout d’hygiène. Ce dernier est doté d’un ensemble d’installations d’accompagnement, à l’image d’un spacieux parking, d’une piscine en mesure d’accueillir et d’offrir des moments de détente et de distraction aux estivants.
Le port de Tigzirt, un lieu d’attraction
A quelque 35 km d’Azeffoun se dresse la ville de Tigzirt. Cependant, les déplacements entre ces deux villes est conditionné, hélas, par un détour de plus de 100 km. Et pour cause, même en période estivale, le citoyen ne peut pas se déplacer, par le littoral, d’Azeffoun à Tigzirt ou bien le contraire. Car, le transport fait défaut. Mais, cela n’empêche aucunement les estivants à prendre d’assaut cette station balnéaire. Outre les plages qui deviennent bondées de vacanciers, un endroit nouvellement aménagé constitue l’une des attractions les plus convoitées notamment durant les soirées, à Tigzirt. Il s’agit du port de l’antique Iomnium, une infrastructure qui est devenue l’endroit le plus prisé par les familles qui s’y rendent pour savourer l’air pur de la grande bleue. Le port de Tigzirt est conçu de façon à donner une image similaire à celle d’un jardin public, avec des espaces verts admirables.
Une fois la nuit tombée, des milliers de personnes se ruent vers le port. « On a un programme d’animation riche. Nous avons prévu d’organiser aux estivants, des soirées avec le disque-jockey chaque deux jours. Il y a effectivement affluence. Les lieux sont devenus très fréquentés par les estivants. Nous essayons toujours d’assurer le bien-être de ces derniers. C’est pour cela que nous avons entamé un projet d’éclairage public qui s’étalera de la plage Feraoun jusqu’à Tassalast, via la plage du Centre. La première partie de ce projet a été réalisée, en attendant la deuxième phase », explique M. Bourti, adjoint du maire, qui estime que cette année, en moyenne, Tigzirt accueille 40 000 estivants/j. Aussi ces jours-ci, au cinéma Mizrana, les artisans de Béni Yenni étalent leurs produits à l’occasion d’une exposition de bijoux. Cette activité précède une quinzaine artisanale prévue au niveau du site des ruines romaines à partir de la mi-août en cours. Elle portera sur la tapisserie, la vannerie traditionnelle, la sculpture et la poterie céramique, entre autres. Les ruines romaines ne sont pas en reste par l’affluence des vacanciers. Ces vestiges historiques et archéologiques sont visités quotidiennement par des centaines d’estivants qui sillonnent le site de la basilique au temple, deux édifices qui gardent farouchement les traces d’une période de plusieurs siècles d’histoire. « Pour ce qui est du problème des pénuries d’eau potable, nous avons saisi les responsables de l’ADE à tous les niveaux, pour y remédier et afin de permettre une saison estivale sans perturbation dans le réseau d’alimentation du liquide précieux. Mais de toutes les façons, à partir de l’année prochaine, la région sera raccordée au barrage de Taksebt et ça sera le bout du tunnel », explique le même responsable. Tigzirt, cette ville de la Kabylie maritime essaye de s’offrir, à bras ouverts, aux visiteurs. Ses plages au sable fin et ses endroits verdoyants et paradisiaques font d’elle une station balnéaire attractive.
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Par H. Azzouzi
El Watan, édition du 16 Aout 2008
# Administrateur | 13/08/2008 | Vacances
Malgré une faible demande cette année
Les vacances reviennent cher à Oran. Depuis quelques années déjà, la capitale de l’Ouest est la destination préférée de milliers d’estivants et de touristes en provenance des quatre coins du pays et de l’étranger. Elle jouit d’une position géostratégique enviable, et d’une réputation festive. Ces atouts, ajoutés à l’hospitalité de sa population, ont permis à El Bahia de développer des structures d’accueil et surtout des mécanismes de substitution. Ayant saisi l’importance de ce rush pour le tourisme balnéaire local, les pouvoirs publics ont lancé la réalisation de deux zones d’expansion touristique ZET à Cap Falcon et à La Madrague. Mais les appétits féroces des spéculateurs fonciers ont défiguré la zone par des structures en béton érigées dans une parfaite anarchie. Ce faisant, les prestations qui y sont assurées ne répondent pas aux normes requises et à la demande exprimée.
Du coup, des particuliers ont développé le système D, recourant à des locations d’espaces jusque-là invraisemblables. Malgré la baisse de la demande, cette année, les particuliers ont maintenu à quelques exceptions près la fourchette des prix pratiqués depuis quelques années déjà sur la côte oranaise. Ainsi, une villa de particulier de 100 m² à Aïn El Turck, Coralès ou La Madrague peut être louée à hauteur de 240 000 DA le mois, alors que d’autres de moindre envergure atteignent jusqu’à 200 000 DA et même plus. Pour ceux qui ne peuvent pas s’offrir le luxe de ces villas, il reste les appartements de type F2 loués à 60 000 DA le mois et les F3 à 100 000 et plus. D’autres ont trouvé l’astuce en reconvertissant leurs garages à bateau ou encore leurs débarras pour les louer à plus de 30 000 DA et plus le mois.
C’est dans les zones de Aïn El Turck, Cap Falcon, Coralès et Bousfer que se trouve le plus gros des ces locations.
Les familles algériennes, qui affluent sur la corniche oranaise en été, préfèrent louer ces habitations de particulier à particulier plutôt que d’opter pour les locations dans les complexes dépourvus de restaurant.
Des hôtels, construits le long de la côte, proposent uniquement l’hébergement à des prix relativement élevés en été. Une nuitée dans une suite climatisée de moins de 20 m² comprenant un salon, une chambre, une salle de bains et une petite terrasse est proposée à 7 000 DA. Cela sans repas, ni programme de loisirs. Des bungalows de haut standing pourvus de trois chambres, un salon, une salle de bains et une cuisine sont également proposés pour la même somme. Cela en plus d’une piscine et des attractions au cours du mois d’août animées par des DJ.
Le complexe des Andalouses et un hôtel y attenant proposent des petites suites et des bungalows à 210 000 DA la quinzaine. D’autres complexes, édifiés récemment, proposent les mêmes services et aux mêmes prix.
[ source ]
Par Mohamed Ouanezar, correspondant à Oran
Photo : Riad
La Tribune, édition du 13 AOUT 2008
# Administrateur | 13/08/2008 | Vacances
Location d’appartements et de villas dans les villes côtières
A la recherche de moments de détente et de loisirs, des estivants algériens, non disposés à parcourir chaque matin des centaines de kilomètres pour se rendre à la plage, optent pour la location d’un toit à quelques mètres des vagues de la mer.
Par le passé, les gens préféraient le camping sous ses différentes formes d’organisation. Notre littoral était décoré de tentes placées par des familles, des groupes de jeunes, des associations et bien d’autres catégories. Durant les années de terrorisme, la culture du camping a cédé face à la machine de la peur et de la terreur.
La concentration avait alors baissé et les gens se rendaient aux plages rarement. Les choses ne sont pas restées en l’état. A la faveur du rétablissement de la paix, les Algériens ont renoué avec les bonnes habitudes estivales. Aujourd’hui, les plages sont envahies par toutes les couches de la société dès les premiers jours de l’été. Chacun en fonction des moyens dont il dispose.
C’est ainsi qu’on trouve la classe juvénile effectuant quotidiennement des déplacements, dans la joie et la bonne humeur, vers les villes côtières. Pour ces jeunes, «le trajet fait partie de notre moment de loisir», soutient Amine, âgé de 25 ans et qui habite le quartier de Belcourt à Alger. Ces dernières saisons, des familles algériennes sont en train d’expérimenter un autre mode de séjour au bord de la mer. De quoi s’agit-il ? Il s’agit, en effet, de la location de villas et d’appartements dans les villes côtières. Le procédé commence visiblement à intéresser beaucoup de gens qui sont nombreux à quêter dès le mois de juin des appartements et de villas tous près de la mer.
En quête d’une location abordable
Celui qui est prêt financièrement trouvera certainement une offre qui l’intéressera. C’est le cas de Samir, enseignant dans un collège à Alger et qui a découvert, depuis l’été 2005, une ville balnéaire avec laquelle il signe depuis un contrat de fidélité. Samir se rend chaque année à Jijel, une ville qui offre toutes les commodités d’un séjour paisible.
Arrivé dans cette ville dans un cadre professionnel à quelques jours de l’ouverture de la saison estivale, Samir repart séduit par le paysage envoutant de Jijel, un paysage mariant montagnes et mer. Avec l’aide d’un ami natif de Jijel, il a tissé des connaissances qui lui ont permis de renouveler son contact avec la corniche jijelienne en louant un appartement dans une cité de la ville pour y passer des vacances en famille. «En louant un appartement, ici à Jijel, pour 2 000 dinars chaque nuitée, je trouve que l’offre est bonne. Une dizaine de jours à raison de 20 000 dinars, j’estime que c’est largement accessible pour toute famille algérienne.
L’option est intéressante dans le sens qu’elle permet à ceux qui résident dans d’autres wilayas de passer de bons moments ailleurs. En plus, l’appartement à louer est
doté de toutes les commodités nécessaires.
La cité est paisible, les gens qui y viennent se comportent dans le respect de l’autre. Il est certain que l’idéal serait de passer ses vacances à l’étranger, mais nos économies ne nous le permettent pas. Des gens plus aisés partent en Tunisie ou en Espagne, ce n’est pas le cas pour moi et ma famille, donc, je me contente de ce dont je suis capable», déclare Samir, déçu de regagner le bruit et les tumultes de la capitale. Non loin de Jijel, les communes balnéaires de la wilaya de Béjaïa ont également des opportunités de séjour estival dans des appartements conçus pour le même besoin.
Saket, le camp de camping qui attire beaucoup d’estivants, semble ne plus convaincre les visiteurs. Ces derniers cherchent plutôt plus d’intimité. C’est la raison pour laquelle ils courent derrière la location d’un appartement dans lequel ils se sentiront plus à l’aise. Constatant des comportements gênants de la part de quelques estivants, les familles se réfugient ainsi dans les sites isolés à l’image de Tighremt.
Cette plage est manifestement la destination privilégiée de beaucoup de familles qui y trouvent leur compte grâce au dévouement de certains propriétaires d’appartements. «Je dispose de plusieurs appartements à Tighremt. Je les mets à la disposition des estivants. En concertation avec mes proches et l’entourage, il y a comme une ligne de conduite qui personne ne doit violer. La première condition est de ne louer ces appartements qu’aux gens que nous connaissons. Cela nous permet des retrouvailles», indique Djamel, originaire de Toudja et qui loue des appartements à Tighremt. Parmi ses clients, Abdelkader, son copain des années quatre-vingt à l’université d’Alger. Ce dernier passe chaque saison estivale au moins une semaine dans ce site qu’il juge par ailleurs «magnifique». Abdelkader décrit le lieu : «Les conditions dans lesquelles sont mises les familles qui viennent ici ne laissent personne indifférent. Pas de soucis à se faire dans ce site.»
Le recours à ce genre de location est en passe de se généraliser. «En plus des commodités, le coût n’est pas exorbitant pour les ménages qui touchent au moins 50 000 dinars», témoigne Lyes, fonctionnaire dans une entreprise publique. C’est ainsi qu’on comprend que ceux qui cherchent la location d’un appartement ou d’une villa dans une ville côtière se recrutent dans la classe relativement aisée. Les contacts se font par le biais de connaissances entre amis et copains. Soulignons, en revanche, l’existence d’une large couche sociale qui ne s’inscrit pas dans cette quête d’instants de plaisir et de joie. La cause est déclinée sans gêne. «Notre niveau de vie ne nous permet pas de postuler à ce genre de vacances. Nous nous contentons donc de quelques virées éphémères sur la plage», souligne un jeune Algérois.
Il y a aussi le facteur de la sécurité qui pèse considérablement dans la destination choisie par les estivants. Ces derniers ne s’aventurent pas ainsi à s’installer dans des sites où les signes de l’insécurité sont toujours présents. Conséquence : les propriétaires d’appartement sis dans des périmètres naturellement attractifs, mais où la sécurité n’est pas totalement garantie, ne voient pas les demandeurs de location se bousculer au portillon. La vie passe avant le loisir.
Quelle forme pour organiser la location ?
L’opération est entourée jusqu’à maintenant de la discrétion. Tout porte à croire, néanmoins, qu’elle sera structurée et organisée dans les prochaines saisons estivales. Les gens qui découvriront l’existence de telles offres de séjour estival ne vont pas s’en priver. C’est à partir de ce moment que le créneau se répandra au sein de la population. La demande deviendra alors plus grande. D’où la nécessité de passer à l’organisation du créneau. Les initiateurs de cette activité saisonnière se chargeront sans nul doute de proposer différentes formules de location. Ce qui est certain à présent est que l’activité ne tardera pas à s’imposer comme une opération incontournable durant la saison estivale.
Et si pour l’heure l’opération est méconnue par une grande partie de la population, les observateurs des mouvements des estivants à l’intérieur du pays n’écartent la possibilité de voir naître des agences de location des appartements dans les villes balnéaires à l’image des agences immobilières qui assurent la liaison entre le propriétaire et le locataire.
Des annonces sont publiées dans des journaux proposant des séjours dans des appartements et des villas à quelques mètres d’une plage. Elles sont très rares, pour le moment. «Il viendra le temps où les propriétaires de biens immobiliers inutilisés vont inscrire leurs appartements dans ces [futures agences], et des candidats à un séjour limité au bord de la mer n’hésiteront pas à formuler leurs demandes auprès de ces mêmes agences», prévient un habitué des sites touristiques de la wilaya de Boumerdès. «Nous ne sommes pas encore là. Mais le créneau va s’imposer comme une activité porteuse», ajoute la même source. L’atout réside dans le fait qu’un parc immobilier important construit sur tout le littoral national, mais qui reste jusqu’à présent inexploité.
Le constat est là : la location d’appartements et des villas en bord de mer est un créneau porteur. Mais son accessibilité est relative. Les gens qui louent viennent de la classe aisée et les transactions son semi-informelles. L’activité trace son chemin sans soulever la moindre vague.
[ source ]
Par Amirouche Yazid
Photo : Riad
La Tribune, édition du 13 AOUT 2008
# Administrateur | 13/08/2008 | Vacances
OPTIMAL
L’option de location d’un appartement au bord de la mer est attractive. Une catégorie d’estivants ne demande que des conditions idéales pour des séjours de détente et de distraction. L’opération avance dans certaines villes côtières du pays à l’image de celles existant à Oran et à Béjaïa. Avec ses atouts touristiques toujours intacts, El Bahia ne cesse d’attirer les gens qui y viennent des quatre coins du pays. Pour favoriser le tourisme balnéaire au niveau local, les autorités de cette wilaya ont procédé à la réalisation de deux zones d’expansion touristique du côté de cap Falcon et de la Madrague.
Objectif : améliorer les conditions d’accueil pour augmenter le nombre d’estivants. Ces conditions seront logiquement accompagnées d’une hausse des tarifs des prestations offertes. Un fait qui dissuadera certains candidats. Il ne restera dès lors que les gens financièrement nantis pour supporter le prix d’une location inaccessible pour les familles de la classe moyenne.
Dans les stations balnéaires de la ville des Hammadites, la location n’est pas à la portée du premier venu. Pour prétendre à un appartement à Aokas ou à Saket, il faut prendre ses précautions. Les habitués des lieux vous conseilleront de réserver très tôt, sinon vous risquez de ne pas trouver de place. Si vous n’êtes pas dépassé par le rythme du «marché», il vous faudra une enveloppe financière assez conséquente pour ne pas être dérouté par le tarif proposé. Heureux sont donc les postulants qui ont tissé des connaissances parmi la population locale. Pour ceux-là, la location est acquise d’avance.
A Tigzirt, dans la wilaya de Tizi Ouzou, le climat d’insécurité qui y règne avec des attentats épisodiques ne pousse plus personne à se rendre dans cette localité qui a tout pour devenir un pôle touristique. Ses habitants saisissent, avec regret, l’impact de l’insécurité du périmètre sur l’essor de la ville. «Des gens, originaires de Tigzirt émettent le vœu de passer quelques jours de vacances chez eux, mais l’insécurité les décourage», disent-ils.
La location d’appartements au bord de la mer n’est pas uniquement une question de construction…
[ source ]
Par Amirouche Yazid
La Tribune, édition du 13 AOUT 2008
# Administrateur | 12/08/2008 | Vacances
Plages d’Alger Est : Cap sur les métiers saisonniers
Ce constat est toutefois évident au niveau de la côte est, où la seule structure pouvant prétendre faire partie de la catégorie des établissements touristiques, reste indéniablement l’Hôtel Raïs dans la commune d’ El Marsa. En somme à partir des Pins Maritimes dans la commune de Mohammadia, jusqu’à Réghaïa marine, les structures hôtelières entrent dans la catégorie d’hôtels moyens, qui fonctionnent durant toute l’année au même rythme. Comparativement à la côte ouest, qui a fait l’objet durant les années 1970 d’une attention particulière de la part des pouvoirs publics dans le domaine de la réalisation de grands projets touristiques, le littoral est de la capitale est resté, lui, dans « un état vierge ». Ce n’est que dernièrement que les pouvoirs publics s’en sont, un tant soit peu, préoccupés. Des investisseurs étrangers ont, en effet, manifesté un intérêt particulier pour la localité de Bordj El Bahri, et celle de Deca-Plage dans la commune de Aïn Taya, pour la réalisation de deux grands complexes touristiques. En attendant que ces projets prennent forme, le manque de structures devant hisser la région au rang de zone touristique, a laissé le champ libre à la prolifération d’un certain nombre d’activités exercées majoritairement dans l’illégalité. A peine la saison estivale pointe du nez, des maisons de particuliers sont proposées à la location à des prix exorbitants pouvant atteindre 60 000 DA le mois. Pis, certaines personnes passent outre la réglementation, en proposant à la location des chalets à 20 000 DA le mois.
Comparativement aux prix pratiqués dans les hôtels qui avoisinent les 37 000 DA la nuitée pour une chambre simple, l’offre est plutôt alléchante. Par ailleurs, la saison estivale offre des opportunités uniques pour les jeunes, qui durant cette période, exercent toutes sortes de petits boulots. C’est ainsi qu’en entamant la route de Deca-Plage, qui bifurque de la RN 24, un nombre impressionnant de marchands occupent le bas-côté de la route, et proposent à la vente une panoplie d’articles, allant du simple maillot de bain aux chaises longues, en passant par les parasols, les bouées, etc. Les prix sont un peu plus élevés que ceux pratiqués dans les magasins spécialisés, « nous achetons la marchandise à Aïn Taya, et nous la vendons ici avec une marge raisonnable », soutient Ramzi un jeune lycéen-vendeur de parasols. Et son ami d’ajouter : « Nous évitons aux baigneurs de se déplacer en ville pour faire leurs achats ». Bien que ces activités qui gravitent autour des sites de baignade, absorbent pour une période seulement le chômage endémique qui sévit dans cette localité de l’algérois, il serait plus ingénieux de les structurer.
[ source ]
Par K. Saci
El Watan, édition du 12 Aout 2008
# Administrateur | 12/08/2008 | Vacances
Sidi Fredj à l’heure d’été : La grande évasion estivale
Des femmes nagent en maillot et d’autres en hidjab se contentent de mouiller leurs pieds. « Les émigrés ne sont pas venus en grand nombre cette année », confie un directeur d’hôtel. Et malgré les mesures de facilitations annoncées par deux ministres du gouvernement (Cherif Rahmani et Djamel Ould Abbès), les prix des billets d’avion restent parmi les plus chers au monde. Les nationaux préfèrent aller sous d’autres cieux, où ils ressentent une ambiance de vacances, de voyages, de détente et de loisirs. Les vacances ont été progressivement assimilées au départ. Or, on peut prendre des vacances sans partir. C’est le cas de beaucoup d’Algériens qui ne partent pas parce qu’ils ne le peuvent pas pour des raisons économiques, familiales ou professionnelles.
Globalement, les vacances sont vécues comme un passage d’un monde vers un autre : on cherche à se détacher d’un environnement quotidien, on quitte son domicile pour accéder à un univers à soi, conforme à ses désirs. Les vacanciers ont la possibilité de retisser des liens amicaux, familiaux ou amoureux que l’on a du mal à maintenir ou entretenir dans une société algérienne de plus en plus urbanisée. Au Casif, c’est pratiquement toujours les mêmes artistes arabes ou nationaux qui se produisent après leur passage à Timgad et Djemila. Ils chantent l’amour, la tendresse, la séparation, la déception et la patrie.
Des chansons « à l’eau de rose » font danser des jeunes jusqu’au bout de la nuit. Ils semblent rechercher l’ivresse et le vertige. Une manière de vaincre les pesanteurs sociologiques. Certains soirs, c’est plutôt une explosion de décibels... des chebs s’autoproclament roi de la scène. La foule de jeunes en délire reprend les refrains, exprimant à sa manière une soif de vivre son époque. Les spectacles sont organisés chaque année par l’ONCI, alors que le théâtre en question est la propriété de l’EGT Sidi Fredj. La télévision algérienne filme généralement et passe des concerts en début de soirée. La journée, le complexe grouille de monde. Les week-ends, c’est le rush ! Certains s’attablent sur l’une des multiples terrasses en savourant des coupes de glace. Noureddine est venu il y a 10 ans ici avec un ami et il lâche une phrase lourde de sens : « Rien n’a changé. On dirait que le temps s’est figé. On n’a même pas pensé à passer un coup de peinture sur les murs au moins pour sauver les apparences. »
[ source ]
Par Kamel Benelkadi
El Watan, édition du 12 Aout 2008
# Administrateur | 11/08/2008 | Vacances

Il existe deux Marseille. L’un arabe, l’autre européen. Le premier, morne en été, s’étend de la Cannebière jusqu’à la porte d’Aix en passant par le cours Belsunce et le marché Noailles. Vivace, le second s’étale du panier , quartier historique habité en premier par les émigrés italiens, jusqu’à la pointe rouge et les calanques. C’est le Marseille des touristes. Sa corniche qui s’allonge sur plusieurs kilomètres, ses plages sablonneuses et ses criques cachées et caillouteuses, mais prisées par les autochtones, attirent en été des centaines de milliers de touristes français et étrangers. Il y a aussi ses sites historiques et les quartiers cachés ressemblant aux villages de l’ancienne provence. Exemple : le vallon des Auffes, c’est un minuscule village de pêcheurs situé sur la route de la corniche, niché au fond d’une entaille de mer dans la roche. Le vallon des Auffes est, sans doute, le plus pittoresque et le plus branché des quartiers de Marseille, l’endroit où il est quasiment impossible de trouver une location. Car ceux qui l’habitent, essentiellement des vieux pêcheurs marseillais et quelques familles napolitaines, ne veulent sous aucun prétexte quitter les lieux. Petit port de plaisance, on peut presque plonger dans l’eau depuis le balcon de sa maison. Rien n’a changé au vallon des Auffes, ni son viaduc ni sa guinguette. « Fonfon » et « Chez Ginette », deux pizzerias réputées dans le monde entier, sont toujours là. Leurs menus originaux et les mets préparés dans la plus pure tradition italienne font que l’endroit ne se désemplit jamais hiver comme été.
La plage du prophète est plutôt familiale
Plus loin en retournant vers la ville, vous pouvez découvrir le quartier du Panier et de la vieille charité. C’est au Panier que toutes les populations débarquées par la mer ont trouvé d’abord refuge. Maltais, Napolitains, Génois, Bretons, Espagnols et même arméniens élurent domicile sur cette butte aux escaliers montants qui surplombent le vieux-port. Le Panier ressemble à la Casbah d’Alger. Ses rues étroites, ses escaliers rigides et ses maisons basses ont fait de cet endroit un lieu populaire et bruyant. De vrais coupe-gorges dans le temps, avant qu’il ne devienne un haut lieu de tourisme et de spéculation immobilière. Le Panier d’aujourd’hui n’a rien à avoir avec celui d’hier. Des investisseurs étrangers ont acheté des maisons qu’ils ont retapées à leur guise et les commerces d’antan ont laissé place à des petits magasins pour touristes. En plein cœur du quartier, on peut y trouver tout type de savon de Marseille, des produits de beauté à base d’huile et autres petits salons de thé modernes. Du haut de cette citadelle, devenue prenable, on peut apercevoir les milliers de mâts des bateaux amarrés au vieux-port, juste en face de la mairie. La nuit, les rayons de lumière exécutent une drôle de danse avec les flots d’eau multicolore et offrent à la ville un spectacle enchanteur.
Pour échapper à la chaleur du Panier, il n’y a pas mieux que d’aller se mouiller le corps dans la grande bleue et les innombrables plages que compte la ville. La plage du prophète est plutôt familiale. C’est là où l’on apprend aux petits à nager. Fréquentée par les familles marseillaises, elle se transforme, le soir venu, en un vaste restaurant en plein air. Pique-nique, dîner en famille ou entre amis, endroits pour apéritif, on ne peut compter le nombre de serviettes et de nappes posées à même le sable. A quelques encablures de là, vous trouverez la plage du sud. C’est la plage des touristes et des jeunes des quartiers défavorisés du Nord, que les bus déversent par centaines tout au long de la journée. Plage bruyante, faite de sable fin, elle est, par contre, le point de ralliement des hommes et des femmes âgés qui ont coutume de prendre un bain tôt le matin, entre 6 et 9h.
Implorer la « bonne mère »
Ceux qui préfèrent la tranquillité et la propreté des cailloux, direction la plage de la charité. C’est une petite crique familiale, où l’on peut à peine s’allonger. L’eau est limpide, un peu froide à cause du mistral qui souffle en permanence sur la ville. Mais l’endroit est magique. Caché par des gabions par le nord et de grosses pierres par le sud, cette architecture donne à l’endroit une forme d’intimité. L’accent est marseillais et les baigneurs n’aiment pas rester toute la journée sur place. Ils partent et reviennent au gré de leurs désirs et surtout de leur temps. Si on lève légèrement la tête vers l’horizon, on peut apercevoir de gros paquebots qui relient Marseille aux pays du Maghreb et de la Corse. Une sensation d’être assez proche de l’autre rive de la Méditerranée. Le soir, en plus du bain de minuit dont les marseillais sont friands, il est recommandé de prendre un verre au Marly, un café populaire que tout marseillais, digne de ce nom, se doit de fréquenter. Il est situé en face du port où des centaines de bateaux rivalisent en longueur et en luxe. Un dernier conseil avant la fin des vacances : Montez jusqu’à Notre dame-de-la-garde. Vous ferez d’une pierre deux coups. Vous implorerez la « bonne mère » gardienne ancestrale de la ville, pour qu’elle vous ouvre les chemins de la prospérité et vous découvrirez Marseille comme vous ne l’avez jamais vu : Une carte postale. Une ville étendue aux mille et une lumières, avec ses îles et ses quartiers. Vous réaliserez enfin que la cité de Pagnol n’est pas une ville-musée, mais un endroit qui bouge, qui respire, qui s’agite à l’image d’un cœur qui bat sans relâche.
[ source ]
Marseille : De notre correspondant
El Watan, édition du 11 Aout 2008
# Administrateur | 10/08/2008 | Vacances
Paix et sécurité retrouvées : Les Algérois profitent des soirées estivales
Tous les soirs, les rues d'Alger ne désemplissent pas en cette saison estivale. Il suffit, en effet, d'une petite virée à travers la côte algéroise pour constater le monde fou qui règne un peu partout. De 20 à 23h, le flux des automobilistes est tellement grand que les policiers chargés de régler la circulation recourent à leurs fameux sifflets. Bref, on se croirait presque à 10h du matin! De temps à autres, des youyous stridents sont lancés ici et là et des cortèges de mariées défilent comme pour souligner l'ambiance festive qui caractérise particulièrement cette période de l'année.
Les rues commerçantes sont prises d'assaut par des grappes humaines venues de divers horizons. En familles ou entre amis, jeunes et moins jeunes, discutent de tout et de rien en sirotant paisiblement des boissons fraîches ou en dégustant des coupes de glaces bien garni de crème fraîche et autres.
Très prisées, les grillades continuent de faire bonnes recettes et les vendeurs qui ont opté pour ce type de commerce ne trouvent pas meilleure occasion pour attirer le plus de monde possible. Ceci est sans compter sur les connaisseurs qui, eux, n'hésitent à parcourir des dizaines de kilomètres pour consommer leurs meilleurs plats avec une qualité de service irréprochable.
D'autres vacanciers, bien aventuriers ceux-là, préfèrent les bains de minuit. Si cela paraît bizarre pour beaucoup d'entre-nous, les plages sont très convoitées la nuit par des groupes d'amateurs de baignade à risques.
Pour les moins nantis, il n'est pas question de se cloîtrer entre 4 murs. D'aucuns déambulent au clair de lune quand d'autres se lient des amitiés via les cybercafés, très fréquentés, le soir, faut-il le rappeler.
La paix et la sécurité retrouvées, les Algériens profitent, chacun selon ses moyens, des bons moments de la vie. Sortir la nuit, il y a quelques années était un défi. Aujourd'hui, c'est devenu un plaisir!
[ source ]
EL MOUDJAHID, édition du 10-08-2008
# Administrateur | 10/08/2008 | Vacances
En dépit de l’absence de structures d’accueil
Au moment où les plages connaissent une affluence record durant l’été, le lac de Reghaïa continue d’attirer la foule, car il y a ceux qui préfèrent la grande bleue et ceux qui ne rêvent que de se reposer au bord d’un lac. Celui de Reghaia est en ce sens unique en son genre. Ce site admirable est l’une des destinations prisées des familles algéroises durant l’été. C’est le lieu idéal pour se détendre et savourer de purs moments de tranquillité, ou profiter d’un pique-nique en pleine nature et respirer de l’air pur. De par sa richesse en faune et en flore, le site d’une beauté exceptionnelle a la cote en ces périodes de grande chaleur. Véritable joyau naturel, situé à l’est d’Alger (30 km de la capitale et 14 de la ville de Boumerdès), ce site s’étend sur une superficie hydrique et terrestre de 1 100 ha. Il est le confluent de plusieurs cours d’eau, à l’instar de l’oued de Reghaïa, l’oued d’El Biar et d’autres sources. On accède au lac par la route menant à Reghaïa plage. S’agissant des horaires d’ouverture, ce site est accessible du samedi au mercredi de 10h à 17h et le week-end de 9h à 18h. L’accès est gratuit. Pour les visiteurs qui y affluent en grand nombre, ce parc est indéniablement la bouffée d’oxygène tant recherchée. Les passionnés de la nature auront le loisir d’admirer les quelque 203 espèces d’oiseaux, dont 82 espèces marines et 55 espèces protégées par la législation algérienne. On y trouve aussi quatre espèces d’oiseaux en voie d’extinction inscrits sur la liste rouge de l’Organisation mondiale de la protection de la nature. L’administration du lac a mis en place des volières pour élever certaines espèces comme le canard et la perdrix afin de permettre aux visiteurs de les contempler.
Les enfants notamment s’exaltent devant de tels spectacles. La fausse note réside toutefois dans l’insuffisance de structures d’accueil et de restauration. L’absence de ce type d’infrastructures et le peu d’aménagement mis en place sur site sont particulièrement décriés par les visiteurs. Ces derniers se plaignent également de l’exiguïté de l’espace réservé aux promeneurs (il ne dépasse pas les 5 ha) et des bidonvilles environnants. Toujours est-il que la richesse faunistique et floristique ainsi que sa diversité en termes d’écosystèmes marécageux, lacustres, dunaire forestier, ou encore marin, font du lac de Reghaïa un lieu idéal pour promouvoir l’éducation environnementale auprès des écoliers. Dans ce cadre d’ailleurs, des actions sont programmées impliquant les enseignants, les chercheurs et certaines associations activant dans le domaine de l’environnement. Au moment où l’on parle de promotion du tourisme et de l’image de l’Algérie, il est primordial d’accorder davantage d’attention à ce site d’importance internationale. Le lac de Reghaïa est, rappelle-t-on, inscrit depuis juin 2003 sur la liste des zones humides d’importance internationale par la convention RAMSAR.
[ source ]
Par Amel Bouakba
La Tribune, édition du 10 AOUT 2008
# Administrateur | 09/08/2008 | Vacances
Les vacances des émigrés algériens d’Italie : De retour au bled
Les hôtesses d’Air Algérie font de leur mieux pour assister les mères en hidjab qui tentent de calmer des enfants brailleurs. Seul l’accent annabi ou algérois différencie les émigrés de première génération de ceux qui ne s’expriment plus que dans la langue de Dante, affublée d’une cadence napolitaine ou sarde. Les Algériens qui résident en Italie se considèrent mieux lotis, malgré la « ghorba », que leurs concitoyens vivant ailleurs. Des vols quotidiens à destination d’Alger pas toujours pleins et la brève durée (1 h 20) du voyage incitent les algerini d’Italia à rentrer chez eux pour le congé annuel ou pour la fête de l’Aïd. Pour certains, c’est l’occasion idéale pour retrouver la grande famille et renouer avec ses origines. Pour d’autres, les tarifs exorbitants affichés par les voyagistes italiens dissuadent de toute autre destination. Même une simple journée sur les plages de la péninsule, avec les enfants, revient à pas moins de 80 euros par famille. Et si les ménages italiens à faible et moyen revenus ont renoncé à passer une quinzaine à la mer, les émigrés algériens, tunisiens, marocains et égyptiens sont contents de mettre les pieds dans l’eau durant tout un mois et au moindre frais. Et même si le sentiment bienfaisant d’être enfin parmi les siens efface tous les autres causés par les tracasseries pour ceux habitués à la « normalité européenne », au bout d’une semaine de bienveillance et d’extase, la patience de certains commence à fléchir.
Pour les algérois être contraints à fréquenter les quelques plages, sales (très sales) ouvertes au grand public, alors que pour les autres, il faut être l’heureux invité d’un officier de l’armée (Club des Pins, Sidi Fredj.....), est source de véritables frustrations. Rien d’agréable non plus à se sentir l’objet de regards insistants pour les femmes arborant la tenue ordinaire de qui veut se baigner : bikini ou maillot de bain. Nager parmi des détritus de toutes sortes et marcher sur des objets non-identifiés finissent par lasser les plus optimistes. Les enfants réclament des glaces et les parents sautent sur l’occasion pour plier parasols et paréos. A la crémerie du coin, la fumée provenant des viandes grillées des fourneaux jouxtant le frigo, vous fait fondre de chaleur, mais la joie des enfants, qui attendant leurs délices, vous rend stoïque. Lorsque les pots de glace arrivent enfin, ils ressemblent plus à une purée tiède qu’à autre chose. Sur le chemin, une autre aventure vous attend. Arriver sains et saufs chez soi relève du miracle. malgré les nombreux barrages dressés par les forces de l’ordre sur les principales autoroutes, les chauffards vous donnent froid dans le dos. Il y a ceux qui vous coupent la route, changent trois fois de voie sans aucune signalisation, d’autres qui vous collent au pare-chocs, faisant fi de la distance de sécurité, et ceux qui jettent toutes sortes d’« obus » par les fenêtres. Les couples mixtes se voient confrontés, à l’occasion des vacances au bled, à un véritable test de survie.
Si les statistiques affirment que la plupart des ménages se brisent à la veille des vacances, il y a lieu d’ajouter que survivre à un séjour au pays pour les algériens mariés à des étrangers est preuve d’un amour indestructible, car les moins exigeants et râleurs finissent par remettre en cause votre fanatisme lorsqu’il s’agit de commenter tout ce qui touche au pays. Nier l’évidence ne mène à rien. Les touristes algériens sont hantés par plusieurs requêtes légitimes de leur douce moitié. Ils en arrivent à faire des cauchemars. Pourvu qu’elle (il) ne me demande pas de l’emmener dîner dans un restaurant où on « peut manger algérien ». Pourquoi ne se contente-t-elle (il) pas de la chorba frik et de la chekchouka de votre mère ? C’est simple, à Alger les restaurants, qu’ils s’appellent « Chez Rachid », « chez Rabah » ou « Le Satisfait », s’entêtent tous à servir la même chose, à savoir une cuisine internationale, souvent de préparation douteuse, que vous payez 3000 ou 30 000 DA pour un dîner, la qualité est la même : désastreuse. Les rares établissements qui servent des plats traditionnels dans un cadre agréable affichent des prix exorbitants, même pour un touriste qui raisonne en euros. Restent les gargotes et les abattoirs que vous fréquentiez avec vos potes d’antan, en cachette de votre douce moitié.
Pas question de l’y emmener, mieux vaut ne pas tenter le diable. Heureusement que les restaurants qui servent exclusivement du poisson sur les côtes sont fréquentables au déjeuner. Le soir, une autre clientèle s’y installe et ce serait trop long d’expliquer à votre dulcinée, qui vous demandera pourquoi une femme ne peut-elle pas entrer dans un café à la Pérouse pour y déguster un thé à la menthe ? Il faut dire qu’elle vous surveille de près depuis qu’un policier vous a demandé de le suivre avec votre véhicule, après vous avoir confisqué vos documents. Vous aviez garé votre voiture devant la fac centrale pour y déposer votre nièce, l’espace de trente secondes. Mais monsieur l’agent ne veut rien savoir, il vous demande de le suivre. Humilié, honteux, sous le regard inquisiteur de votre douce moitié, qui commence à se demander si elle ne s’est pas unie à un terroriste. Vous vous êtes exécutés pour vous retrouver à la fourrière avec votre véhicule. C’est le seul pays au monde, comme dirait votre ami Nadhir, où c’est le contrevenant qui emmène volontairement sa voiture à la fourrière.
Juré, les prochaines vacances, ghorba ou pas, après avoir examiné toutes les offres de séjours paradisiaques, consulté toutes les « Last minutes » et repoussé les invitations généreuses de vos amis installés de par le monde, qu’on vous crache dessus, si au mois de juillet, on ne vous voit pas vautré sous le parasol bariolé blanc bleu, loué à 200 Da, à Palm Beach. Marcher sur les algues moisies, tentant avec mille acrobaties de toucher l’eau bouillonnante pour vous y immerger, sous les applaudissements amusés de vos neveux et le regard charitable de votre douce moitié, qui ne vous demandera plus alors, « On va où, ce soir ? ». Elle (il) s’est résignée à partager le pire avec vous un mois durant. Après tout, ne donnez-vous pas le meilleur de vous même durant les onze mois restants ? Question de nif et de patriotisme ! (du masochisme à l’état pur). Dépenser vos euros au Maroc ou en Tunisie ou même au pays des pharaons, vous n’y pensez même pas. Il suffit de fermer les yeux et de rêver d’être sur une plage de sable blanc de Tropea en Calabre, ou sur l’île de Stromboli, ou sur la costa Smeralda en Sardaigne, quand une petite tempête de sable vous fouette le visage et que la voix criarde du vendeur de thé vous tire brutalement de vos songes : « latey skhoun ta’a Bou saâda ». Arrivederci Algeria !
[ source ]
Par Nacéra Benali, correspondante à Rome
El Watan, édition du 09 AOUT 2008
# Administrateur | 09/08/2008 | Vacances
Emploi saisonnier : Des jeunes filles au travail
Beaucoup d’étudiants profitent des grandes vacances pour travailler. L’animation qui habite la capitale pendant cette saison fait multiplier les petits jobs d’été dans le commerce ou la restauration. Parmi ces jeunes, le nombre de filles est de plus en plus important. Hassiba, 23 ans, étudiante en géologie, explique : « La plupart de mes amies travaillent au lieu de rester à ne rien faire à la maison : c’est une occupation. En plus, ça fait toujours un peu d’argent de poche. » Dans un restaurant un peu plus loin, un serveur ouvrant boutique raconte : « Nous avons environ quatre jeunes filles entre 18 et 20 ans. Elles commencent vers midi. Elles aident dans les cuisines, servent en salle… » Pour la plupart d’entre elles, c’est un premier emploi qui, tout en leur donnant un aperçu du monde du travail, leur permet d’étoffer leur CV. Une nouvelle génération de femmes semble se forger. Volontaires, elles s’imposent dans un monde généralement réservé aux hommes.
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Par Leïla Yaker
El Watan, édition du 09 AOUT 2008
# Administrateur | 07/08/2008 | Vacances
Les marais salants de M’sila, qui occupent de vastes étendues allant du chott El Hodna à la région de Barika (Batna) et jusqu’à la région de Sidi Ameur, dans le sud-ouest de la wilaya, offrent un cadre idéal de villégiature à condition d’être valorisés au plus vite. Selon les habitants de ces régions, ces marais, dont les eaux salées sont supposées présenter certaines vertus thérapeutiques, ne devraient servir, à l’avenir qu’au tourisme car l’affluence des curistes n’est plus aussi importante qu’il y a une dizaine d’années. Les multiples appels à vigilance lancés ici et là contre les risques de ce type de cure sous le soleil, notamment pour les hypertendus, ont été vraisemblablement pour beaucoup dans cette désaffection. Malgré les risques encourus et le recul du niveau des eaux en raison d’une sécheresse prolongée, certains endroits de ces marais continuent d’attirer les jeunes de Sidi Ameur, Khebana et M’cif qui y trouvent des lieux de baignade et de fraîcheur en ces moments de fortes chaleurs. D’autres visiteurs y viennent pour une tout autre raison : profiter en fin d’après-midi des paysages naturels aux horizons infinis où alternent plans d’eau et rubans blancs de sel avec des vergers de dattiers, d’arbres fruitiers et des potagers. Par moments, une brise rafraîchissante souffle sur ces aires de rêve au grand bonheur de ceux qui ont eu la bonne idée de s’y trouver. Pour les riverains, l’affluence de ce genre de promeneurs pourrait s’accroître si ces lieux étaient assez boisés pour offrir de l’ombre. Ces régions renferment un important réservoir d’eau dont la teneur élevée en sel réduit son exploitation à la baignade à condition, affirment les habitants de la région, de créer des bassins de baignade et certaines structures de services et d’accueil. Pour arriver à la concrétisation de telles structures à même de transformer ces espaces en lieux de villégiature, la conjugaison des efforts des autorités locales, des élus et des universitaires est nécessaire, est-il encore souligné. Même limité pour l’heure, le nombre de visiteurs attirés par ces lieux naturels milite en faveur de ce genre de valorisation à condition de procéder aux aménagements adéquats. Le camping, la pratique de différents sports et les activités de loisirs -et non seulement la baignade- peuvent y être encouragés dans cette optique, est-il souligné. Les associations et les assemblées élues sont appelées, souhaitent les habitants de ces régions, à jouer un rôle important dans cette perspective de valorisation des marais salants qui offrent tous les atouts nécessaires pour le développement de la villégiature aquatique.
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Par Algérie presse service
La Tribune, édition du 07 AOUT 2008
# Administrateur | 05/08/2008 | Vacances
Procédure obligatoire pour voyager à l'étranger, l'assurance voyage semble poser plus de problèmes qu'elle n'en résout, en Algérie. Le problème le plus récurrent, et non moins malencontreux, est celui lié au remboursement des frais d'assurance en cas d'annulation du voyage, le plus souvent, suite à la non-obtention du visa.De nombreuses personnes, dans différentes wilayas, affirment avoir sué eau et sang pour recouvrer leur argent versé dans le contrat d'assurance voyage, ou «assurance visa» comme l'appellent certains. Pris dans les rouages de la bureaucratie, beaucoup sont ceux qui finissent par laisser tomber.
Pis encore, certaines compagnies d'assurance, affirment des souscripteurs qui ont vécu la mauvaise expérience, instruisent à demi-mot leurs chefs d'agences de répliquer de vive voix aux clients qui se présentent à eux pour récupérer leur argent par un «c'est non remboursable» pour les décourager. Pourtant, il suffit de jeter un coup d'oeil dans le document du contrat - les conditions générales sont quasiment les mêmes pour toutes les compagnies d'assurance contrairement aux barèmes conventionnels qui diffèrent - pour dévoiler l'anomalie. En effet, dans la clause relative à la résiliation du contrat, il est écrit noir sur blanc : «En cas de refus de visa ou d'annulation de voyage non soumis à l'obligation du visa, le souscripteur doit demander la résiliation de son contrat, par écrit contre récépissé, au moins 72 heures avant la date de prise d'effet indiquée dans son contrat. Dans ce cas précis, l'assureur rembourse, contre remise de l'original du contrat et des documents annexes, la prime payée, déduction faite du coût de police, du droit de timbre de dimension et du coût de l'avenant de résiliation. Si la demande de résiliation intervient au cours de la validité du contrat, c'est-à-dire après la date de prise d'effet indiquée dans le contrat, l'assureur rembourse au souscripteur, contre remise de l'original du contrat et des documents annexes, la différence entre le montant de la prime payée et celui de la prime correspondante à la durée d'assurance courue déterminée sur la base du tarif appliqué, déduction faite du coût de l'avenant et du droit de timbres de dimension».
Un responsable à la direction régionale de la SAA, qui a requis l'anonymat, révèle que le ministère des Finances a été saisi par le biais de requêtes émanant de citoyens de ce dossier et est actuellement en train de diligenter une enquête nationale pour faire la lumière sur ces irrégularités avec à la clé des visites d'inspection ciblant l'ensemble des compagnies d'assurance offrant ce produit.
Selon la même source, l'ensemble des sociétés d'assurance opérant sur le marché algérien sont régies par la même loi, qui indique qu'en cas d'annulation du voyage, l'assureur est obligé de rembourser son assuré à sa demande.
Les cas d'annulation prévus par la loi sont un accident au cours du voyage, décès, maladie (y compris rechute ou aggravation) du voyageur (lui-même), d'un membre de sa famille, d'une des personnes l'accompagnant, dommages graves, vol dans les locaux de l'assuré, complications de grossesse (pour une femme), licenciement économique, obtention d'un emploi, convocation administrative, convocation à un examen de rattrapage (pour un étudiant), suppression, modification des congés payés, mutation professionnelle (franchise 25 %), contre indication ou suites de vaccination, refus de visa, vol des papiers (franchise 25 %), départ manqué et incapacité de pratiquer l'activité d'un voyage à thème.
Il faut savoir que le contrat d'assurance voyage, dont le caractère obligatoire est relativement nouveau en Algérie, a pour objet de garantir à l'assuré des indemnités en cas, par exemple, d'accident corporel dont il pourrait être victime au cours de son voyage et, à titre complémentaire, des prestations d'assistance et de rapatriement de corps. Les garanties accordées dans le cadre de ce contrat sont de deux types : de base et complémentaire. La première catégorie couvre le cas de décès de l'assuré suite à un accident pendant le voyage (un capital décès), le cas d'incapacité permanente totale (IPT) selon un barème conventionnel, le cas d'incapacité permanente partielle (IPP), ainsi que le remboursement des frais médicaux et pharmaceutiques suite à un accident couvert durant le voyage. S'agissant de la garantie complémentaire «assistance et rapatriement», elle est prise en charge par «l'assisteur» à l'étranger, c'est-à-dire l'entreprise d'assistance étrangère partenaire de la compagnie d'assurance algérienne (par exemple la compagnie française AXA ou Inter Partner pour la Société nationale d'assurance SAA). D'autres prestations sont incluses dans ces garanties telles que l'assistance juridique, l'avance de la caution pénale, l'assistance en cas de perte de bagages par le transporteur, entre autres.
A titre d'exemple, pour la compagnie SAA, une personne âgée de 65 ans qui veut voyager vers un des pays de l'Espace Schengen, pour un séjour de 3 mois, doit s'acquitter, suivant le barème de la compagnie, d'un montant avoisinant les 8.000 DA.
Cependant, plusieurs clients disent que leurs agences d'assurance n'ont rien voulu comprendre quand ils y sont retournés réclamer le remboursement des frais sensés couvrir un voyage qui n'a pas eu lieu finalement. Selon leurs déclarations, les réponses de leurs assureurs respectifs ont varié entre «c'est un produit non remboursable», « le motif d'annulation n'est pas prévu dans les conditions du contrat», «le remboursement n'est pas de notre compétence, laissez votre demande et nous la transmettrons à qui de droit». Quand l'assuré voulait des précisions, du genre «qui en décide ?», il recevait comme réponse: «c'est la centrale, Alger» ou «dans combien de temps j'aurai mon argent ?», «On n'en sait rien, on n'est même pas sûr que vous serez remboursé».
A notre question de savoir pourquoi l'assuré n'est pas remboursé, du moins dans le délais légal, un chef de service au niveau de l'agence d'une compagnie d'assurance publique située au centre-ville d'Oran retire de ses tiroirs un gros paquet de dossiers et lâche : «quelques-unes de ces demandes de remboursement datent de 2002 ! C'est pareil dans toutes nos agences. Ce n'est pas facile d'assainir la situation car une belle part des fonds a été transférée à nos assisteurs à l'étranger, impossible de leur exiger la restitution des capitaux».
La situation serait, selon certains, pire au niveau des compagnies privées, dont la plupart ont d'ailleurs suspendu ce service «casse-tête», à l'instar de la CAAR, la CAAT, la 2A et la Trust qui ne vendent plus ce produit.
[ source ]
par H. Saaïdia
Le Quotidien d'Oran, édition du 05 Aout 2008
# Administrateur | 03/08/2008 | Vacances

Cette infrastructure est implantée sur le flanc d’une montagne qu’étreint, d’un côté, la grande bleue, belle et suave, la plage de Aïn Achir et une partie des façades côtières des cités Rezgui Rachid (ex-Saint-Cloud), et de l’autre le Caroubier. En outre, le cap se caractérise par une végétation naturelle, sauvage, et des rochers plus magnifiques encore. Située à une dizaine de kilomètres environ au nord-ouest de Annaba, Shems-Les-Bains a été à maintes reprises, dans les années 1990, la cible des hordes terroristes. Si ce complexe existe encore aujourd’hui, c’est grâce au courage de son propriétaire, Haraz Abdelwahab, premier investisseur privé dans ce créneau, à Annaba.
Il a opposé une résistance farouche aux prêcheurs de l’obscurantisme. Il a, d’ailleurs, échappé miraculeusement à deux attentats terroristes perpétrés de nuit sur les lieux mêmes. Aujourd’hui, et après la réalisation sur le même site d’un centre de repos pour les cadres de la sûreté nationale et une brigade de la gendarmerie nationale, une sécurité totale règne sur cette zone. Ce complexe où règnent quiétude et bien-être offre toutes les commodités aux familles pour passer d’agréables vacances. A titre d’exemple, chaque matin, les clients du complexe peuvent pratiquer l’aérobic dans une ambiance bon enfant. C’est une activité qui attire d’ailleurs, au quotidien, toute la communauté étrangère de Annaba, laquelle s’y adonne avec bonheur. Construit sur une ancienne carrière de granit, plus connue sous l’appellation de l’Anse, ce complexe, en plus d’avoir 120 chambres, des suites et des studios, compte quatre splendides piscines, dont deux de dimension olympique.
A ce sujet, un client s’exprime sans équivoque : « Je connaissais Shems-Les-Bains de réputation, mais en la découvrant, j’ai été agréablement surpris. Sa réputation n’est pas surfaite, du tout. Elle ne l’a pas volée. C’est un grand complexe touristique qui n’a rien à envier à ceux existant dans les pays développés ». Aussi beaucoup d’estivants des autres wilayas du pays considèrent-ils ne plus avoir besoin de devises pour passer d’agréables vacances. « Nous avons tout chez nous », disent-ils. Tout au long de l’année et surtout pendant la période des grandes vacances, à Shems-Les-Bains, la vie ne s’arrête pas. L’animation y est de jour comme de nuit, comme en témoigne, d’ailleurs, le nombre impressionnant de touristes, aussi bien nationaux qu’étrangers.
[ source ]
Par B. Ahmed Ramy
El Watan, édition du 03 Aout 2008
# Administrateur | 02/08/2008 | Vacances
Programme national et échanges internationaux au centre de vacances maghrébin de Zéralda
La deuxième édition du centre de vacances maghrébin s’ouvrira le 12 août prochain à Zéralda. Cette manifestation internationale organisée par le ministère de la Jeunesse et des Sports, dans le cadre de son programme estival, verra, tout au long d’une quinzaine de jours, la participation d’enfants des cinq pays du Maghreb. En parallèle sera organisée la troisième édition de la caravane tunisienne, qui aura lieu du 15 au 27 août à Alger. En outre, des jeunes représentant les différents établissements nationaux de vacances prennent part, en Libye, depuis hier et jusqu’au 10 août prochain, à la deuxième édition du Camp de jeunesse maghrébin. D’autres représentants de la jeunesse algérienne participeront à la première édition du Festival maghrébin de la jeunesse, prévue le 16 août
prochain.
Il s’agit là de quelques manifestations internationales organisées par le ministère de la Jeunesse et des Sports MJS) qui, dans le cadre de sa politique de prise en charge de la jeunesse, a initié également un riche programme estival 2008.
Treize manifestations nationales sont prévues pour le couronnement de l’ensemble des activités annuelles des établissements de jeunesse. Plusieurs thèmes sont programmés, dont les arts populaires, les chants atriotiques, le théâtre pour enfant et les sciences. Outre ces manifestations, 200 centres de vacances ont été préparés pour l’accueil de près de 120 000 enfants durant cette saison estivale. Venus de différentes régions du territoire national, ces enfants bénéficient depuis juin dernier (trois sessions composent la saison) de programmes variés alliant loisirs, détente et sensibilisation.
Pour les enfants du Sud qui bénéficient chaque année d’une session spéciale, un premier groupe de 4 000 enfants en provenance de 23 wilayas du Sud et des Hauts Plateaux a été accueilli du 15 au 30 juin dernier.
De même qu’est prévue la tenue de plus de 130 opérations d’échanges au profit de plus de 4 500 jeunes natifs du Sud et des Hauts Plateaux pour leur permettre de découvrir la grande bleue. Un autre programme comprenant 670 opérations d’échanges entre auberges de jeunesse et qui concernera plus de 23 000 jeunes des régions côtières est prévu à l’automne. Le ministère de la Jeunesse qui a adopté, depuis deux ans déjà, une nouvelle forme d’organisation en donnant aux journées des enfants dans les centres de vacances une dimension éducative, a fait appel à des animateurs formés pour assurer des thèmes variés, dont la protection de l’environnement, les droits de l’enfant, la citoyenneté et la lutte contre le travail des enfants. Il a également conclu des partenariats avec le mouvement associatif chargé, quant à lui, de réaliser des programmes de sensibilisation et d’information de lutte contre certains fléaux sociaux, tels que la toxicomanie et ses dangers ainsi que sur la prévention contre la maladie du sida sur les plages.
Le ministère prévoit aussi des activités ludiques, récréatives et artistiques, ainsi que des sorties de découverte des sites naturels, touristiques et historiques.
Par ailleurs, 200 jeunes de la wilaya de Relizane seront au rendez-vous de l’opération «camping de la jeunesse», qui débutera aujourd’hui et s’étalera sur 24 jours au niveau de la plage de Rachgoune dans la wilaya de Aïn Témouchent.
Cette opération verra également la participation de «campeurs» venus des wilayas de Mascara et de Sidi Bel Abbès. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de la convention de jumelage signée entre les DJS de ces trois collectivités locales, et qui vise à mettre en place des programmes d’échanges entre jeunes et à consolider les liens d’amitié entre les jeunes des différentes régions du pays. Les campeurs, âgés de 18 à 24 ans, bénéficieront au cours de cette opération d’un programme d’activités qui leur permettra de présenter les traditions et les coutumes de leurs régions respectives. Avec un programme aussi riche, le MJS va permettre à une grande partie de la jeunesse algérienne de profiter des joies de la mer mais aussi de découvrir d’autres thèmes pédagogiques des plus indispensables.
[ source ]
Par Hasna Yacoub
Photo : S. Zoheïr
La Tribune, édition du 02 Aout 2008
# Administrateur | 02/08/2008 | Vacances

Un pic de circulation, avec 708 km de bouchons cumulés dans toute la France, a été atteint samedi à 13h et la situation s'améliorait à 14h avec 635 km de bouchon à 14H00, selon le Centre national d'information routière (Cnir).
En début d'aprés-midi, le trafic est fluide en région parisienne, avec seulement 3 km de retenues, alors que les principales difficultés étaient observées sur la route de l'Atlantique et de l'Espagne, à l'ouest/sud-ouest, et vers la Méditerranée via l'entonnoir du sillon rhodanien.
«Cette période du week-end du vendredi 1er août au dimanche 3 août sera la plus difficile de l'été 2008 et même très certainement de toute l'année 2008», avait prédit le Cnir qui a classé la journée de samedi en noir.
Mais le record de 842 km du premier week-end d'Août de 2007 ne devrait pas être atteint ce samedi pour plusieurs raisons: davantage d'automobilistes sont partis cette année dès vendredi, beaucoup ont roulé la nuit et samedi les gros départs sont intervenus plus tôt.
Côté gares, deux points chauds: la gare Montparnasse, tête de pont des départs vers la Bretagne et la façade Atlantique, et la gare de Lyon pour rejoindre Alpes, Provence, Côte d'Azur et Languedoc-Roussillon. Dans les aéroports c'était également la foule des gros départs, avec quelque 900.000 passagers attendus à Orly et Roissy.
La journée de dimanche devait se passer un peu mieux pour les automobilistes: elle est classée orange dans les deux sens de circulation, avec «seulement» 209 km de bouchons prévus à la mi-journée).
[ source ]
20minutes.fr, avec agence
20Minutes.fr, éditions du 02/08/2008
# Administrateur | 02/08/2008 | Vacances

Oasis au milieu d'un univers de béton, elles ont essaimé aux quatre coins de la région parisienne: les plages éphémères, qui donnent à des quartiers souvent déshérités un petit air de vacances, sont de plus en plus nombreuses en Ile-de-France, et y battent des records d'affluence.
Paris-Plage avait donné l'exemple en 2002, La Courneuve-Plage avait rencontré un beau succès médiatique en 2005: aujourd'hui, une trentaine de villes franciliennes organisent ce type d'opérations, dont un bon tiers en Seine-Saint-Denis, selon un décompte des bureaux de l'AFP. Plusieurs villes y consacrent entre 300.000 et 500.000 euros, parfois plus. «L'objectif est de donner une ambiance de vacances, mais aussi de créer du lien, de faire en sorte que les gens de différents quartiers se rencontrent», explique Sylviane Renaud, directrice générale adjointe des services municipaux de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).
Public nombreux
Et le public, venu de tous horizons, se presse de plus en plus nombreux: plus d'un millier de personnes en moyenne se sont rendus chaque jour en juillet sur les sites de Bagnolet, Noisy-le-Grand, Bobigny, La Courneuve (Seine-Saint-Denis), Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), Meaux (Seine-et-Marne) ou Achères (Yvelines).
A La Courneuve, «la quatrième édition devrait largement battre d'ici le 9 août le record de 48.000 entrées de 2007», se réjouit Gérard Delente, directeur en charge de la jeunesse et des sports.
A Nanterre-Plage, 2.500 m2 de sable au pied du grand ensemble du Parc, les visiteurs sont unanimement enthousiastes. «Quel bonheur de pouvoir marcher pieds nus dans le sable, même quand on n'a pas les moyens de partir en vacances», lit-on dans le livre d'or.
Beach volley
Des terrains de beach-volley ou de sandball (handball de plage), un espace transats pour bronzer, un coin pour les enfants avec d'amusantes structures gonflables, une buvette proposant son «assiette de la mer» pour 5 euros: le lieu «ressemble terriblement à une vraie plage», se félicite Bernard Le Goff, un assistant commercial habitant Rueil-Malmaison, venu avec ses deux enfants.
La gratuité, quasiment de règle, est l'atout majeur de ces lieux: «C'est bien pour les familles pauvres, c'est tout ce qu'elles trouvent pour se distraire, les enfants adorent la baignade», approuve Zetoune, 36 ans, venue à La Courneuve-plage avec une amie, une nièce et huit enfants au total.
Ce décor, toutefois, ne remplace pas un grand voyage, regrette-t-elle: «Mes enfants ne connaissent pas leur pays d'origine», les Comores, ni même la mer, «qu'ils n'ont jamais vue, même avec le centre de loisirs».
[ source ]
20Minutes.fr, éditions du 02/08/2008
# Administrateur | 01/08/2008 | Vacances

Encore plus bouché que prévu. Le pic de circulation que Bison Futé prévoyait pour la fin d'après-midi était largement dépassé à 12h30 avec 281 km de bouchons cumulés sur l'ensemble de la France alors que débute l'un des week-ends les plus difficiles de l'année sur les routes.
Selon un nouveau pointage à 13h30, les bouchons étaient en recul: il y avait 222 km de bouchons cumulés sur l'ensemble du territoire (28 km en Ile-de-France et 194 km en province).
Le pire week-end de l'été
Selon les constatations de Bison Futé, les vacanciers sont partis plus tôt que prévu pour ce grand week-end de chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens, considéré comme le plus difficile de l'été et l'un des plus chargés de l'année sur les routes, dans les gares et les aéroports.
En Ile-de-France, le transit nord-sud est difficile sur le contournement Est de Paris (A3/A86) et sur l'A10, de Wissous à Palaiseau, ainsi qu'en province, on relève notamment depuis Paris vers l'Espagne par Bordeaux 28 km de retenue à Ingre, au nord d'Orléans sur l'A10. Toujours vers l'Espagne, sur l'A63, un bouchon de 17 km s'est formé à la barrière de péage de Bénesse Maremme. On relève aussi un bouchon cumulé de 30 km entre Bayonne et la barrière de péage de Biriatou.
Du noir samedi
Sur l'A6 sud, en direction de Lyon, entre Beaune et Macon, le trafic est très dense et le Centre d'information routière Rhône-Alpes-Auvergne demande aux automobilistes d'éviter ce secteur. Dans le Tunnel du Mont-Blanc à Chamonix, le CNIR signale 8km de retenue avec une attente de deux heures en direction de l'Italie et dans le sud, sur l'A9, 18km de retenue à Lattes (est de Montpellier).
Bison Futé a classé vendredi rouge dans le sens des départs, a affiché du noir samedi pour les départs et du rouge pour les retours (842 km de bouchons prévu à 12h) alors que dimanche est classé orange dans les deux sens (209 km prévus à la mi-journée).
[ source ]
V.G. (avec agence)
20Minutes.fr, éditions du 01/08/2008
# Administrateur | 31/07/2008 | Vacances

42% des Français ne partiront pas en vacances cet été. Ce chiffre représente une augmentation de 10% par rapport à 2005, selon une étude Ifop publiée ce jeudi par le quotidien «L'Humanité». Les ouvriers et les employés sont les plus touchés: 41% des premiers et 47% des seconds ne partiront ni en juillet, ni en août. Principale raison avancée: la baisse du pouvoir d'achat, «le problème le plus important aujourd'hui pour la France», pour 45% des personnes interrogées.
Le secrétaire d'Etat au Tourisme, Hervé Novelli, a reconnu ce jeudi sur France Info que les Français seraient plus enclins cette année à passer leurs vacances en France plutôt qu'à l'étranger. Mais pour lui, ils n'ont pas «sacrifié leurs vacances sur l'autel de l'inflation». Ils font juste des «arbitrages de dépenses» en partant «moins longtemps, de manière beaucoup plus fractionnée».
Hervé Novelli confirme également que les Français dépensent moins pour la «restauration et les dépenses dites d'agrément», comme le révélait une étude de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, publiée mardi. Dans certaines régions, les cafés et restaurants ont subi des baisses de fréquentations allant jusqu'à 30%.
[ source ]
Avec agence
20Minutes.fr, éditions du 31/07/2008
# Administrateur | 31/07/2008 | Vacances
Vacances au bord de l’eau : En mer, attention au choc thermique
# Administrateur | 30/07/2008 | Vacances
Corniche d’Oran : Les Andalouses de toutes les extravagances
Il s’ouvre, en effet, sur une magnifique plage très prisée par les estivants en quête de sécurité et de calme, et aussi pour toutes les commodités offertes permettant un séjour des plus agréables en bord de mer, comme il n’en existe pas dans tout l’ouest du pays. C’est l’un des rares endroits de la corniche oranaise où les familles peuvent flâner le long de l’unique avenue. Le trottoir, assez large pourtant, n’arrive pas à contenir les centaines de promeneurs qui veillent très tard la nuit. Cette grande affluence a favorisé la création de nombreux commerces de toutes sortes, qui sont, d’ailleurs, assaillis par une foule de consommateurs qui se ruent sur les échoppes proposant des crèmes glacées, des boissons fraîches et autres sorbets, thé et café. Les alcools sont inexistants, sauf dans les restaurants dont certains se transforment en sombres bouges à la tombée de la nuit. Au niveau de tous les commerces, les produits sont souvent taxés à des prix qui ne manquent pas de surprendre plus d’un godelureau en survêtement griffé. Le rapport qualité-prix étant déséquilibré au détriment, bien entendu, de la qualité. La nuitée dans tous ces motels, dont beaucoup ont poussé plus vite que des champignons, est aussi hors de prix. Le long de cette large esplanade, qui surplombe la plage à l’entrée du complexe touristique, se dresse une multitude d’espèces de stands faits de bric-à-brac se disputant l’espace entre les tables, les chaises et les immenses barbecues dégageant d’épaisses fumées aveuglantes des grillades, entretenues en permanence par le rôtisseur qui jette, de temps en temps, un bout de graisse animale sur la braise, dans le but de titiller outrageusement les narines chatouilleuses des passants.
Beaucoup de vendeurs proposent toutes sortes de produits manufacturés, dont l’origine asiatique ne fait aucun doute, entassés au milieu des boîtes de conserves, de chips, de biscuits et autres friandises que les clients sont contraints d’acheter devant l’insistance tyrannique d’une progéniture atteinte de noctambulisme aigu. Il faisait chaud cette nuit-là sous la pleine lune, dont la lumière se reflétait sur une mer d’huile où les vaguelettes venaient doucement mourir aux pieds de quelques couples, qui se promenaient le long de la berge. Pas le moindre souffle d’air frais ne venait atténuer cette fournaise que les feux des braseros contribuaient à rendre encore plus insupportable. Et dire que beaucoup de familles avaient quitté la ville en quête d’un peu de fraîcheur. Certains devaient peut-être regretter le déplacement, en pensant aux désagréments de la circulation qu’ils ont subis pour rien, ou presque. Les baraques érigées en guise de kiosques par les jeunes des bidonvilles environnants ne désemplissaient pas. Elles ont été autorisées par la collectivité, a-t-on dit, dans le but de résorber quelque peu le chômage, au moins pendant la saison estivale. Ce qui expliquerait sans doute, les matériaux employés dans la construction des baraques, les équipements et les ustensiles servant à la préparation des repas. L’ancienne assemblée populaire avait projeté la construction d’un marché couvert avec plusieurs stands sur le terrain d’un bidonville, qui s’est constitué autour d’une ancienne ferme. Mais fallait-il encore arriver à en évacuer les occupants. Une tâche ardue puisqu’il faudrait les reloger…
Un marché est, en effet, une opportunité à saisir dans cette région touristique très fréquentée en été, et même hors saison. Durant toute l’année, le complexe ne désemplit pas. Ce qui assure à tous ces gardiens autoproclamés, des rentrées d’argent régulières toute l’année, mais qui sont beaucoup plus importantes durant l’été grâce à l’affluence des vacanciers. Les gardes, bâtons persuasifs en main, ont, en effet, pris possession du moindre petit recoin pouvant servir de stationnement au plus petit véhicule et ont fixé la place entre 50 et 100 DA. Les « étrangers », craignant pour leur bien ne marchandent que très rarement, et paient souvent le double sans rechigner, ou ne le montrent pas. A l’intérieur, les allées inondées de lumière fourmillent de monde en tenue bigarrée rivalisant d’extravagance, dans un perpétuel va-et-vient de vagues humaines créant de petites bousculades auxquelles personne ne semble y prêter attention. Un comportement qui laisse pantois plus d’un. La direction du complexe a dressé des sortes de remparts interdisant les chemins conduisant aux bungalows, les réservant aux seuls résidants pour leur éviter d’être importunés par les centaines de noctambules qui vadrouillent sans but apparent, avec des flopées de gamins qui s’amusent comme de petits fous, se faufilant dans tous les coins, échappant complètement à tout contrôle des parents qui, d’ailleurs, ne semblent guère s’en soucier, occupés qu’ils sont dans des discussions à haute voix où il est souvent question de vacances et de comparaisons avec d’autres sites balnéaires.
C’est l’endroit où se côtoient toutes les classes sociales difficilement identifiables dans cet indescriptible tohu-bohu, de plus, chacun semble enfermé à l’intérieur de son groupe, indifférent à ce qui se passe autour de lui. « C’est au milieu de la foule que je retrouve ma solitude, personne ne fait attention à personne. On se sent plus à l’aise que dans d’autres endroits de la corniche où les gens n’ont d’yeux que pour les passants », a déclaré une jeune fille qui déambule avec ses trois copines sans complexe aucun, alors qu’il était minuit passé. Tôt le matin, des petits groupes d’enfants des villages voisins, tamisent chaque mètre carré de sable, avec un acharnement déconcertant, à la recherche d’éventuels objets oubliés ou perdus par les baigneurs. « C’est incroyable ce que les gens laissent en quittant la plage et perdent en nageant dans la mer ». dit le jeune Amar étonné. « On trouve de tout, avoue-t-il, parfois des objets de valeur sont rejetés par les vagues… Des chaînes, des colliers, des bague. Mais c’est rare. Sinon on serait déjà riches. On trouve des pièces de monnaie, des briquets, quelquefois des bracelets-montres ». Il replonge en riant le nez dans le sable, qu’il défriche avec une certaine patience mêlée à fébrilité impossible à contenir. Après avoir défriché toute la plage en long et en large, et deux fois plutôt qu’une, les jeunes garçons se regroupent pour inventorier leur butin, avant de quitter les lieux sans regrets. La baignade ? Ils ont toutes les vacances scolaires pour y penser. Le soir, les gamins arrivent à se faufiler, avouent-ils, pour assister aux spectacles qui se déroulent en soirée à l’intérieur du complexe.
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Par A. Yacine
El Watan, édition du 30 Juillet 2008
# Administrateur | 30/07/2008 | Vacances
Corniche oranaise
Officiellement, la plage est gratuite. Le plagiste, légalement établi ou non, affirme qu’il ne fait que percevoir la location du mobilier (table, chaises et parasol) disposé sur le sable. Mais il est impossible au baigneur d’installer ses propres équipements entre les tables en nombre important et trop rapprochées les unes des autres pour dissuader toute tentative aventureuse d’implanter entre elles un parasol. « J’ai payé des droits à la commune et j’ai investi beaucoup d’argent dans le mobilier que vous voyez devant vous, pour offrir tout le confort aux vacanciers », se justifie un plagiste, ajoutant : Je n’ai que deux mois de travail par an, j’ai donc besoin de rentabiliser mes investissements au maximum…Je paie la mairie, les impôts, des ouvriers, des agents de sécurité… Cela fait beaucoup de frais, je vous assure.
Et puis, personne n’a jamais interdit la plage aux baigneurs. Mais voilà, il y a des gens qui nous disent qu’ils vont s’asseoir sur le sable, après on les trouve sur nos fauteuils sans avoir payé. On a eu des problèmes comme ça », conclut notre interlocuteur. Des arguments qui peuvent tenir la route, mais qui sont loin de convaincre le baigneur qui estime avoir le droit de se rendre dans n’importe quelle plage sans être obligé de payer l’accès et encore moins pour un service qu’il n’a pas demandé. Certains baigneurs déplorent le fait qu’on commence par payer le droit de stationnement, ensuite payer le gardien et encore payer pour aller à la plage. « Il ne reste plus qu’à payer le droit de se tremper dans l’eau », ironise un estivant.
Un responsable de la commune de Aïn El Turck a déclaré que les plagistes ont payé le droit d’installer leurs équipements et de les louer à ceux qui le souhaitent, précisant qu’il n’a jamais été question d’interdire l’accès à la plage à quiconque. Quant au stationnement, notre interlocuteur estime qu’il est tout à fait normal que la collectivité profite de cette opportunité pour percevoir une taxe de stationnement, dont les recettes permettront à la mairie de faire face à certains travaux d’aménagement, de nettoiement et autres tâches d’entretien rendues nécessaires par la forte affluence des estivants. Quoi qu’il en soit, il semble que très peu de personnes arrivent à faire la différence entre ce qui est payant et ce qui gratuit, et qui doit absolument l’être.
Il a été constaté que certaines familles de baigneurs ont fait contre mauvaise fortune bon cœur et ont mis la main à la poche à plusieurs reprises avant de pouvoir mettre les pieds dans l’eau.
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Par A. Yacine
El Watan, édition du 30 Juillet 2008
# Administrateur | 29/07/2008 | Vacances
Bons plans vacances
En empruntant la route nationale menant à Boutlelis ou en longeant la côte par la forêt de Aïn Kerma, via les Andalouses, la vue incomparable qu’offre la baie de Madegh, dont les plages sont enserrées dans deux magnifiques criques surplombées par de majestueux massifs forestiers, est un panorama merveilleux. La mise en place de quelques équipements comme les parkings à voitures, des sanitaires et des établissements de restauration rapide et autres rafraîchissements, a apporté un plus à cette station balnéaire qui offre à bien de égards d’agréables instants de repos et de détente aux familles venues des localités voisines ou éloignées pour goûter aux bienfaits de la mer.
Certains estivants préfèrent, après la baignade, regagner les hauteurs de ce grand massif forestier afin de se retrouver autour des grillades et se restaurer à l’ombre des eucalyptus et de la fraîcheur ambiante. La forêt de Aïn Kerma offre également aux visiteurs, notamment aux jeunes, des espaces de jeux et de loisirs ainsi que d’autres activités sportives. Ce sont tous ces atouts spécifiques à cette zone côtière qui exercent un attrait auprès de ces milliers d’estivants en quête de moments inoubliables en bord de mer.
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Par A. Denia
El Watan, édition du 29 Juillet 2008
# Administrateur | 29/07/2008 | Vacances
Constantine place de la Brèche : Un retour tant espéré…
Des dizaines de milliers de personnes passent et repassent, chaque jour sur les pans d’une histoire millénaire, car sous le macadam, des vestiges millénaires dorment dans l’espoir d’une délivrance prochaine. Avant l’invasion française, en 1837, les murs de la ville s’étendaient justement à cet endroit. Un obus aura raison des remparts et une brèche s’ouvrit dans la muraille qu’on disait imprenable. C’est le début de la colonisation de l’antique Cirta, puis la légende et l’histoire donneront aux lieux la dénomination de La Brèche. Cette dernière sera débaptisée à l’indépendance, et portera le nom officiel de place du 1er Novembre, un nom qui ne sera jamais utilisé par une population qui tiendra à son « la briche » , selon une appellation légèrement modifiée.
L’esplanade Boumezzou, au-dessus du marché du même nom, sera pendant plus de 20 ans le centre névralgique de la ville, accueillant chaque jour des centaines de personnes qui y venaient déguster des glaces chez Bentchouala et bien d’autres occupants des kiosques. Même les étrangers à la ville se devaient de faire un détour par la Brèche pour savourer un sorbet ou plus tard un café ou une boisson fraîche. Malheureusement, le sol de l’esplanade se détériorera, après une utilisation abusive de matériaux non conformes et les eaux infiltrées inondant le marché au-dessous, auront raison de la plus belle place de Constantine. Le verdict sera une fermeture qui durera des années, interrompue par des travaux qui ne serviront à rien. Il faudra un énième essai, plus d’une année de travaux et quelque 4 milliards dépensés pour que le miracle ait lieu en ce mois de juillet. La Brèche est ressuscitée, bien que les dernières retouches attendent encore. Il est vrai qu’il n’y a plus autant de marchands de glace et autres sorbets, mais les trois existant à l’inauguration donnent un cachet particulier à l’endroit, en plus de la mosaïque sur le sol, d’un style très recherché. Les colonnes de l’entrée accentuent également la vastitude des lieux, les rendant agréables et accueillants pour les clients et les curieux de passage. Sur place, et à partir de 20 h, c’est la ruée.
Les tables sont prises d’assaut, dès que le stationnement à proximité de la place le permet avec le départ des derniers policiers en faction. Boulefkhad, célèbre restaurateur à Constantine, a obtenu un kiosque sur place, le plus grand, et sa réputation de bon cuisinier bien que de cuisine il n’ y en a point sur l’esplanade fait qu’il soit le plus convoité. L’endroit prisé, surtout par les familles à la recherche de veillées au grand air, a déjà reconquis ses lettres de noblesse en quelques jours. D’autant plus que de cet endroit, l’on peut assister à un coucher de soleil sans pareil. « J’étais un habitué des lieux quand j’étais enfant, maintenant je reviens avec plaisir à un endroit plein de souvenirs et d’émotion avec ma femme et mes enfants », nous- dira Achour, un quinquagénaire. Des dizaines de personnes affluent encore malgré l’heure avancée. C’est la sortie du théâtre où les gosses du conservatoire viennent de se produire. Les spectateurs passeront du plaisir de la trompe d’Eustache à celui des papilles gustatives. Et rien de tel qu’un sorbet made in de la « Place de la Brèche » pour les stimuler !
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Par Hamid Bellagha
El Watan, édition du 29 Juillet 2008
# Administrateur | 28/07/2008 | Vacances
Un été à Alger : La capitale à la côte
Elle a pour elle les ressources du Golfe et de la plaine, rien n’approche l’agrément de sa perspective. » Abou Mohamed El Abery, XIIIe siècle. On la voit arriver de loin « Alger la Blanche », lorsqu’on arrive par la mer ou par les airs. Y vivre la saison estivale est toujours source de souvenirs gravés dans la mémoire de ses habitants et dans celle des touristes. En commençant par la plage de Bab El Oued et ses rouleaux de mer déferlant sur les rochers. Non loin de là, la piscine El Kettani très fréquentée par les enfants accueille 600 personnes par jour qui préfèrent ses murs sécurisants. Dressée sur la falaise, elle offre un panorama imprenable sur la ville. Notre-dame d’Afrique assise comme sur un trône dans les hauteurs de la ville domine l’horizon, plus bas des pêcheurs amateurs tentent de faire mordre leur hameçon et juste derrière Rabah, un habitué venu avec ses enfants. « Je suis agriculteur, dès que j’ai un peu de temps, je viens à la plage de Bab el oued. Chaque semaine, je m’installe ici pour la journée.
Je n’imagine pas aller sur une notre plage », explique-t-il. En quittant le sable pour aller vers le centre-ville, on trouve un marché de fruits et légumes, beaucoup de jeunes y travaillent pendant leurs vacances pour aider leur parents. Mais pour Bouras, le parcours est un peu différent : « Je suis ici à longueur d’année, depuis que j’ai quitté l’école. En plus de mon travail de commerçant, je fait du judo et j’espère devenir un jour professionnel », dit-il, les yeux remplis d’espoir. Cette véritable tour de babel urbaine porte bien son nom, on y trouve absolument tout, même un marché informel… En s’éloignant un peu vers la côte, on croise d’autres baigneurs, à la plage Franco, préférant la fraîcheur du large, puisqu’il est possible, en louant un bateau, d’aller nager vers les rochers en pleine mer. A quelques kilomètres de là, autre plage, autre genre : Moretti. Il faut montrer patte blanche pour rentrer dans ce complexe agrémenté de restaurants et de courts de tennis. 4X4 et jet ski sont de rigueur. Pour Malika, cette plage réservée aux « abonnés » est une garantie de tranquillité : « Ici, je peux venir seule, personne ne vient m’ennuyer.
Etant une fille, c’est un élément très important, je ne pense pas que je pourrais en faire autant sur une autre plage ». Encore un peu de trajet vers l’est et la piscine de Kiffan-club nous ouvre ses portes. 2000 personnes par jour viennent profiter de cet havre de paix à la périphérie du réseau urbain. Fréquenté autant par les habitués qui y viennent depuis leur enfance et par des touristes venus de France, d’Espagne ou d’Allemagne, le club ouvre ses portes aux adultes pour 700 DA et 400 DA pour les enfants. Deux hectares de loisirs, une terrasse de 1000 personnes et le toboggan le plus grand du Maghreb peuvent faire basculer les amoureux de la plage vers cette piscine de Bordj Kiffan. En bref, l’Algérois a plus d’un tour dans son sac pour faire passer un été inoubliable à ses enfants ou aux étrangers venus visiter une région et un pays qui ne demandent qu’à être découvert. « L’Algérie est en train de rattraper son retard par rapport à la Tunisie et au Maroc. De plus, nous avons un avantage, c’est que tout reste à faire et qu’on peut le faire en mieux », affirme M. Sidr, actionnaire du Kiffan- club.
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Par D. R. Laoufi
El Watan, édition du 28 Juillet 2008
# Administrateur | 28/07/2008 | Vacances
Le chanteur libanais Merouane Khouri s’est produit samedi dernier
Le Casif de Sidi Fredj a accueilli dans la soirée de samedi dernier la star libanaise Merouane Khouri qui a réussi à enflammer la scène. Puisant dans son riche répertoire, cet auteur compositeur a subjugué ses spectateurs nombreux à se déplacer pour assister à son spectacle. Un spectacle magnifique bien que le théâtre fût à moitié plein. Chanson après chanson, et enchaînant les rythmes allant des plus effrénés aux plus doux, l’artiste a réussi à emporter ses fans dans un univers tantôt d’amour, de douceur, et tantôt de détresse, de trahison et d’éloignement. Des titres exécutés avec brio et chantés en chœur avec le public. L’artiste était ravi de découvrir qu’il connaissait parfaitement ses chansons. Par moments, il tend le micro aux spectateurs et les laisse interpréter des morceaux entiers de ses chansons. A l’exemple du duo Ya Rab qu’il avait chanté avec Karol Smaha. Le chanteur trouve chez le public algérien un merveilleux interprète qui apprend et les paroles et les airs. M. Khouri a fait vivre au public de sublimes moments d’émotion qui ne se répètent pas souvent. Une ambiance extraordinaire a régné dans le Casif, et l’artiste dont la présence sur scène était très imposante a réussi à faire rêver ses admirateurs qui n’ont pas tari d’applaudissements et de youyous à son égard.
Une façon de le remercier pour sa très belle prestation. C’en était effectivement une puisque Merouane Khouri n’a pas hésité à présenter des chansons demandées par son public. Qasr Echaouk (le château de nostalgie), Ya chaouk (Nostalgie), Izz El Habaib, Kel Quasayed (tous les poèmes). Des chansons puisées dans son nouvel album ont aussi été revisitées par l’artiste, Khayene (Traître), Law Fi, Ana wa lail (moi et la nuit).
«Moi et la nuit, on ressemble à tes yeux
C’est drôle comme mon cœur demande après toi
Moi et ma vie, que sommes-nous sans toi ?» s’exprime-t-il dans cette dernière chanson. L’artiste, pour être plus proche de son public, est descendu de la scène pour faire un tour sur la piste de danse sous les regards vigilants des agents de sécurité qui l’ont entouré de très près, rendant difficile le contact avec ses fans. Merouane Khouri a brillé sous le ciel du Casif à tel point qu’il a ravi leur brillance aux étoiles.
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Par Badiaa Amarni
La Tribune, édition du 28 Juillet 2008
# Administrateur | 28/07/2008 | Vacances
La SNTF a concocté un plan spécial saison estivale
La réussite d’une saison estivale est tributaire de la propreté des plages et de l’environnement y régnant autour. Le service des transports détermine également le degré d’attractivité de ces lieux très prisés par des citoyens en quête de baignade et de moments de détente devant le charme de la mer. Les services des transports sont ainsi sollicités de manière continue. Des jeunes, dans tous les coins du pays, optent souvent pour la location d’un bus qui les transportera en aller et retour.
La demande populaire en moyens de transport est si grande qu’un renforcement du nombre de véhicules mis en service, bus et fourgons, est plus qu’une nécessité. Dans l’objectif de satisfaire le citoyen, la Société nationale de transport ferroviaire veut jouer pleinement son rôle. En fonction des moyens dont elle dispose, l’entreprise tente, via de nouveaux mécanismes, de réunir les meilleures conditions pour que les estivants puissent se déplacer à l’aise. Sans perdre beaucoup de temps à attendre un bus.
Des dispositions sont ainsi prises. Le directeur de la clientèle à la SNTF, M. Rahmouni Tewfiq, dit à ce sujet que «durant la période d’été, qui commence mi-juin et qui s’étale parfois jusqu’au 15 septembre, c’est le pic dans la fréquentation des trains, particulièrement les trains à destination d’Oran. Traditionnellement, il y a des dispositions prises par la SNTF pour renforcer ce qui existe déjà dans la limite du disponible. La particularité de cette année est que nous sommes amputés d’un train qui est très important, à savoir celui qui assurait la ligne Alger-Annaba à cause de l’accident survenu dans le tunnel d’Ammal, un accident qui nous a posé beaucoup de problèmes. Nous avons repris timidement le trafic pour certains produits de marchandises sauf pour les voyageurs et les produits dits dangereux, carburants et autres, parce que le tunnel est sécurisé, mais pas suffisamment pour les voyageurs. Pour les dispositions prises, ce sont des trains régionaux supplémentaires, principalement ceux qu’on appelle «les trains bain de mer». Il s’agit du renforcement des compositions des rames. Ces jours-ci, les trains sont pratiquement complets, nous sommes justement en train de nous renforcer pour faire face à cette demande». La feuille de route de l’entreprise est théoriquement réalisable si l’on tient compte de ses nouvelles acquisitions. Le même responsable le confirme : «Cette année est marquée par ailleurs par l’acquisition d’un nouveau matériel autorail au nombre de 17 unités. Nous sommes en train d’imaginer une possibilité de les mettre sur les trains des grandes lignes. Nous avons engagé la ligne Oran-Tlemcen, Constantine-Annaba. La ligne Chlef -Alger sera engagée incessamment.» L’objectif de répondre à l’attente citoyenne est-il possible avec le même effectif que compte la société de transports ferroviaire ? Pour M. Rahmouni, cela ne nécessiterait que des aménagements dans la gestion de cet effectif.
«Il n’y a pas de changement d’effectif, il y aura une certaine flexibilité. Quand on rajoute de nouvelles relations, à partir d’un certain niveau, il faut peut-être penser à l’effectif. Nous n’en sommes pas à ce niveau actuellement. Qu’on fasse passer dix ou vingt trains, la gare reste ouverte. Donc, il n’y a pas d’incidence particulière si ce n’est au niveau des contrôleurs peut-être», explique-t-il.
Abordant la question des agressions auxquelles l’entreprise et ses clients sont confrontés, le directeur de la clientèle au sein de la SNTF estime que les agressions existent partout dans le monde. Il convient, selon lui, de maintenir la propension à un degré acceptable avec la perspective de le supprimer totalement. «Le problème se pose davantage avec les trains qui circulent pendant la nuit comme celui assurant la ligne Alger-Annaba. Nous avons une brigade mobile à l’intérieur du train pour sécuriser les voyageurs. Concernant les agressions externes-les jets de pierres-, je crois que nous sommes impuissants face à ce phénomène», précise-t-il. Dans l’est du pays, une navette quotidienne lie depuis mercredi dernier Constantine et Skikda. La nouvelle a plus que réjoui les Constantinois qui peuvent désormais se rendre sur la côte de l’antique Ruscicada
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Par Amirouche Yazid
Photo : Riad
La Tribune, édition du 28 Juillet 2008
# Administrateur | 28/07/2008 | Vacances
Alger-centre : Pendant un mois, la capitale à l’heure de l’été
Cette semaine, place au beach-volley. Depuis jeudi, un terrain de beach-volley est devant la place de la grande poste. Hier, la troisième édition en coopération avec la ligue de volley et l’APC d’Alger de ce tournoi à débuté. Elle compte 16 équipes de trois. A partir de 18 heures, les équipés commencent à s’affronter. La finale se déroulera le 31 juillet. Séparément, deux équipes féminines se disputeront leur tournoi. Cette année, le tournoi de beach-volley est dédié à Riho Boufedji. Cet ancien joueur de volley, mort en 2007, était le parrain de la première édition. Jeudi, pour l’inauguration du terrain de beach-volley, le public a eu le droit à une petite exhibition de plusieurs matches. Les anciens joueurs professionnels ont remis leurs maillots et ont joué comme toujours par plaisir. Ensuite, c’était la place aux cadets et aux juniors. Pour eux, c’est avant tout un plaisir de jouer et de montrer que le volley est un vrai sport. « Je suis content qu’il y est un tournoi de beach-volley en plein centre d’Alger. Nous n’avons pas beaucoup de tournois ici », confie Khaled Zitouni, un jeune joueur de volley. Invités surprise de cette exhibition, les Sahraouis qui ont fait un match. Tout à côté du terrain comme chaque année, une délégation du Front Polisario a dressé sa tente. Voyant les autres jouer, ils ont constitué une équipe, mais le plus important n’était pas de gagner mais de jouer ensemble pour leur cause, leur peuple. Pour clôturer cette première journée comme tous les jeudis, le soir, c’est place à la musique. Pendant ce mois de festivités, tous les jeudis à la Grande-Poste, la musique algéroise sera à l’honneur. Egalement tous les lundis, les enfants auront un spectacle de marionnettes ou théâtre. Une nouveauté cette année, une édition, la campagne de sensibilisation à l’environnement. Dans tout Alger les jeunes à vélo distribuent des tracts dans le but de vous sensibiliser à cette cause, ô combien essentielle.
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Par Emilie Marche
El Watan, édition du 28 Juillet 2008
# Administrateur | 28/07/2008 | Vacances
PLAGES DE TIZI OUZOU
140.000 estivants accueillis
Quelque 140.000 estivants ont été accueillis en juin dernier au niveau des sept plages autorisées à la baignade du littoral de la wilaya de Tizi Ouzou, a indiqué, hier, le directeur du tourisme,
M.Belahmar, soulignant une hausse du nombre d’estivants par rapport à la même période de 2007.
Avec ce flux, les plages ont connu une hausse de l’ordre de 40%, comparativement à la même période de la saison estivale 2007, où il a été recensé 100 000 estivants seulement, a-t-il précisé. Cette performance est expliquée par «les efforts consentis en matière d’aménagement de ces plages», dont une première tranche est déjà concrétisée, a ajouté M. Belahmar qui a axé sa déclaration sur les «actions d’aménagements urbains menées au niveau des villes côtières de Tigzirt et Azzeffoun et, accessoirement, de leur ports respectifs».
Le directeur du tourisme a fait part, à ce propos, du renforcement des capacités d’accueil de la ville de Tigzirt avec 80 lits au niveau de deux hôtels, sachant que la wilaya compte neuf hôtels d’une capacité d’accueil globale de 294 lits au niveau de son littoral. Quelque 1064 nuitées ont été enregistrées au niveau de l’ensemble de ces structures hôtelières en juin dernier, a-t-il ajouté. Durant cette saison, l’exploitation par des particuliers des neuf plages de la wilaya est gérée par les communes concernées, dans l’attente de «sa prise en charge, la saison prochaine par les directions conjointes du tourisme et des domaines», est-il souligné. «Ces plages seront, désormais, confiées à des professionnels qui en assureront la gestion à titre concessionnaire, en vue de la promotion de la qualité des services», selon M.Belahmar qui a signalé que cela «sera possible après l’achèvement de l’ensemble des travaux d’aménagement programmés au niveau de ces plages».
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Par R.N
L'Expression, édition du 28 Juillet 2008
# Administrateur | 26/07/2008 | Vacances
Un été à Paris : Une ruée vers les plages
Paris : De notre bureau
Si l’envie de prendre un verre vous assaille, enfourchez « vélib » (vélos mis à la disposition des Parisiens par la mairie) pour Ménilmontant dans le XXe arrondissement. La course vous coûtera un euro. La balade en vaut le détour. Attablez-vous au « Soleil » chez Saïd, un Kabyle à la démarche nonchalante et aux larges moustaches noires cachant son sourire malicieux. Il est propriétaire des lieux et travaille aussi comme serveur. Vous pourriez siroter un thé à la menthe, prendre un verre de vin blanc frais ou un cocktail de fruits. La terrasse est agréable et spacieuse. Les clients sont issus de cultures différentes. Et si c’est votre jour de chance, vous pourriez alors croiser Monica Belluci ou Romane Bohringer, deux actrices populaires habituées des lieux. L’endroit est parfait. Abandonnez-vous à regarder les gens passer ou laissez filer le temps d’une après-midi torride.
Un petit creux ? Traversez juste la rue, en face, chez les « Quatre frères » ou au « Tais », goûtez à la cuisine algérienne savamment préparée par les maîtres des lieux. Vous voilà le ventre plein, reprenez le vélo pour un autre euro. Direction Paris-Plages. Ce n’est pas une farce, Paris a aussi ses plages en été. Du bassin de la Villette dans le XIXe arrondissement au quai de la bibliothèque François Mitterrand (XIIIe) en passant par Châtelet et Saint Michel (VIe), vous pouvez vous prélasser sur de large transat ou sur le sable blanc fin, acheminé spécialement de la mer du Nord. Véritable base nautique éphémère, vous pouvez vous essayer à la voile, à l’aviron, au kayak ou simplement voguer sur une barque le long du quai de la Loire. A la Villette, une plage de sable, une terrasse flottante au plancher translucide, amarrée au quai, une grande aire de pique-nique et un espace de pétanque pour les plus âgés vous aideront à oublier les tensions de l’hiver. Tout cela en accès-libre. Bonne nouvelle, cette année la mairie a prévu une nouveauté : la mise en place d’une dizaine de cages dotées de brumisateurs, étalées sur 5000 m2 pour servir de zone de rafraîchissement.
Paris, une ville insomniaque
Vous ne trouvez pas de place à la Villette à cause des milliers de gens qui ont pris d’assaut les lieux, partez au bord de la Seine près de Châtelet. Sable, herbe, palmiers, chaises longues et parasols vous attendent pour passer d’agréables moments. Vous vous mêlerez aux milliers de touristes étrangers et autres Parisiens qui n’ont pas pris de vacances. La chaleur vous accable, piquez donc une tête dans l’eau et ressortez vite pour prendre une douche sur place. Direction le jardin Ephémère implanté au pied de l’Hôtel de Ville avec son parcours de mini-golf et son espace de biodiversité. Si vous êtes accompagnés de vos bambins, ne vous affolez pas, ils peuvent toujours emprunter des livres des bibliothèques itinérantes, faire un tour dans des transports électriques ou s’exercer au baby-foot sur les berges.
Le soleil décline à présent, mais attention la journée n’est pas encore finie, des activités nocturnes vous attendent. Vous êtes cinéphiles, allez au parc de la Villette. Là-bas, le cinéma, en plein air fait des ravages. Vous pourrez revisiter les grands classiques américains, revoir un vieux film égyptien en version originale ou une histoire italienne, le tout dans une ambiance bon enfant, détendu sur un transat ou assis sur le gazon vert avec en face un écran géant illuminant les alentours. Les habitués préfèrent manger sur place, déployant par terre toute sorte de plats et de bouteilles. L’odeur des grillades titillera vos narines et il sera difficile de ne pas succomber à la tentation d’un bon sandwich de merguez grillées. Pour les amoureux de la musique, faites votre choix, au pied du Sacré-Cœur de Montmartre, avec comme décors la tour Eiffel, vous pouvez vous laisser emporter par Rockingchair, Airelle Besson ou Manu Katché Quintet qui interprèteront les meilleurs tubes de jazz. Pour d’autres genres musicaux, faites un tour au Vieux Belville, au Parc floral ou à la Goutte d’or. Vous êtes assurés de trouver votre bonheur. Ainsi est Paris en été, une ville insomniaque aux mille activités. Les premières lueurs du matin pointent à l’horizon. Il est peut-être temps de retrouver les bras de Morphée. Optez plutôt pour le métro, c’est rapide et plus facile. Ne soyez pas vexés si on vous regarde de travers. Ce sont les ouvriers du matin aux visages gonflés par le sommeil qui meurent d’envie de faire comme vous. Bonne nuit…
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Par Yacine Farah
El Watan, édition du 26 Juillet 2008
# Administrateur | 25/07/2008 | Vacances

Une plage française sur dix pourrait fermer à partir de 2015, selon une enquête dévoilée mercredi 2 juillet par l’association Surfrider Foundation Europe. La raison: le parlement européen a adopté en 2006 une directive sur la qualité des eaux de baignade. Elle fixe des objectifs à atteindre d’ici à 2015. Cette directive prévoit notamment la division par quatre des seuils de qualité obligatoire pour les deux paramètres biologiques contrôlés.
131 plages seraient concernées…
>>Retrouvez la liste des plages interdites à la baignade suite à la simulation
Ainsi Surfrider indique que si la directive s'appliquait aujourd'hui, 22% des plages françaises subiraient un déclassement, c’est à dire une rétrogradation en terme de qualité d'eau de baignade. L’association a réalisé une simulation en appliquant ces nouvelles normes aux échantillons prélevés par les Ddass (administrations sanitaires et sociales de l’Etat) durant les saisons estivales de 2004 à 2007, dans 23 départements du littoral de France métropolitaine et de trois DOM.
Le nombre estimé de plages dont l'eau serait décrétée de qualité insuffisante serait de 131 pour 2008.
Pointe bretonne, Calvados et Bouches du Rhône
« Si des travaux de réhabilitation ne sont pas mis en œuvre, ces plages seront vraiment fermées en 2015 », prévient Surfrider. Les départements de la pointe bretonne, ainsi que le Calvados et les Bouches du Rhône seraient principalement concernés.
« Nous devons nous attaquer aux problèmes de pollution à la source dans un objectif de reconquête et ne plus se contenter de fermer les zones à risques et d’épargner quelques sites pour les laisser accessibles », ajoute l’association.
Elle s’est associée avec France Nature Environnement pour mobiliser les acteurs et les communes afin de mieux anticiper l’application de la directive européenne. Et de conclure: « Nous avons 7 ans devant nous pour anticiper et éviter la fermeture d’une plage sur dix en 2015.»
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Par Valérie Zoydo
20Minutes.fr, éditions du 23/07/2008
# Administrateur | 23/07/2008 | Vacances
Dans l’eau topaze du Keddara : Baignade dans les antres du djebel Bouzegza
En effet, qui a dit qu’on ne pouvait pas profiter de l’eau topaze d’un barrage ? A Keddara et dans de nombreuses autres communes qui jouxtent le barrage, les estivants ont trouvé la parade : joindre l’utile à l’agréable, c’est-à-dire profiter de l’eau du barrage destinée essentiellement à alimenter Alger, pour les joies de la brasse ou tout simplement faire trempette. Situées dans la wilaya de Boumerdès, le barrage de Keddara, face au djebel Bouzegza, s’étale dans toute sa longueur à travers les monts, enjambant à droite un virage et ouvrir la voie à une autre étendue d’eau. Caressant la roche parsemée d’arbrisseaux, le barrage, dans son côté Keddara, n’est pas fréquenté, bien qu’une route, quelque peu cahoteuse y mène. Des carrières sont installées sur différents sites de la montagne. De gros engins lui grignotent les flancs ou rongent sa base donnant au mont une forme de cornet de glace… savoureusement léchée. Rocheux par endroit avec un blanc grisé, djebel Bouzegza a des parterres végétaux dominés par une série de chênes-lièges sur sa crête.
Des tracés sont visibles, mais en disent peu sur l’origine de ces terrassements : sécuritaire, industriel ? Dégarnis sur le sommet, les monts rasés de leurs touffes verdoyantes donnent une impression accidentée et malade. Le barrage de Keddara sur cette partie n’est fréquenté que par des ambulants décidés à exploiter l’eau pour laver leur voiture. Quelques enfants s’adonnent au plaisir de la baignade, se concurrençant pour déterminer lequel reste le plus longtemps la tête dans l’eau. Une eau calme, qu’une légère houle fait clapoter. Quelques arbres morts, sont engloutis dans l’eau ne laissant dépasser que quelques branchages, témoignant d’une topographie tellement différente avant l’arrivée des eaux. D’autres oliviers, tendus au soleil, sont plantés sur l’extrémité du rivage, sauvés de quelques millimètres, mais qu’une année pluvieuse ne saurait épargner de la crue. Des olives vertes et dures s’offrent à la lumière, frêles et désireuses de mûrir. Le travail de la carrière raisonne dans les entrailles du djebel et le bruit de concassage fait croire à des cascades d’eau.
Rive droite, rive gauche
C’est sur la rive droite, celle du nord, que le barrage connaît une affluence plus importante. En contrebas de la digue, lorsque la campagne fait face à la montagne, l’eau est profonde, topaze et aigue, narine par endroit. Cachée entre des villas de plusieurs étages, une petite route mène au barrage, sur un site envahi d’herbes sauvages et épineuses. Des voitures sont stationnées et quelques familles se retrouvent pour « gaîter » au paysage. Des adolescents et des enfants jouent dans l’eau, laissant derrière eux les bavardages domestiques des femmes de la maison. Leurs brasses au bord du rivage remuent le fond d’où éclate une tache terreuse à la surface. Quelques jeunes s’adossent à leur véhicule, face à l’étendue d’eau, une cigarette au bec, les cheveux plaqués à la James Dean. Même au fin fond de la campagne, perdu entre les aigreurs des routes, les magasins sont mal achalandés en boissons gazeuses, mais n’oublient pas de proposer la gomina. Occupée à converser sur un devenir des plus incertains, la jeunesse, aux véhicules immatriculés 35 ou 16, rêvent de contrées où les étendues d’eau sont des lacs, où la gomina résiste à l’humidité et où leurs désirs ne se retrouvent pas noyés dans les secrets du Keddara.
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Par Zineb A. Maiche
El Watan, édition du 23 Juillet 2008
# Administrateur | 23/07/2008 | Vacances
Hammam Melouane et ses eaux « miraculeuses » : Baraka d’un bain maure
On y vient de la capitale, de Blida, de Médéa, d’autres wilayas et même des pays étrangers, à la recherche de fraîcheur, tout en conciliant villégiature et soins physiques et « mentaux » en même temps. Les produits du terroir y sont omniprésents, à l’instar du pain traditionnel (metlouh), lequel y est « dégusté » avec des œufs bouillis. Les boutiques d’artisanat, de vannerie et de poterie y sont nombreuses, donnant davantage la vocation touristique aux lieux. Une fois à Hammam Melouane, c’est vraiment le rendez-vous de la forme qui attend les « touristes ». La pureté de son air, ses eaux curatives ainsi que ses fruits qui sont fraîchement cueillis et proposés à la vente sont autant « d’ingrédients » qui ne font que « régénérer » la bonne santé de l’individu. Il y a juste le lavage des voitures dans l’oued, par manque de civisme de quelques-uns et la carrière de gravier qui défigure l’environnement du site et dont l’appel à la fermeture, lancé depuis plusieurs années par les « écologistes », semble ne pas avoir eu encore d’écho... qui constituent un spectacle regrettable.
Secrets d’une cure
La légende raconte que lors de la présence turque en Algérie, la fille d’un bey, connu et riche, était percluse de tous ses membres, ni la grande richesse de cet homme ni les éminents médecins de l’époque n’avaient pu guérir la malheureuse fillette. Evidemment, c’étaient les eaux de Hammam Melouane qui détenaient les « secrets » de la guérison. Des témoignages plus « réels » et récents évoquent aussi le côté mystérieux des eaux en question. Un curiste fréquentant ce lieu depuis l’amélioration de la situation sécuritaire et rencontré aux abords du fameux « oued » de la localité, tout en ayant les « pieds dans l’eau », histoire de se rafraîchir, se rappelle de l’histoire d’un sexagénaire venu spécialement de France, souffrant d’une paralysie provoquée par un rhumatisme aigu. « Il est entré au bain avec une chaise roulante et une fois au contact de l’eaux, cette personne avait pu faire ses premiers pas après une immobilité qui aurait trop duré », nous dira-t-il avant d’ajouter que « malgré des soins dans l’Hexagone, cela ne lui a servi à rien finalement ». Ce « mystère » rime aussi avec superstition, puisque les habitués des lieux y font tout un rituel pour leur bien-être, tout en cherchant à écarter les « mauvais sorts ». Les coutumes « préconisent » que les hommes doivent égorger un coq en hommage à Sidi Slimane, un saint homme de la région. Les femmes sont appelées à jeter du henné dans le bassin du hammam tout en allumant des bougies.
Un rituel « ancestral » qu’on a voulu rendre synonyme de « baraka » et de bon « présage » seulement, ni plus ni moins. D’après des médecins, le thermalisme à Hammam Melouane avec ses sources fortement minéralisées (riches en gaz rares, en azote, en magnésium et en fer) est préconisé pour soigner toute forme de rhumatisme, les maladies des os et des articulations, les maladies de la femme, des enfants, de l’intestin, du foie, du pancréas et des reins. Il est aussi vivement conseillé chez les personnes souffrant de douleurs nerveuses, articulaires et musculaires, de sénilité, de paludisme chronique, des anémies, de colibacillose et de « dysfonctionnement » au niveau des artères et veines. Ce traitement thermal est toutefois déconseillé aux personnes ayant un cancer au stade final ou souffrant de tuberculose à un stade avancé ou d’infections généralisées aiguës. Cela pousse même de nombreux diplomates accrédités en Algérie et leurs épouses à y faire un tour en ayant la ferme conviction que ces bienfaits ils ne vont pas les retrouver ailleurs !
Anti-stress !
Par ailleurs, des études effectuées un peu partout dans le monde « incitent » certaines catégories de personnes qui souffrent d’anxiété, de stress, de déprime… à faire une cure thermale pour « s’en sortir » plutôt que de prendre des antidépresseurs dont les effets indésirables ne sont plus à démontrer. Et pourtant, ce n’est qu’une eau qui est en contact avec le corps de l’individu qui est derrière tous ces bienfaits sur son psychisme…Ce genre d’études démontre en effet l’intérêt médical du thermalisme dans la prise en charge du trouble anxieux où les psychiatres « ont tendance » à favoriser le thermalisme dans certains cas aux traitements médicamenteux. Des curistes victimes de « dépressions » et d’angoisse, rencontrés sur les lieux, nous ont fait savoir qu’ils « épousent » le bien-être et la forme « mentale », une fois le corps et « l’âme » sont à Hammam Melouane. Actuellement, ce site touristique qui a été privatisé depuis le 1er mars 2006 et racheté par l’industriel Zaîm Mohamed, connaîtra prochainement et de la manière la plus progressive, une opération de démolition des anciennes bâtisses comme l’hôtel et le Hammam pour construire à leur place des infrastructures plus spacieuses et plus modernes. L’ancien site abritant les anciens bungalows a déjà assisté à des démolitions et le chantier demeure toujours en cours.
Hammam Melouane aura dans quelques années un luxueux hôtel d’une superficie de 3570 m2 et comportant quatre étages (90 chambres et 2 suites, alors que l’actuel, construit durant les années 1930, comprend 20 chambres seulement et ne peut plus répondre à la forte demande des curistes), des bungalows de standing, des hammams pour femmes et hommes contenant des chambres-douches, des piscines, des salles de soins et de massage, buvettes et un parking pour véhicules d’une capacité de 302 places. Tout cela sera suivi par des aménagements extérieurs ; il y aura construction d’une piscine pour enfants, de pizzerias, de locaux d’artisanat ainsi que des aires de jeux et de détente. L’activité thermale ne s’arrêtera pas durant les travaux, nous dit-on, puisque ces derniers seront concrétisés par étapes, histoire de préserver le cachet touristique des lieux. Des conventions avec la Caisse nationale d’assurance sociale ainsi qu’avec des fédérations sportives sont aussi envisagées dans le futur, apprend-on et cela ne fera que développer davantage la commune de Hammam Melouane, riche par sa nature et dont la population demeure toujours déshéritée…
[ source ]
Par Mohamed Benzerga
El Watan, édition du 23 Juillet 2008
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