# Administrateur | 11/09/2009 | Social
Sécurité sociale : Un délai de six à huit mois aux assurés sociaux pour le retrait des cartes "Chifa" déclare Tayeb Louh.
Le ministre du travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, M.Tayeb Louh, a indiqué jeudi qu'un délai de six à huit mois sera accordé aux assurés sociaux des cinq premières wilayas pilotes concernées par le projet de carte "Chifa" pour procéder au retrait de celle-ci au niveau des structures de la sécurité sociale.
M. Louh, qui était en visite de travail et d'inspection dans la wilaya de Médéa, a instruit les responsables des antennes locales de la Caisse nationale d'assurance sociale (CNAS) d'apurer, d'ici mai 2010, le dossier des cartes de soins magnétiques des assurés affiliés au régime du "tiers payant" et passer à une "autre étape" de ce projet.
Cette dernière porte sur la généralisation de ce système de paiement électronique à d'autres régions du pays et l'intégration des assurés actifs à ce système.
Le ministre a invité, par ailleurs, les responsables en charge de l'exécution et du suivi des différents dispositifs d'emploi à "signaler tout retard enregistré par des employeurs dans le placement des cadres universitaires et des jeunes diplômés", indiquant qu'une "nouvelle organisation des modalités de recrutement, de conditions de recrutement et de placement a été mise en place et, qu'a ce titre, les employeurs sont tenus de respecter dans leur globalité les clauses des contrats passés avec les agences d'emploi".
Intervenant en marge d'une cérémonie de signature d'une convention entre la direction de l'emploi et l'entreprise d'exploitation et de transformation du plastique (SOEXPLAST) de Draa-Smar, banlieue ouest de Médéa, le ministre a rappelé la nouvelle démarche préconisée par son département en matière d'emploi.
Pour le ministre, la nouvelle stratégie d'emploi doit être "fondée sur des bases économiques très solides et pas uniquement sociales", estimant que "l'approche économique est l'un des moyens pouvant contribuer à résorber le chômage dans le pays et à doper la machine productive".
Le ministre du travail, de lÆemploi et de la sécurité sociale a présidé, à l'occasion de cette visite de travail, au niveau de la ville de Berrouaghia, une cérémonie de remise des clefs aux bénéficiaires de logements financés par le fonds national depéréquation des oeuvres sociales (FNPOS).
Cent logements, de type F 3 et F4, ont été distribués lors de cette cérémonie, à laquelle ont pris part le directeur général du FNPOS, les autorités locales, des directeurs centraux du ministère et des citoyens.
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Par APS
La Tribune, publié le 10 September 2009
# Administrateur | 08/09/2009 | Social

Rupture du jeûne dans un resto de la solidarité : Humanité et dévouement
Une équipe de bénévoles, hommes et femmes, s’affaire durant tout un mois à préparer le f’tour aux démunis dans une ambiance familiale.
Dimanche, 18h 30. Une file impressionnante s’est constituée à une porte annexe de la mosquée Okba Ibnou Nafaâ, sise au centre de la ville d’El Khroub. Des hommes, quelques femmes et des enfants attendent de prendre place dans une ancienne salle de prière, convertie, pour la circonstance, en restaurant. L’espace, immense, est garni de tables pour huit personnes chacune. Elles sont proprement apprêtées et les couverts sont déjà mis ; on n’attend plus que la chorba fumante, dont les effluves se dégagent de la grande cuisine, envahissant l’espace, mettant l’eau à la bouche des quelque 300 personnes ayant pris place dans un joyeux brouhaha. Quelques personnes sont derrière l’initiative, en l’occurrence les membres de l’association de la mosquée.
L’expérience, heureuse, semble-t-il, en est à sa troisième année consécutive. Le vice-président de l’association, El hadj Mohamed Mahimoud, explique : « La première année nous nous sommes lancés dans ce petit projet, celui d’offrir le couvert durant le mois sacré aux personnes démunies et autres de passage, ou aux travailleurs issus des autres wilayas, loin de leurs familles, et nous avons fait avec les moyens du bord ; nous avons constaté que les bienfaiteurs sont très nombreux, et nous avons reçu de l’aide, notamment des dons en nature provenant de bouchers, de marchands de fruits et légumes, alimentation, etc. les gens ont eu confiance parce que, déjà, nous n’acceptons pas d’argent, nous préférons les denrées alimentaires, que nous gérons au jour le jour. »
Pour ce faire, un registre est scrupuleusement tenu, où sont consignés au détail près toutes les entrées et sorties des dons en nature, sur la base desquels est élaboré un menu substantiel, composé invariablement de la traditionnelle chorba, d’une salade, d’un plat de résistance, avec poulet ou viande, en plus d’un dessert (fruit et pâtisserie) et d’eau gazeuse et minérale. L’on distribue, à la fin du repas, et à tout le monde, un sachet de lait à emporter. L’on est également très tatillon sur l’hygiène, puisque, nous dit-on, les services du bureau d’hygiène communal (BHC) procède régulièrement à l’analyse des mets. Une équipe, composée de femmes, s’occupe de la cuisine et de la propreté de l’endroit à titre bénévole.
Un homme, hôte habitué des lieux, nous a fait part de sa gratitude et de sa satisfaction en ces termes : « Ici nous sommes bien traités, comme des invités de choix ; j’habite à Annaba, je suis loin de ma famille, et je suis content de retrouver la convivialité et l’ambiance familiale. On nous fait même des menus spéciaux pour les 15e et 27e jours du Ramadhan, comme à la maison ! »
Une femme, accompagnée de ses enfants, visiblement dans un grand dénuement, s’est dite comblée. Même des étrangers viennent rompre le jeûne dans ce restaurant de la solidarité, notamment des Egyptiens. Selon le staff organisateur, dont l’imam de la mosquée, tout le monde est le bienvenu, aucun tri ni questionnaire ne sont faits, même éventuellement dans le cas de faux nécessiteux. Les gens étaient plutôt dubitatifs quant à la réussite d’un tel projet, au vu de toutes les indélicatesses constatées ici et là, comme notamment les affaires sordides de couffins de Ramadhan détournés et autres malversations.
Pourtant, les choses semblent bien marcher, et les donateurs affluent de toutes parts. El Hadj Mahimoud espère mieux équiper l’espace à l’avenir, en particulier la cuisine, qui demande plus de commodité. Avec son équipe, il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, « Nous améliorerons les choses et comblerons les lacunes au fur et à mesure », assure-t-il en guise de conclusion.
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Par Farida Hamadou
El Watan, publié le 08 Septembre 2009
# Administrateur | 08/09/2009 | Social
« Libérer la femme rurale »
En 2007 et en partenariat avec « Global Right », un ensemble d’ONG et d’avocats d’Algérie, du Maroc et de Tunisie, Mme Khira Taleb, qui est consultante en communication sociale, genre droit des femmes, a lancé une série de consultations communautaires à l’adresse des femmes de leurs régions, âgées entre 17 et 80 ans. Réfutant le terme de féministe, elle se considère simplement comme une femme engagée « mais pas enragée », une expression qui en dit long sur son parcours politique et professionnel. Son violon d’Ingres : combattre pour essentiellement libérer la femme rurale.
Vous avez toujours occupé le terrain pour défendre des causes justes, mais d’aucuns auront remarqué votre volatilisation depuis les dernières présidentielles ; avez-vous tout laissé tomber ?
Du tout, j’ai tout simplement opté volontairement pour un recul qui n’a aucun rapport avec une affaire relationnelle. Tlemcen, qui regorge de potentialités, demeure mon point de chute, mais j’avoue que, pour les projets, je n’ai pas trouvé un partenaire de travail, pas de vis-à-vis. Et puis, il faut dire honnêtement que la conjoncture sécuritaire aidant, les gens n’ont pratiquement plus besoin de mon soutien. Mais, rassurez-vous, je mène toujours mon combat pour le développement de la femme rurale (analphabétisme, égalité des chances…), ici et là, mais toujours en Algérie.
Vous organisez des conférences dans notre pays et à l’étranger, vous assurez toujours la prise en charge des victimes de traumatismes de violence, en collaboration avec, notamment, l’UNICEF mais vous ne donnez pas toujours l’impression d’être satisfaite ; de plus, votre intransigeance ne laisse les gens indifférents !
J’ai toujours assumé mes idées, je n’ai jamais mis de gants pour dire ce qu’il faut, mais toujours à juste titre. Ai-je tort quand j’affirme que la machine à coudre qu’on offre en grande fanfare à la femme rurale est du folklore ? Cela ne crée pas d’emploi puisque l’argent du produit va à l’homme… Ce n’est pas un projet de société. Il faut évoluer avec son temps. Comment être satisfaite quand, après des séminaires, des congrès, des réunions, on sort toujours avec des recommandations, sans toutefois penser à l’évaluation ?
Aussi naïvement que cela puisse paraître, c’est quoi être femme algérienne aujourd’hui ?
Notre société a subi des mutations structurelles profondes. Des phénomènes sociaux nouveaux ont émergé à la surface de la vie quotidienne. Des attitudes, des sensibilités et des comportements nouveaux expriment les mutations survenues au niveau des mœurs. Je dirais globalement que, dans ce contexte, il y a une prise de consciences sur l’importance de l’insertion des femmes dans la société en dépit des résistances plus familiales que sociétales. Et notre gouvernement s’efforce de développer l’insertion de la jeune fille en prenant des mesures d’encouragement. C’est de bon augure toute cette évolution. A vous de nous définir, vous les hommes !
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Par C. Berriah
El Watan, publié le 08 Septembre 2009
# Administrateur | 06/09/2009 | Social

Air Algérie prête main-forte
Air Algérie est partenaire de l’association parisienne Chorba pour tous pour l’opération Ramadhan 2009.
Des employés de la délégation Paris/nord de la France de la compagnie aérienne nationale prêteront main-forte aux bénévoles de l’association pour la distribution des repas mardi prochain.
A signaler que la secrétaire d’Etat à la politique de la Ville assistera ce même jour à la rupture du jeûne en qualité d’invitée d’Air Algérie et de l’association Chorba pour tous.
Air Algérie sera également aux côtés des bénévoles de Chorba pour tous, le 16 septembre, pour la rupture du jeûne et la veillée du 27e jour qui sera animée par Ghaleb Bencheikh, entre autres.
Air Algérie sera aussi avec Chorba pour tous l’après-midi de l’Aïd El Fitr et offrira à cette occasion des billets d’avion dans le cadre de deux tombolas organisées le 16 septembre et le jour de l’Aïd El Fitr.
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Par N. B.
El Watan, publié 06 septembre 2009
# Administrateur | 01/09/2009 | Social
« Les tabliers distribués à nos élèves seront confectionnés localement »
500 000 tabliers et autant de trousseaux scolaires seront distribués au profit d’élèves appartenant à des familles démunies juste avant la rentrée scolaire 2009/2010. C’est ce qu’a indiqué hier M. Djamel Ould Abbes, ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté algérienne établie à l’étranger, an cours de la cérémonie de signature d’un accord entre son ministère et l’Agence nationale de gestion du microcrédit (ANGEM) en vertu duquel les tabliers en question allaient être confectionnés.
Dans ce cadre, près de 500 entreprises (en majorité des PME ayant bénéficié de l’aide de l’Etat par le biais notamment de l’ANSEJ et de l’ANGEM, ndlr) vont, d’ici la prochaine rentrée scolaire, confectionner les tabliers (bleus pour les garçons et roses pour les filles) que porteront les élèves. « Si chaque entreprise confectionnait 1 000 tabliers, le chiffre escompté sera atteint », signalera le ministre. L’enveloppe allouée à cette opération s’élève à 135 millions de dinars. Dans le même cadre, et s’agissant cette fois-ci du trousseau scolaire, il est prévu également la distribution de 500 000 au profit des élèves nécessiteux. Le coût de cette dernière opération s’élève à 600 millions de dinars.
Pour le responsable n°1 du secteur de la solidarité nationale, et en application de la politique de l’Etat visant à diminuer de la facture d’importation dont s’acquitte le pays, il devient de plus en plus urgent de procéder à la confection de ce type des tabliers dans notre pays. Pour l’orateur, la facture de l’importation qui coûte au pays quelque 40 milliards de dollars doit impérativement baisser. S’adressant aux chefs d’entreprises chargées de confectionner ces tabliers, il leur dira : « Vous avez la charge de confectionner ces tabliers. Si la qualité du produit est bonne, nous n’hésiterons pas à vous faire appel à l’avenir et vous considérer en tant que partenaires privilégiés », précisera M.Ould Abbes, non sans ajouter que la démarche de son département visait à encourager la production nationale et, par ricochet, lutter contre le chômage.
Sur un autre volet, et s’agissant du transport scolaire, le ministre de la Solidarité nationale indiquera que pour la prochaine rentrée scolaire, 1 000 nouveaux bus supplémentaires vont s’ajouter aux 2 800 bus mis à la disposition des élèves durant la période allant de 1999 à août 2009. Le coût de ces nouveaux bus s’élève à 2,1 milliards de dinars. Et pour mettre en évidence les efforts déployés par l’Etat en direction des ces enfants, le ministre de la Solidarité nationale indiquera que pas moins de 6 200 étudiants, originaires du sud du pays, bénéficieront, pour la prochaine année scolaire, de titre de transport. S’agissant de l’opération «couffins du Ramadhan » pour l’année en cours, M. Ould Abbes a, au cours d’une conférence de presse, tenue à la fin de la cérémonie, donné un certain nombre de statistiques. C’est ainsi qu’il a été procédé à l’ouverture de 655 restaurants de la rahma à travers le territoire national, à la distribution de quelque 1,4 millions de couffins et 1,2 million de repas. Les bénévoles ayant pris part à cette opération « solidarité Ramadhan » s’élève à 10 130. «Je tiens à mettre en évidence le fait que comparativement à l’année dernière, le nombre des bienfaiteurs a doublé», conclura M. Ould Abbes.
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Par Billal Larbi
La Tribune, publié le 01 Septembre 2009
# Administrateur | 29/08/2009 | Social
Les restos de la rahma investis par de nouvelles catégories sociales
Derrière les restaurants de la rahma se cachent de nombreuses histoires de vie. Chaque personne qui y vient a une histoire à raconter, parfois même poignante. Des histoires sur les conditions de vie qui sont pour beaucoup dans la fréquentation de ces endroits. De plus en plus de catégories sociales qui n’arrivent pas à subvenir à leurs besoins, vu la cherté de la vie, frappent aux portes de ces restaurants qui initialement étaient destinés aux couches les plus pauvres de la société. Mais aujourd’hui, des retraités, des chômeurs, des travailleurs venant de l’intérieur du pays, des anciens émigrés, et même des femmes franchissent le seuil de ces restaurants de la solidarité.
Au niveau de celui de la SNTF-UGTA, nous avons pu vérifier de visu cette situation peu reluisante qui raconte la dégringolade du pouvoir d’achat des citoyens, lesquels sans gêne aucune se ruent vers «ces restos du cœur», prenant ainsi la place de plusieurs centaines si ce n’est de milliers de véritables démunis qui, eux, n’osent pas fréquenter ces endroits, préférant rester dans l’anonymat pour préserver leur dignité.
Mercredi dernier, 17 heures. La rue Hassiba Ben Bouali où se trouve ce restaurant grouille encore de monde. Certains pressent le pas afin d’arriver chez eux à temps pour la rupture du jeûne, d’autres font des achats, tandis que beaucoup ne font que circuler pour tuer le temps. Devant le restaurant se forme déjà un petit groupe de citoyens qui attendent son ouverture. Ils se sont déplacés deux heures et demie avant pour s’assurer une place. Car seuls 300 tickets sont distribués, l’équivalent donc de 300 repas.
De plus en plus de femmes dans ces restaurants
Au fur et à mesure, le nombre de personnes augmente. Les premiers se sont carrément assis sur le seuil de la porte encore fermée. Ce n’est que peu avant 18 heures que le foyer s’ouvre. A l’entrée, les responsables distribuent les tickets aux citoyens qui prennent, un à un, place dans la grande salle ou sur la terrasse. Les femmes, une quinzaine, sont carrément installées dans une salle à part. Elles portent toutes des hidjebs et des niqabs, à l’exception d’une seule qui, la tête découverte, porte une djellaba. Parmi elles, des enfants très jeunes. Une table ronde est entièrement occupée par elles qui viennent d’un endroit d’Alger ou des régions reculées du pays. L’un des récits déchirants est celui de cette jeune fille de 29 ans, ayant le niveau de terminale, venue de Guelma, fuyant «des frères tyrans», selon son propre témoignage. Elle dit élire domicile dans la rue, après de nombreux déboires dans les centres d’accueil à Alger et Constantine. «Ce n’est pas facile d’errer dans les rues. Je ne souhaite à personne de se retrouver dans cette situation, surtout séparée de mes deux enfants qui sont dans une pouponnière.» Elle dit qu’elle n’est pas mariée, et nous comprenons donc qu’il s’agit d’une mère célibataire. Nous lui posons la question pour savoir si ce n’est pas la cause qui a poussé ses frères à la chasser du domicile familial, elle répond par la négative. Elle explique que son calvaire a commencé depuis que son père ne travaille plus, et que ses frères en avaient assez de la nourrir. «Ils vont même jusqu’à me tabasser», dit-elle encore. Mais depuis qu’elle a porté plainte et que la justice a prononcé la prison à leur encontre, son père s’est mis à les défendre et à la chasser bien qu’elle les ait sauvés d’un emprisonnement certain en leur pardonnant. Depuis, elle erre d’une rue à une autre à la recherche d’un gîte. Elle confie avec une note de regret dans la voix qu’elle veut reprendre ses études mais ce n’est pas évident dans la rue. Les autres femmes y vont chacune de son récit. Malika, ancienne émigrée de 58 ans, d’un père algérien et d’une mère palestinienne, explique qu’alors qu’elle était en visite en Algérie, on lui a volé ses papiers et, depuis, elle reste coincée. Son plus grand souhait, c’est de retourner en France car «je ne me plais pas ici». Une autre femme venue de Chlef, chassée par le terrorisme, dénonce le fait que le directeur d’un centre d’accueil à Blida l’a chassée après qu’elle eut été mise en pensionnat par le ministre de la Solidarité. Cela dénote, dit-elle, «l’écart existant entre les décisions de hauts responsables de l’Etat piétinées par de simples directeurs». Elle dit que ce n’est pas son choix d’être dans un restaurant de la rahma et que son désir le plus fou est d’avoir un logement et de préparer elle-même ses repas. Pendant que nous nous entretenons avec ces femmes sur les raisons profondes qui les ont poussées à venir manger dans cet endroit, un homme de passage, en retard, s’est mis à appeler les responsables pour qu’ils lui ouvrent. Trop tard, les portes sont fermées et il n’y a plus de place. M. Lezzam Hocine, économe adjoint du gérant de ce foyer, nous fait savoir que c’est pour permettre à tous de manger à l’aise et assis que nous distribuons un nombre limité de tickets. «S’il reste assez de nourriture, nous la distribuons aux retardataires qui viendront nous solliciter.»
Chômeurs, salariés et anciens émigrés…
Après les femmes, nous donnons la parole aux hommes dont chacun évoque la raison qui l’a poussé à venir au foyer de la SNTF-UGTA.
Un ancien émigré expulsé de France après 25 ans de vie là-bas, nous dit qu’il est seul en Algérie et qu’il vient de Maghnia. «Je ne peux pas faire autrement que de me rendre ici pour la rupture du jeûne.» Deux autres chômeurs nous racontent qu’ils n’ont pas «le choix non plus» et que, s’ils «trouvent un moyen de partir en harga, ils n’hésiteront pas un moment.» «Nous en avons marre de vivre des problèmes au quotidien.» L’un d’eux précise : «Si j’ai quitté la maison, c’est que j’en avais marre de dormir dans l’exiguïté. Nous vivons à 25 dans un logement de six chambres seulement, avec les oncles et tantes.»
Plus loin, un homme de 61 ans, habitant la Casbah, raconte qu’il vient ici parce qu’il est chômeur et qu’il ne peut pas se permettre de payer un restaurant. Si tel est le cas de ce dernier, il en va tout autrement pour un jeune qui dit ouvertement : «Dieu merci, je travaille mais je viens fréquemment dans ces restaurants en période de jeûne.» Sans nous laisser le temps de lui poser la question pourquoi il préfère le faire au risque de prendre la place des autres, il tourne les talons. Son salaire ne lui suffit-il pas ou s’agit-il simplement du souci de garder au chaud son argent ? Seul lui, en tout cas, connaît la réponse. Un autre vieillard nous confie, en esquissant un large sourire, qu’il vient pour le plaisir de rencontrer des amis et discuter.
La majorité des personnes qui se rapprochent de ce restaurant arrivent avec des sachets contenant une baguette de pain pour l’un, une bouteille d’eau minérale pour l’autre, un paquet de dattes …Tous ont pris leur place. Beaucoup lisent des journaux, histoire de passer le temps. D’autres regardent les programmes de la télévision nationale. A notre arrivée déjà, vers 18 heures, une visite dans la cuisine nous laisse entrevoir que l’endroit est propre. Le foyer dispose d’une chambre froide et de frigos où les aliments sont gardés soigneusement au frais. Une dizaine de personnes, hommes et femmes, s’affairent. Tout est déjà prêt. On commence à servir. Le muezzin appelle à la rupture du jeûne. A peine une datte consommée, les pratiquants se sont précipités dans un coin de la salle pour faire la prière en groupe, avant de reprendre leur place et manger. Au menu, une chorba-fric, de la purée accompagnée de viande de veau, une poire, et une bouteille d’eau dont beaucoup «ont dénoncé la péremption».
Si beaucoup se sont gardés de tout commentaire, d’autres ont donné des avis différents entre ceux qui ont dit que la nourriture «est bonne» et d’autres «pas bonne». Qu’à cela ne tienne puisque tous ces SDF, ces chômeurs, ces mendiants, ces salariés, retournent chacun à son gîte. Beaucoup d’entre eux, surtout les femmes, après un accueil chaleureux l’espace d’un moment, retournent à la rue dormir à la belle étoile, avec tous les dangers qui les guettent.
Une chose à retenir au niveau de ce restaurant, c’est que la solidarité se fait moyennant un salaire au personnel employé, au nombre de dix, qui fait des efforts pour une bonne prestation de services mais pas seulement aux démunis.
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Par Badiaa Amarni
La Tribune, publié le 29 Août 2009
# Administrateur | 25/08/2009 | Social
La Wilaya mobilise Mille agents
Dans son programme d’activité, la wilaya d’Alger a dégagé une enveloppe de 343 millions DA destinée pour l’opération dont 89 million DA mobilisés sur le budget de wilaya et 247 millions DA représentant la participation des communes. Le ministère de la Solidarité a également apporté sa contribution qui bénéficie à 42 communes de la capitale, avec une somme de 600 millions DA.
Selon Mme Mouhamedi, chargée de la coordination de l’opération du couffin de Ramadhan au niveau de la wilaya d’Alger, l’opération de distribution de kits alimentaires ou d’envoi de mandats postaux a débuté dans 19 communes. « Le wali d’Alger a donné des instructions fermes pour que toutes les communes commencent les opérations d’aides financières ou alimentaires au plus tard le début de la deuxième semaine du Ramadhan», explique-t-elle.
Une partie du budget a été allouée également aux établissements de nettoyage Net Com pour prendre en charge les travailleurs de cette entreprise qui vivent loin de chez eux. Le bureau d’aide sociale de la ville d’Alger a bénéficié, lui aussi, d’une aide pour permettre le bon déroulement de l’opération de préparatif des repas chauds destinés aux familles nécessiteuses des communes comme Tessala Merdja ou Bentalha.
Dans cette répartition du budget, les Scouts musulmans algériens (SMA) qui s’occupent de l’acheminement des repas vers les différentes cantines, ont bénéficié d’une aide financière.
La wilaya d’Alger compte 136 lieux de restauration dont 65 publics, 46 privés et 25 appartenant à des associations comme le Croissant-Rouge algérien et les SMA. A noter que 7600 personnes nécessiteuses bénéficieront de 30.000 kits alimentaires et 4600 d’aide financière.
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Par Mokhtar Kedada
Horizons, publié le 24 Août 2009
# Administrateur | 22/08/2009 | Social

La Rançon du Ramadhan
Zohra, la cinquantaine, confie :
« Il y a quinze ans, on économisait. Mais aujourd’hui, c’est impossible. Mon mari est décédé et à la maison, nous sommes cinq avec un seul salaire. La tomate, je l’achète seulement concentrée, fraîche, elle est trop chère. Pour les sucreries, je fais des gâteaux avec du pain dur, de la farine, des œufs et de l’extrait de vanille, un peu comme du pain perdu. Parfois, j’achète un demi-kilo de zlabia pour les enfants. Bref, si je dépense 1500 DA par semaine, c’est déjà un luxe. »
Nabila, enseignante à Bouira, confie :
« Il n’est pas facile de prévoir d’énormes dépenses comme on le faisait encore récemment. Dieu merci, nous sommes une petite famille, ce qui nous permet de gérer notre budget au compte-gouttes. Je fais des achats chaque semaine et en petite quantité, sauf pour les produits courants, comme l’huile, le lait, et le sucre, que j’achète en quantité suffisante chez les grossistes. » A Bouira, les consommateurs disent préférer les vendeurs en gros pour s’approvisionner en huile, sucre, café, pâtes alimentaires.
Hamid, un fonctionnaire qui perçoit à peine 20 000 DA/mois, confie :
« J’ai recours aux grossistes dans l’espoir de bénéficier de la réduction du prix que le détaillant ne m’accordera pas. » Ceux qui n’ont pas le choix jonglent avec les dinars. « J’équilibre, explique Samia, qui fait ses courses avec sa fille et dépense en moyenne 1000 DA par jour. S’il y a de la viande dans les plats, je n’en mets pas dans les boureks. Quand un légume est trop cher, je change ma recette. Quant aux plaisirs sucrés, on en mange une fois tous les quinze jours. » Le luxe de pouvoir acheter sans trop regarder à la dépense, Karima peut se le permettre. « Nous avons deux bons salaires à la maison. Tous les jours, nous mangeons de la chorba, des boureks et je prépare les plats qui suivent. Avec de la viande fraîche. Je ne rôde pas autour du congelé. »
Rachid n’a pas cette chance. « Chez moi, il y a trois enfants. On n’achète pas de viande, sauf le cou de la dinde qui coûte 100 DA pièce. Sinon, pas de viande, sauf un peu dans la chorba et dans les boureks. Au total, le budget quotidien s’élève à 1000 DA. Mais chez nous, on a choisi de manger du kelbelouz tous les jours ! » Il y a des ménages qui ont d’énormes difficultés à acheter des fruits et des légumes frais. D’après une étude du Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement, les fruits et les légumes ne représenteraient toute l’année que 6,44% et 5,10% des dépenses.
Samir, agent de sécurité, ne pense même pas à acheter de la viande. Il aimerait déjà s’offrir des tomates et du raisin. « Je suis le seul de la maison à travailler et pour pouvoir acheter des fruits et des légumes, je me sers de l’argent que je gagne en faisant du business avec des téléphones portables… »
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Par Lyazid Khaber, Mélanie Matarese
El Watan, publié le 22 Août 2009
# Administrateur | 18/08/2009 | Social
« Donnez votre zakat el fitr de préférence aux mosquées »
Il s’agit de cet impôt religieux imparti à tous les musulmans et dont ils doivent s’acquitter durant les trois derniers jours précédant l’aïd. « On sait que la wilaya d’Alger compte dans les 500 mosquées pour 4 millions d’habitants. L’an dernier, la zakat el fitr était fixée à 100 DA. Ainsi, on aurait pu récolter dans les 40 milliards de centimes, de quoi faire le bonheur de tous nos pauvres », dira le ministre, avant d’ajouter, ironique : « On ferait même mieux que le Festival panafricain. » Le directeur des affaires religieuses et des wakfs de la wilaya d’Alger a indiqué pour sa part que l’an dernier, la cagnotte de la zakat el fitr prélevée par le truchement des mosquées s’est élevée à 3 milliards de centimes.
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Par M. B.
El Watan, publié le 18 Août 2009
# Administrateur | 13/08/2009 | Social
Retraite-pensions-augmentation : près de 2 millions de retraités bénéficient d'une revalorisation de 5% de leurs pensions
Près de deux (02) millions de retraités bénéficieront d'une revalorisation de 5% de leurs pensions, a annoncé mercredi le ministre du Travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, M. Tayeb Louh. "La décision de revalorisation des pensions de retraite à hauteur de 5 %, qui concerne 1.863.000 retraités, a dores et déjà été signée", a affirmé le ministre lors de la visite qu'il a effectuée à la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) à Rouiba. L'incidence financière annuelle de cette revalorisation est de 6,6 milliards de dinars et l'incidence mensuelle est de 556 millions de dinars, a précisé le ministre.
Les retraités percevront cette augmentation dès la fin du mois d'août avec un effet rétroactif à partir du mois de mai 2009. M. Louh a rappelé les nombreuses mesures prises au profit des retraités entre 2000 et 2008, outre l'augmentation des pensions de retraite inférieures à 11.000 dinars et ce, depuis janvier 2009. Par ailleurs, le ministre du Travail a annoncé qu'en vue de contribuer à l'augmentation du pouvoir d'achat des retraités, des formulaires seraient distribués aux retraités via l'Agence nationale de l'emploi (ANEM) pour recueillir des informations sur les membres des familles à la charge de retraités afin de prendre en charge la question.(APS)
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La Tribune, publié le 13 Août 2009
# Administrateur | 07/08/2009 | Social
Une allocation de rentrée pour 700.000 enfants
Avec le versement des allocations familiales de juillet qui aura lieu vers le 10 août, de nombreuses familles recevront un complément d’allocations, dit supplément d’âge, le nom officiel de ce qu’on a aussi appelé l’allocation de rentrée. Cette année, quelque 700.000 enfants supplémentaires pourront en bénéficier.
La ministre des Affaires sociales, Laurette Onkelinx, a rappelé vendredi que depuis 2006, les familles bénéficient d’un supplément d’allocations familiales spécifique pour les enfants de 6 à 17 ans. Depuis 2008, la mesure a été étendue aux enfants de 18 à 24 ans.
Ce supplément – qui a pour objectif d’aider les familles à mieux faire face aux dépenses auxquelles elles sont confrontées en fin d’été – a été accordé à plus d’1,8 millions d’enfants en 2008, souligne la ministre.
Dès cette année, une nouvelle catégorie d’âge pourra bénéficier de ce supplément d’allocations familiales spécifique à savoir les enfants jusqu’à 5 ans des fonctionnaires, employés et indépendants. Ce sont donc les parents de quelque 700.000 enfants supplémentaires qui recevront désormais 25 euros chaque année.
Cette année également, le supplément d’allocations familiales spécifique des quelque 440.000 jeunes de 18 à 24 ans sera doublé. Il passera de 25 à 50 euros.
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(belga)
lesoir.be, publié vendredi 07 août 2009, 17:38
# Administrateur | 04/08/2009 | Social
De quoi le Ramadhan sera-t-il fait?
Le produit le plus emblématique ayant subi une envolée de prix est justement la volaille.
A quelques jours du Ramadhan, la bourse du citoyen commence à être sérieusement mise à mal. Le consommateur a le choix entre les prix de plusieurs produits alimentaires pour se rendre compte de cette réalité. «Le poulet est devenu cher», entend-on dire. Les citoyens se plaignent ces derniers jours. De 280 dinars, il a atteint le pic des 350 dinars. La viande rouge n’est pas cédée par les bouchers à moins de 800 dinars. Alors on revient toujours à se poser des questions sur le sort des ménages pauvres qui représentent tout de même plus de 10% de la population actuelle. A côté de la viande, le consommateur doit aussi acquérir des légumes frais ou secs ainsi que des pâtes et des fruits. Or, il n’y a pas un seul de ces ingrédients qui n’ait subi une hausse. Et il y a de fortes chances pour que le niveau actuel des prix n’ait aucune commune mesure avec ceux qui seront affichés pendant les dix premiers jours du Ramadhan. Le budget des ménages ne sera pas non plus ménagé à l’approche de l’Aïd el Fitr. Bien sûr, il faut s’attendre à ce que d’autres dépenses soient effectuées pour l’achat d’articles essentiels comme l’habilement et les fournitures scolaires qui nécessitent un bon pactole dans quelques semaines. Mais avant cela, il y a lieu de souligner qu’avec un salaire minimum garanti de 12.000 dinars, le travailleur est loin de pouvoir nourrir correctement sa famille.
Même l’Office national des statistiques admet que ce n’est pas avec un tel salaire que le citoyen peut satisfaire ses besoins nutritionnels de 2300 calories par jour. Il faut beaucoup plus d’argent pour cela. Combien exactement? Le chiffre a une portée si sensible qu’il est tenu secret. Le gouvernement ne veut surtout pas focaliser l’attention sur la pauvreté au moment où des annonces de dépenses faramineuses sont répétées à longueur de discours.
Dans l’intervalle, la ménagère ne comprend toujours pas pourquoi la pomme de terre est quelquefois cédée à plus de 40 dinars alors qu’elle constitue un ingrédient de base incontournable à tel point qu’elle a été créditée du surnom de légume du pauvre. On est loin des 100 dinars le kilogramme d’il y a quelques mois, mais il n’est pas exclu que son prix ne revisite à nouveau les sommets.
La carotte à 50 dinars et la tomate à 70 dinars n’est pas non plus une exception dans la plupart des marchés nationaux et pas non seulement de la capitale. Même la laitue commence à dépasser les 60 dinars.
La courgette et l’oignon sont cédés respectivement entre 50 et 30 dinars. Le piment et les concombres quant à eux, affichent 70 et 40 dinars, les betteraves à 50 dinars. Il reste l’ail qui dépasse allègrement les 100 dinars battant ainsi le record des prix. Les fruits, à l’exemple des raisins coûtent 100 dinars et plus. C’est une chance que pendant l’été le prix de la pastèque soit considérablement bas, 20 dinars le kg, ce qui donnera un peu de douceur à la fin des repas. Il faut s’attendre aussi à ce que d’autres aliments comme les oeufs et l’huile soient vendus à des prix plus élevés que ceux qui sont affichés actuellement.
En tout cas, l’obligation de remplir, ou d’ailleurs de ne pas remplir le couffin quotidien, ne laisse que peu de chance au travailleur d’épargner afin d’effectuer d’autres achats car la problématique des prix des produits alimentaires ne doit pas cacher le fait que la vie n’est pas faite uniquement que de nourriture, il y a d’autres produits tout aussi nécessaires pour une existence agréable. Mais ceci relèverait plutôt du luxe aux yeux de certains.
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Par Ahmed MESBAH
L'Expression, publié 04 août 2009
# Administrateur | 20/07/2009 | Social
RENTREE SCOLAIRE
Nadino Morano : l'allocation rentrée restera inchangée
Nadino Morano a déclaré qu'aucune "aide massive" à l'allocation rentrée scolaire (ARS) ne sera mise en place cette année. La secrétaire d'Etat à la Famille s'exprimait sur LCI. "Il n'a pas été prévu de faire une aide massive à l'allocation rentrée scolaire cette année", a-t-elle affirmé. L'ARS "a été modulée l'année dernière (pour) un coût supplémentaire de 50 millions d'euros", a rajouté Nadine Morano.
L'ARS est établie en fonction de l'âge de l'enfant depuis la rentrée 2008. "Vous touchez plus lorsque les enfants rentrent au collège, plus lorsqu'ils rentrent au lycée", a rappelé la secrétaire d'Etat. Pour l'année précédente, le montant de l'ARS passait de 272,59 euros pour les 5-10 ans à 287,59 euros pour les 11-14 ans et à 297,59 euros pour les 15-18 ans. Un augmentation de 15 et 25 euros supplémentaires par rapport à l'année 2007.
En juin, une prime exceptionnelle de 150 euros a été attribuée aux familles modestes percevant l'ARS et ayant des enfants de plus de six ans scolarisés.
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Nouvelobs, publié le 20.07.09 à 13:28
# Administrateur | 02/07/2009 | Social
Un concours de chansons contre l’extrême pauvreté
Celles-ci seront ensuite soumises au vote des internautes « jusqu’au 9/9/2009 à 9h09 », est-il précisé dans un communiqué.
Les gagnants se verront offrir un enregistrement professionnel de leur chanson et pourront se produire à Stockholm au cours des journées européennes du développement 2009.
Le commissaire à l’aide humanitaire, Louis Michel, a estimé que l’initiative permettrait de sensibiliser le public à la question de la pauvreté. « J’ai la conviction aujourd’hui, comme je l’avais lorsque j’ai pris mes fonctions il y a cinq ans, qu’il est possible d’éradiquer l’extrême pauvreté et d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. Ce n’est pas qu’un rêve. Aujourd’hui une chance est offerte aux jeunes de faire prendre conscience à un large public de cette question essentielle », a-t-il affirmé.
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Rédaction en ligne (belga)
lesoir.be, publié le jeudi 02 juillet 2009, 13:53
# admin | 02/07/2009 | Social
Les salariés piaffent d’impatience et les patrons indécis
Les employeurs veulent payer moins de charges sociales en contrepartie d’une hausse du Snmg.
Le patronat est en train de constituer des commissions pour formuler des propositions qui seront soumises à la prochaine tripartite qui le regroupera avec le gouvernement et l’Ugta.
A la Confédération nationale du patronat algérien (Cnpa), on affirme que le Salaire national minimum garanti sera parmi les points les plus discutés lors de cette réunion. Le président Mohand Saïd Naït Abdelaziz ne cache pas que la question des salaires ne doit pas être isolée du contexte économique et notamment de la notion du pouvoir d’achat et celle de la productivité.
Du côté de la Confédération algérienne du patronat (CAP), on va plus loin en estimant que la relation entre les chefs d’entreprise et les travailleurs ne doit pas être dépourvue d’éthique, même en ce qui concerne les salaires. C’est en tout cas ce que nous a souligné le président de l’organisation, Boualem M’rakech.
La donne liée au salaire constitue un point sur lequel focalise le patronat, car il est au coeur de la relation de travail. C’est une compensation du temps et de l’effort mis par le travailleur à la disposition de son employeur. En outre, le salaire est un bon moyen pour les producteurs de biens et des services de trouver un débouché. Les salariés sont en même temps des consommateurs qui dépensent une partie de leurs salaires dans l’achat de diverses marchandises. Aussi, les patrons ne veulent pas que l’Etat intervienne dans cette relation en imputant les salaires d’une partie de leur substance en la transformant en impôt.
Révision de la politique fiscale
Dès que la direction des impôts a annoncé de nouvelles mesures concernant les personnes dont les revenus n’excèdent pas le Snmg, la nouvelle a été bien accueillie. C’est ce que nous rappelle Naït Abdelaziz lorsqu’il a évoqué les déclarations faites récemment par Abderrahmane Raouïa, directeur général des impôts.
C’est en effet devant les patrons que ce responsable a annoncé que le gouvernement a décidé de procéder à une révision de la politique fiscale, notamment sur le plan des différentes taxes imposées, actuellement, non seulement aux individus mais aussi aux sociétés au capital moyen ainsi qu’aux grandes sociétés.
Les nouvelles orientations gouvernementales sont donc en adéquation avec celles du patronat et des syndicats des travailleurs même si chaque partie prêche le même objectif pour des raisons qui lui sont propres. Des syndicalistes affiliés à l’Ugta nous ont annoncé que le sort des travailleurs et de leurs familles mérite d’être amélioré et que l’un des moyens pour ce faire reste celui de la hausse des salaires.
Néanmoins, quelques risques menacent de remettre en cause les améliorations opérées dans ce domaine. Personne, en effet, n’ignore que l’inflation pourrait constituer un ennemi redoutable pour le pouvoir d’achat. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, ne cesse jamais de le répéter à chaque fois qu’il a l’occasion de s’exprimer sur le sujet, notamment lorsqu’il a été interpellé par le député ou par les sénateurs lorsqu’il a eu à présenter le Plan d’action du gouvernement.
Dans quelques années, il sera possible de voir des employés qui touchent le Snmg dispensés éventuellement de la taxe sur le revenu. Cette mesure a déjà été appliquée pour les revenus n’excédant pas 10.000 DA.
Pour l’instant, tout le monde reconnaît que le Snmg fixé à 12.000 DA n’est pas suffisant pour faire face aux besoins des familles des travailleurs. Personne ne veut, non plus, se prononcer sur le niveau souhaité du Snmg. Selon Boualem M’rakach, le problème ne doit pas être pris par ce bout. Car, selon lui, cette question est indissociable des capacités de production des entreprises.
Un tas d’autres paramètres doivent aussi être analysés en collaboration avec le syndicat des travailleurs et le gouvernement. Quelques événements majeurs mettent à nu le degré de fragilité des bourses des citoyens. C’est le cas lors du mois de Ramadhan et de la rentrée scolaire. Les salaires sont tellement insuffisants pour faire face aux dépenses des familles que le gouvernement a mis en place des mécanismes pour aider celles qui sont les plus démunies.
Tous les avis des spécialistes, y compris les rapports du Conseil national économique et social sont unanimes à dire que la pauvreté guette toujours les foyers algériens. 10% des 34 millions seraient dans cette situation et que les revenus des salariés sont régulièrement mis à rude épreuve. C’est aussi souligner l’imbrication de la question des salaires avec les autres donnes de l’économie nationale comme le chômage et les modes d’insertion des sans-emploi.
Tous ces constats ont poussé l’Ugta à effectuer une étude du budget d’une famille de 7 personnes, taille moyenne de l’unité domestique algérienne.
L’organisation est arrivée à un montant minimum de 24.790 DA, soit le double du Snmg. L’augmentation prochaine pourrait atteindre, au mieux 18.000 dinars. Ce qui sauve les foyers algériens est le fait que dans certains cas, les deux conjoints occupent un poste de travail.
De nombreuses situations où plusieurs membres de la famille occupent des emplois informels sont aussi effectives faisant que l’analyse basée sur le seul Snmg ne peut pas rendre compte de la réalité. Pourtant, des revalorisations régulières sont effectuées dont la dernière remonte à 2006. A cette date, la masse salariale affectée aux travailleurs a été de 1493 milliards de dinars. Le secteur économique en a bénéficié pour 719,8 milliards, l’agriculture 544,5 milliards et l’administration 685 milliards. Hormis les emplois offerts par la Fonction publique et le secteur agricole, on se rend compte que dans le secteur économique, ce sont les PME qui occupent le plus grand nombre de salariés. C’est pour cette raison que le gouvernement ainsi que les syndicats des travailleurs et du patronat ne cessent d’imaginer des plans pour augmenter leur nombre. Les PME sont actuellement au nombre de 309 578 dans le privé et de 637 dans le secteur public.
Une forte concurrence
Au regard du salaire, les PME ne peuvent pas offrir les plus grosses enveloppes. Celles-ci, on les retrouve dans le secteur des hydrocarbures. Alors, même si les Algériens sont égaux devant le Snmg, c’est loin d’être le cas pour les autres composantes du salaire.
Pourtant, à force de focaliser sur un seul élément, le risque est grand de voir échapper à l’analyse les autres facteurs qui font peser des tensions sur le marché du travail, car les travailleurs peuvent aussi être en compétition entre eux et non seulement vis-à-vis du patronat, ce qui conduit à une concurrence pour obtenir les meilleures opportunités.
Ce n’est pas sans risque lorsqu’on sait que lors des périodes où ce genre de scénarios se produit, les employeurs profitent pour proposer des bas salaires. Ainsi, en 2006, on constate que ceux évoluant dans des secteurs faisant appel à la rente plutôt qu’à la productivité étaient les plus nantis. 54.000 dinars est le salaire moyen dans les hydrocarbures. Il est de 41.000 dans les services et travaux pétroliers.
Dans l’industrie du cuir, il n’est que de 17.000 dinars, un peu plus que le Snmg. Les emplois dans le commerce et les services de transport et de télécommunications sont, quant à eux, bien rémunérés avec respectivement 32.000 et 31.000 dinars.
Même les établissements financiers, pourtant bien notés par les travailleurs et les chercheurs d’emploi, se situent en dessous de ce seuil avec 28.000 dinars en moyenne, selon les données de la Cnas. Au milieu du tableau, on trouve l’industrie agroalimentaire avec 25.000 dinars. Si ces donnes occupent une place importante dans les analyses des économistes, des chefs d’entreprise et du gouvernement, c’est que ce sont parmi les éléments sur lesquels se base l’acte d’investir.
C’est ce qui est désigné sous le terme de coût des facteurs au même titre que le coût du transport ou de l’énergie. D’ailleurs, le niveau relativement bas des salaires est un argument utilisé en filigrane pour attirer l’investisseur étranger. Or, à croire certains patrons comme Réda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), l’Algérie a perdu son avantage dans ce domaine, comparativement à d’autres pays comme la Chine.
Dans certains pays, le simple fait d’évoquer une éventuelle hausse des salaires provoque une levée de boucliers des employeurs qui crient à la perte de compétitivité. En Algérie, c’est un débat qui risque de sortir rapidement des cercles restreints pour occuper l’espace public.
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Par Ahmed MESBAH
L'Expression, publié le 02 juillet 2009
# Administrateur | 30/06/2009 | Social

1.200.000 retraités concernés
Cette décision sera signée en août prochain, avec effet rétroactif à partir de mai 2009.
Le gouvernement s’est fixé le mois d’août prochain pour prendre les mesures de revalorisation annuelle des pensions des retraités, qui s’imposent avec acuité. Cette catégorie fragile n’a pas cessé d’exprimer son mécontentement face à sa situation préoccupante à plus d’un titre.
La décision portant revalorisation des pensions de retraite sera « signée en août prochain, avec effet rétroactif à partir de mai 2009 », a annoncé le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, dimanche dernier lors d’une visite de travail effectuée à Mila.
Pour ces retraités laminés par la flambée des prix des produits de première nécessité et un pouvoir d’achat érodé, cette décision tombera à point nommé si elle est appliquée le mois de Ramadhan. Plus d’un million d’Algériens percevant une pension en dessous du Snmg (12.000 DA) seront concernés par cette décision longtemps attendue.
Néanmoins, cette revalorisation sera d’autant perceptible qu’elle sera versée avec effet rétroactif.
Cette nouvelle va certainement réjouir les retraités qui continuent à piaffer dans une situation faite de précarité doublée du sentiment de laissés-pour-compte et, le tout, accentué par la déconfiture physique et le farniente imposé. Toutefois, il convient de rappeler que d’autres mesures ont été prises en faveur des retraités, telles la création de la Caisse nationale d’épargne pour les retraités qui sera financée par la fiscalité pétrolière à hauteur de 2%, ainsi que la décision prise, en janvier 2009, au profit de plus d’un million de retraités titulaires de pensions modestes, c’est-à-dire inférieure à 11.000 DA. Une augmentation de 5% a été décidée en faveur de ces derniers, en plus, de l’exonération d’impôts aux retraités percevant une pension inférieure à 20.000 DA/mois. Notons qu’une revalorisation des pensions est déjà appliquée depuis septembre 2006 et a touché 900.000 retraités parmi les 1.200.000 existants. Ces augmentations sont intervenues à la suite de mesures prises en leur faveur par le premier magistrat du pays.
Cependant la Fédération nationale des retraités (FNR) a soulevé le problème des 300.000 retraités au régime proportionnel sans condition d’âge, non concernés par cette augmentation. Sur un autre plan, le ministre a indiqué que la date de la réunion de la tripartite «n’a pas été arrêtée à ce jour; ce rendez-vous devant faire l’objet de consultations entre les parties concernées». Dans le cadre de la concrétisation du programme de création de 3 millions d’emplois durant le quinquennat 2010- 2014, M.Louh a annoncé la mise sur pied «incessamment» d’une commission nationale de coordination impliquant tous les intervenants dans le domaine de l’emploi. La stratégie nationale de l’emploi prévoit notamment « d’encourager la production nationale et de mettre fin au recours systématique à l’importation », soulignera également M.Louh.
Pour mettre fin aux longues chaînes devant les guichets des agences de la Cnas, la généralisation de la carte Chifa sera effective « à l’horizon 2011 », tandis qu’en 2013, le système du tiers payant sera lui aussi effectif pour l’ensemble des assurés sociaux.
La sécurité sociale pour sa part a bénéficié de la mesure de séparation entre le service des prestations et celui des recouvrements.
« Une caisse nationale des recouvrements des cotisations sociales, distincte de la caisse actuelle, sera prochainement créée » selon le ministre. Il a encore souligné que l’application du prix de référence des médicaments a entraîné la réduction des dépenses de la sécurité sociale et par conséquent, favorisé son équilibre financier.
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Par Mohamed BOUFATAH
L'Expression, publié le Mardi 30 juin 2009
# Administrateur | 21/06/2009 | Social
Une société plus juste, plus sûre et plus stable
L’intérêt porté à l’amélioration des conditions de vie de la population est inscrit sur une feuille de route présidentielle qui fait du développement économique un des objectifs majeurs à atteindre. Dans les priorités qui sont dégagées dans le cadre des programmes arrêtés, c’est toujours en direction des catégories les plus défavorisées que s’énoncent les décisions à prendre.
Le logement, pour tout ce qu’il comporte comme caractère sensible, est souvent cité en tout premier lieu en matière d’aide publique. Le ministre en charge du dossier, vient d’annoncer d’ailleurs que la majorité du programme du million de logements pour le quinquennat qui s’ouvre, ira à l’habitat rural, c’est-à-dire au bénéfice des populations défavorisées, celles-ci devront être plus présentes à l’avenir dans les actions de promotion sociale.
Pourquoi l’habitat rural. Deux raisons principales sont invoquées par les autorités du secteur pour expliquer les choix ainsi faits. La première a trait à la revitalisation du monde rural. L’action va du reste plus loin que l’habitat lui-même puisque la dotation du secteur d’un programme spécifique piloté par le ministère de l’Agriculture étend le bénéfice des actions à l’ensemble des aspects de la vie rurale.
Les effets positifs du PNDA sont déjà ressentis. Le second argument des pouvoirs publics, est d’encourager un retour vers les zones rurales pendant un temps désertées pour cause de violence terroriste. Le rétablissement de la sécurité permet aujourd’hui d’organiser ce retour dans les meilleures conditions possibles.
L’autre aspect sur lequel convergent les aides publiques va à l’éradication de l’habitat précaire.
Depuis de longues années, les gouvernements qui se sont succédé ont mis un point d’honneur à honorer cet engagement, rendu pourtant difficile face aux contraintes, concentration de populations dans les villes, surpopulations même, violence terroriste qui a opéré des regroupements importants dans ces mêmes villes, attrait de la jeunesse pour les centres urbains. C’est l’arsenal de raisons qu’affrontent de nombreux pays à travers le monde et notamment les pays en voie de développement. Plusieurs formules ont été imaginées pour faire face à une prolifération de l’habitat précaire à travers notamment le logement social participatif. Le logement social, pour sa part, occupe de grosses enveloppes budgétaires. Le chômage constitue la première des injustices. C’est conscient de cette réalité que le programme présidentiel, relayé par le plan d’action du gouvernement, a mis au point une stratégie tendant à la création de trois millions d’emplois pour le quinquennat qui s’ouvre. L’Etat encouragera les activités à fort coefficient de valeur ajoutée, relève le Chef de l’Etat, c’est-à-dire les activités à fort contenu de main-d’œuvre. L’objectif de trois millions d’emplois est certes un objectif ambitieux, déclare le Président de la République, mais il reste à notre portée, signale-t-il. L’amélioration du pouvoir d’achat qui est en droite ligne avec la création d’emploi et l’amélioration des conditions de vie (santé, éducation, logement), a une dimension fondamentale aux yeux du Premier magistrat du pays. Cette amélioration des conditions de vie et la construction d’une société harmonieuse devront être l’aboutissement d’efforts venant de tous les intervenants de la scène sociale.
Un point particulier de cet intérêt porté aux plus déshérités, demeurent les actions intensives menées en direction des personnes handicapées. Le Président de la République résume cet intérêt public par un rappel saisissant qui souligne qu’aucune société ne peut vivre en harmonie sans solidarité entre toutes ses composantes. En favorisant l’intégration sociale, note M. Abdelaziz Bouteflika, nous voulons bâtir une société juste sûre et stable fondée sur la non-discrimination et la prise en charge des besoins spéciaux des individus et des groupes faibles et vulnérables.
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Par Tahar Mohamed Al Anouar
El Moudjahid, publié le 21 Juin 2009
# Administrateur | 17/06/2009 | Social
Appui aux associations de développement social
L’ADS évalue le projet ONG II
L’Agence de développement social, qui œuvre sous la direction du ministère de la Solidarité nationale, en collaboration avec l’Union européenne, a procédé hier à l’évaluation de son projet intitulé ONG 2 visant à apporter de l’aide aux associations algériennes de développement. Il ressort de cette évaluation que le processus, toujours en cours, a touché 38 wilayas du pays. La majorité des projets approuvés et financés par l’agence relèvent du social et totalisent 39% des projets acceptés. Un intervenant a soutenu à l’ouverture des travaux que les associations bénéficiaires de cet appui financier activent dans les différents aspects du développement de la société algérienne, notamment dans le domaine social, y compris la promotion des droits de la femme et des jeunes.
Au premier jour du séminaire interne d’évaluation du projet ONG II destiné aux associations algériennes, le directeur général de l’Agence de développement social, M. Ben Senane, a déclaré que beaucoup d’efforts sont consentis pour que le projet puisse exister. C’est un outil nécessaire pour les associations qui ont un projet. Pour lui, l’agence continuera à aider ceux qui veulent apporter quelque chose de positif à la société. « Il faudrait néanmoins abandonner la notion d’assistanat », indiquera-t-il. Les travaux de ce séminaire ont été scindés en trois ateliers. « Le financement, source de développement ou d’inertie pour une association» était le thème du premier atelier au cours duquel plusieurs points ont été soulevés. Comment financer la durabilité d’une action, les modalités de financement d’une association, la communication au service de la recherche de financement sont autant de questions abordées par les intervenants. Le deuxième atelier a été réservé au «renforcement du travail du mouvement associatif ». Dans cet atelier, il était question de la formation, de la gestion et de la communication au sein des associations. Le troisième atelier se proposait de répondre à la question de savoir comment pérenniser les actions.
Notons que la valeur de l’aide destinée aux associations algériennes porteuses de projets est estimée à 11 millions d’euros. Le projet ONG II, financé par l’Union européenne, profitera donc aux associations qui vont présenter des projets fiables et socialement utiles. Devant certains représentants d’associations, le premier responsable de l’Agence de développement social a félicité l’association « Echiffa colonne vertébrale » de la wilaya de Médéa, qui a mené à bien les actions qu’elle a entreprises.
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Par Amirouche Yazid
La Tribune, publié le 17 Juin 2009
# Administrateur | 13/06/2009 | Social
Scandales chez Djamel Ould Abbès
« Les aides sociales ne vont pas aux personnes nécessiteuses », a reconnu le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger.
Escroquerie à grande échelle au département de Ould Abbès! L’argent des pauvres est squatté par des milliers d’arnaqueurs. Près de 70.000 personnes ont été radiées des listes des bénéficiaires de l’allocation forfaitaire de solidarité (AFS) attribuée aux sans-revenus. C’est le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger, Djamel Ould Abbès, qui l’a révélé jeudi dernier à partir de la tribune de l’APN. Ce n’est pas la première fois qu’on parle d’arnaque. Les scandales sur les cas de détournements se multiplient au département de la Solidarité. A titre d’exemple, on rappellera que le couffin de Ramadhan et le cartable scolaire ont également fait l’objet de plusieurs détournements.
Destinées au profit de 3 millions de démunis, les aides sont octroyées à d’autres parties et parfois à des personnes nullement dans le besoin. L’aveu est de Djamel Ould Abbès. En réponse à une question d’un député sur les dépassements relevés dans l’attribution des aides sociales, le ministre a avoué que les aides sociales ne vont pas aux personnes nécessiteuses. « Le vrai nécessiteux ne tend jamais la main », a-t-il reconnu sans gêne devant les caméras de la Télévision. Preuve à l’appui, il indiquera que son département a relevé 42.000 bénéficiaires illégaux entre fin février et début mars 2009 qui ont été radiés des listes des bénéficiaires de l’AFS passée de 1000 à 3000 DA/mois. Suspendue lors de la campagne électorale pour la présidentielle du 9 avril dernier, l’opération a été relancée et une «enquête minutieuse» a dévoilé près de 70.000 bénéficiaires illégaux sur un total de 750.000 au niveau national.
M.Ould Abbès est allé plus loin dans ses révélations en citant quelques exemples sur ces dépassements enregistrés. « Nous avons constaté qu’un fonctionnaire d’APC et un autre employé dans un hôpital percevaient l’indemnité d’activité d’intérêt général (IAIG) qui est de 3000 à 4200 dinars par mois », a-t-il déploré. Le ministre n’écarte pas la possibilité d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre de ces personnes. Outre les réunions régionales tenues avec les responsables locaux à travers le territoire national, le ministre a donné «des instructions fermes» au directeur de l’Agence de développement social pour prendre les mesures nécessaires et préserver les fonds publics. Il a rappelé dans ce sens qu’un budget de 30 milliards de DA est attribué à cette allocation.
Concernant la proposition du député relative à l’établissement d’« un budget social » pour la prise en charge des catégories démunies, M.Ould Abbès a estimé que cette opération « requiert un examen approfondi », soulignant toutefois que ces catégories sont prises en charge dans le cadre de la loi de Finances. A une autre question sur la création d’une allocation pour les jeunes chômeurs, le ministre a répondu qu’une telle mesure n’est pas la solution adéquate. Pourquoi? Tout simplement, parce que cette catégorie est prise en charge dans le cadre de mesures et mécanismes mis en place durant les dix dernières années, explique-il, citant à titre d’exemple le pré-emploi destiné aux diplômés des universités et centres de formation professionnelle et le système des microcrédits dont des milliers de chômeurs ont bénéficié. Par ailleurs, et à propos des chiffres avancés par la Forem portant sur l’exploitation des enfants, le ministre a fermement démenti cette information. Tout en précisant qu’il a un dossier sous la main, le ministre promet de livrer son contenu prochainement, comme il promet également de saisir à ce sujet le Premier ministre et le président de la République.
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Par Nadia BENAKLI
L'Expression, publié le 13 Juin 2009
# Administrateur | 10/06/2009 | Social
Moins d’impôts pour les petites bourses
Cette nouvelle mesure concernera les personnes dont les revenus n’excèdent pas le Snmg.
La réduction des impôts est à l’ordre du jour. Du moins c’est ce qui ressort des déclarations faites, lundi, par Abderrahmane Raouïa, directeur général des impôts. En effet, ce dernier a animé un point de presse en marge des deux journées parlementaires organisées les lundi et mardi derniers à Djnane El Mithak, à Alger. Pour rappel, le thème de ces journées a porté sur « le système fiscal et la performance de l’entreprise économique ». Selon M.Raouïa, « le gouvernement a décidé de procéder à une révision de la politique fiscale, notamment sur le plan des différentes taxes imposées, actuellement, aux individus, aux sociétés au capital moyen ainsi qu’aux grandes sociétés ». Cette révision sera échelonnée sur une période s’étalant jusqu’à l’horizon 2012.
Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de la réforme fiscale entamée par le gouvernement. Tel que précisé par l’orateur, l’objectif recherché à travers ces nouvelles orientations gouvernementales est d’« améliorer le pouvoir d’achat des citoyens et d’encourager l’investissement national et étranger », Concernant l’agenda arrêté par la Direction des impôts pour l’exécution de ce programme, l’orateur a assuré que le dossier de son application est ouvert pour les trois prochaines années. Ainsi, des milliers d’employés dans les différents secteurs d’activités sont concernés par ces orientations.Concrètement, l’éventualité de voir des employés qui touchent le Snmg, dispensés de la taxe sur le revenu n’est pas à éxclure. Auparavant, cette même mesure a été exécutée sur les revenus n’excédant pas les 10.000 DA. Sur un autre plan, le Snmg fixé, actuellement, à 12.000 DA sera revu en hausse. C’est dire que les concernés verront leurs bourses, relativement, renflouées. Vivement que de telles mesures soient appliquées surtout que les citoyens s’apprêtent à accueillir l’été, la saison des fêtes qui rime avec « dépenses exorbitantes ». Suivra le mois de Ramadhan qui coïncide avec la rentrée sociale. Autant dire que les revenus des salariés seront mis à rude épreuve. Cela dit, les journées parlementaires ayant traité du sujet ont vu la participation d’experts financiers et d’opérateurs économiques.
Ainsi, une dizaine de communications portant sur le système fiscal, sa modernisation et son impact sur l’entreprise et sur l’économie ont été présentées au cours des travaux. Aussi, les contributions des spécialistes ont porté sur les avantages fiscaux, l’expérience de certains pays voisins en matière de fiscalité et la fiscalité en tant qu’outil pour réguler l’économie et encourager l’investissement. Cette rencontre a été sanctionnée par une série de recommandations visant à l’amélioration du système fiscal en Algérie. Par ailleurs, Mustapha Mekidèche, membre du Cnes, avait fait référence, lors de son intervention aux débats, à « de nouvelles mesures qui seront prises à l’avenir ».
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Par Mohamed Sadek LOUCIF
L'Expression, Publié le 09 Juin 2009
# Administrateur | 28/05/2009 | Social
Les pensions revalorisées dès le 1er juin
La garantie de revenus aux personnes âgées sera augmentée de 0,6% au 1er juin 2009. Cette garantie offre une aide financière aux personnes âgées qui ne disposent pas de moyens suffisants.
Le revenu d’intégration et les allocations sociales assimilées seront augmentées de 2% au 1er juin 2009.
La pension minimum garantie pour travailleurs salariés sera, quant à elle, augmentée de 3%. La pension minimum de ménage s’élèvera alors à 1.255,69 euros et la pension pour isolés ainsi que la pension de survie s’élèveront à 1.004,87 euros.
Les pensions pour travailleurs salariés qui ont pris cours avant le 1er janvier 1994 augmenteront de 2% au 1er juin 2009 (sauf la pension minimum garantie qui elle augmentera de 3 %). Les pensions des travailleurs salariés de 15 ans ou moins et qui ont pris cours pour la première fois avant le 1er janvier 2009 seront, quant à elles, augmentées de 1,5%.
Le plancher en dessous duquel la retenue sur les pensions pour l’assurance maladie invalidité ne doit pas être payée sera, lui aussi, augmenté dès le 1er juin. Pour éviter que le bénéfice de l’augmentation des pensions ne soit annulé par la cotisation, les montants planchers sont en effet relevés de 2 %.
L’allocation aux personnes handicapées (allocation de remplacement de revenus) sera également augmentée de 2% au 1er juin 2009.
Par ailleurs, les abattements pour le calcul des allocations pour personnes âgées sera relevé de 4,5% à partir de cette même date. La mesure permet aux personnes âgées en situation de handicap de bénéficier intégralement des augmentations de la pension minimale décidées pour 2008 et 2009. L’augmentation des pensions minimales risquait en effet de ne pas bénéficier aux personnes en situation de handicap qui reçoivent, en complément de leur pension, une allocation pour personnes âgées (APA).
Entrée en vigueur de mesures fiscales
Un certain nombre de réductions de charges fiscales, qui s’inscrivent dans le cadre du plan de relance adopté par le gouvernement, entreront en vigueur le 1er juin. Pour ce qui est du précompte professionnel, la dispense de versement passera de 0,25% à 0,75% à partir du 1er juin 2009, et à 1% à partir du 1er janvier 2010. Le coût budgétaire est de 233 millions d’euros en 2009.
Concernant le travail de nuit et en équipe, la réduction des charges fiscales passera de 10,7% à 15,6%.
Les crédits à la consommation plus avantageux
A partir du 1er juin, les taux annuels effectifs globaux (TAEG) maxima diminueront pour les crédits à la consommation. En conséquence, les crédits à la consommation seront plus avantageux à partir de cette date.
Cette prochaine diminution des TAEG maxima pour les crédits à la consommation s’explique par la “baisse considérable des taux d’intérêts sur le marché au cours des derniers mois”, selon le SPF Economie. Cette baisse des taux d’intérêts a elle-même engendré une diminution des indices de référence qui influencent, depuis février 2007, les taux annuels effectifs globaux maxima du crédit à la consommation.
Concrètement, la diminution des TAEG maxima pour les crédits à la consommation implique par exemple une diminution du taux débiteur maximum des comptes à vue appliqué lorsqu’on descend temporairement en négatif. “Celui-ci est en effet associé au tarif maximum des petites ouvertures de crédit à durée déterminée”, explique le SPF Eco.
Les taux annuels effectifs globaux maxima en vigueur à partir du 1er juin seront publiés au Moniteur belge du 17 avril et peuvent être consultés sur le site internet http://economie.fgov.be.
Nouvelles obligations pour gilets fluo et émissions CO2
Les gilets chasubles fluorescents feront partie de l’équipement obligatoire de toute voiture à partir du 1er juin prochain. A la même date, les normes de rejet de CO2 pour les voitures essence et diesel récentes seront plus strictes.
Le gilet chasuble fluorescent devait jusqu’à présent être porté obligatoirement par tout conducteur qui sortait de son véhicule sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute. Mais leur présence dans le véhicule n’était pas contrôlée. Dès le 1er juin, les centres de contrôle technique automobile vérifieront la présence de ces chasubles, qui feront partie de l’équipement obligatoire des voitures au même titre que le triangle, la boîte de secours et l’extincteur.
Par ailleurs, les normes seront plus strictes pour les émissions de CO2 à partir du 1er juin. Les centres de contrôle technique automobile recevront de nouveaux équipements pour effectuer les contrôles. Ces normes seront d’application pour les voitures à moteur essence inscrites après le 1er juillet 2002 et pour les diesel inscrites après juillet 2008.
Pour les voitures à essence concernées, les émissions de monoxyde de carbone pourront atteindre un maximum de 0,3 pour-cent volumétrique alors que la norme actuelle est de 0,5%.
Pour les moteurs diesel, les émissions de particules seront limitées à un coefficient de 1,5 (contre 3,0 auparavant).
Trajets de soins pour l’insuffisance rénale
Les trajets de soins pour les patients souffrant d’insuffisance rénale chronique entreront en vigueur le 1er juin prochain. Le comité de l’assurance de l’Inami (Institut national d’assurance maladie-invalidité) a avalisé le lancement de ce projet-pilote. Initialement également prévus pour le 1er juin, les trajets de soins pour les personnes souffrant de diabète de type 2 n’entreront, quant à eux, en vigueur que le 1er septembre.
Le trajet de soins est un engagement écrit conclu entre un patient souffrant d’une maladie chronique, un médecin généraliste et un médecin spécialiste. Valable pendant 4 ans et renouvelable tant que le patient n’est pas guéri, ce contrat confirme le rôle central du généraliste.
Un budget de près de 19 millions d’euros (18.826.000 euros) par an a été dégagé pour les deux trajets de soins, a précisé à l’agence Belga Ri De Ridder, directeur général du service des Soins de Santé de l’Inami.
Entre 6.000 à 7.000 insuffisants rénaux pourront bénéficier d’un trajet de soins, s’ils possèdent déjà un dossier médical global auprès de leur médecin. Grâce à cet engagement volontaire, ils ne devraient plus payer de ticket modérateur (honoraires à charge du patient) chez le généraliste ou le spécialiste. La mutualité du patient recevra le contrat signé des trois parties et versera l’honoraire forfaitaire annuel de 80 euros aux dispensateurs de soins.
Dans la phase-pilote du projet, qui sera globalement évaluée en 2012, seuls le diabète de type 2 et l’insuffisance rénale chronique sont pris en compte.
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(Belga)
lesoir.be, publié le jeudi 28 mai 2009, 17:06
# Administrateur | 25/05/2009 | Social
La pension des démunis de plus de 60 ans portée à 3 000 dinars depuis mars
L’option de la restauration en quête d’expertise fiable
Les rappels liés à l’augmentation de l’allocation forfaitaire de solidarité (AFS), (pension mensuelle versée aux personnes démunies sans revenu), seront effectifs à partir du 1er juin. C’est ce qu’a annoncé hier l’Agence du développement social (ADS), par la voix de son directeur général, M. Djamel Eddine Bensenan. Selon lui, « les personnes âgées, sans revenu, bénéficiaires de l’Allocation forfaitaire de solidarité, qui ont bénéficié d’une augmentation de leur pension depuis mars dernier, percevront les rappels de l’année 2008, à partir du 1er juin prochain. Ce même responsable a souligné que ces rappels seront répartis en plusieurs tranches, et concernent uniquement les personnes ayant 60 ans et plus en janvier 2008 ».
Les rappels liés à l’augmentation de la pension concernant le 1er trimestre 2008 seront versés à partir du 1er juin et ceux du 2e trimestre de la même année seront versés à partir du 1er juillet prochain. « Les rappels relatifs à l’augmentation du 3e trimestre seront attribués à partir du mois d’août, alors que ceux du 4e trimestre, le seront en septembre prochain », a-t-il ajouté. Pour ce qui est de l’augmentation du mois de janvier 2009 et qui concerne l’ensemble des bénéficiaires de l’AFS, « les rappels seront versés également à partir du 1er juin prochain », apprend-on encore.
Au total, 708 000 personnes démunies, bénéficiaires de l’AFS, ont perçu une augmentation de leur pension, qui est passée de 1 000 à 3 000 DA, depuis le mois de mars dernier. L’ensemble des catégories qui perçoivent cette pension bénéficient également d’une couverture sociale. Par ailleurs, l’enveloppe financière globale consacrée à cette opération s’élève à près de 25 milliards de dinars en 2009. Evoquant la question de l’assainissement du fichier des bénéficiaires de l’AFS, M. Bensenan dira que l’opération a permis de « suspendre provisoirement quelque 42 000 bénéficiaires ». Selon lui, « il s’agit là de cas dont les dossiers sont incomplets ». Il précisera, en revanche que « les personnes dont les dossiers seront complétés seront réintégrées avant la clôture de l’opération d’assainissement prévue, en juin prochain ». Ainsi, expliquera-t-il, « dans le cadre de cette opération de contrôle, qui se poursuit périodiquement, certains postulants ont joint à leurs dossiers les pièces manquantes alors que d’autres ont été radiés car ne répondant pas aux critères d’attribution ».
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Synthèse de Amel Bouakba
La Tribune, publié le 25 Mai 2009
# Administrateur | 24/05/2009 | Social

SOLIDARITE - Cette aide de 200 à 600 euros est soumise à condition...
Nouveau coup de pouce pour les chômeurs. Des chèques emploi-service leur seront adressés prochainement sous condition. Cette aide, entre 200 et 600 euros selon les cas, s’adresse aux chômeurs ayant un ou plusieurs enfants à charge et qui reprennent un emploi ou suivent une formation, selon un arrêté publié samedi au Journal officiel (JO).
Cette «aide exceptionnelle» sera donnée aux demandeurs d'emploi par le biais du Pôle emploi. Elle «peut être accordée, sur prescription de Pôle emploi, aux personnes ayant à leur charge un ou plusieurs enfants et inscrites sur la liste des demandeurs d’emploi à la date de leur accès à un emploi ou une formation, dès lors qu’elles prennent ou reprennent un emploi en CDI ou en CDD d’une durée minimale d’un mois ou suivent une formation d’une durée au moins égale à 40 heures», précise le JO.
Accordée qu’une seule fois
Le montant de l’aide est établi en fonction du nombre d’enfants à charge de moins de 16 ans: 200 euros pour un enfant, 400 pour 2 et 600 pour trois enfants et plus. L’aide, versée à partir du 2 juin et avant le 31 décembre prochain, ne peut être accordée qu'« une seule fois pour chaque personne ».
En vertu du décret du 29 avril, une aide comparable est versée aux personnes âgées dépendantes, parents d'enfants handicapés et familles modestes. Au total plus de 1,3 million de personnes recevront ces chèques emplois service préfinancés par l'Etat pour acheter des services à la personne.
La distribution de ces chèques emploi-service avait été annoncée par Nicolas Sarkozy lors du sommet social du 18 février 2009. Ces aides représenteront pour l'Etat un coût évalué à 300 millions d'euros.
[ via ]
Avec agence
20minutes.fr, publié le 24.05.09 à 12h25
# Administrateur | 16/05/2009 | Social
Le plan d’action du programme présidentiel devant l’APN mardi prochain
Le temps des promesses électorales étant écoulé, celui de la concrétisation est aujourd’hui de mise. Et, pour ce faire, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a chargé le gouvernement d’appliquer son plan d’action pour le prochain quinquennat. Ce plan, qui sera présenté mardi prochain à l’APN par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, prévoit plusieurs chapitres, dont l’un des plus importants est celui relatif au développement humain. Dans ce volet, sont tracées les grandes lignes de la politique d’Etat visant à améliorer les conditions de vie de la population, la prise en charge de la jeunesse, la justice sociale ainsi que la lutte contre le chômage. Il est ainsi prévu, selon le plan d’action, la concrétisation d’un million de logements durant les cinq prochaines années. Il est signalé que plus de 500 000 logements de diverses catégories sont déjà lancés puisque le programme du quinquennat précédent, qui devait englober un million de logements, avait culminé à près de 1,5 million. Un nouveau programme de réalisation de logements sera donc inscrit et il sera appuyé par un encouragement accru à la promotion immobilière, appelée à réaliser des logements location-vente et sociaux participatifs.
Concernant la lutte contre le chômage, la politique de l’Etat, qui prévoit la création de 3 millions d’emplois d’ici à 2014, s’appuiera sur le dispositif des « contrats pré-emploi » et le dispositif d’aide à l’insertion professionnelle. Ce dernier pourra, selon les prévisions du plan d’action présidentielle, générer quelque 400 000 placements par année. A côté de ces dispositifs, la formule du « micro-investissement » pourra également générer de l’emploi après le renforcement des mécanismes de garantie des crédits bancaires, la mise sur pied d’un fonds d’investissement ainsi que la création de cellules spécialisées au niveau des universités et des établissements de la formation professionnelle. Pour ce volet, la réservation dans les nouvelles zones industrielles et d’activité, des espaces destinés à accueillir les microentreprises des jeunes, est prévue. En répondant donc aux attentes de la jeunesse en matière d’emploi et de formation, l’Etat pense réussir à protéger cette grande frange de la société des maux et dérives sociaux avec en parallèle la poursuite de réalisation des maisons de jeunes, centres de loisirs et auberges… La promotion du sport entre dans le cadre de la prise en charge de la jeunesse, et le plan d’action prévoit un soutien rénové au mouvement sportif, l’intensification du sport en milieu scolaire et universitaire ainsi qu’une intervention plus intense de l’Etat au bénéfice de l’élite sportive. Pour améliorer les conditions de vie de la population, le président Bouteflika instruit son gouvernement de cultiver et de promouvoir la justice sociale et cela à travers une politique salariale adéquate s’appuyant sur un dialogue permanant avec les partenaires sociaux et économiques.
Ce qui aboutira à revoir le salaire minimum garanti ainsi que le maintien de l’intervention du budget de l’Etat pour certains produits nécessaires comme le lait, les céréales, ou encore l’eau et l’électricité. Concernant ces services, une amélioration est prévue avec la finalisation des grands projets en cours. La prise en charge de la santé de la population, l’enseignement et la formation figurent également parmi les priorités de l’Etat qui annonce la révision de la loi sur la santé pour réguler notamment le réseau du privé. Il annonce également l’augmentation des effectifs du corps enseignant universitaire de 50% ainsi que la mise en place d’une bourse
spéciale pour les étudiants doctorants et la mobilisation de 100 milliards de dinars pour la recherche scientifique. Pour garantir une justice sociale, l’Etat prévoit également de poursuivre la modernisation du système de Sécurité sociale, la progression régulière des pensions et allocations de retraite et le maintien de la solidarité de l’Etat envers les démunis. Le culte, la culture et la communication sont les trois derniers volets cités dans le chapitre du développement humain abordé par le plan d’action du programme du chef de l’Etat.
Il est ainsi prévu la poursuite du développement du réseau national des mosquées et l’intensification de la formation des imams. Les grandes manifestations culturelles internationales vont continuer d’être organisées ainsi que des festivals locaux et nationaux. L’Etat promet la dynamisation de la politique du livre, la relance du cinéma qui s’appuiera sur une nouvelle législation ainsi que la mise en place de la pratique artistique en milieu scolaire.
Enfin, dans le domaine de la communication, le gouvernement annonce son intention de garantir l’accès des citoyens à une information de qualité et de développer la presse écrite notamment en appuyant la formation, en offrant une aide publique sur la base de cahiers des charges de service public et de déontologie professionnelle et en développant les réseaux d’impression et de distribution ainsi que l’encadrement et la régulation de la publicité.
Le défi est lancé par le gouvernement Ouyahia. Reste à voir les résultats.
[ source ]
Par Hasna Yacoub
La Tribune, publié le 16 Mai 2009
# Administrateur | 13/05/2009 | Social
Comment créer 400.000 emplois par an
Le spectre du chômage menace plusieurs pays dans monde. L’Algérie n’y échappe pas. Selon le dernier bilan du FMI notre pays fait désormais face à un grand défi. Réduire le chômage d’une part, faire face à la crise financière, de l’autre reste une gageure. La situation n’est guère reluisante. D’autant plus que l’Algérie prévoit la création de 3 millions de postes d’emplois pour les cinq années à venir. Cependant, pour maintenir le taux de chômage en Algérie à son niveau de 2008, qui est estimé à environ 12%, le FMI préconise la création d’au moins 300.000 à 400.000 emplois/an. Autrement dit, l’Algérie est appelée à créer entre un 1,5 million et 2 millions de postes d’emploi en cinq ans. Pour ce faire « l’accent est mis sur l’importance des dépenses publiques et la promotion des projets créateurs d’emplois ». A ce sujet, le directeur-adjoint du département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, Amor Tahari, a, lors d’une conférence de presse animée lundi à Alger, recommandé « une plus grande contribution du secteur privé et une intégration des économies du Maghreb ». Selon lui, l’intégration maghrébine est une des réponses à la crise économique, faisant remarquer que de nombreux pays se regroupent économiquement pour résister davantage aux effets néfastes de la récession. A une question sur le rôle que peut jouer le FMI dans l’intégration du Maghreb M.Tahari a expliqué que cette intégration « n’est plus un choix mais une nécessité ».
Par ailleurs, le représentant du FMI a prévu une hausse des cours du pétrole à partir de 2010 à un niveau qu’il est cependant « difficile de situer ». Il a cité dans ce contexte le fait qu’en dépit de la chute de leurs revenus pétroliers, certains pays, comme l’Algérie et la Libye, maintiendront leur niveau de dépenses en 2009. Par ailleurs, indiqua M.Tahari, « l’Algérie a adopté une très bonne politique économique en continuant de financer les projets de développement malgré la crise qui secoue l’économie mondiale ». Et de souligner: «Il est excellent que des pays comme l’Algérie continuent de financer les projets de développement et de jeter les bases d’une croissance durable et de promouvoir la diversité de l’économie.» L’important, selon lui est la «qualité des dépenses plutôt que le niveau des dépenses, et l’Algérie devrait continuer à centrer ses dépenses sur le renforcement des capacités de production, l’amélioration du climat d’affaires et l’accroissement de la résistance de son système financier», a insisté le représentant du FMI. Selon lui, la situation au Maghreb et au Moyen-Orient est «globalement encourageante» et l’Algérie enregistrera un taux de croissance économique de l’ordre de 2,1% en 2009 et 3,9% en 2010, selon les projections du FMI contre un taux de 1,6% dans les pays développés. Le rapport du FMI révèle par ailleurs que l’impact direct de la crise économique mondiale «sera limité» dans la plupart des pays du Maghreb et du Moyen-Orient. « Les pays du Maghreb seront touchés dans une moindre mesure par la crise économique du fait que leurs liens avec le système financier mondial est limité », a précisé M.Tahari. L’autre point relevé par le représentant du FMI, concerne l’inflation qui restera, selon lui, en 2009 et 2010 à un niveau bas dans les pays du Maghreb, au-dessous de 4%, ce qui représente le taux le moins élevé de la région Mena qui regroupe le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. « La baisse de l’inflation traduit la politique prudente des pays du Maghreb », s’est félicité M.Tahari en précisant que certains pays comme l’Iran ont enregistré un taux d’inflation de 10%.
Toutefois, le défi majeur de toute la région demeure, selon le FMI, la réduction du chômage. «L’Algérie a réalisé des progrès notables dans ce domaine mais son taux de chômage reste élevé et il serait difficile, à l’instar des autres pays de la région, de réduire davantage ce taux avec une croissance de 2,1%», a indiqué le conférencier.
[ source ]
Par Smail DADI
L'Expression, publié le 13 mai 2009
# Administrateur | 08/05/2009 | Social
Ces Algériens qui vivent avec moins de 12 000 DA par mois
Debout dès 6h30, elle commence la classe de 8h jusqu’à 16h. « Et je ne sais même pas combien je gagne ! Je n’ai même pas de fiche de paie. En mars dernier, j’ai reçu 110 000 DA, ce qui correspond à peu près au salaire de… l’année 2005-2006 ! » Cette somme sert à soutenir la famille de dix personnes où seul le père perçoit de l’argent, 10 000 DA de retraite. Le budget que Fatiha s’octroie pour manger atteint 2000 DA la plus faste des semaines. « Du lait, du pain, de la soupe, des fruits une fois par semaine, de la viande une fois tous les dix jours. » Alors les prochains débats entre l’Etat, le patronat et les syndicats sur la revalorisation du salaire national minimum garanti n’intéressent pas vraiment Fatiha. « La réalité, c’est ce que la quasi-totalité des salaires sont déconnectés du SNMG !, s’emporte un économiste algérien qui préfère garder l’anonymat. Le vrai débat ne porte pas sur l’augmentation du SNMG mais sur la nécessité d’assurer aux gens un salaire décent. C’est-à-dire un salaire avec lequel je peux assurer les frais d’alimentation, de logement, de santé et d’habillement, et dégager 5% pour l’épargne. Soit aujourd’hui, entre 40 000 et 50 000 DA. » Un syndicaliste de l’UGTA souligne combien cette révision peut avoir un effet pervers : « Même si la revalorisation du salaire minimum intéresse tous les postes de préemploi, du filet social… puisque leurs revenus sont calculés en pourcentage du SNMG, ceux qui en profiteront vraiment sont ceux qui touchent déjà un salaire correspondant à cinq ou six fois le SNMG, c’est-à-dire les cadres et les hauts fonctionnaires. »
Combien seraient-ils à ne même pas toucher 12 000 DA ? « Des milliers ! répond Nassira Ghozlane, du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap). Ceux qui ont été recrutés dans le cadre du préemploi touchent 8000 DA bruts par mois. Après expiration du contrat, d’un an et six mois, soit ils se retrouvent au chômage, soit ils sont récupérés dans le filet social. Où là, ils ne touchent plus que… 3000 DA ! En théorie, pour 5 heures de travail par jour mais dans les faits, pour une journée complète. Enfin, il y a tous les contractuels qui gagnent une misère. » Officiellement 40 000 dans l’éducation, selon le ministère du Travail. Car avoir ou non un diplôme n’est finalement pas déterminant pour s’assurer un revenu décent. Après quatre années d’études, Yasmina, étudiante en magistère à l’université Houari Boumediène à Alger, touche 200 DA pour chacune de ses vacations (heure de cours dispensée). « Je donne trois heures de cours par semaine, ce qui revient à peu près à 6000 ou 7000 DA… le trimestre ! Comme si cela ne suffisait pas, en plus, les dossiers traînent et nous sommes payés très en retard. Certains de mes amis aussi vacataires n’ont pas d’autre choix que de vivre en cité U… avec leurs propres étudiants ! » Un professeur de la même université, qui connaît bien le problème, ne comprend pas pourquoi pour un titulaire, la même heure de cours, pour autant de travail et de responsabilités, est payée 800 DA. « Un étudiant de 25 ans devrait pouvoir s’acheter ses cigarettes, aller au café avec ses amis ou s’habiller sans avoir à demander de l’argent à ses parents, déplore-t-il. Ceux qui ne peuvent pas aller jusqu’au bout de leur magistère (nécessaire pour la titularisation) abandonnent et l’éducation perd ainsi des futurs enseignants très brillants. Récemment, un de mes étudiants a préféré partir au Sud travailler pour une société pétrolière. En début de carrière, il gagne déjà une fois et demi mon salaire ! » Houria, 27 ans, est restée deux ans en préemploi à l’hôpital de Bab El Oued. « J’ai fait cinq ans d’étude en chirurgie dentaire et puis j’ai déposé un dossier pour un préemploi en me disant qu’avec un peu de chance, parce qu’avoir un tel poste est considéré comme une chance, je serais retenue. » Pour toucher 8000 DA par mois. « Exactement 7200 DA net.
Je faisais autant d’heures que les titulaires, assure-t-elle. Ce n’est pas facile, mais il est clair qu’on ne travaille que pour gagner sa vie, juste pour s’occuper et avoir un peu d’argent de poche. »Un expert du Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement (Ceneap) que nous avons contacté est catégorique : « Que ce soit pour le filet social ou le préemploi, on ne peut pas parler de revenus !, précise-t-il. C’est tout au plus une aide et ces postes ne devraient surtout pas être comptabilisés comme des emplois dans les statistiques officielles, car ce n’est pas de l’emploi productif. De plus, le filet social tel qu’il avait été imaginé par la Banque mondiale ne profite pas aux personnes qui en ont vraiment besoin. Une étude du Ceneap l’a montré : la grande majorité des bénéficiaires du filet social n’y est en réalité par éligible et en profite essentiellement par relation. » Pour Fatiha, ce serait justement ces « connections » qui l’empêcherait d’avancer. « Je n’ai personne dans ma famille qui puisse m’aider, avoue-t-elle. Alors tous les ans depuis 2001, je tente trois à quatre concours dans différentes wilayas pour être titularisée. Mais je n’ai pas vraiment d’espoir. »
[ source ]
Par Mélanie Matarese
El Watan, publié le 08 Mai 2009
# Administrateur | 28/04/2009 | Social

Le cri de détresse des personnes âgées
L’association nationale Ihcène SOS 3e âge en détresse, qui a animé les débats d’hier, a adressé aux députés une liste de propositions pour l’amélioration des conditions de vie des vieux en Algérie. Les personnes âgées semblent être les premières victimes de l’ébranlement de la famille algérienne. Le président d’honneur de l’association Ihcène, Ali Haroun, regrette que tous les appels adressés aux pouvoirs publics soient restés lettre morte. « Nous lançons chaque année des appels dans le désert. Il est temps qu’on nous écoute ! », lance-t-il. Même si la protection des personnes âgées est censée être garantie par la Constitution, le code pénal, le code de la famille et celui de la santé, cela semble être insuffisant. « Ce ne sont là que des textes. La loi ne vaut que par les personnes qui l’appliquent », nuance M. Haroun. L’ancien ministre des Droits de l’homme estime qu’« il y a encore une certaine solidarité entre les membres de la famille algérienne ». « Demain, ce ne sera plus possible. On s’achemine vers une famille nucléaire à l’occidentale. Nous devons nous inquiéter de ce problème, car nous sommes tous concernés. », déclare M. Haroun. L’association Ihcène propose la mise en place d’une batterie de mesures pour redonner de l’espoir et de la dignité à cette catégorie. Elle demande de revoir à la hausse l’Allocation du filet social (AFS). Au menu de leurs revendications, soumises au députés et aux sénateurs, figurent notamment l’élaboration de listes de bénéficiaires de l’action sociale, la création de relais d’écoute, l’adaptation de l’habitat des personnes âgées, la création de centres spécialisés en gériatrie, le développement des soins à domicile. Pour améliorer les conditions de vie dans les centres de vieillesse, l’association sollicite un effort budgétaire supplémentaire de l’Etat. Les membres de l’association estiment nécessaire de relever la dotation journalière des pensionnaires des centres de vieillesse. L’association Ihcène estime primordial de séparer les personnes âgées des malades mentaux. « Ces deux catégories ne peuvent valablement cohabiter d’autant plus que les malades mentaux nécessitent des soins particuliers et des structures spécialisées. »
Évolution de l’espérance de vie
En 1970, l’espérance de vie était de l’ordre de 53,5 ans
En 1989, elle était de 66,3 ans
En 1990 de 67,3 ans
En 1993 de 67,8 ans
En 1998 de 68 ans
En 2009 elle est passée à 76 ans
En mai 2001, les 60 ans et plus représentaient 6,6% de la population
En 2025, selon les projections du Cnes, les personnes du troisième âge représenteront 11% de la population algérienne
En 2050 ils représenteront 22% de la population.# Administrateur | 17/02/2009 | Social
Une allocation pour 750.000 nécessiteux
400.000 personnes âgées, des handicapées, des personnes atteintes de maladies chroniques, des veuves ou divorcées ayant à charge des enfants en bas âge sont concernées par l’AFS.
L’ensemble des bénéficiaires de l’allocation forfaitaire de solidarité (AFS) percevront l’augmentation de leur pension à partir du 28 février prochain, a-t-on appris hier auprès de l’Agence du développement social (ADS). «Environ 750.000 personnes démunies bénéficiaires de l’AFS (versée mensuellement aux catégories sans revenu), percevront l’augmentation de leur pension, qui sera portée de 1000 à 3000DA, à partir du 28 février», a indiqué le directeur général de l’ADS, Djamel-Eddine Bensenan. Cette augmentation concerne des personnes démunies et sans revenu, inscrites au fichier de l’AFS, notamment quelque 400.000 personnes âgées, des personnes handicapées qui n’ont pas un handicap à 100%, ainsi que des personnes atteintes de maladies chroniques invalidantes, a-t-il précisé. Environ 60.000 femmes veuves ou divorcées ayant à charge des enfants en bas âge, sans revenu et très démunies socialement, sont également concernées par l’AFS, a-t-il ajouté. L’ensemble de ces catégories qui perçoivent cette pension bénéficient aussi d’une couverture sociale, puisque l’ADS cotise pour eux à la sécurité sociale. M.Bensenan a révélé, par ailleurs, qu’une opération d’assainissement du fichier des bénéficiaires de l’AFS a permis de «suspendre provisoirement quelque 40.000 bénéficiaires» et «radier près de 5000 autres ne répondant pas aux critères d’attribution à ce dispositif». S’agissant des bénéficiaires qui ont été suspendus provisoirement, M.Bensenan a précisé que leurs dossiers incomplets sont en cours de traitement au cas par cas, ajoutant que les personnes dont les dossiers seront complétés seront réintégrées avant la clôture de l’opération d’assainissement prévue en juin prochain. « Dans le cadre de cette opération de contrôle, qui se poursuit, certains postulants ont joint à leurs dossiers les pièces manquantes alors que d’autres ont été radiées car ne répondant pas aux critères d’attribution», a-t-il noté. Des équipes de l’ADS, en collaboration avec des techniciens supérieurs des directions de l’action sociale et des élus locaux au niveau des wilayas, réalisent cette opération d’assainissement, lancée en août 2008 suite à une instruction ministérielle visant à «actualiser les listes de l’AFS» et faire en sorte que le dispositif soit «plus équitable» socialement, a-t-il expliqué. Le directeur général de l’ADS a indiqué qu’un logiciel de gestion sous forme de fichier national informatisé est en cours d’installation pour permettre une maîtrise en temps réel de toutes les informations sur l’opération de l’AFS et la situation des bénéficiaires enregistrés. Ce logiciel concernera en premier lieu 22 communes et sera par la suite généralisé à l’échelle nationale, a-t-il dit. Une réflexion est en cours avec le ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication afin de moderniser le mode de paiement au profit des bénéficiaires de l’AFS, a conclu M.Bensenan.
[ source ]
Par Salim BEY
L'Expression, publié le 17 Février 2009
# Administrateur | 15/12/2008 | Social
Transport aérien gratuit pour les handicapés
Les personnes handicapées à 100 %, et leurs accompagnateurs, bénéficieront désormais de la gratuité du transport aérien et de la réduction des tarifs sur le réseau domestique en vertu d’une note émanant du ministère de la Solidarité nationale adressée aux directeurs de l’action sociale et dont nous détenons une copie. Les mesures décidées dans le cadre de la mise en œuvre du décret exécutif n°06/144 du 26 avril 2006 définissent les modalités et procédures à suivre pour l’octroi des titres de transport aérien. Il y est mentionné que « toute émission de titre de transport aérien est soumise à la présentation, au préalable, d’un bon de commande dûment signé par le directeur de l’action sociale de la wilaya ou par son représentant et déposé auprès des agences d’Air Algérie ». Si les directeurs de l’action sociale ont été instruits de mettre en place des mesures nécessaires d’information, d’orientation et de délivrance des bons de commande aux personnes concernées, ces dernières n’espèrent qu’une application juste du dispositif afin d’éviter les mauvaises aventures, par ailleurs déjà vécues avec les entreprises de transport urbain et suburbain.
[ source ]
Par S. A.
El Watan, édition du 13 Décembre 2008
# Administrateur | 07/12/2008 | Social
12 décrets exécutifs adoptés par le gouvernement pour améliorer la prise en charge des handicapés
Une cérémonie a été organisée, hier, par le ministère de la Solidarité, de la Famille et de la Communauté Algérienne établie à l’étranger, à son siège, à l’occasion de la journée internationale des personnes handicapées. Cette dernière qui s’est déroulée en présence du chargé du secteur, du Président de la Commission nationale consultative pour la promotion des droits de l’homme, du représentant du ministère de la Justice et de personnes aux besoins spécifiques, s’est voulu être un espace d’évaluation des différentes actions menées, dans le cadre des dispositifs d’insertion et de prise en charge des handicapés. Intervenant à cet effet, le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté algérienne établie à l’Etranger, M. Djamel Ould Abbès, a tenu à souligner que la commémoration de la journée internationale des handicapés permet d’évaluer la prise en charge de cette frange de population, rappelant que l’Algérie est le 1er pays, dans le monde arabe à avoir promulgué une loi pour la protection des handicapées, des personnes âgées, des victimes de la tragédie nationale et autres personnes vulnérables. Il affirmera, en effet, que sur 17 décrets exécutifs présentés au gouvernement par le ministère, 12 ont été adoptés. Ces derniers, estimera-t-il qui portent sur l’insertion sociale, l’accès au travail, au logement, prévoit aussi des réductions pour les moyens de transport. M. Ould Abbès, évoquant la prise en charge de cette catégorie, dira que 50.000 ouvrages dans les différentes spécialités sont tirés et mis au profit de ces derniers, en sus de 18 bibliothèques sonores pour les sourds muets et l’introduction de l’outil internet au niveau des centres et établissements pour personnes handicapées. Le ministre qui rappellera que son département se voit allouer le 4ème budget, après la défense, la santé et l’éducation nationale s’attelle à répondre aux préoccupations des personnes handicapées, à travers différents programmes sociaux. En effet, les instruments mis en place ont permis la satisfaction de 165.869 handicapés, à mi octobre qui ont bénéficié de à 8.640 milliards de dinars, sous forme de crédits consacrés aux allocations pour handicapés, avec une hausse de 10% par rapport à 2007.
Les crédits alloués au transport s’élèvent, pour leur part, à 76 millions de dinars, contre 46Milliards de dinars en 2007. Les statistiques du ministère qui relèvent une couverture sociale par les DAS, de 124.262, font ressortir aussi l’intégration des personnes handicapées en circuit ordinaire dans 24 wilayas et l’insertion socio professionnelle de 2.213 personnes et 407 autres bénéficiaires de micro crédits. S’agissant le nombre des établissements spécialisés, l’on notera 276 structures spécialisées gérées par le ministère et 129 autres par le mouvement associatif qui s’ajoutent aux 159 autres qui assurent une éducation et un enseignement spécialisé et 139 établissement en cours de réalisation. Les mêmes efforts se matérialisent également par l’installation de 18 espaces internet pour non voyants dans les écoles des aveugles, pour un coût de 190 millions de dinars. Il faut dire aussi que six enquêtes a été réalisées sur les handicapés, afin d’évaluer l’efficacité et l’impact des dispositifs de prise en charge mis en place auquel s’ajoute le prix du Président de la République « leaders arabes», dans le domaine du handicap, institué, en collaboration avec la ligue arabe, depuis 2006, pour encourager cette catégorie.
Cette cérémonie sera marquée, il y a lieu de le préciser par la distribution symbolique de 10 fauteuils roulants et l’attestation de projet, dans le cadre du mécanisme «Blanche Algérie ». Une exposition a été organisée, en marge de la cérémonie à laquelle ont pris part des établissements spécialisés, mais aussi des personnes handicapées et le ministère de la justice qui a bénéficié d’une formation en lange des signes d’un mois au profit de 254 greffiers du centre, de l’Est, de l’ouest et du Sud du pays.
Pour rappel, le nombre de handicapés s’élève à 1.891.666 personnes.
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Par Samia D. - 06-12-2008 à 19:19
Photo : Nacera I.
El Moudjahid, édition du 07 Décembre 2008
# Administrateur | 04/12/2008 | Social
Journée internationale des handicapés
Loin de la célébration galvaudée de la Journée internationale des handicapés, une halte devrait être observée pour faire la part des priorités pour cette catégorie de la société. Il est incontestable que la prise en charge médicale du handicapé est nécessaire afin de ne pas générer une dégradation de son état de santé. C’est une manière de l’épargner du sentiment de fatalité et de la résignation. Il y a néanmoins une étape charnière dans la vie de la personne handicapée que nul ne doit oublier. Il s’agit de la scolarisation. Sans l’accès à l’école, il est vain de parler de prise en charge ni d’intégration de cet enfant dans la société. Car priver un enfant né avec un handicap physique de l’école, c’est signer, prématurément, son acte de décès. Les pouvoirs publics ont une grande responsabilité à assumer à l’égard de ces enfants.
Bien qu’il soit difficile de s’accorder sur le mode de scolarisation des enfants handicapés, l’urgence est manifestement de ne pas compliquer leur socialisation. Des efforts sont ainsi consentis par le ministère de l’Education pour leur scolarisation, mais ils sont en deçà des attentes et de la demande. L’introduction des classes pour handicapés dans les établissements peine à se frayer un chemin alors qu’il y a urgence. 85 divisions pédagogiques existent sur le territoire national. Le chiffre demeure maigre et l’étendue de cet enseignement est limitée géographiquement. Les responsables auprès du ministère de l’Education admettent que la généralisation de cette formation est loin d’être une sinécure. «Le nombre de classes reste insuffisant», notent-ils.
En plus de l’encadrement purement pédagogique, la prise en charge des enfants handicapés exige un suivi psychologique. Sans cela
l’intégration des enfants ne saurait se réaliser dans les délais voulus.
On note à cet effet qu’environ 200 enfants handicapés ayant atteint l’âge d’accès à l’école pour la rentrée 2008/2009 ne sont pas inscrits. Il s’agit donc de faire un travail de proximité et de sensibilisation auprès des autorités locales pour que ces enfants ne soient
pas privés d’école. Une fois passé cet écueil, on se rapproche certainement de l’intégration.
Dans le cas contraire, c’est-à-dire, cautionner la non-scolarisation de l’enfant handicapé, sa famille aura contribué à son exclusion. Sur ce terrain, les autorités doivent accomplir leur mission. Laisser l’enfant handicapé évoluer loin de l’école, c’est lui compliquer davantage sa place dans la société. Il serait absurde dès lors d’œuvrer pour l’inscrire dans un centre d’apprentissage, comme de tradition actuellement. En définitive, l’intégration de l’enfant handicapé passe inévitablement par l’école. Le procédé de la scolarisation importera peu. L’essentiel est de réunir les conditions nécessaires pour que cette catégorie sociale ne rate pas le chemin de l’école.
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Par Amirouche Yazid
Photo : Zoheïr
La Tribune, édition du 04 Décembre 2008
# Administrateur | 04/11/2008 | Social
Des mineurs veillent dans les cybercafés
La fréquentation des cybercafés par les adolescents à des heures tardives de la nuit commence à inquiéter les pouvoirs publics. Afin d’y mettre de l’ordre, on annonce une mesure à même de contrôler l’accès à ces espaces.
La raison invoquée est que les jeunes de moins de vingt ans qui veillent dans les cybercafés consultent plus les sites de chats que ceux utiles du point de vue formation et culture générale.
Bien vu. Loin de constituer une tendance lourde au sein de la société juvénile, les cybercafés accueillent des mineurs jusqu’à des heures tardives de la soirée. Que faudrait-il faire concrètement pour protéger les enfants de cette pratique aux effets désastreux et dévastateurs ? Les autorités semblent ne pas trouver mieux que d’interdire l’accès aux cybercafés à ces jeunes. La mesure d’interdiction est en train de prendre forme. Et c’est le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication qui s’attelle à réunir les conditions pratiques pour mener l’opération. Il y a lieu de noter que, si des mesures d’interdiction devraient être prises, cela ne pourrait se faire sans le ministère du Commerce, le département qui gère toutes les activités commerciales.
Chez les gérants des cybercafés, on semble ne pas comprendre les contours de la mesure. Ni la manière de l’appliquer. Au niveau de la rue Hassiba Ben Bouali, à Alger, les propriétaires des cybercafés sont unanimes à dire qu’ils ne sont pas habilités à vérifier ce que font leurs clients. «Moi, j’assure une prestation pour laquelle mon client est tenu de payer. Le reste ne relève pas des règles commerciales», estime un jeune gérant. Et d’ajouter que son rôle est d’intervenir quand le client le demande. D’où ces jeunes tirent-ils l’argent pour payer les tarifs de la connexion ? Personne n’est en mesure d’y répondre. C’est une véritable zone d’ombre. Il y a néanmoins des parents qui accompagnent leurs enfants dans les cybercafés pour «encadrer» l’usage de cet outil. Un parent confie qu’il veille à ce que son fils utilise à bon escient Internet. «Sinon, je vais lui interdire de revenir sur les lieux», a-t-il précisé.
Le problème ne se pose pas en revanche chez les enfants dont les mouvements sont suivis par les parents. Ce sont plutôt ceux échappant à la tutelle des parents qui constituent la clientèle à surveiller et à encadrer. A ce niveau, tout projet de contrôle risque de se heurter à la réalité sociale.
La mesure préconisée par les autorités révélera certainement ses limites quand on sait que le mineur tenté par Internet peut se rendre au cybercafé même la matinée, quitte à sécher ses cours à l’école.
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Par Amirouche Yazid
Photo : Sahel
La Tribune, édition du 04 Novembre 2008
# Administrateur | 22/10/2008 | Social
Le dossier de la sécurité sociale et du médicament examiné hier en Conseil de gouvernement

Rétablissement de l’obligation d’investir en Algérie pour les opérateurs et laboratoires étrangers
- Rétablissement de l’interdiction d’importation des médicaments fabriqués en Algérie.
- Contractualisation des soins : création d'une commission ministérielle pour faire aboutir le dispositif avant fin 2009.
- Système au tiers payant : le contrôle sera plus rigoureux.
Le Conseil de gouvernement s’est réuni le mardi 21 chaoual 1429 correspondant au 21 octobre 2008 sous la présidence de M. Ahmed Ouyahia, chef du gouvernement.
1- Le Conseil de gouvernement a examiné et adopté un décret exécutif portant déclaration d’utilité publique, l’opération relative à la réalisation des lignes hautes et très hautes tensions, présenté par le ministre de l’Energie et des Mines.
La réalisation de ce réseau, long de 14.687 km s’inscrit dans le cadre des mesures prises à l’effet de contribuer à la fiabilisation, à la sécurisation et au renforcement de l’interconnexion du réseau électrique national.
2- Le Conseil de gouvernement a, par la suite, examiné et adopté un décret exécutif fixant la nature, la périodicité et la méthode d’analyse de l’eau de consommation humaine, ainsi que les conditions d’agrément des laboratoires, présenté par le ministre des Ressources en eau.
Pris en application des dispositions de la loi d’août 2005, relative à l’eau, le texte réglemente les analyses de l’eau à usage de consommation dans ses différents cycles, de sa production jusqu’à sa consommation, dans un souci de s’assurer de sa conformité pour son utilisation domestique. Il précise, également, la procédure d’agrément à laquelle doivent obéir, les laboratoires d’analyses intervenant dans le processus de contrôle de la qualité de l’eau.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre des actions prises pour renforcer le contrôle de la qualité des ressources hydriques à l’effet de résorber et de prévenir les calamités liées au facteur hydrique.
3- Le Conseil de gouvernement a, également, examiné et adopté deux décrets exécutifs pris en application de la loi de février 2008 relative au contentieux en matière de sécurité sociale, présentés par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale.
Le premier décret fixe le nombre des membres, l’organisation et le fonctionnement des commissions locales de recours préalables qualifiées en matière de sécurité sociale. Ces commissions sont compétentes pour statuer sur les cas de contestation des décisions émanant des organismes de sécurité sociale en matière de contentieux de sécurité sociale.
Le second texte fixe la composition, l’organisation et le fonctionnement de commissions nationales de recours préalable qualifiées en matière de sécurité sociale. Ces instances sont destinées à traiter les recours formulés par les assurés sociaux et les assujettis contre les décisions des commissions locales.
Ces deux décrets visent à garantir la préservation des droits fondamentaux des assujettis en matière de sécurité sociale et d’organiser une plus grande protection des citoyens les plus défavorisés.
4. Le Conseil de gouvernement, a, enfin, entendu une communication du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale sur le tarif de référence des médicaments.
Ces communications et le débat auquel elle a donné lieu ont mis en évidence :
- l’alourdissement continu de la facture d’importation de médicaments accompagné d’un recul de la production nationale en ce domaine ;
- le poids sans cesse croissant de la facture des remboursements de médicaments par la CNAS dont le montant a triplé entre 2001 et 2008 (de 23 milliards de dinars à une projection de 70 milliards de dinars cette année) ;
- un début de renversement de cette situation à travers les procédures de conventionnement et de tarif de référence engagées.
A l’issue de l’étude de ce dossier et conformément aux directives claires du Président de la République en vue de faire aboutir la contractualisation des soins dans les hôpitaux, de soutenir la production nationale de médicaments, de développer l’usage des médicaments génériques dans le respect des normes de l’OMS et afin de lutter contre toute forme de gaspillage, le gouvernement a arrêté ce qui suit :
1. la mise sur pied d’une commission ministérielle chargée de faire aboutir avant la fin de l’année 2009, le dispositif de contractualisation des soins dans les hôpitaux avec la CNAS. Cette procédure assainira les dépenses publiques en la matière au bénéfice des malades, des centres hospitaliers et du mécanisme national de sécurité sociale ;
2. l’assainissement du système du tiers payant au profit des nécessiteux et des malades chroniques. Cette opération qui ne remettra nullement en cause cette forme de solidarité nationale, devra s’appuyer à l’avenir sur une opération de recensement qui aboutira à la délivrance d’une carte aux bénéficiaires et à un contrôle plus rigoureux ;
3. la poursuite de l’élargissement de la liste des médicaments soumis au tarif de référence. Cette opération qui tiendra compte des normes fixées par l’OMS, permettra de réguler le marché du médicament comme dans les pays développés. Elle débouchera ainsi sur une baisse des prix des médicaments pour les usagers ;
4. le rétablissement de l’obligation d’investir en Algérie pour les opérateurs et laboratoires étrangers désireux de distribuer leurs produits en Algérie, ainsi que le rétablissement de l’interdiction d’importer les médicaments fabriqués localement ;
5. l’encouragement à la production locale de médicaments et notamment le générique par l’amélioration des incitatifs à l’investissement et par la réunion des conditions appropriées pour le développement des capacités et gammes de production de l’entreprise publique Saidal.
[ source ]
image Ph. : APS
El Moudjahid, édition du 21 Octobre 2008
# Administrateur | 20/10/2008 | Social
Une aide plus conséquente va être accordée aux assurés CNAS bénéficiaires d’un logement social participatif (LSP). Cette bonne nouvelle est effective depuis hier avec la signature d’une convention de partenariat entre le Fonds national de péréquation des œuvres sociales (FNPOS) et la Banque de développement local (BDL). Cet accord, qui entre dans le cadre du dispositif mis en place par l’Etat, visant à promouvoir le logement à caractère social participatif en faveur des travailleurs salariés algériens affiliés à la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS), prévoit une aide financière ou un prêt sans intérêt du FNPOS. Cependant, l’aide et le prêt ne sont pas cumulables. Par contre, chacun d’eux est cumulable avec l’aide de la Caisse nationale du logement (CNL). Calculée sur la base du revenu mensuel du ménage, l’aide de ce Fonds varie entre 150 000 et 250 000 DA et peut prendre la forme d’une «aide liée» ou d’une «aide libre». L’aide liée est celle accordée aux bénéficiaires de logements réalisés par le Fonds alors que l’aide libre est celle destinée à l’acquisition d’un logement LSP (fini ou en vente sur plan) réalisé par tout autre promoteur ou à l’auto-construction. La BDL, quant à elle, va participer au financement des particuliers bénéficiaires de l’aide FNPOS. Ainsi, les personnes ayant bénéficié d’un crédit FNPOS ne sont éligibles qu’au crédit BDL. Les logements qui peuvent être financés par la BDL dans le cadre de cette convention se répartissent en 3 catégories.
Il s’agit des logements finis réalisés par FNPOS, des logements en cours de réalisation par le FNPOS ou par tout autre promoteur ainsi que l’autoconstruction (bénéficiaire construisant un logement personnel). S’agissant des conditions d’octroi du crédit par la BDL, cette banque exige du postulant un revenu égal au moins au SNMG (12 000 DA) et un seuil minimum de l’apport personnel de 10%, le crédit BDL étant égal à 90% du reliquat diminué des aides FNPOS et CNL. La durée maximale du remboursement est de 30 ans avec un taux d’intérêt qui peut être réduit, dans certaines conditions, à 5,75%, et une mensualité de remboursement qui ne doit pas dépasser 30% du revenu mensuel du ménage lorsqu’il est inférieur à 50 000 DA, et 50% de ce revenu lorsqu’il est égal ou supérieur à 50 000 DA. Il est à rappeler que le programme de l’habitat du FNPOS couvre 28 324 logements dont 4 474 ont été déjà distribués dans une dizaine de wilayas.
[ source ]
Par Hasna Yacoub
Photo : Sahel
La Tribune, édition du 20 Octobre 2008
# Administrateur | 08/10/2008 | Social
Des mesures en faveur des jeunes sans niveau
Le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels ouvre plus grandes ses portes en accueillant à partir de cette année, une nouvelle frange de jeunes. Ceux qui ont quitté l’école prématurément (avant la 4e année moyenne, ou la désormais ancienne 9e année fondamentale) et ceux qui n’ont jamais été à l’école ont dorénavant la possibilité de s’inscrire aux Centres de formation professionnelle (CFA).
Selon les estimations du ministère de l’Education nationale, chiffre révélé par le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, le taux de déperdition scolaire aurait atteint 2,5%. Un taux qu’explique M. El Hadi Khaldi, par la décennie noire qui a vu l’exode de populations entières. « Il y a une frange de la population qui n’a pas été à l’école ou l’a quittée prématurément. Il faut prendre en charge cette catégorie », décrète le ministre. Rappelant le constat établi lors de sa récente audition par le président de la République et les décisions prises, il fait état de la mobilisation d’une commission se basant sur la circulaire 301 de 2007 qui prévoit 80 spécialités pour les jeunes sans niveau. «Cette catégorie est divisée en trois tranches : ceux qui ont quitté l’école au niveau du primaire, ceux qui l’ont quittée au secondaire et les analphabètes», précise M. Khaldi.
Hier, le premier responsable du secteur a réuni au Centre de formation professionnelle de Birkhadem, les directeurs de son département, des présidents d’APC de la wilaya d’Alger pour préparer la rentrée 2008-2009. Une réunion qui a vu la présence, entre autres, du secrétaire général de la wilaya d’Alger et du wali délégué de Draria. Profitant de la circonstance et de la présence des élus locaux, le ministre lance un appel à ces derniers pour recenser à leur niveau la frange de la population qui pourrait bénéficier de cette démarche. L’autre demande faite aux présidents d’APC est de se conformer à la loi 07-81 qui prévoit la création de commissions communales de formation (CCA). «Les APC doivent consacrer un toit et quatre murs, le ministère s’engage à garantir les équipements et l’encadrement», prône M. Khaldi. Des requêtes confortées par le secrétaire général de la wilaya d’Alger M. Zitouni : « Les APC jouent un grand rôle dans le placement des jeunes», et de promettre qu’« au niveau de la wilaya d’Alger, on va dégager des reliquats sur les anciennes opérations non concluantes. On a établi un programme d’actions en collaboration avec les walis délégués et les présidents d’APC ».
Et à l’égard des directeurs d’établissement, « vous n’êtes pas réunis aujourd’hui pour écouter des discours, vous êtes à la disposition des élus. Si je reçois une réclamation pour un dossier refusé ou une porte fermée, le résultat est connu d’avance», menace le ministre. Le ton est donné. Rappelons que cette opération ne touche pour le moment que la wilaya d’Alger, à cause de sa densité de population (plus de 3 millions d’habitants au dernier recensement).
«On organisera des rencontres (prochainement) au niveau d’autres wilayas.» Lors de son intervention, le directeur central chargé de la commission pour l’intégration des jeunes sans niveau a dressé un tableau sur la mue du secteur principalement en offres de formations. « Il y a eu une restructuration de la nomenclature des offres de formations. Celle-ci a connu sa dernière révision en 2007, rapprochant davantage les centres de formation avec les secteurs économiques et le marché de l’emploi.»
Il a fixé les priorités : 301 spécialités dans 20 branches professionnelles sont offertes. 61 passerelles de type horizontal permettent le renforcement de l’employabilité (à travers la diversification des qualifications) et 113 passerelles verticales pour la mise en place d’un cadre promotionnel. «En tout, ce sont 474 cursus différents qui sont offerts.»
Pour la frange des jeunes sans niveau, le responsable fait état de 80 spécialités requerrant des connaissances sommaires avec un dispositif de préformation qui sont destinées à ceux qui ont quitté les études prématurément. Pour ceux qui n’ont jamais été à l’école, « le dossier est ouvert par l’administration centrale ».
Intervenue à son tour, la directrice de la formation professionnelle au niveau de la wilaya d’Alger dresse un tableau des capacités d’accueil de son département, à savoir 48 CFPA, 9 INSP, 1 IFP, 12 annexes CFPA, 4 annexes INSFP, 128 EAFP pour une capacité théorique de 33 054 places et 1 535 en internat. La situation des effectifs de la wilaya est de 21 856 en résidentielle, 15 414 en apprentissage, 2 731 en cours du soir, 1 963 femmes au foyer, 1 035 en formation à distance, 5 430 dans les établissements agréés. Soit un total de 49 032 places. Pour ce qui est des offres de la session d’octobre 2008 : 9 730 places résidentielles, dont 2 760 en savoir lire et écrire sont prévues en plus de 690 en cours du soir, 990 en passerelles et 30 en DEP, ce qui porte le nombre de places total à 11 440 places. Le nombre de sections étant de 469 dans 79 spécialités. Les inscrits sont au 5 octobre dernier 14 278, dont 6 204 garçons et 6 636 filles.
Après avoir dressé ce bilan au niveau de la wilaya d’Alger, la directrice reconnaît qu’il y a un déficit en centres de formation au niveau d’une dizaine de communes. Et elle annonce que 4 projets d’annexe sont prévus au niveau de Oued Ch’bel, Bordj El Kiffan, Mehelma, Kherraicia. « Dans quelque temps, il y aura également des centres dans les communes de Dely Ibrahim, Hydra et Alger-centre ».
Par ailleurs, l’autre nouveauté de la rentrée 2008, c’est le décalage par rapport à celle de l’éducation. «Cela a été décidé en concertation avec le ministre de l’Education et avec l’accord du président de la République. Cela permettra aux élèves qui ont déposé un recours au niveau du ministère de l’Education d’avoir la réponse (dernier délai, le 30 septembre) pour bénéficier du temps nécessaire pour s’inscrire.»Notons que la rentrée des apprentis est fixée au 13 octobre pour les anciens et au 25 octobre pour les nouveaux inscrits.
Le dernier délai pour les inscriptions est établi pour le 16 octobre.
[ source ]
Par Samir Azzoug
La Tribune, édition du 08 Octobre 2008
# Administrateur | 29/09/2008 | Social
Un f’tour dans un «resto de la rahma» de Belouizdad
à toutes les tables, l’ambiance était unique.
Les commentaires allaient bon train et les manifestations de gratitude étaient aussi spontanées que visibles en ce mois saint. Le Ramadhan tire à sa fin. A l’heure de la rupture du jeûne, les rues de Belouizdad se vident en un clin d’œil. Ces mêmes artères qui étaient, quelques minutes auparavant, envahies par une foule pressée de rentrer, chargée des douceurs indispensables à une bonne veillée ramadhanesque.
A l’appel à la prière, la salle commence à se remplir. Dans un brouhaha naissant, des femmes, des enfants, des jeunes et des vieillards se glissent les uns derrière les autres devant une grande table recouverte d’une nappe, sur laquelle ont été posés des bols et des assiettes. Nous sommes dans le local de la salle des fêtes du 20 Août, transformé et aménagé en restaurant de la rahma par l’APC de la commune, en collaboration avec les responsables de la wilaya, les responsables locaux ainsi que les bénévoles. Quelques minutes avant l’adhan, un cuisinier plonge sa louche dans une grande marmite bouillonnante et s’affaire à remplir les bols de soupe. Sans s’accorder de répit, il répartit, ensuite, par petites portions, salade, ragoût de haricots blancs et fruits dans des assiettes plateaux, tandis que des aides cuisiniers s’empressent de dresser les tables, servant, de part et d’autre, les paniers de pain et de l’eau fraîche. «Nous nous en tenons généralement aux listes établies. Il faut compter 680 personnes par jour dont plus de 450 préfèrent rompre le jeûne chez elles à cause d’un handicap quelconque», nous confient les responsables qui étaient présents pour superviser le déroulement de ce repas d’iftar que nous avons partagé avec les convives : soupe (chorba), salade variée, haricots blancs et poires, comme dessert. Certains commencent déjà à manger après une longue journée de travail ou de vagabondage…
Partage d’un quotidien pénible…
Reprenant des forces, après une longue journée de privation, d’autres se lancent dans une discussion animée. En effet, des amitiés ont fini par se tisser entre ceux qui, chaque année, fidèles à leurs habitudes, reviennent prendre leurs repas de rupture du jeûne dans le même restaurant. Ammi Hassen en fait partie. Ce vieil homme, âgé de soixante-quatorze ans et qui vit seul dans une des «baraques» de la capitale, fréquente depuis quatre ans le même restaurant. Ancien serveur de la cantine du CHU Mustapha Bacha, ce septuagénaire, qui n’a pas été épargné par les aléas de la vie, peine depuis quelques années à vivre décemment. L’ouverture d’un «resto du cœur» non loin de l’endroit où il habite lui a mis du baume au cœur. «C’est une très bonne initiative de la part des responsables de l’APC de Belouizdad. Au moins, pendant le mois saint de Ramadhan, beaucoup ont la possibilité de manger tous les jours à leur faim. Et puis, les restaurants de la rahma sont des endroits conviviaux où nous prenons nos repas dans une ambiance chaleureuse sans compter que les membres bénévoles de la commune sont aux petits soins avec nous.»
Un autre convive, d’une trentaine d’années, se félicite également de ce grand mouvement de solidarité qui a permis à «beaucoup de personnes vivant dans le besoin de bénéficier tous les jours, gratuitement, d’un repas chaud et consistant», fait-il remarquer, satisfait. Fatma-Zohra, 45 ans, divorcée et SDF, accompagnée de deux enfants, nous confie : «Ici, dans ce restaurant, nous nous sentons en famille. Personne ne juge personne.
La dignité, c’est très important pour nous.» Et d’ajouter : «J’interpelle les autorités à prendre en charge mes deux enfants, notamment ma fille pour sa scolarisation. En plus, je ne demande rien sauf un toit pour m’abriter moi et mes enfants.» Une autre à ses côtés renchérit : «Par le passé, notre existence était austère. Que de frustrations et de privations, nous avons vécu dans l’attente d’un événement quelconque, d’une aide providentielle.
Aujourd’hui, grâce au mouvement de solidarité, notre vie devient digne et équilibrée.» Nous nous approchons d’un groupe de trois hommes, originaires de la wilaya de Médéa et travaillant au jardin d’Essais de la commune de Belouizdad. Ces derniers apprécient notamment la qualité des repas qui y sont servis. «Ce sont des repas complets. On nous sert exactement le même menu qui est proposé dans d’autres restaurants, à savoir un hors-d’œuvre, une soupe, un plat de résistance et des fruits. On sort d’ici le ventre bien plein», observent-ils, le sourire aux lèvres. Mohend H., un quinquagénaire originaire de la wilaya de Tizi Ouzou, veut partager avec nous ses souffrances, notamment sa séparation avec sa famille. Cela remonte, raconte-t-il, aux années quatre-vingt. «Plus exactement en 1989, quand je suis venu en Algérie pour régler quelques problèmes. Malheureusement, je me suis retrouvé coincé après l’expiration de mon séjour. J’ai sollicité les autorités afin d’avoir un visa mais en vain. Cela fait 26 ans que je n’ai pas vu mon fils que j’ai laissé à l’époque au berceau. Cela n’est pas juste ! Je ne demande rien d’autre que de pouvoir rejoindre ma famille qui est sur l’autre rive de la Méditerranée», lance-t-il avec colère. Dans une ambiance familiale, le repas terminé, les bénévoles commencent à débarrasser les tables. Un autre groupe de jeunes femmes, bénévoles elles aussi, les remplacent. Elles s’activent à faire le ménage pour la salle et la vaisselle, pour que le lendemain, leurs convives aient de quoi rompre le jeûne.
[ source ]
Par Nabila Belbachir
Photo : Zoheïr
La Tribune, édition du 29 Septembre 2008
# Administrateur | 22/09/2008 | Social
Mme Fadela Amara, secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville répondra aujourd’hui à l’invitation de l’association Une chorba pour tous, à l’occasion de la rupture du jeûne. Il est à préciser que 250 bénévoles offrent chaque soir de ramadhan, depuis 16 ans, un repas chaud à tous les démunis qui le souhaitent et quelle que soit leur confession. Une chorba pour tous est située cette année au cœur de la cité Curial, dans le 19e arrondissement, une cité qui a connu des moments difficiles ces dernières semaines. Fadela Amara qui rendra hommage à ces bénévoles s’entretiendra également avec les habitants du quartier.
[ source ]
Par RFA
El Watan, édition du 22 Septembre 2008
# Administrateur | 12/09/2008 | Social
Un projet de convention entre la sécurité sociale et le médecin traitant est en cours de préparation, a annoncé mardi à Alger le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh.
"Nous sommes en train de préparer un projet de convention qui va être adopté par un décret exécutif et qui concerne le conventionnement avec le médecin traitant", a indiqué M. Louh à la presse lors d'une tournée de travail et d'inspection à travers 4 structures dépendant de son secteur dans la wilaya d'Alger.
Cette convention, qui entre dans le cadre des réformes engagées depuis 4 ans par le secteur, "va compléter le système du tiers payant des prestations de la sécurité sociale", a-t-il dit.
Le ministre a souligné que la première catégorie qui sera concernée par la convention avec le médecin traitant est le retraité, précisant que cette convention sera concrétisée "avant la fin de l'année en cours".
Annaba sera le site pilote pour l'application de la convention, qui sera élargie à d'autres wilayas, a-t-il indiqué.
Par ailleurs, M. Louh a rappelé la création de 15 infrastructures au niveau d'Alger et la rénovation de 27 autres, qui ont eu "un impact positif" sur les prestations de la sécurité sociale.
[ source ]
Par APS
La Tribune, édition du 11 Septembre 2008
# Administrateur | 11/09/2008 | Social
Bouteflika Exige la généralisation de la filière informatique au cycle primaire
Boubekeur Benbouzid est le quatrième ministre du gouvernement Ouyahia à avoir été auditionné par le président de la République dans le cadre des réunions restreintes consacrées à l’évaluation des différents secteurs.
Cela après Abdelkrim Djoudi, El Hachemi Djaaboub et Abdelmalek Sellal, respectivement ministres des Finances, du Commerce et des Ressources en eau. Avant de clore cette séance d’évaluation qui précède de quelques jours seulement la rentrée scolaire pour cette année, le Président Abdelaziz Bouteflika a décidé de relever de 2 000 à 3 000 DA la prime de scolarité servie annuellement. Cette augmentation bénéficiera à 3 millions d’enfants scolarisés. Il faut dire que c’est à un véritable satisfecit qu’a eu droit le ministre de l’Eduction, si l’on s’attarde sur l’intervention du chef de l’Etat qui s’est basé, il faut le souligner, sur les chiffres fournis par M. Benbouzid. Au-delà des statistiques avancées, le chef de l’Etat a relevé quand même quelques anomalies, non sans faire montre de beaucoup d’optimisme.
M. Bouteflika a rappelé que « l’effort que consacre l’Algérie à l’éducation de ses enfants est exceptionnel », avant de préciser que ce constat est loin d’être « une affirmation politique ». Elle « peut aisément se vérifier à travers les données des organisations internationales et notamment l’Organisation des Nations unies pour l’éducation. Cela est le reflet d’une volonté farouche de notre pays, depuis le recouvrement de l’indépendance, de se réapproprier l’éducation, dont notre peuple a été privé pendant la période coloniale. Cela exprime aussi notre détermination à préparer l’avenir de l’Algérie […]».
Le chef de l’Etat indiquera également que même si des progrès notables sont à signaler dans ce secteur, au demeurant névralgique, il n’en demeure pas moins qu’il faut faire plus. «Il reste que tous ces progrès en appellent nécessairement d’autres, car l’école demeurera la pierre angulaire du développement et de l’avenir du pays.» Les progrès supplémentaires, le président de la République les résume dans l’enracinement de l’enfance et de la jeunesse dans leur identité nationale avec ses corollaires la langue et les valeurs civilisationnelles de l’histoire de ce pays. « C’est par ces atouts que l’enfance et la jeunesse algériennes seront demain les citoyennes et les citoyens d’une Algérie libérée de toutes les séquelles de la tragédie nationale, capable d’affronter le monde et cultivant au fil continu des générations le devoir de mémoire envers son glorieux passé […].» Un glorieux passé qui est très mal enseigné, en ce sens que, de l’aveu du ministre des Moudjahidine, l’histoire de la guerre de libération, pour ne prendre que ce pan de la vie de la nation, est faussée. L’éducation civique revêt aux yeux du président de la République une grande importance dès lors que c’est à travers elle que l’on forme un véritable citoyen. « L’Algérie s’est désormais libérée de la dépendance financière. Elle a aussi très largement rétablie la sécurité à travers le territoire. Mais notre pays souffre encore d’autres maux légués par la crise, dont l’incivisme et de multiples dévoiements qui perturbent l’harmonie sociale et retardent nos efforts de développement », a souligné le président de la République qui ne voit d’autres solutions pour endiguer ces fléaux que l’éducation, le civisme et l’esprit de citoyenneté. « Trois missions dans lesquelles l’école doit s’investir encore davantage », a-t-il ajouté. Le savoir scientifique et technique figure parmi les priorités du chef de l’Etat qui entend mener le bateau Algérie, du moins à l’horizon 2009-2014, vers la bataille des sciences et des technologies de l’information dont le pays enregistre un retard criant. « […] Nous devons gagner la bataille de la réhabilitation de filières scientifiques qui doivent prédominer dans le cycle secondaire si nous voulons réellement assécher la déperdition scolaire et le chômage des diplômés à tous les niveaux […] ». Et Abdelaziz Bouteflika d’ordonner au gouvernement de doter l’éducation nationale des ressources et des moyens « destinés à généraliser réellement l’enseignement de l’informatique et des nouvelles technologies de l’information à tous les paliers de la scolarité, y compris primaire ».
Il faut signaler que lors de la présentation de sa communication sur son secteur, Boubekeur Benbouzid n’a à aucun moment abordé l’enseignement privé. Pourtant, des écoles privées existent, elles sont soumises à un cahier des charges défini par le premier responsable du secteur. Ces écoles dispensent des enseignements en conformité avec le programme établi par l’éducation nationale. Elles ont, elles aussi, présenté des candidats aux examens des différents paliers et enregistré des réussites. Mais le ministre de l’Education n’a apparemment pas jugé utile d’en faire l’évaluation, bonne ou mauvaise.
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Par Faouzia Ababsa
Photo : Riad
La Tribune, édition du 11 Septembre 2008
# Administrateur | 11/09/2008 | Social
Sécurité sociale et travail : Les assurés seront mieux couverts
Une nouvelle stratégie est menée depuis cinq ans par le secteur du travail et de la sécurité sociale. Cette dernière qui consiste essentiellement à renforcer infrastructures et dispositifs de prise en charge des assurés sociaux et des chômeurs, intervient, conformément aux instructions du président de la république qui place, en fait ce dossier parmi les priorités. En fait, la refonte du système de l’emploi et de la sécurité sociale s’impose aujourd’hui, pour remédier aux dysfonctionnements qui ont caractérisé le secteur qui expliquent les déséquilibres financiers dont ont souffert les caisses de retraite et de la sécurité sociale ou encore la persistance du chômage, en dépit des nombreux dispositifs d’aide à la création d’emploi mis en place par le gouvernement pour résorber la crise du chômage.
En effet, le gouvernement conscient de l’ampleur du chômage, met les bouchées doubles et se lancent dans une course contre la montre et s’engage à créer 450.000 emplois annuellement jusqu’en 2013, dans le cadre du dispositif d’insertion professionnelle, la Cnac et l’ANSEJ. Les statistiques de l’Agence de soutien à l’Emploi de Jeunes relèvent, l’évolution significative du nombre de projets montés par les promoteurs, après l’introduction de nouvelles dispositions relatives à la décentralisation du pouvoir de décision, de la qualification et la formation des accompagnateurs. Il faut savoir qu’un service a été créé, au sein de l’ANSEJ, pour cet aspect, considéré comme décisif pour la réussite ou l’échec de l’entreprise.
Les bilans de l’agence font ressortir un satisfecit, en matière d’objectifs à atteindre puisque 27.000 bancaires sont signalés au mois de juillet, alors que l’on tablait sur, seulement 2000 dossiers, par mois. Les réformes vont au-delà de ces aspects puisque les accompagnateurs se chargent désormais de dépôt des dossiers auprès des banques pour le financement des projets proposés. S’agissant de la sécurité sociale, il faut relever d’emblée, la rénovation et l’aménagement des centres de la cnas pour améliorer les prestations afin de prendre en charge quelque 6000 assurés au niveau des 30 centres que compte la seule wilaya d’Alger. Il faut dire aussi, que les dépenses de la sécurité sociale en matière de santé pour 2007, à atteindra 141,5 milliards de dinars dont 74% vont vers les bénéficiaires du tiers payant. Le ministère du Travail et de la Sécurité sociale que son département qui œuvre, à la faveur de la stratégie du secteur lancera d’ici la fin de l’année, dans le cadre du tiers payant toujours, la contractualisation des soins médicaux des retraités, à travers des conventions qui seront signées avec des médecins. Rappelons que le système en question couvre actuellement 1,8 millions de personnes, en attendant sa généralisation, en 2013, à tous les assurés sociaux.
[ source ]
Par Samia D. - 11-09-2008 à 00:14
El Moudjahid, édition du 11 Septembre 2008
# Administrateur | 07/09/2008 | Social
Les bourses des familles mises à mal par la rentrée sociale : Les ménages coincés entre le couffin et l’école
Les fournitures scolaires affichent cette année une légère inflation liée notamment à la flambée des matières premières sur le marché international. Dans certaines librairies, la hausse des prix des cahiers a atteint les 15%. Il faut dire qu’en peu de temps, les coûts du papier sur le marché mondial sont passés de 950 dollars/tonne à 1300 dollars. « Les prix des cahiers ont considérablement augmenté, mais nous avons fait en sorte de garder les mêmes tarifs. Nous avons une marge de 20% », explique le gérant de la librairie-papeterie El Foudhaili à Alger-centre. Les prix des cahiers varient d’une marque à une autre. Le cahier de la marque Alif (196 pages) est de 5 DA plus élevé que ses concurrents locaux. D’autres produits sont passés du simple au double. Les protège-cahiers qui coûtaient 2 DA les années passées sont cédés aujourd’hui à 10 DA (ou 7 DA dans les marchés improvisés). Là aussi, on invoque l’argument de l’augmentation des prix du plastique sur le marché mondial. Mais en cette période de jeûne, il n’y a pas de grands rushs sur les librairies.
Le mois sacré semble avoir fait passer la rentrée scolaire au second plan. « Nous avons eu beaucoup de dépenses, il est préférable d’attendre le prochain virement de salaire pour commencer les dépenses de la rentrée des enfants », nous dit un père de famille. Cartables, blouses, vêtements… la liste de ce qui va grever le budget des familles est très longue. « Certaines écoles exigent des marques. C’est là une forme de publicité », regrette le patron de la librairie El Foudhaili. Un père de famille, ayant deux enfants au collège, a prévu un budget de 3500 DA.
1+1= 5000 DA
Avant de boucler les deux listes des articles scolaires, la facture est rapidement montée à 3976 DA. Pour une famille ayant trois enfants scolarisés avec le SMIG, le budget des articles scolaires représenterait 87,5% de leur salaire. Si l’on y ajoute les vêtements et les blouses, la rentrée scolaire suffit à grever le budget des familles. Les petites et moyennes bourses préfèrent acheter leurs produits dans les marchés informels. Dans le marché de Belcourt (Belouizdad), des marchands exploitent tous les filons qui rapportent du profit. Ils vendent à la fois des fournitures scolaires ainsi que de la vaisselle pour le ramadhan. Les parents restent vigilants sur les prix. « On achète les produits moins chers. Il n’y a que pour les cartables et les trousses qu’on se permet des fantaisies », nous dit une parente d’élève.
Face au stress des parents, les enfants affichent de larges sourires. « Les enfants d’aujourd’hui sont devenus très exigeants. Le temps où il suffisait d’acheter quelques stylos et des cahiers paraît révolu », se plaint un père de famille. Dans les yeux des enfants, on voit valser le tourbillon des tentations. « C’est difficile d’expliquer aux enfants pourquoi on ne leur achète pas les boîtes de couleurs à 300 DA qui les fait tant rêver. » Devant une boîte de peinture assez sophistiquée, une jeune maman oppose à sa fille de 7 ans un « niet » catégorique. « Si je devais la lui acheter, à ce prix-là, je préfère la lui garder pour son trousseau de mariage », plaisante-t-elle. Le budget moyen varie selon le niveau scolaire des élèves.
De 2500 DA pour les élèves du primaire, il peut atteindre les 5000 DA au lycée. « Ce n’est pas avec les 2000 DA accordés par l’Etat aux enfants démunis qu’on réglera le problème d’autant que cet argent arrive tardivement. » Pour les vêtements, c’est une autre affaire. Les petites et moyennes bourses cherchent à s’habiller malin et pour pas cher. « Pendant longtemps, la friperie a été une bouée de sauvetage. Mais aujourd’hui, même les vêtements usagés sont assez chers. Ce qui nous sauve c’est surtout les Chinois », estime Salah, père de 3 enfants et employé dans une entreprise privée. Et d’enchaîner : « Immédiatement après le ramadhan, ce sera l’aïd. Il faudra encore penser à acheter les vêtements neufs pour les enfants. » En clair, les ménages sont coincés entre l’enclume du couffin du ramadhan et le marteau du trousseau des fournitures scolaires.
Prix des fournitures scolaires
Cartable de : 180 Da (pour les élèves en préscolaire) à 960 DA et 1250 DA (cartables à roulettes)
Trousse : entre 50 et 325 DA
Cahier 384 pages : 120 DA
Cahier pour les travaux pratiques : 20 DA/45 DA
Cahier de 120 pages : 25 DA
Cahier de 64 pages : 15 DA
Cahier 192 p : 60 DA
Cahier 288 p : 70 DA
Ciseaux : 15 DA
Règle : 15 Da
Equerre : 30 DA
Rapporteur : 20 Da
Petit carnet de 15 à 55 Da
Crayon noir 10 à 30 DA
Boite de couleurs : de 15 DA à 270 DA
Etiquettes autocollantes : 10 Da
Protège-cahier : 10 DA
Colle : 10 Da
Scotch : 15 DA
Compas de 75 à 150 DA
Peinture : 80 DA
Taille-crayon : de 5 à 30 DA
Gomme : De 5 à 45 DA
Papier millimétré : 10 DA
Ardoise : de 10 à 75 DA.
L’ardoise « magique » coûte entre 100 DA à 280 DA.
Les bûchettes et les jetons : 40 DA.
Classeurs : 150 DA
Blouses de 170 DA à 450 DA
[ source ]
Par Amel Blidi
El Watan, édition du 07 Septembre 2008
# Administrateur | 06/09/2008 | Social
La dimension sociale d’une œuvre de développement
De nouvelles mesures en faveur des retraités particulièrement la revalorisation des pensions d’un certain seuil ont été prises lors du dernier Conseil des ministres au moment où tout un dispositif de solidarité nationale a été mis en place à l’occasion de ce mois sacré de Ramadhan et de la rentrée sociale. Du soutien perpétuel pour les couches défavorisées alors par la mobilisation annuelle ou régulière de fonds de l’Etat. Par de tels actes au caractère répétitif et émanant des profondes convictions du Président de la République, c’est la signification tout bonnement de la dimension sociale de cette œuvre du développement qui ne peut s’opérer sans la préservation de l’équilibre de la société et la protection d’un pouvoir d’achat. Et dans toutes les opportunités qui lui étaient offertes au plan international, le Chef de l’Etat tout en exprimant sa disponibilité à œuvrer dans le sens de l’instauration d’une économie de marché après une remise à niveau d’un appareil de production et d’un système de fonctionnement a souvent revendiqué une harmonie dans cette transition pour insister sur un volet social à respecter. Plus que légitime, cette revendication repose sur une réalité national fragilisée de surcroît par le contexte et les épreuves douloureuses d’une conjoncture marquée par la destruction. Ce n’est d’ailleurs point fortuit si le plan de la relance économique fut soumis à une première perspective, celle de l’amélioration du cadre de vie du citoyen comme pour réunir les conditions d’épanouissement et de promotion d’une société en phase de réconciliation avec ses valeurs.
Tout le processus de renouveau national obéit donc au paramètre social accordant ainsi le temps à ces couches les moins favorisées de refaire une santé et de s’accrocher dans cette vaste opération de reconstruction nationale. Incontestablement, beaucoup reste à faire face à la précarité d’un quotidien d’une certaine couche sociale mais une volonté politique est manifestée souvent pour faciliter une intégration et aider ce citoyen en difficulté même si le circuit de distribution en l’absence d’une carte sociale reste singularisé par des faiblesses et des défaillances.
L’effort consenti en direction des désœuvrés et des démunis demeure cependant conséquent pour entretenir temporairement un équilibre et donner de l’espoir au commun des citoyens.
Un long chemin est à poursuivre certainement après tout ce travail de base réalisé en un temps record et devant permettre l’encouragement de l’investissement productif, créateur d’emploi et générateur de richesses.
La détermination est forte pour la concrétisation de l’œuvre et l’attachement à cette dimension sociale le demeure davantage…
[ source ]
A. BELLAHA, 06-09-2008 à 00:24
EL MOUDJAHID, édition du 06 Septembre 2008
# Administrateur | 03/09/2008 | Social
Solidarité nationale
Pour une scolarité meilleure que les précédentes, au profit des élèves issus des couches défavorisées et des zones enclavées, l’Etat a consacré plus de 40 milliards de dinars aux multiples formes de solidarité et de soutien. Il s’agit, entre autres, des cantines, des manuels et des primes. Ainsi, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le ministère de l’Education a mis en exergue les efforts consentis ces dernières années en matière de soutien à la scolarité en Algérie, en rappelant que le nombre des cantines scolaires à travers l’ensemble des wilayas est passé de 4 114 en 1999 à 11 622 en 2008. Une densification, précise-t-on, qui a permis de faire augmenter le nombre d’élèves bénéficiaires de 500 000 en 1999 à plus de 2,6 millions cette année, soit « une prise en charge du repas de midi pour plus de 70% des élèves du cycle primaire ». Cela a nécessité, sur le plan financier, un budget de 12,5 milliards DA en 2008 alors qu’il n’était que de 600 millions DA en 1999, ce qui prouve, selon le communiqué, que la qualité du repas servi aux élèves a « nettement » évolué puisque son coût atteint actuellement 30 DA pour le Nord et 35 DA au Sud.
Concernant les élève internes et demi-pensionnaires, le montant qui leur est consacré par l’Etat est de 7,2 milliards DA, couvrant ainsi la prise en charge de 776 000 demi-pensionnaires et de 97 000 interne. Le manuel scolaire est de la partie. Ce dernier, souligne-t-on, est devenu « obligatoir e» et à la portée de tous à la faveur de la mise en œuvre de la réforme de l’éducation, pour qui, en 1999, la situation qui prévalait dans le domaine, aussi bien au plan quantitatif que qualitatif, n’a aucun rapport avec celle d’aujourd’hui. « Les élèves ont à leur disposition des manuels de qualité et à un prix soutenu par l’Etat et gratuit pour 3 870 350 élèves défavorisés, incluant pour des raisons psychopédagogiques, la gratuité pour tous les élèves du préscolaire et ceux de la première année primaire », précise cette source, relevant que l’Etat a déboursé une enveloppe de 6,5 milliards DA. Par ailleurs, 3 millions d’élèves nécessiteux ont bénéficié d’une prime scolaire. Une enveloppe de 6 milliards a été allouée pour ces élèves à raison de 2 000 DA chacun. Les procédures de mise en place de ces crédits au niveau des wilayas devront, précise-t-on, permettre une plus grande célérité dans la distribution de cette prime, sur la base des listes établies par les commissions de daïras. En ce qui concerne les fournitures scolaires pour les démunis, l’Etat a consacré un fonds de 1 milliard DA dont une première tranche de 164 millions DA vient d’être consommée.
Quant au transport, le ministre assure que le parc d’autobus disponible, soit 3 508 unités, qui bénéficie à 700 000 élèves permet de desserrer les contraintes que vivent les élèves habitant les zones déshéritées et enclavées.
A la question du logement, qui préoccupe tant les enseignants, la mise à la disposition des enseignants de 4 200 unités incessibles dans les régions du Sud a été décidée afin d’assurer la couverture des besoins dans certaines filières telles que les langues étrangères, permettant ainsi l’amélioration de l’encadrement pédagogique et sa stabilité. En revanche, l’ampleur des besoins en ce domaine a conduit les pouvoirs publics à programmer l’acquisition de 1 300 autobus supplémentaires pour 5,7 milliards DA en plus du montant de 2 milliards DA consacré à ce chapitre par le ministère de la Solidarité nationale.
[ source ]
Par Nabila Belbachir
La Tribune, édition du 03 Septembre 2008
# Administrateur | 02/09/2008 | Social
Leur revalorisation doit avoir lieu au mois de janvier prochain : Les retraites modestes revues à la hausse
La première mesure concerne d’abord la mensualité des retraités. « J’invite également le ministre chargé de la Sécurité sociale à autoriser la revalorisation annuelle des retraites des travailleurs salariés qui devait être mise en place depuis le 1er mai. » La Caisse nationale des retraites a quelques difficultés d’équilibre financier, mais cela ne peut justifier la non-perception par les retraités salariés d’un droit que leur confère la loi », a affirmé le chef de l’Etat. Le président Bouteflika instruit également, indique le communiqué du Conseil des ministres, le gouvernement à prendre les dispositions appropriées pour la mise en œuvre, à partir du 1er janvier prochain, de « mesures de solidarité qu’il a décidées au bénéfice de retraités titulaires de pensions ou d’allocations modestes ».
Ces mesures consistent en une augmentation de 5% de l’aide publique aux pensions directes et pensions principales de réversion inférieures à 11 000 DA au profit des retraités salariés qui ont déjà bénéficié en juillet 2006 de premières mesures de solidarité. Elles portent aussi sur une aide publique de 5% aux pensions directes de retraites et pensions principales de réversion inférieures à 11 000 DA au profit des retraités non salariés qui n’ont pas été concernés par les mesures prises en juillet 2006. Le Conseil des ministres a décidé aussi de l’instauration, grâce à une aide publique, d’un minimum de 3500 DA mensuel pour toute allocation directe et allocation principale de réversion des retraités salariés et non salariés. Un minimum qui était jusqu’à présent inférieur à 2000 DA. Cette mesure bénéficiera à environ 1 050 000 titulaires de pensions directes ou de réversion et d’allocations directes ou de réversion. Le Conseil des ministres a examiné et adopté un projet de loi relatif à la protection du consommateur et à la répression des fraudes.
Ce texte, qui vient se substituer à l’actuelle loi (datée de 1989), a pour but de protéger le consommateur et d’encourager le mouvement associatif de protection des consommateurs.Ce mouvement, qui aura la qualité d’association d’utilité publique bénéficiant de l’assistance judiciaire, viendra appuyer les pouvoirs publics. Tout en soulignant la nécessité d’un tel mouvement, le chef de l’Etat a incité le gouvernement à mobiliser le contrôle commercial durant le mois sacré de Ramadhan, pour préserver la santé et le pouvoir d’achat des citoyens et sanctionner toute forme de dépassement constaté. Contrairement aux dernières affirmations du ministre de la Communication, le Conseil des ministres n’a apporté aucune mesure spécifique pour réduire la pression sur le front social à l’occasion du mois de Ramadhan et de la rentrée sociale. Par ailleurs, le président Bouteflika a conforté la position du chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, qui, dans une note aux différentes administrations publiques, insisté sur la limitation des dépenses. Pour le premier magistrat du pays, « la rationalisation des dépenses publiques et la lutte contre le gaspillage ne signifient pas l’austérité ni dans la dépense de développement judicieusement engagée ni encore moins au détriment de la population et notamment des travailleurs et des couches défavorisées ». Le conseil des ministres a également adopté l’avant-projet de loi des finances 2009 et l’avant-projet de loi amendant le code pénal.
[ source ]
Par Madjid Makedhi
El Watan, édition du 02 Septembre 2008
# Administrateur | 02/09/2008 | Social
L’opérateur de téléphonie mobile Wataniya Télécom Algérie/Nedjma va contribuer à l’effort de solidarité mené pendant le mois de Ramadhan et à l’occasion de la rentrée scolaire 2008 par le Croissant-Rouge algérien (CRA). Un soutien qui va se traduire par un don de 15 000 cartables et de 20 tonnes de denrées alimentaires destinés aux familles et personnes vulnérables. Dans le communiqué de presse de Nedjma parvenu à notre rédaction hier, il est précisé dans ce cadre-là que les dons seront distribués dans les prochains jours par le biais des comités du CRA, implantés sur tout le territoire national et comme convenu dans l’accord de partenariat signé en juin dernier entre les deux parties.
Selon cette même source, le but recherché par cette contribution est avant tout d’alléger les dépenses des familles et personnes vulnérables en ce mois sacré de Ramadhan et aussi permettre aussi aux enfants d’entamer une année scolaire 2008/2009 dans de bonnes conditions. On lit aussi dans le communiqué que Nedjma appelle ses clients désireux de participer à cet élan de solidarité à faire don de 10 DA par SMS. Pour ce faire, il leur suffira d’envoyer le mot CRA au numéro 55 272. L’heure est donc à la solidarité en cette période sacrée chez la famille des abonnés de Nedjma.
[ source ]
La Tribune, édition du 02 Septembre 2008
# Administrateur | 19/08/2008 | Social
A L’APPROCHE DU RAMADHAN
Les Algériens saisis par la fièvre « acheteuse »
Marchands de vaisselle, de linge de maison, d’électroménager et d’alimentation générale ont d’ores et déjà commencé à exposer leurs produits aux clients toujours à l’affût de la nouveauté pour ce mois sacré.
C’est le même rituel qui revient chaque année. A l’approche du mois sacré du Ramadhan, les citoyens algériens se préparent à accueillir le mois du jeûne et de la prière d’une manière qui s’est imposée en l’espace de quelques années, pour devenir un vraie tradition.
C’est dans les quartiers marchands de la capitale algéroise, mais aussi de toutes les autres régions du pays que les préparatifs commencent. Marchands de vaisselle, de linge de maison, d’électroménager et d’alimentation générale ont d’ores et déjà commencé à exposer leurs produits aux clients toujours à l’affût de la nouveauté pour ce mois sacré. Ce sont les marchands de vaisselle et linge de maison qui sont les premiers à tirer profit de cette préparation intensive. En effet, pour les Algériens saisis par la fièvre «acheteuse», les préparatifs commencent généralement par l’acquisition d’une nouvelle vaisselle. Les commerces spécialisés dans le domaine mais aussi les marchands ambulants connaissent très bien ces habitudes commerciales des citoyens et ont tout mis en oeuvre pour répondre à la demande. Ce qui leur vaut de réaliser des chiffres d’affaires considérables.
Samir, un jeune marchand ambulant de 24 ans rencontré dans les rues de Bab El Oued, a indiqué à ce sujet: «C’est la période où les gens achètent le plus de vaisselle, même s’ils en ont chez eux, ils achètent toujours de la vaisselle neuve pour le Ramadhan, (...) bien sûr que durant ce mois, on est prêt à des sacrifices que nous nous refusons le reste de l’année.»
Une douzaine de verres à 300 dinars, des assiettes à 50 dinars pièce, ce marchand attire la foule là où il passe et n’hésite pas à offrir aux clients fidèles quelques ustensiles gratuits. «Je donne parfois quelque chose en plus pour ceux qui reviennent souvent me voir, il y en a que je vois chaque année lorsque je passe dans leurs quartiers» a-t-il déclaré.
Les magasins de l’électroménager quant à eux, proposent pour ce Ramadhan, des réductions et des promotions sur certains produits et appareils comme les batteurs et les moulinettes pour les ménages qui désirent se munir du nécessaire pour la cuisine. C’est dans un des magasins du quartier marchand de Bab Ezzouar, à savoir le célèbre Haï El Djorf, que se font les bonnes affaires. Mohammed, commerçant en ces lieux, nous a confié à ce sujet: «Après la période des mariages, c’est le Ramadhan qui est la deuxième raison qui pousse le plus les ménages à acheter des appareils ménagers,(...) et on a fait quelques petites réductions sur certains appareils.»
Le linge de maison est un autre objet à acquérir pour les fiévreux de l’achat. Nappes, serviettes de table et toiles cirées sont autant d’articles à avoir chez soi durant le mois sacré, pour embellir les maisons et adoucir l’atmosphère parfois tendue du mois de jeûne.
Au Marché 12 (tnach), sis rue Belouizdad, les Algérois et les Algéroises se donnent rendez-vous pour faire leurs acquisitions. Les prix y sont imbattables et la qualité y est présente. Ce qui constitue autant d’ingrédients nécessaires pour faire des acheteurs algériens des gens heureux. Pour Hamida, une dame venue faire ses emplettes, ce marché est une vraie «caverne d’Ali Baba». «On y trouve de tout et à des prix plus qu’abordables, (...) je viens d’acheter une grande nappe de table avec les serviettes assorties à 1400 dinars, c’est pratiquement donné», a-t-elle ajouté.
Dans ce marché se trouvent aussi des commerces spécialisés dans la vente des fruits secs (pruneaux et raisins), produits de large consommation durant le Ramadhan.
Amandes, noix, pruneaux et abricots séchés sont les produits-phares que les citoyens s’arrachent ces jours derniers.
«Je consacre cette semaine pour les courses du Ramadhan, et j’ai décidé de commencer par les fruits secs avant que les prix ne flambent davantage» à déclaré un client rencontré là.
Faire les emplettes n’est pas le principal exercice lié à ces préparatifs, puisque le grand ménage et «ghssil eddar» est une autre activité généralisée à l’approche du mois sacré.
Les Algérois commencent le rituel par laver le linge sale cumulé durant l’année. Résultat: des balcons encombrés de tapis et couvertures, étendus, fraîchement nettoyés. A signaler que même les murs des maisons et appartements sont lavés pour l’occasion.
Ce qui provoque parfois des accidents.
[ source ]
Par Yasmine ZOUAGHI
L'Expression, édition du 19 AOUT 2008
# Administrateur | 18/08/2008 | Social
Noureddine Moussa serein quant au respect de l’échéance
La rentrée sociale 2008 ne s’annonce pas de tout repos pour le gouvernement Ouyahia. Ce dernier est attendu sur plusieurs fronts. Le plus important reste l’achèvement du programme présidentiel avant la fin du deuxième mandat, en avril 2009. Une course contre la montre s’annonce donc pour l’Exécutif durant les huit prochains mois afin que les engagements du chef de l’Etat soient concrétisés.
Noureddine Moussa, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, qui est à la tête du chantier le plus suivi et le plus attendu par la population, continue d’assurer que le défi de réalisation du million de logements d’ici la fin de l’année 2009 sera relevé. Pourtant, moins de la moitié du programme a été réalisée jusqu’à maintenant. Affichant une grande sérénité, le ministre soutient : «Nous sommes sur la bonne voie pour atteindre notre objectif.» Un objectif qui vise à faire du secteur du bâtiment le deuxième facteur de croissance économique après les incontournables hydrocarbures. Selon les statistiques du département de l’habitat, 44% du programme du million de logements a été livré, les travaux de 544 024 logements sont déjà lancés, 459 812 logements ont été réceptionnés et, d’ici la fin de cette année, 264 025 autres le seront également. En 2009, il restera à réaliser environ 300 000 unités pour boucler le programme du million de logements selon le ministre qui a expliqué que les études des projets étant terminées, la réalisation du reste du programme prendra beaucoup moins de temps que celle de la première tranche, exécutée en quatre ans. Et pour booster les chantiers, Noureddine Moussa ne lésine pas sur les moyens. Mais c’est sans compter sur la perturbation du marché mondial des matériaux de construction.
Ledit marché connaît d’importantes perturbations, dues essentiellement à la flambée des prix du rond à béton, à la pénurie de ciment, à l’augmentation du prix du bois, etc. Pour le rond à béton, à titre d’exemple, les besoins du pays sont estimés à 3 millions de tonnes/an pour les programmes de logements et d’équipements. La production locale ne satisfait que 20 à 25% de ces besoins. L’importation de ce produit pose un sérieux problème quant à la capacité des entreprises nationales à honorer leurs engagements. Face à toutes ces difficultés, «des dispositions ont été prises pour l’aplanissement des contraintes entravant la conduite des chantiers», a assuré le ministre, citant notamment la révision des prix des matériaux de construction. D’autres mesures ont été prises par le ministre afin de redynamiser l’activité de ce secteur. Il a ainsi annoncé une baisse de la fiscalité au profit des promoteurs qui s’engagent à réaliser des logements, dans les délais fixés, avec un coût de moins de 30 000 DA le mètre carré (exonération de l’impôt sur le revenu global et de l’impôt sur le bénéfice des sociétés). Une aide plus conséquente pour la construction de logements ruraux a été décidée. Il est à préciser que 227 000 logements ruraux ont été réalisés et octroyés au niveau national et ce, à fin mars 2008, dans le cadre du programme quinquennal de l’habitat qui englobe le million de logements, et le programme additif (programme complémentaire destiné au Sud et aux Hauts Plateaux et programme de la résorption de l’habitat précaire), ce qui représente globalement un total de 1 457 000 unités, tous types confondus. L’Etat multiplie les efforts pour parachever la réalisation de son programme mais des retards continuent d’être enregistrés, notamment dans le programme de l’Agence pour le développement et l’amélioration du logement (AADL) qui peine toujours à réaliser certains chantiers du programme de 2002. Mais, malgré tous ces retards et le temps qui presse, M. Noureddine Moussa estime qu’«il nous appartient d’accélérer la cadence des réalisations et de mettre dans de bonnes conditions les entreprises pour arriver à notre but». «Le gouvernement accorde toute l’importance voulue quant au respect de cette échéance», a-t-il assuré avant de conclure que «des dispositions ont été prises pour l’aplanissement des contraintes entravant la conduite des chantiers». Tenu par l’obligation de résultats, M. Noureddine Moussa sera-t-il au rendez-vous en 2009 ?
[ source ]
Par Hasna Yacoub
Photo : Sahel
La Tribune, édition du 18 AOUT 2008
# Administrateur | 07/08/2008 | Social

La Caisse nationale d'allocations familiales vient d’annoncer ce mercredi matin que l’allocation de rentrée scolaire (ARS) sera versée à partir du mercredi 20 août.
Le montant de l'ARS, par enfant et par an, est de 272,59 euros pour les 5-10 ans, 287,59 euros pour les 11-14 ans et 297,59 euros pour les 15-18 ans. En 2007, l'ARS a été versée à 2.787.800 bénéficiaires.
Les conditions d’obtention
Cette allocation est destinée aux familles ayant des enfants scolarisés nés entre le 16 septembre 1990 et le 31 janvier 2003 inclus. Il faut avoir eu en 2006 un revenu imposable net inférieur à un plafond, qui varie en fonction du nombre d'enfants à charge. Pour un enfant, ce plafond est de 21.991 euros, pour deux enfants 27.066 euros, pour trois enfants 32.141 euros et au-delà 5.075 euros par enfant supplémentaire.
Les formalités à remplir
Les familles qui perçoivent au moins une prestation familiale et sociale n'ont aucune démarche administrative à effectuer. En revanche, celles qui n'ont qu'un seul enfant à charge et ne sont pas allocataires doivent envoyer à leur CAF un dossier de demande d'ARS.
Pour les jeunes de 16 à 18 ans, l'allocation est versée sur justificatif de scolarité ou d'apprentissage: les familles devront donc retourner au plus vite à leur CAF l'attestation de scolarité que celle-ci leur envoie systématiquement à la rentrée.
[ source ]
Avec AFP
20Minutes.fr, éditions du 06/08/2008
# Administrateur | 29/06/2008 | Social
Salon international du recrutement
Selon le directeur du salon, Mohamed El Ouahdoudi, environ 15 000 à 20 000 offres d’emploi sont proposées et discutées lors de cette nouvelle édition qui a pour objectif « non seulement de promouvoir les compétences locales auprès des entreprises, mais de faire connaître également les offres d’emploi difficiles à pourvoir et faciliter la mobilité professionnelle en Algérie ».
Des entreprises comme Sonelgaz, ACC, Orascom construction, BNP Paribas, Ericsson sont présentes au Sirrha, tout comme Michael Page International, spécialiste du recrutement des cadres et dirigeants, dont la filiale Africa et Maghreb estime que sa participation à cet événement est « une étape importante de la prise de contact de Michael Page avec le marché algérien ». La filiale intervient essentiellement en Algérie dans le cadre de recrutements de cadres expatriés pour le compte de sociétés européennes, arabes, américaines et asiatiques. « Les clients du cabinet nous sollicitent également pour les aider à recruter des cadres algériens ayant acquis une première expérience à l’international.
Cette demande est d’ailleurs forte sur l’ensemble du Maghreb », affirme Paul Mercier, directeur exécutif de Michael Page Africa et Maghreb. Commentant le marché de l’emploi en Algérie, l’entreprise Sira Algérie estime que les ressources humaines sont « disponibles, mobiles et dévouées ». Des dizaines de milliers d’opportunités d’emplois sont offertes chaque année, mais qui ne sont pas mises en valeur en raison de « la complexité du cadre réglementaire et de la non- structuration de la gestion des ressources humaines au sein des entreprises locales ». A noter qu’une journée pour les professionnels du recrutement sera organisée durant ce salon, en plus d’un salon parallèle « Entreprendre en Algérie », dont l’objectif est de répondre aux attentes des gens qui ne veulent pas être salariés, mais qui veulent créer leur propre entreprise.
[ source ]
Par L. M.
El Watan, édition du 29 Juin 2008
# Administrateur | 28/06/2008 | Social
Salon du recrutement : Plus de 12 000 offres d’emplois présentées
Le Salon international du recrutement et des ressources humaines en Algérie, prévu entre les 27 et 29 du mois en cours à la Safex, aux Pins maritimes d’Alger, a ouvert hier ses portes au public. La tenue de la 5e édition de ce salon constitue une occasion inespérée aux jeunes diplômés afin de décrocher le fameux sésame. Plus de 12 000 offres d’emplois seront présentées à 10 000 candidats et professionnels inscrits. Pour cette année, le nombre des partenaires a triplé par rapport à 2007. Plusieurs entreprises nationales et étrangères viendront chercher leur futur cadre ou employé. Il s’agit, entre autres, de Sonatrach, Coca-Cola, Ericsson et BNP Paribas. Outre l’exposition, les visiteurs auront à découvrir pour la première fois l’espace « entreprendre en Algérie » en présence de la Confédération algérienne du patronat et de la Caisse nationale de l’assurance chômage (CNAC).
[ source ]
Par H. L.
El Watan, édition du 28 Juin 2008
# Administrateur | 19/06/2008 | Social
Belkhadem : « Nos jeunes refusent le travail agricole et de construction »
Intervenant hier à l’ouverture de la journée parlementaire sur « le plan d’action pour la promotion de l’emploi et de la lutte contre le chômage », organisée par les députés de son parti, M. Belkhadem souligne les limites du marché et l’impossibilité d’offrir à chacun le travail qu’il veut. « Nos jeunes chômeurs rejettent le travail dans le secteur agricole et dans les travaux publics », relève-t-il, attestant qu’actuellement, ce sont les secteurs générateurs de plus d’emplois en Algérie. Le chef du gouvernement indique, dans le même sillage, que l’Algérie est confrontée à un double problème : le chômage d’un côté et le manque de main-d’œuvre dans certains secteurs de l’autre côté. C’est ainsi qu’il relève la nécessité de réorienter la formation de sorte à répondre aux besoins du marché du travail. Dans la même optique, M. Belkhadem souligne la nécessité de redonner son importance à l’agriculture qui est, selon lui, le principal secteur générateur d’emplois en Algérie. « Les gens, en raison notamment du terrorisme, ont abandonné leurs terres. Trois quarts de ceux qui ont eu des aides agricoles dans la wilaya de Biskra les ont délaissées », constate-t-il, avec regret. Faisant la rétrospective du chômage de 1986, lorsque le pétrole se vendait à 9 dollars le baril, jusqu’aux années du terrorisme, le secrétaire général du FLN souligne le poids du chômage dans notre pays qui, « grâce aux efforts de l’Etat a pu être jugulé ». Ainsi, il indique que l’Etat, par les différents dispositifs mis en place, a pu créer 400 000 nouveaux postes de travail en 2007 et prévoit la création cette année de 420 000 autres, tous secteurs confondus. Estimant que ces chiffres restent modestes par rapport aux attentes du marché, M. Belkhadem rassure que les capacités de l’Etat en matière de création d’emplois sont « importantes ». Il rappelle en effet que des investisseurs algériens et étrangers sont disposés à lancer de « grands » projets générateurs de richesses et d’emplois dans des secteurs tels que l’agriculture, l’industrie, le tourisme et les services.
[ source ]
Par Mokrane Ait Ouarabi
El Watan, édition du 19 Juin 2008
# | 19/06/2008 | Social
Lutte contre le chômage : Le nouveau mode d’emploi
La salle des conférences de l'Assemblée populaire nationale (APN) a abrité, hier, les travaux de la journée parlementaire d'information consacrée au développement du nouveau plan d'action de promotion de l'emploi et de lutte contre le chômage. La séance s'est déroulée en présence du président de l'APN, du chef de gouvernement et SG du FLN, du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale ainsi que du ministre des Relations avec le Parlement.
Organisée en partenariat avec le groupe parlementaire du FLN et le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, les travaux de la thématique du nouveau plan d'action de promotion de l'emploi et de lutte contre le chômage se sont ouverts, hier, en présence de chefs d'entreprises, de jeunes et de représentants de la société civile.
Cette journée constitue, selon ses organisateurs, une occasion pour exposer le contenu de ce nouveau plan d'action visant à endiguer le problème du chômage et son impact négatif sur la société, notamment au sein de la frange des jeunes.
Dans son allocution d'ouverture des travaux, le président de l'APN, Abdelaziz Ziari, a affirmé que cette journée a pour objectif de faire connaître la politique menée par l'Etat pour la promotion de l'emploi et l'insertion des chômeurs dans le monde du travail. Il a souligné que le problème du chômage représente une préoccupation centrale de l'ensemble de la société et se situe en tête des priorités de l'Etat qui tend à lutter contre ce fléau par la mobilisation de tous les moyens disponibles. Le président de l'Assemblée populaire nationale a affirmé que la lutte contre le chômage ne peut se faire qu'à travers le soutien à la croissance et au développement des secteurs de l'industrie et des services. Quelles que soient les mesures prises dans la lutte contre le chômage, elles ne peuvent être que temporaires et transitoires, car l'unique solution au problème du chômage, qui est un problème économique, réside dans le soutien à la croissance et au développement des secteurs de l'industrie et des services, a indiqué Ziari.
Se félicitant des efforts consentis par l'Etat dans la lutte contre le chômage, Ziari, en plaidant pour la prise en charge consensuelle des problèmes d'emplois des jeunes, sources de nombreux problèmes socio-économiques et soutenant que ce qui a été réalisé au cours des dernières années en matière de création d'emplois et réduction relative du chômage, confirme l'assiduité du gouvernement qui œuvre continuellement à prendre en charge la préoccupation du chômage. Abdelaziz Ziari a affirmé, par ailleurs, que l'APN représente une tribune pour exprimer les préoccupations des citoyens et un espace ouvert au dialogue, ajoutant que l'Assemblée appelle à la prise en charge des jeunes et leur insertion dans le marché de l'emploi et leur implication dans le développement national.
Pour sa part, le secrétaire général de l'instance exécutive du FLN, Abdelaziz Belkhadem, a souhaité que les recommandations qui vont couronner cette rencontre contribuent à la sensibilisation des jeunes et des chefs d'entreprises sur l'importance de ce nouveau plan d'action à même de réformer la cartographie de l'emploi et de la formation en Algérie. Ce plan d'action comprend de nombreuses mesures incitatives visant à encourager la création de nouveaux postes de travail dans tous les secteurs, notamment dans les domaines de l'agriculture, le tourisme et les travaux publics, a-t-il ajouté.
Le secrétaire général de l'instance exécutive du parti a souligné que pour résorber le chômage, qui est une problématique commune à tous les pays, même les plus développés, il est nécessaire de développer le secteur économique. Le traitement du chômage par des financements provenant du Trésor public ne peut qu'être temporaire parce que l'éradication de ce fléau nécessite le développement de l'économie qui engendre de la valeur ajoutée dans ce contexte, que les difficultés financières qu'avait connues l'Algérie en 1986 en raison de la baisse du prix du pétrole ainsi que la crise sécuritaire des années 1990, ayant entraîné un exode rural important, ont contribué directement à la recrudescence du fléau du chômage dans le pays. Belkhadem a déploré, toutefois, que les secteurs de l'agriculture et des travaux publics restent les secteurs les moins prisés par la population des chômeurs.
Concernant le nouveau plan d'action de promotion de l'emploi et de la lutte contre le chômage, le secrétaire général de l'instance exécutive du FLN a fait savoir qu'il vise à passer du traitement social au traitement économique du problème du chômage, affirmant que cela nécessite le concours de toutes les parties concernées. Grâce à ses meures incitatives, ce nouveau plan d'action encourage la création d'un plus grand nombre d'emplois, notamment dans le secteur de l'industrie où une nouvelle stratégie nationale vient d'être mise en œuvre a-t-il rappelé. Il a également appelé les jeunes Algériens qui risquent leur vie en voulant traverser la Méditerranée dans des embarcations de fortune, de rester dans leurs pays qui leur offrira des occasions de travail et des chances de réussite. Belkhadem a souligné d'autre part la nécessité de revoir les politiques de formations professionnelles et universitaires qui ne correspondent pas toujours aux besoins et spécificités du marché national de l'emploi.
Le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, a indiqué que la création de plus de 400.000 nouveaux postes de travail, tous secteurs confondus, est programmée pour l'année en cours. Nous espérons pouvoir créer 420.000 postes de travail pour l'année 2008. Nous pouvons réaliser cet objectif qui, bien qu'important, reste modeste par rapport aux attentes, a déclaré Belkhadem en marge d'une journée parlementaire sur le nouveau plan d'action de promotion de l'emploi et de lutte contre le chômage, à laquelle il a assisté en sa qualité de secrétaire général de l'instance exécutive du parti du Front de libération nationale (FLN).
Par ailleurs, il a affirmé, à l'ouverture de cette journée d'information, que les capacités de l'Etat en matière de création d'emploi sont importantes relevant que chaque année de nouveaux emplois sont créés en dépit, a-t-il dit, de la hausse du nombre de la population et l'inadaptation des formations dispensées aux besoins du marché national de l'emploi. Nous devons œuvrer ensemble, élus et responsables, pour satisfaire les besoins nationaux en matière de main-d'œuvre qualifiée et éviter ainsi de faire appel à des étrangers, a-t-il soutenu. Belkhadem a indiqué par ailleurs que des investisseurs algériens et étrangers sont disposés à lancer de grands projets générateurs de richesse et d'emploi dans des secteurs tels que l'agriculture, l'industrie, le tourisme et celui des services. Dans ce contexte, il a souligné que de grands projets seront lancés au cours de cette année dans les secteurs de la pétrochimie, la promotion immobilière, l'industrie mécanique et le tourisme, qui permettront la création d'emplois.
Trois mégaprojets en pétrochimie seront prochainement lancés en partenariat, et trois autres dans le domaine du tourisme, a-t-il précisé. Le chef du gouvernement a également incité les jeunes à créer des entreprises dans le domaine des services pour combler, a-t-il dit, le manque qui existe en matière de moyens de réalisation.
Dans son intervention, Tayeb Louh, est revenu sur les grandes lignes du plan d'action pour la promotion de l'emploi et de la lutte contre le chômage, un projet de loi adopté le 1er avril dernier en Conseil de gouvernement avant de solliciter la contribution de tous les acteurs économiques, sociaux et politiques à accélérer la phase de réalisation de ses sept axes de travail.
La séance de débat ayant permis aux responsables des réseaux de l'ANSEJ, de la CNAC et des banques ainsi que des jeunes promoteurs de projets aboutis a débordé sur les mécanismes pouvant relancer la dynamique de soutien et de promotion de l'emploi pour les jeunes.
Dans le cadre de la stratégie de lutte contre le chômage et l'encouragement à la création des postes de travail, le ministère organise des campagnes de sensibilisation à l'instar du Salon régional de la microentreprise et de l'emploi des wilayas de l'Est qu'abrite depuis ce matin et jusqu'au 23 courant, la capitale de l'Est, Constantine.
Sur un autre plan et en relation avec le monde du travail, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, a annoncé que le nouveau code du travail sera présenté au Parlement en 2009 et comprendra des articles régissant la lutte contre le travail informel. Il a ajouté que ce code qui contient plus de 700 articles entre nouveaux et amendés vise également à lutter contre le travail informel des étrangers en Algérie.
[ source ]
Par Houria A. - 18-06-2008 à 22:53
El Moudjahid, édition du 19 Juin 2008
# Administrateur | 11/06/2008 | Social
Belkhadem : 70 000 logements seront distribués chaque année
Le chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem a indiqué, hier, à l’occasion de l’ouverture des travaux du séminaire international sur la gestion immobilière que l’Etat accorde une importance particulière à la question du vieux bâti. «A propos de l’augmentation enregistrée, elle concerne les programmes complémentaires destinés aux wilayas du Sud et à celles des Hauts Plateaux, notamment l’important programme décidé par le président de la République portant sur la résorption graduelle des habitations précaires à travers l’inscription de 200 000 logements à distribuer afin d’éliminer les bidonvilles, en plus de la livraison d’une moyenne de 70 000 logements par an pour le même objectif», a déclaré le chef du gouvernement. Toujours dans le registre du vieux bâti, Belkhadem a annoncé que les habitations dont l’opération de réhabilitation ne garantit rien intéressent plutôt l’Etat pour de nouvelles constructions. Tout en soulignant que le gouvernement mise beaucoup sur les conclusions et les recommandations qui vont se traduire éventuellement par une gestion immobilière de qualité, Belkhadem a invité les participants au séminaire d’Alger à traiter la question dans sa globalité et tenant compte de toutes les particularités : le matériel et la qualité des constructions ainsi que le cadre juridique de l’activité immobilière. Belkhadem a rappelé par ailleurs que le secteur de l’habitat a bénéficié d’une enveloppe qui dépasse 1 300 milliards de dinars depuis 2005. [ source ] Par Amirouche Yazid La Tribune, Edition du 11 Juin 2008
# Administrateur | 05/06/2008 | Social
L’INSTITUT NATIONAL DE COMMERCE INNOVE
Comment trouver un job
Ce trait d’union entre le monde du travail et le monde universitaire se fait au travers de différentes rencontres.
Voilà une initiative à encourager. L’Institut national du commerce a trouvé le moyen de donner des débouchés aux étudiants. En partenariat avec l’Institut William Davidson (IWD) de l’université du Michigan aux Etats-Unis, l’INC a présenté, hier, lors d’une conférence de presse, la mise en place du « Centre de carrière » créé en 2007 dans le cadre de la convention de partenariat signée entre les deux parties.
Ce trait d’union entre le monde du travail et le monde universitaire se fait au travers de différentes rencontres organisées dont le Forum Entreprises/INC prévu pour les 29 et 30 juin prochain. Organisé deux fois par an, ce Forum est destiné à accueillir les stands des entreprises, des « journées métiers », ainsi que des tables rondes des entreprises de recrutement.
Dans ce contexte, le professeur Ali Belkheir, directeur du «Centre de carrière» de l’Institut a indiqué que «c’est un Salon de recrutement organisé chaque année, qui nous sert pour la mise en contact des étudiants avec les entreprises, pour qu’ils s’imprègnent du milieu de l’entreprise» Le directeur général de l’institut Abdesslam Saadi lui, a indiqué que la création de cette structure «pilote» vient en réponse au clivage observé entre le milieu universitaire et le milieu professionnel « ces deux mondes ont évolué différemment, c’est pour ça qu’on a pensé à créer cette passerelle, ce pont entre les deux », a-t-il ajouté.
Ce centre, premier du genre dans ce Business School, a pour mission principale de servir d’interface structurée et organisée entre le monde universitaire et celui de l’emploi.
Il vise aussi à rechercher des opportunités de stage en entreprise et à identifier des offres d’emploi susceptibles de correspondre aux diplômés de cet institut.
Ainsi, ce centre trouve son principal atout dans la facilitation des processus de recrutement, ce qui le positionne en partenaire actif des entreprises, accompagnant ces dernières dans la définition de leurs projets de développement et donc de recrutement. «Ce centre intervient pour trouver un job aux diplômés, et les aider à créer leur petites entreprises» a indiqué M.Belkheir.
Cet ancien P-DG d’entreprise, a aussi indiqué que cet évènement est une opportunité pour les 40 entreprises présentes et les milliers d’étudiants et diplômés de nouer des contacts qui pourraient aboutir à des embauches. « la recherche de compétences est le mot d’ordre à l’heure où la compétitivité bat son plein (...) et cet évènement est une chasse aux compétences, les entreprises présentes veulent être sur le terrain pour trouver les meilleures, c’est une vraie course » a-t-il ajouté.
Cette manifestation se veut une véritable préparation pour les futurs étudiants participant à leur emploi ou stage en entreprise.
Outre ces activité, le centre prévoit aussi la mise en place d’un site Web, muni d’un espace pour étudiants et entreprises, qui servirait pour le dépôt et la consultation des bases de données des jeunes diplômés et de leurs CV.
L’entreprise étant au centre de l’enseignement pédagogique de l’institut, le « centre de carrière» a décidé de se doter d’un «Advisory Board », littéralement un conseil d’orientation en français.
Il sera chargé selon M.Belkheir de réfléchir au développement stratégique de l’enseignement prodigué par l’institut et de faire des propositions quant à la mise en oeuvre de nouveaux projets pédagogiques. « Ce sont des dirigeants d’entreprise qui vont nous orienter dans le sens des vrais besoins de l’entreprise » a déclaré M.Belkheir.
[ source ]
Par Yasmine ZOUAGHI
L'Expression - Edition du 05 Juin 2008
# Administrateur | 04/06/2008 | Social
Le projet de décret exécutif, fixant les règles de création, d'organisation et de fonctionnement du service aide mobile d'urgence pour les personnes vulnérables a été présenté, hier, par le ministre de la Solidarité nationale au conseil du gouvernement. Selon les estimations du ministre de la Communication Abderrachid Boukerzaza, quelque 31.000 SDF sont concernés par cette loi afin qu'ils soient pris en charge. Selon le ministre «ce service, à caractère public administratif, est un organisme de sauvetage et d'urgence». Le but de ce service d'aide mobile d'urgence, a encore expliqué Boukerzaza, est la prise en charge des personnes se trouvant dans une situation sociale vulnérable. Des personnes qualifiées se déplaceront sur le terrain afin d'orienter cette frange de la population vers les centres d'hébergement et de santé.
Le service a également pour mission d'évaluer la situation de ces personnes, de déterminer leurs besoins urgents et de leur offrir les différentes aides, dont financières, afin de mieux les prendre en charge. Le projet de loi prévoit la création de cellules d'écoute et de centres d'accueil, centres d'urgence et également des centres de suivi pour ces personnes. Ces structures sont sous tutelle du ministère de la Solidarité.
Ils seront pour un début, selon le ministre de la Communication, opérationnels dans cinq wilayas du pays: Alger, Ouargla, Oran, Béchar, Constantine.
[ source ]
par S. E. K.
Le Quotidien d'Oran - Edition du 04 Juin 2008
# Administrateur | 01/06/2008 | Social
Personnes âgées
Par ailleurs, et à l’instar d’autres wilayas, la DAS devra mettre en place, au cours de l’été prochain, un service d’aide à domicile pour les personnes âgées. Ce service sera installé au sein des deux structures d’accueil des personnes âgées que compte la wilaya d’Oran. Il s’agit du foyer pour personnes âgées et/ou handicapées, situé à St Hubert, et l’établissement Diar Er-rahma, de Misserghin. Le ministère de la Solidarité Nationale a, dans ce sens, présenté au gouvernement un avant-projet de loi relatif à la protection et à la promotion des personnes âgées. L’objectif visé par la création d’un service d’aide à domicile, qui bénéficierait aux personnes âgées dépendantes et vivant dans des situations de précarité, est de mettre en place des services d’accompagnement social qui auront pour mission d’écouter, d’informer, de conseiller et d’accompagner les personnes âgées en situation de dépendance ainsi que leur famille. Selon les travailleurs sociaux, cette action favorise les conditions visant à assurer le maintien à domicile des personnes âgées.
[ source ]
Par Z. Kenza
El Watan - Edition du 1er Juin 2008
# Administrateur | 01/06/2008 | Social
RETRAITE COMPLÉMENTAIRE
La Caar innove
Dans le cadre de sa stratégie de diversification de ses produits, la Caar vient de mettre sur le marché un nouveau produit d’assurance de personne, appelé « Retraite complémentaire ».
Aujourd’hui, le problème des retraites se pose avec acuité dans presque tous les pays qui font face, dans leur majorité, au phénomène du « papy boom ».
En effet, pour bien appréhender la question des retraites, ils ont pris en compte, l’allongement de l’espérance de vie ainsi que l’amélioration des conditions de vie.
Par ailleurs, l’emploi stable et bien rémunéré, qui permet de bâtir une stratégie de retraite adéquate, se raréfie et devient un privilège. La plupart des pays ont, dès lors, mis en application une politique de retraite complémentaire dans le but de faire face à l’afflux massif de départs à la retraite.
Aussi, la question d’une retraite complémentaire a été longuement réfléchie en Algérie, qui est peu ou prou confrontée aux mêmes réalités. Le système des retraites se heurte à des problèmes de financement liés à l’évolution du nombre de bénéficiaires et à la stagnation du nombre de cotisants.
Par ailleurs, les tendances statistiques dans notre pays, indiquent qu’à l’orée 2048, une bonne partie de la population aura la soixantaine, c’est-à-dire l’âge légal de partir en retraite. Face à cette problématique, la Caar a initié un nouveau produit d’assurance « Retraite complémentaire » dans le but précisément, d’offrir à ses adhérents les moyens de constituer une retraite complémentaire à la retraite légale.
Le contrat d’assurance « Retraite complémentaire » est un contrat d’assurance-vie destiné aux salariés ainsi qu’aux commerçants et professionnels exerçant une activité libérale ou toute autre personne justifiant d’un revenu.
Ainsi, l’assuré souscrit un contrat alors qu’il est encore en activité. Il verse des primes jusqu’à l’âge de son départ en retraite et à cette date, la Caar commence le versement d’une rente à son profit. La rente est soit temporaire si les versements sont limités dans le temps, soit viagère c’est-à-dire jusqu’au décès de l’assuré.
Le Contrat « Retraite complémentaire » peut être souscrit soit sous la forme de contrat « individuel » ou « collectif ». En ce sens, les entreprises ont le choix d’affilier leurs personnels auprès de la Caar pour une souscription à une assurance « Retraite complémentaire ».
Ces affiliations sont, bien entendu, non obligatoires. En cas de décès de l’assuré avant le terme du contrat qui correspond à l’âge de la retraite, le remboursement des primes jusqu’à la date du décès est effectué aux ayants-droit, et ce « grâce à la garantie de contre-assurance ».
Le rôle essentiel de protection et de prévoyance de l’assurance retraite complémentaire, dans ce contexte, est souligné par la Caar.
En bénéficiant de cette retraite en supplément de la retraite de base, les futurs retraités pourront reconstruire de nouvelles sources de sécurité et accéder ainsi à une condition de vie meilleure.
[ source ]
Par R.N
L'Expression - Edition du 1er Juin 2008
# Administrateur | 27/05/2008 | Social
LOGEMENT
Tout sur les conditions d’attribution
Les règles d’attribution du logement public locatif (LPL) ont été fixées par un décret exécutif et publié dans le Journal Officiel n°24. Le décret réserve, dans tous les programmes de logements publics locatifs, 40% aux postulants âgés de moins 35 ans. Pour bénéficier du LPL, le postulant et son conjoint ne doivent posséder en toute propriété aucun bien immobilier à usage d’habitation, ou lot de terrain à bâtir. Ils ne doivent avoir bénéficié d’aucun logement social locatif, logement social participatif, ou encore un logement rural ou acquis dans le cadre de la location-vente. Le décret stipule également que les postulants ne doivent pas avoir bénéficié d’une aide de l’Etat pour l’achat, la construction d’un logement ou l’aménagement d’un logement rural.
Agé de 21 ans au minimum, le postulant doit résider depuis au moins 5 ans dans la commune de sa résidence habituelle et son revenu mensuel cumulé à celui de son conjoint ne doit pas excéder 24.000DA. Toute fausse déclaration contenue dans son dossier de demande, entraîne l’exclusion du postulant de la liste des demandeurs et l’expose à des poursuites judiciaires, indique le décret.
La demande de logement est remise au niveau d’une commission de daïra présidée par le chef de daïra et composée du président de l’APC concernée, des représentants des directeurs de wilaya chargés du logement et des affaires sociales, de l’Opgi, de la Caisse nationale du logement (CNL), et de l’Organisation nationale des moudjahidine. Sa mission est de statuer sur chaque dossier, d’en vérifier la conformité avec les dispositions du décret, et de se prononcer sur le caractère social avéré des demandes sur la base des résultats des enquêtes effectuées par des brigades d’enquête.
La commission élaborera un classement des demandes émanant des postulants âgés de moins et plus de 35 ans, par ordre de priorité et ce, sur la base des critères et d’un barème de cotation. Outre les revenus du postulant et de son conjoint, le barème de cotation prend en compte les conditions d’habitat, la situation familiale et personnelle, l’ancienneté de la demande. Un certain nombre de points non cumulatifs allant de 30 à 15 est fixé pour les revenus, entre 15 et 50 pour les critères liés aux conditions d’habitation, entre 8 et 10 pour la situation familiale et entre 30 et 50 pour la situation personnelle, précise encore le texte.
Par ailleurs, le postulant qui s’estime lésé peut, dans un délai de 8 jours, déposer un recours auprès d’une commission créée à cet effet, au niveau de chaque wilaya et qui statuera dans un délai de 30 jours.
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Par R.N
L'Expression - Edition du 27 Mai 2008
# Administrateur | 27/05/2008 | Social
RÉSEAU INTRANET
443 sites sanitaires raccordés
Cet accord permettra la mise en place d’un réseau de données sanitaires au niveau national.
Désormais, 443 sites sanitaires seront reliés au réseau Intranet «Santé- Algérie», a affirmé hier, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière lors de la signature de la convention entre son département et le groupe Algérie Télécom. Ce qui porte à 660 le nombre des sites raccordés au réseau Intranet sur le territoire national.
Lors de son intervention, Amar Tou a indiqué que «cet accord permettra la mise en place d’un réseau de données sanitaires au niveau national».
Et d’ajouter que «le but est de permettre à tous de suivre les événements et les dysfonctionnements des services sanitaires. Il est également tenu de réagir au bon moment. Ce qui nous permettra d’éviter que les épidémies se propagent dans l’ensemble du pays».
Ce réseau facilitera aux médecins et aux spécialistes la consultation des dossiers et les données médicales entre wilayas, ainsi que l’organisation du travail.
Cette initiative met à la disposition du citoyen, un système de communication dans les deux sens. Ainsi, le patient aura le loisir de suivre et de commenter les prestations médicales fournies. Le ministre a signalé entre autres, que «c’est aussi dans le but de la lutte contre la disparité entre wilayas qu’ on va généraliser le procédé». Grâce à ce réseau, les gens des coins reculés du pays seront interconnectés. Ce système qui devra compléter les autres volets de la réforme de la santé, notamment dans son volet de réhabilitation des structures sanitaires, s’achèvera fin 2009.
Des agents spécialisés seront formés pour l’application du projet. Cette réalisation est qualifiée par le ministre de la Santé de «veille sanitaire», car elle permet aux femmes et aux hommes de la santé de tous les coins du pays de communiquer entre eux et de suivre, pas à pas, les différentes activités sanitaires liées aux soins, aux problèmes épidémiologiques et aux médicaments.
Le ministre n’a pas manqué de relever l’importance de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, en tant qu’instrument indispensable pour le développement d’un secteur aussi important que celui de la santé publique.
Le directeur général d’Algérie Télécom, Moussa Benhamadi, a de son côté déclaré que «l’opération consiste à relier toutes les infrastructures sanitaires existant en un seul réseau unique». D’autre part, il a souligné que dans le cas où toutes les institutions se connecteraient au réseau, il est fort possible qu’Algérie Télécom décide de facturer la consommation au dinar symbolique.
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Par Wassila BENHAMED
L'Expression - Edition du 27 Mai 2008
# Administrateur | 27/05/2008 | Social
SANTÉ
La commission des droits des malades est née
Les malades, nécessitant des soins urgents et dont le rendez-vous médical obtenu n’arrange pas leur état de santé, peuvent aussi s’en approcher.
La Commission nationale de la santé et des droits du malade (Cnsdm) est née. Comme son nom l’indique, cet organisme est venu pour apporter de l’aide aux malades qui rencontrent des difficultés d’accès aux soins dans les centres de santé. La Cnsdm a été créée au mois de mars 2007. Elle est mise sous l’égide de l’Académie de la société civile algérienne.
Lors d’un entretien accordé à L’Expression, le président de cette commission, Abdelmadjid Si Bachir a estimé que l’institution qu’il préside «est mise en place pour assister et aider les malades, participer à l’évolution et à la redynamisation du secteur sanitaire national et mobiliser les compétences et les capacités nationales».
Susciter et cultiver la culture de la solidarité sociale entre les différentes couches sociales au profit des nécessiteux, et créer les équipements et les moyens nécessaires, en est un autre objectif fixé par les fondateurs de la Commission nationale de la santé et des droits du malade. Mais dans quels cas, et de quelle manière, cette commission intervient-elle? Pour le premier responsable de cet organisme, les choses sont déjà claires.
«Il faut tout d’abord savoir que le premier droit de la personne malade est de pouvoir accéder aux soins que son état nécessite, quels que soient ses revenus», estime notre interlocuteur, et de poursuivre: «Tous les acteurs de santé, les professionnels, les établissements et réseaux de santé, les organismes de prévention ou de soins, les autorités sanitaires doivent employer tous les moyens et les mettre en oeuvre au bénéfice de toute personne malade».
A en croire notre interlocuteur, «toute personne ayant eu des difficultés à accéder aux soins dans les établissements de santé peut s’approcher de la commission pour une éventuelle aide».
De même, «les malades, nécessitant des soins urgents et dont le rendez-vous médical obtenu n’arrange pas leur état de santé, peuvent aussi s’approcher de cette commission». S’agissant maintenant de la manière avec laquelle cette commission est susceptible d’intervenir, M.Si Bachir précise: «Nous pouvons aider le malade en sollicitant nos connaissances dans le secteur de la santé, que ce soit dans les cliniques privées ou publiques».
Néanmoins, pour ses débuts, la commission se contente d’accompagner le malade jusqu’à ce qu’on s’occupe de son cas. Composée seulement de bénévoles, la commission nationale de la santé et des droits du malade «n’a pour seul objectif que de placer l’Algérien moyen, au centre de toutes les thématiques de santé, sans jamais prendre part aux querelles de chapelles, ni dénigrer qui que ce soit», précisent les membres de cet organisme dans un communiqué transmis à L’Expression.
Il faut souligner enfin que le siège de la Commission nationale de la santé et des droits du malade est située au 102 boulevard Krim Belkacem, Alger. Pour le moment, elle est implantée dans cinq wilayas. Dans l’avenir, la commission compte ouvrir des bureaux sur tout le territoire national «afin de toucher le maximum de citoyens possible».
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Par Hakim KATEB
L'Expression - Edition du 27 Mai 2008
# Administrateur | 27/05/2008 | Social

Le décret exécutif, fixant les règles d'attribution du logement public locatif, vient d'être publié sur le Journal officiel.
Sur plus d'une soixantaine d'articles, le décret 08-142 du 11 mai revient en détail sur les conditions d'attribution, les modalités de traitement des demandes, les critères et barèmes de cotation, les modalités d'occupation du logement, le fichier national du logement, etc... Un texte de loi qui vient mettre de l'ordre, dans un dossier (attribution des logements sociaux) qui a de tout temps constitué un véritable casse-tête pour les gestionnaires locaux.
Abordant dans le premier chapitre les conditions d'attribution du logement public locatif, ce nouveau décret, tout en définissant clairement ce qu'est le logement public locatif, stipule clairement que les personnes ayant déjà bénéficié d'un logement public locatif, les propriétaires d'un lot de terrain, ceux possédant en toute propriété un bien immobilier à usage d'habitation et les personnes ayant bénéficié de l'aide de l'Etat pour l'achat ou la construction d'un logement... ne peuvent postuler à l'attribution d'un logement public locatif.
En outre et conformément à l'article 04, ne peut bénéficier d'un logement public locatif que la personne qui réside depuis au moins cinq ans dans la commune de sa résidence habituelle et dont le revenu mensuel du ménage n'excède pas les 24.000 Da. Le postulant doit, par ailleurs, avoir 21 ans au moins à la date de dépôt de sa demande. Les demandes déposées auprès de la commission de daïra sont enregistrées suivant l'ordre chronologique de leur réception sur un registre spécial coté est paraphé par le président du tribunal territorialement compétent.
Concernant le traitement des demandes, le décret 08-142 consacre un chapitre de plus d'une trentaine d'articles, qui expliquent clairement les démarches à suivre pour tout postulant à un logement, les missions et la composante des commissions de daïra, les critères et les barèmes de cotation, les modalités de recours etc... Aussi et conformément aux dispositions du présent décret, c'est le wali qui fixe par arrêté les dates de lancement et de clôture des travaux de la commission de daïra ainsi que la consistance du programme de logements à attribuer...
Entre autres disposition, l'on peut lire que lorsqu'un besoin local d'intérêt général ou résultant d'une situation exceptionnelle nécessite d'être pris en charge ou en cas d'éradication de l'habitat précaire, le wali ou l'autorité centrale qui exprime, à titre dérogatoire, la demande d'affectation de logements, adresse un rapport à cet effet au gouvernement qui statue sur cette demande. L'APW, de son côté, sur rapport du wali, peut par délibération décider d'affecter à une ou plusieurs communes limitrophes, une tranche de logements du programme à attribuer. Pour rappeler l'intérêt accordé par l'Etat à la frange des jeunes, notamment ceux ayant atteint l'age du mariage, il est stipulé que dans tous les programmes de logements locatifs à attribuer, il est réservé 40 %, aux postulants âgés de moins de 35 ans. Dans chaque immeuble, ou groupe d'immeuble, selon le cas, un logement doit aussi être réservé à l'usage exclusif de la conciergerie.
Pour le traitement des demandes, il est rappelé que les commissions d'attribution de logements, ont pour mission, entre autres, de statuer sur chaque demande, vérifier la conformité de chaque demande, se prononcer sur le caractère social avéré des demandes... procéder au classement par ordre de priorité des demandes émanant des postulant etc... Les travaux de la commission de daïra doivent être achevés dans un délai de trois mois. Ce sont ces mêmes commissions qui fixent les listes provisoires des attributaires retenus... La liste est affichée dans les 48 heures qui suivent les délibérations, au siège de l'APC et éventuellement dans d'autres lieux accessibles au public pendant 08 jours. L'affectation des logements selon le nombre de pièces tient compte de la situation de famille ainsi que du nombre des personnes à charge.
Tout occupant d'un logement de fonction ou de tout autre logement locatif relevant du patrimoine public, qui bénéficie d'un logement dans le cadre des disposition de ce décret est tenu de libérer les lieux avant la remise des clefs du nouveau logement.
Par ailleurs, l'attribution du logement locatif est fonction du nombre de points obtenus par le postulant par application du barème de cotation qui prend en compte certains critères, notamment le niveau de revenu du postulant et celui de son conjoint, les conditions de l'habitat, la situation familiale et personnelle et de l'ancienneté de la demande.
Selon l'article 35 du décret, les niveaux de revenus mensuels du postulant et ceux de son conjoint sont arrêtés comme suit : 30 points lorsque le salaire est inférieur ou égal à 12.000 DA. 25 points lorsqu'il est supérieur à 12.000 DA et inférieur ou égal à 18.000 DA et 15 points lorsqu'il est supérieur à 18.000 Da et inférieur à 24.000 Da. Pour les critères liés aux condition d'habitat, l'article 36 stipule que le postulant installé dans un local non destiné à l'habitation notamment les caves, les garages, centres de transit etc... bénéficient de 50 points. Ceux résidant dans une habitation menaçant ruine... dans un bien collectif, bénéficient de 50 points et dans un bien individuel de 30 points. Les postulant hébergés chez des parents ou chez des tiers ou habitant dans un logement en location chez un privé ont droit à 25 points. Enfin ceux qui occupent un logement de fonction bénéficient de 15 points.
Le logement public locatif doit, par ailleurs, faire l'objet d'un contrat de bail assorti d'un cahier des charges conclu entre le bailleur et le bénéficiaire pour une durée de trois ans renouvelable par tacite reconduction. Ce contrat doit explicitement exclure toute sous-location et tout transfert de droit de bail... La non occupation effective dûment constatée d'un logement public locatif pour des raisons injustifiées, durant une période contenue de 06 mois, entraîne la résiliation du contrat de bail et donne lieu à une nouvelle attribution...
Le décret 08-142 souligne d'autre part, qu'il est créé auprès du ministre chargé du Logement, un fichier national du logement ou est consigné et porté l'ensemble des décisions d'attribution des différents types de logements, des terrains à caractère social et des aides attribués par l'Etat. Ce fichier est alimenté par le fichier de wilaya.
Ce décret annonce enfin que les commissions de daïra sont tenues de reprendre les demandes des postulants dont les revenus sont compris entre 12.000 Da et 24.000 Da, et qui ont été déposées avant la publication des nouvelles dispositions.
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par Djamel B.
Le Quotidien d'Oran - Edition du 27 Mai 2008
# Administrateur | 22/05/2008 | Social
El Bayadh : 522 postes d’emploi à pourvoir pour les universitaires
Le programme d’insertion des diplômés (PI.D), qui remplace le contrat de pré emploi (CPE), après son transfert au ministère de la Solidarité, a octroyé localement 522 postes aux universitaires qui n’ont pas déjà profité d’un avantage similaire, sur les 1 600 demandes déposéés à ce jour par la catégorie de chômeurs bardés de titres. La formule, qui a été instituée au profit des personnes âgées de 19 à 35 ans, dont celles qui justifient d’un salaire inférieur au S.M.I.G, assure un travail pendant six mois renouvelables dans le secteur économique et une année reconductible également lorsqu’il s’agit d’un emploi au sein d’une administration, en contrepartie d’un salaire de 8 000 DA et 6 000 DA, suivant le niveau de qualification. Au lieu des APC, c’est le centre d’observation en milieu ouvert de Ouled Yahia, relevant de la DAS, qui a recueilli jusqu’à présent les 1 000 inscriptions de candidats qui ont exprimé de l’intérêt pour cette option. Avec le PAIS, c’est l’insertion sociale qui se substitue aux initiatives locales de l’ESIL, dans la prise en charge des désœuvrés de 19 à 30 ans, sans aucune connaissance de base, dont le parcours scolaire n’est pas allé au delà du moyen ou des centres de formation aux métiers. Pour une indemnité mensuelle de 2 500 DA, les bénéficiaires sont introduits dans des activités tertiaires pour accomplir des contrats à durée limitée. 14 500 postulants se sont déjà inscrits pour profiter de ce type de mesures d’accompagnement. Le choix est déterminé au prorata des places disponibles, en fonction de critères côtés contenus dans le logiciel mis au point par la portion centrale, à savoir l’ancienneté du diplôme, la situation familiale, les conditions de vie, les aptitudes et le niveau des études ; et arrêté par une commission ad hoc présidée par la directrice des Services de l’Action Sociale, que seconde le représentant de l’agence du développement social et le gérant du dispositif, selon le cumul des points obtenus.
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El Watan - Edition du 21 Mai 2008
# Administrateur | 20/05/2008 | Social
LES ENTREPRISES À LA CHASSE DES JEUNES DIPLÔMÉS
40.000 offres proposées en dix jours
Ça embauche. La recette de recrutement initiée par le département de M.Louh séduit les opérateurs économiques. Pas moins de 40.000 offres d’emploi ont été proposées par le secteur économique en dix jours. Ce chiffre a été communiqué par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh qui était l’invité, samedi soir, du forum hebdomadaire de l’Entv. « En l’espace de dix jours, nous avons enregistré 40.000 offres provenant du secteur économique », a révélé M.Louh. Véritable exploit!
Le nouveau dispositif de soutien à la création d’emplois a sérieusement secoué les entreprises. Désormais, la chasse aux jeunes diplômés est lancée. Les entreprises économiques vont tirer la corde au maximum. Les mesures d’encouragement initiées par le gouvernement au profit des entreprises qui embauchent sont attrayantes. Les employeurs bénéficieront, faut-il le souligner, d’une contribution de l’Etat au salaire du jeune diplômé recruté pour une durée de trois ans. Elle sera de 12.000 dinars la première année, de 10.000 dinars la deuxième, et de 8000 dinars la troisième année du contrat de travail. Si l’employeur décide de recruter le jeune diplômé de manière permanente, il bénéficie alors d’un soutien de l’Etat estimé entre 28% et 36% pour chaque travailleur recruté, ainsi que des réductions d’impôt prévues dans la loi de finances 2007.
Pas question de rater cette aubaine! Les entreprises auront une main-d’oeuvre jeune et au moindre coût. A partir du mois de juin prochain, les jeunes diplômés seront facilement recrutés. Avec ce dispositif, 400.000 emplois seront créés d’ici fin 2009. Comment atteindre cet objectif? Le ministre reste confiant en la capacité des agences de création d’emploi, à savoir l’Ansej, la Cnan...Celles-ci visent la création de près de 55.000 emplois par an à partir de 2009. Ces deux organismes ont permis jusqu’à ce jour la création de plus de 90.000 micro-entreprises qui ont généré plus de 300.000 emplois. En plus, le nouveau dispositif qui sera mis en oeuvre prochainement permettra d’atteindre 185.000 emplois annuellement. Les catégories concernées par ce dispositif sont les diplômés universitaires, les techniciens supérieurs issus des établissements de la formation professionnelle et les jeunes ayant le niveau d’enseignement secondaire ainsi que ceux n’ayant suivi aucune formation. Pour M.Louh, la nouvelle stratégie globale de promotion de l’emploi et de lutte contre le chômage permet aux différentes parties et aux différents secteurs créateurs d’emplois de générer environ 400.000 emplois annuellement.
Or, le plus difficile, selon lui, ce n’est pas de créer des emplois mais plutôt de les sauvegarder. Dans ce souci, M.Louh assure que son secteur oeuvre à l’aboutissement de la politique de l’emploi, en se focalisant sur trois facteurs essentiels: le suivi, le contrôle et l’évaluation. Concernant l’emploi dans les régions du sud, l’invité de «l’unique» a indiqué que les sociétés de sous-traitance qui étaient en charge de recruter des travailleurs ont été totalement dissoutes. Le ministre a complètement écarté la présence des sociétés de sous-traitance. «Il existe actuellement certaines sociétés implantées dans le sud du pays qui recrutent des gens sans passer par l’agence locale de l’emploi», a-t-il affirmé. L’inspection du travail est à pied d’oeuvre pour veiller au contrôle de ces sociétés. Sans donner le nombre, le ministre a fait savoir que plusieurs affaires ont été introduites en justice. Le ministre a convoqué le directeur régional de l’emploi pour examiner la situation. Au sujet de la main-d’oeuvre étrangère qui investit le marché algérien, le ministre explique cette situation par l’absence des gens qualifiés. «Le recours à cette main-d’oeuvre était indispensable pour l’achèvement des projets dans les délais prévus», a-t-il martelé. Selon lui, le nombre de travailleurs étrangers est estimé à 43.000, dont 45% sont des chinois. Enfin, concernant les dépenses de la Cnas, le ministre avance qu’elles ont atteint 141,5 milliards en 2007. Le tiers payant représente 74% des dépenses.
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L'Expression - Edition du 19 mai 2008
# Administrateur | 19/05/2008 | Social
Bourse des étudiants
Le RCD demande la revalorisation de la bourse de l’étudiant. Profitant de la célébration du 52e anniversaire du 19 mai 1956 (fête nationale de l’étudiant), le député du RCD, Ali Brahimi, interpelle le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique sur la situation sociale des étudiants.
Dans une question orale adressée à Rachid Harraoubia, l’élu du parti de Saïd Sadi à l’APN suggère l’augmentation de la bourse de l’étudiant à 6035 DA au lieu de 2700 DA actuellement. « C’est le minimum ! », note l’auteur de la question. « La situation sociale de l’étudiant algérien n’a cessé de se dégrader depuis des décennies. Misère financière et promiscuité d’un habitat de plus en plus exigu sont le lot quotidien de centaines de milliers d’étudiants, particulièrement ceux dont le domicile familial est éloigné du lieu de leurs études », affirme le RCD. La bourse étatique allouée à l’étudiant, souligne le député, n’a évolué que de 300 DA en 24 ans, passant de 600 DA/mois (1983) à 700 DA/mois (1990) avant d’atteindre 900 DA/mois actuellement. Une somme qui place l’étudiant algérien, ajoute Ali Brahimi, dans une situation d’extrême précarité. « Les frais moyens de restauration de l’étudiant sont de 2400 DA/mois, alors que ses besoins vestimentaires annuels sont de 19 440 DA, soit, par exemple, 720 DA/an de chaussettes, 720 DA/an de sous-vêtements, 7200 DA/an pour la chaussure, 10 800 DA/an d’autres vêtements. La dépense mensuelle est d’environ 1620 DA », explique encore le député. Cela sans compter les frais inhérents aux besoins pédagogiques et parapédagogiques (fournitures scolaires et recherches sur internet). Faisant ce constat, le député conclut que l’enseignement n’est finalement pas gratuit et que, vu la cherté de la vie, l’université n’est plus accessible aux couches défavorisées de la société. « Cette situation dangereuse interpelle lourdement l’opinion publique et les centres de décision. Elle doit cesser. L’Etat doit permettre à ses futurs cadres de vivre dignement et de se vouer uniquement à leurs études », insiste-t-il.
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El Watan - Edition du 19 Mai 2008
# Administrateur | 17/05/2008 | Social
Nouvelle Stratégie de l’emploi : 887 000 personnes font la queue à l’ANEM
Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale a présenté, dans une réunion tenue mercredi dernier au siège de son ministère, en présence des associations patronales et estudiantines ainsi que la centrale syndicale, sa stratégie de lutte contre le chômage.
La tâche ne semble pas aisée dans la mesure où chaque année plus de 120 000 diplômés arrivent sur le marché du travail. L’Agence nationale de l’emploi (Anem) enregistre déjà quelque 887 000 personnes dans sa liste de demandeurs d’emploi. Pour booster le marché de l’emploi, le ministre du Travail compte stimuler les entreprises à travers des aides financières pour chaque recrutement ainsi que des mesures fiscales et parafiscales. Objectif : créer pas moins de 400 000 postes d’emploi par an. Le ministre du Travail espère que la mise en œuvre de ce plan contribue à faire baisser le taux de chômage à moins de 10% à l’horizon 2009-2010 et moins de 9% en 2013. Les efforts seront axés sur les entreprises économiques, publiques et privées, car, de l’avis de Tayeb Louh, la Fonction publique n’est pas en mesure de générer des emplois. Sa stratégie, qui devra être appliquée à partir du 1er juin prochain, consiste dans une aide financière de 12 000 DA à chaque recrutement d’un jeune diplômé percevant un salaire qui oscille entre 25 000 et 30 000 DA. Le contrat d’insertion des diplômés prévoit que le soutien budgétaire diminuera au fur et à mesure de l’insertion professionnelle. Il sera ainsi de 10 000 DA à la 2e année de travail et de 8000 DA à la 3e année qui suit le recrutement. Les personnes n’ayant pas fini leur cursus scolaire bénéficieront, quant à elles, d’un appui de l’Etat de l’ordre de 10 000 DA durant la première année et 8000 DA durant la 2e année suivant le recrutement.
Les jeunes diplômés pourront en outre profiter d’une formation d’une durée maximale de six mois financée par l’Etat à hauteur de 60% dans le cas où l’employeur s’engagerait à recruter le bénéficiaire pour au moins une année. Selon le ministre du Travail, le plus gros problème n’est pas dans le manque de postes d’emploi, mais dans l’absence de qualifications. Pour pallier les insuffisances, le ministère du Travail a prévu des primes d’encouragement de 3000 DA pour les jeunes qui s’inscrivent dans les filières qui connaissent un déficit dans le marché de l’emploi. Les chômeurs n’ayant aucune qualification pourront, grâce à ce plan, bénéficier de la formation professionnelle. Ils pourront ainsi prétendre à une bourse mensuelle de 4000 DA lorsqu’ils sont placés en stage de formation auprès des maîtres-artisans et de 3000 DA lorsqu’ils font leur stage dans une entreprise. Ce plan est accompagné de mesures incitatives pour les patrons, à l’exemple des réductions sur les charges de sécurité sociale à hauteur de 20%. « La nouvelle politique de promotion d’emploi se propose de développer l’esprit d’entrepreunariat à l’effet de promouvoir les investissements productifs créateurs de richesses et d’emplois », a déclaré Tayeb Louh, ajoutant qu’il est « nécessaire, pour la réussite de ce plan, que les mentalités évoluent ». « La politique de l’assistanat est révolue. L’Etat ne fait rien sans contrepartie », a-t-il assené. Le premier responsable de la Confédération algérienne du patronat, Boualem Merrakech, a accueilli favorablement cette initiative. « Il n’y a pas de fatalité, ce dispositif est garant de l’avenir », a-t-il déclaré. Les promoteurs de l’Ansej, présents dans la salle, ont montré des appréhensions quant aux lenteurs administratives qui risqueraient de contrarier cette stratégie. Par ailleurs, le ministre du Travail a annoncé que le premier rapport de la mise en œuvre du pacte économique et social sera finalisé avant fin 2008. Il devra porter sur l’état d’avancement des engagements pris dans ce pacte.
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El Watan - Edition du 17 Mai 2008
# Administrateur | 16/05/2008 | Social
Une «prime d’insertion» dès la rentrée
8.000 à 10.000 dinars pour les jeunes diplômés
Après les mesures proposées par Tayeb Louh, Abdelaziz Belkhadem vient d’entériner un autre dispositif d’insertion sociale des jeunes diplômés sur proposition de Djamel Ould Abbès.
Ce dispositif, contenu dans un décret exécutif publié au journal officiel, cible les jeunes diplômés des universités et ceux titulaires d’un diplôme de technicien supérieur des établissements de formation publics ou privés agréés, notamment les diplômés sans revenu, en situation de précarité ou d’inactivité ou présentant un handicap. Visant leur insertion sociale et «la lutte contre la pauvreté et l’exclusion», ces mesures entendent couvrir plusieurs domaines d’activités d’utilité publique et sociale, notamment la protection de l’environnement, les activités inhérentes au patrimoine matériel et immatériel, l’agriculture, l’artisanat, le tourisme, la culture, les services ainsi que la promotion du savoir-faire et le développement des activités d’intérêt local. Les bénéficiaires du dispositif seront insérés dans des activités qui correspondent à leur diplôme ou leur qualification auprès des institutions et administrations publiques ainsi qu’auprès d’organismes, établissements et organisations publics ou privés de tous les secteurs d’activités. Sont éligibles au bénéfice du dispositif, les jeunes de nationalité algérienne, âgés de 19 à 35 ans, en règle avec le service national et attestant ne pas avoir de revenu, en sus de la validité de leurs diplômes.
Les jeunes voulant faire valoir leur droit à ce dispositif devront s’inscrire auprès des services de la direction de l’Action sociale de wilaya (DAS) sur la base du dépôt d’un dossier contre récépissé. Cette administration devra alors vérifier si le jeune prétendant est éligible au dispositif et c’est une commission de wilaya qui est chargée d’examiner et de statuer sur l’éligibilité des candidats.
Selon nos informations, c’est le ministère que dirige Djamel Ould Abbès qui planche actuellement sur les critères d’éligibilité et l’organisation de ces commissions de wilaya. En attendant, les jeunes retenus devront signer un contrat d’insertion, ce qui les exclura -cela dit- de tout autre dispositif d’aide à l’emploi ou d’insertion sociale.
La durée d’insertion est fixée à une année renouvelable une fois, alors que les bénéficiaires du dispositif devront percevoir une prime d’insertion sociale des jeunes diplômés (PID). La prime mensuelle attribuée aux jeunes bénéficiaires est fixée à 10.000 DA pour les diplômés de l’enseignement supérieur et 8.000 DA pour les techniciens supérieurs. Cela étant, il peut être octroyé aux jeunes diplômés avant ou après la période d’insertion, une indemnité mensuelle d’un montant de 2.500 DA lorsqu’ils sont inscrits pour poursuivre une formation qualifiante dans les établissements de formation agréés permettant leur insertion sociale, pendant une durée maximale de six mois.
Cette indemnité est servie une seule fois au jeune diplômé. Cette aide de l’Etat n’est cependant pas sans contrepartie. Tout comme les mesures antérieures d’aide à l’emploi (voir précédentes éditions), ce dispositif exige du jeune bénéficiaire d’achever la période d’insertion, de respecter le règlement intérieur de l’organisme d’accueil et de se déclarer aux services de la DAS au cas où il trouverait un emploi. Evidemment, la rupture non justifiée du contrat entraîne la suspension du versement de la prime d’insertion pour le jeune bénéficiaire et la perte de l’éligibilité pour le dispositif de l’organisme d’accueil.
Selon nos sources, ce dispositif entrera en vigueur dès que les commissions de wilaya seront constituées, c’est-à-dire dès que Ould Abbès établira les textes d’application et que ces derniers seront entrés en vigueur. L’on s’attend à ce que cela ait lieu d’ici la prochaine rentrée. Seule inconnue: le coût de ce dispositif pour le Trésor public et, surtout, son soutien à long terme...
[ source ]
La Voix de l'Oranie - Edition du 15 Mai 2008
# Administrateur | 03/05/2008 | Social
NOUVEAU DISPOSITIF DE SOUTIEN À L’EMPLOI
Le recrutement des diplômés débute en juin
Les employeurs bénéficieront d’une contribution de l’Etat au salaire du jeune diplômé recruté pour une durée de trois ans.
Bonne nouvelle pour les jeunes diplômés. Leur recrutement dans le cadre du nouveau dispositif d’aide à l’insertion professionnelle débute en juin prochain. L’annonce a été faite, mercredi, par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, M.Tayeb Louh. Le décret exécutif définissant les catégories concernées par ce dispositif a été adopté début avril, avec pour objectif, d’atteindre un taux de 33% de postes de travail permanents par an, a indiqué le ministre dans une déclaration à la presse en marge de la cérémonie de remise des médailles du mérite industriel. M.Louh a affirmé que son département a présenté à un grand nombre d’entreprises composant le tissu économique national, notamment à travers les associations du patronat, toutes les informations relatives au nouveau dispositif.
Dans ce contexte, des mesures encourageantes pour le recrutement des diplômés ont été prises par le gouvernement. Selon le ministre, les employeurs bénéficieront d’une contribution de l’Etat au salaire du jeune diplômé recruté pour une durée de trois ans. Elle sera de 12.000 dinars la première année, de 10.000 dinars la deuxième et de 8000 dinars la troisième année du contrat de travail, a précisé le ministre Tayeb Louh. Si l’employeur décide de recruter le jeune diplômé de manière permanente, il bénéficie alors d’un soutien de l’Etat estimé entre 28% et 36% (de la part de l’employeur) pour chaque travailleur recruté, ainsi que des réductions d’impôts prévues dans la loi de finances 2007. Le nouveau dispositif de soutien à l’emploi et de lutte contre le chômage permettra la création de près de 400.000 postes d’ici la fin 2009, a fait savoir le ministre dans une déclaration à la presse en marge de la cérémonie de remise des médailles du mérite industriel. Le dispositif de création d’activités au niveau de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) et du Fonds national d’assurance chômage (Fnac) permettra, quant à lui, la création de près de 85.000 postes d’ici la fin 2009, a ajouté le premier responsable du département du travail et de l’emploi.
Il a, en outre, rappelé que les différents dispositifs d’emploi visent à réduire le taux de chômage dans le pays pour le ramener à moins de 10% en 2009-2010 et à atteindre 33% de postes permanents à travers le pays.
Le taux de chômage actuel en Algérie est de 11,8%, selon les chiffres du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, souligne-t-on. Par ailleurs, Tayeb Louh a précisé qu’un montant de 160 milliards de dinars a été consenti par l’Etat au titre de l’année 2008, pour soutenir les prix des produits de première nécessité.
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Par Naïma HAMIDACHE
L'Expression - Edition du 3 Mai 2008
# Administrateur | 05/04/2008 | Social
L’intersyndicale autonome de la Fonction publique (IAFP) appelle à une grève nationale de trois jours, du 13 au 15 avril, et à un rassemblement des syndicalistes devant le Palais du gouvernement au dernier jour de grève.
Cette décision de reprendre le débrayage, annoncée dans une conférence de presse tenue hier au siège national du Snapap, vient, soulignent les représentants de ce « regroupement syndical », en réponse à la sourde oreille du gouvernement qui refuse toujours de donner une suite favorable à la plateforme de revendications déposée le 2 février dernier auprès des services du chef du gouvernement. Dans ce « document revendicatif », l’IAFP demande, d’abord et avant tout, une augmentation des salaires des fonctionnaires par l’abrogation de l’article 87 bis et la revalorisation de la valeur du point indiciaire et son indexation sur un pouvoir d’achat réel. Elle réclame également la participation effective des syndicats autonomes à l’élaboration des statuts particuliers et des régimes indemnitaires des différents secteurs, l’intégration des enseignants contractuels et la titularisation des vacataires par la création de nouveaux postes budgétaires. Comme elle exige l’instauration d’une pension de retraite digne, en harmonie avec le pouvoir d’achat. L’option de recourir une nouvelle fois à trois journées de grève et à un sit-in a été retenue lors de la réunion de (l’intersyndicale) jeudi dernier et approuvée par cinq sur les huit syndicats autonomes formant l’IAFP, à savoir le Cnapest, le SNPEPM, le Satef, la Ceca et le Snapap (version Malaoui). Les trois autres syndicats, le CLA, le Cnes-coordination et le SNTE en l’occurrence, ont bien exprimé auparavant leur adhésion à l’action de protestation envisagée par l’autre « pôle syndical », à savoir la Coordination nationale des syndicats autonomes (CNSAFP) qui regroupe en son sein une douzaine d’organisations syndicales. La coordination a confirmé, elle aussi, dans une conférence de presse animée hier à Alger, son appel à une grève nationale de deux jours, les 13 et 14 avril. « Certains syndicalistes de la coordination nous ont effectivement suggéré d’aller, nous aussi, vers une grève de deux jours (les 13 et 14 avril). Cette proposition a été étudiée au sein de l’intersyndicale. L’absence de consensus sur la date et la durée de la grève nous a poussés à retourner vers notre base syndicale pour la consulter. Ce n’était pas facile parce que notre base a voulu qu’on aille vers une grève d’une semaine. Après de longues discussions, nous avons pu nous entendre sur trois jours de grève. Animés d’une volonté de rassembler les travailleurs de la Fonction publique sur le terrain pour exercer plus de pression sur le gouvernement, nous avons fait coïncider notre action de protestation avec celle de la coordination », souligne Sadek Sadou, secrétaire national chargé des libertés syndicales au sein du Snapap, devant les représentants du Cnapest, du SNPEPM, du Satef et de la Ceca. Cela dit, l’intersyndicale a tenu à marquer sa différence en décidant de faire durer une journée de plus leur mouvement de grève et d’observer un sit-in. « Nous avons pris le temps qu’il fallait pour arriver à un consensus viable », a ajouté M. Sadou. Mohamed Salem Sadali, secrétaire général du Satef, explique, de son côté, que ce nouveau mouvement de protestation est dicté par l’entêtement des pouvoirs publics à toujours ignorer les revendications des fonctionnaires et à refuser d’ouvrir leurs portes pour un dialogue « sérieux et responsable » avec les syndicats autonomes. « Pour nous, c’est le moment de faire pression, car de grands projets se préparent. » Il considère les augmentations de salaires annoncées par le gouvernement comme un « rattrapage salarial » pour une raison : les fonctionnaires ont perdu au cours des derniers mois 30% de leur pouvoir d’achat.
M. Sadali précise, au passage, que le plus important pour l’intersyndicale n’est pas le timing des augmentations salariales (puisqu’elles seront appliquées avec effet rétroactif à partir de janvier 2008), mais plutôt le contenu ou le volume de ces augmentations, dénonçant ainsi « les tentatives » du gouvernement de « désorienter » le débat. Nouar Larbi, coordinateur national du Cnapest, soutient que cette nouvelle action de protestation vient comme appui à la dynamique entamée dès janvier 2008, marquée par une grève de trois jours les 10, 11 et 12 février dernier et exprime la franche détermination des syndicats autonomes à aller jusqu’au bout de leurs revendications. L’intersyndicale menace ainsi de multiplier ses actions de protestation si le gouvernement s’entête à fermer les portes du dialogue avec les syndicats autonomes. Par ailleurs, les animateurs de la CNSAFP n’excluent pas l’éventualité de recourir au boycott des examens de fin d’année si les pouvoirs publics ne tendent pas l’oreille à leurs doléances. Tout en applaudissant l’aboutissement à l’« unification » de l’action syndicale sur le terrain avec la coordination, les représentants de l’intersyndicale tiennent à souligner qu’« il est contre-nature de s’asseoir autour de la même table que certains syndicats figurant au sein de la coordination ». M. Sadali a souhaité dans ce contexte qu’il y ait « une décantation au sein de la coordination pour qu’il y ait une jonction salutaire des forces syndicales autonomes ».
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Par M.A.O.
El Watan - Edition du 5 avril 2008
# Administrateur | 29/03/2008 | Social
Salaires, retraites, stabilité sociale…
L'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), qui tient à partir d’aujourd’hui à Alger son 11e congrès, présente dans son "rapport d'activité" un bilan de six ans
d'"acquis sociaux", notamment sur le front des salaires, des retraites et de la stabilité sociale.
La centrale syndicale se félicite dans ce rapport, dont l'APS a obtenu une copie, du relèvement du salaire national minimal garanti (SNMG) et des salaires de la Fonction publique, de l'adoption du Pacte économique et social (PES) et de l'amélioration du système de retraite. Le SNMG a ainsi doublé en huit ans, passant, par paliers, de 6.000 DA en 1998 à 12.000 DA en 2006, rappelle l'UGTA dans ce document de 203 pages. Elle rappelle également l'adoption en juillet 2006 du nouveau statut général de la Fonction publique, au bénéfice de plus d'un million et demi de travailleurs (Education et enseignement supérieur, Santé publique et administration), dont près des deux tiers (61,2%) ont moins de 40 ans.
Ce statut a été accompagné, en septembre 2007, d'une nouvelle grille indiciaire des traitements et de régime de rémunération des fonctionnaires. La centrale syndicale établit aussi le rapport, dans le détail, des conventions collectives de branches et des accords salariaux conclus entre 1990 et 2007, qui étaient au nombre de 35 entre 1990 et 2000 et qui ont atteint 109 entre 2000 et 2007.
Elle n'oublie pas de mentionner la convention collective cadre du secteur économique privé, conclue entre l'UGTA et cinq organisations patronales en septembre 2006, qui fixe les conditions de travail, d'emploi et de salaire des travailleurs salariés dans de nombreuses entreprises privées.
Faisant preuve d'un souci documentaire, le rapport d'activité comporte les différents textes juridiques et les correspondances entre les services concernés par toutes ces mesures. Au chapitre des retraites et pensions, le rapport détaille toutes les augmentations qui y ont été faites, avec les références des arrêtés administratifs, depuis 1991.
Il accorde une large partie aux "acquis du système de retraite": indemnité complémentaire accordée aux retraités touchant moins de 10.000 DA par mois et la constitution du Fonds national de réserve. Ce Fonds, qui vise la "pérennité du système de retraites" en faveur des générations futures, est financé par des relèvements sur la fiscalité pétrolière, de l'ordre de 2%. D'autre part, l'UGTA mentionne dans son bilan l'expérience du Fonds de soutien à l'investissement pour l'emploi (FSIE), créé en 2004, qui constitue le "fruit d'une concertation exemplaire entre l'UGTA et les pouvoirs publics", se félicite-t-elle.
Le FSIE, initiative de l'UGTA, "est conçu comme un instrument devant contribuer (...) à la mobilisation de l'épargne des travailleurs, afin que leurs capacités de solidarité puissent être mises au service de la création et du maintien de l'emploi dans nos entreprises", indique la même source.
Le rapport de la centrale syndicale reproduit, en outre, le texte intégral du Pacte national économique et social (PES), premier du genre dans l'histoire de l'Algérie indépendante. Adopté en octobre 2006 par la tripartite gouvernement-UGTA-patronat, le PES vise la "réduction des tensions et la promotion du partenariat" et constitue un "outil de renforcement du dialogue social". Il définit les contributions de chacun des trois partenaires pour maintenir un taux de croissance élevé, réduire le taux de chômage, développer l'agriculture et préparer l'après-pétrole. Faisant l'historique des rencontre de la bipartite (gouvernement-UGTA) et de la tripartite, le rapport d'activité de la centrale syndicale établit une étude statistique des résultats de ces différentes réunions, en constatant une "efficacité globale" plus importante ces dernières années.
Sur le plan organisationnel, l'UGTA revendique 1.675.800 adhérents (chiffre 2007), en augmentation de plus de 40% par rapport à 2001. Dans le domaine de la gestion des conflits, le rapport mentionne 415.400 cas de "conflits individuels" (opposant un travailleur à son employeur) et 414 "conflits collectifs" (opposant groupes de travailleurs à leurs employeurs), sur la période 2001-2007.
L'UGTA avance un taux de règlement de 91,4% des conflits individuels et indique qu'un tiers (30,9%) des conflits collectifs concerne des entreprises privées. Les causes principales des conflits sociaux sont les "salaires impayés" (44%) et les "salaires et indemnités" (39,32%), selon la même source. L'UGTA affirme que le dossier des salaires impayés fait l'objet de sa part d'un "traitement permanent et constant", qui a "permis le règlement de salaires pour 243.280 travailleurs, pour une enveloppe de 29 milliards de dinars" depuis le début des années 1990, assure-t-elle. Le 11e congrès de l'UGTA, qui doit durer trois jours, a pour thème "Stabilité, solidarité, modernité".
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Par El MOUDJAHID 28-03-2008 à 20:56
El MOUDJAHID - Edition du 29 Mars 2008
# Administrateur | 27/03/2008 | Social
LA CNAS EN PLEIN DANS LES NOUVELLES TECHNOLOGIES
700.000 cartes Chifa distribuées
Annaba, Oum el Bouaghi, Médéa, Tlemcen ont été les wilayas pilotes de cette opération.
La phase pilote, confirmant le bon fonctionnement de la carte « Chifa », avec 700.000 cartes distribuées dans cinq régions d’Algérie, a été menée avec succès. Ce programme de numérisation des remboursements médicaux et autres, inédit en Algérie, va se poursuivre en un déploiement national dans les deux ans à venir annonce Gemalto, maître d’oeuvre technique de ce programme mené avec succès conjointement avec la Cnas, (Caisse nationale des assurances sociales).
Ce délai est conforme au calendrier de la Cnas qui a passé un accord avec Gemalto, leader mondial de la sécurité numérique, suite à un appel d’offres remporté par ce dernier en 2006. La Cnas est, faut-il le rappeler, la première institution algérienne à mettre le pied dans l’étrier de la technologie en optant pour la carte numérique. Ce pas, elle l’a fait bien avant les postes ou les banques, cela en attendant l’informatisation des pièces d’identité comme la carte nationale, le permis de conduire, le passeport ou tout autre document relatif à l’état civil du citoyen.
En lançant son appel d’offres à fin 2005, remporté par Gemalto qui signe un contrat de réalisation en juillet 2006, la Cnas permet d’épargner aux assurés sociaux les tracas bureaucratiques et les déplacements, souvent pénibles, aux centres payeurs, qu’ils endurent actuellement. La mise en service de la carte à puce «Chifa» est de nature à faciliter aux malades l’accès aux soins et aux produits pharmaceutiques. Ce procédé magnétique permet également de réguler, rigoureusement et efficacement, l’évolution du système national de sécurité sociale. Les chapitres des dépenses et coûts de la santé ainsi que celui des populations couvertes ne seront que mieux contrôlés. Pour la Cnas, le premier impact positif a trait directement à la réduction de ses frais de fonctionnement qui se traduira indéniablement par l’amélioration des performances financières de l’ensemble des prestataires dispensées en direction de l’assuré. En effet, la solution numérique intégrée proposée par Gemalto assure l’implantation de bout en bout du système d’émission et de gestion des 7 millions de cartes à microprocesseur pour les assurés sociaux et professionnels. Cette opération permet aussi aux établissements de santé de gérer correctement et de façon sécurisée les dossiers des assurés sociaux et vérifier leurs droits tout en préservant « la confidentialité » des données. La dématérialisation des feuilles de soins, le haut niveau de sécurité ainsi qu’un remboursement rapide sont autant d’avantages palpables pour l’assuré social qui sera ainsi «soulagé de ses maux» grâce à l’informatique. Boualem Touati, directeur de l’informatique de la Cnas, s’est félicité que « le délai de remboursement soit passé de 30 jours à 5 jours». En plus, rappelle-t-il, la modernisation complète des procédures de traitement par la Cnas, va générer «une réduction importante des coûts de gestion ».
Jacques Seneca, vice-président exécutif pour l’activité sociale de Gemalto, a assuré pour sa part que «les équipes de Gemalto restent mobilisées pour mener à terme le projet à l’échelle nationale et continuer à apporter leur soutien à la Cnas dans le développement de ce programme». Issue d’un rapprochement en juin 2006 entre Axalto et Gemplus, ce groupe crée et fabrique des dispositifs de sécurité numérique divers comme les cartes à puce, cartes SIM, passeports électroniques ou encore le déploiement de services aux clients.
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par Abdelkrim AMARNI
L'Expression - Edition du 27 Mars 2008
# Administrateur | 24/03/2008 | Social
PROCÉDURES D’AIDE À L’EMPLOI
Ouverture d’un guichet unique
Un guichet de communication et un bureau d’accueil sont en cours d’installation.
Le ministère de la Solidarité nationale a procédé à l’ouverture d’un guichet unique au niveau de chaque direction de wilaya de l’action sociale (DAS). L’objectif étant de faciliter les procédures d’aide à l’emploi et à l’insertion sociale. C’est ce qu’a indiqué, hier, à Alger, le secrétaire général du ministère en charge du secteur, M.Abdellah Bouchenak.
«Cette démarche vise, notamment, le dépôt des dossiers des bénéficiaires de ces dispositifs», a précisé, M.Bouchenak, lors d’une rencontre sur les nouvelles procédures d’aide à l’emploi. Ainsi, la mise en place d’un autre guichet de communication et d’un bureau d’accueil sont également en cours d’installation.
Une telle mesure s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle stratégie du ministère au profit des bénéficiaires de ces dispositifs. Un fichier des bénéficiaires est, par ailleurs, en cours d’élaboration. Ce dernier retient certains critères, notamment la situation familiale et sociale du bénéficiaire afin d’éviter «les passe-droits», a souligné, M.Bouchenak
Evoquant les dispositifs d’aide à l’emploi, il a cité les contrats de pré-emploi (CPE) et les deux autres dispositifs d’aide sociale, à savoir l’activité d’intérêt général (Iaig) et les emplois saisonniers d’intérêt local (Esil). A cet effet, le même responsable a indiqué que le dispositif CPE est désormais dénommé actuellement «Prime d’insertion des diplômés» et le dispositif Esil devient «Prime d’activité d’insertion sociale».
Par ailleurs, M.Bouchenak a ajouté que le ministère de la Solidarité nationale a appelé à la revalorisation des indemnités (salaires) des bénéficiaires des deux dispositifs d’aide à l’emploi et à l’insertion sociale, à raison de 5000DA par mois au lieu de 3000DA. D’autre part, le même responsable a rappelé que cette demande porte également sur la revalorisation des salaires de contrats de pré-emploi (CPE) à raison de 10.000DA au lieu de 8000DA pour les universitaires diplômés et 8000DA au lieu de 6000DA pour les techniciens supérieurs.
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par Lynda BEDAR
L'Expression - Edition du 24 Mars 2008
# Administrateur | 18/03/2008 | Social
« Cela fait très mal au cœur de voir des pères et des mères coupés de leur milieu familial, après avoir été délaissés par leurs proches pour une raison ou pour une autre. »
« Dar Acheikhoukha », comme on l’appelle communément ici, abrite aussi bien les sans-abri que les personnes abandonnées par leurs proches. Leur âge varie entre 50 et 85 ans et sont originaires de différents coins de la wilaya. Certains meurent dans l’anonymat, cédant la place à d’autres pensionnaires. C’est le cas notamment de cet imam qui a été rejeté par les siens avant d’être récupéré par son fils. Il décèdera quatre mois plus tard chez lui. S’il a pu réintégrer sa famille, c’est grâce, nous dit-on, au travail de sensibilisation mené par le directeur du centre. « Cela me fait très mal au cœur de voir des pères et des mères coupés de leur milieu familial, après avoir été délaissés par leurs proches pour une raison ou pour une autre. Certes, nous faisons tout pour qu’ils soient bien pris en charge, mais rien ne remplace la chaleur familiale. Lorsque les proches sont connus, nous essayons de les sensibiliser sur la nécessité de venir récupérer leurs parents », déclare le directeur du Centre. Il nous apprend que 8 des 29 pensionnaires se trouvent dans cette situation et attendent un éventuel geste de leur progéniture. Parmi eux, figurent 5 femmes d’un âge avancé. Le reste de l’effectif est composé des SDF qui erraient dans les rues des villes et villages.
Lieu de refuge
Certains sont issus des wilayas limitrophes et ont été placés dans le centre par les services concernés. L’établissement que gère l’APC de Chlef depuis 18 ans est l’unique du genre dans la région. Il est financé sur fonds propres et s’étend sur 2,5 hectares à la périphérie de la ville. Il est composé essentiellement de locaux en préfabriqué, mais il se trouve au beau milieu d’un site naturel agréable. Encadrée par 22 agents, dont une psychologue, l’infrastructure demeure le seul lieu de refuge pour cette catégorie de personnes en détresse. Elle est sollicitée de temps à autre pour accueillir également des familles jetées dans la rue. Cependant, pour ce cas, le séjour est souvent limité pour des raisons évidentes. Pendant le ramadhan et les fêtes religieuses, elle reçoit des dons en produits alimentaires de la part de bienfaiteurs, indique le responsable de l’établissement qui annonce, par ailleurs, la réalisation d’un nouveau centre d’accueil dont les travaux sont en cours. Celui-ci, érigé dans la banlieue de Chlef, est entièrement financé par l’APC locale et sera doté d’équipements, dont un bloc médical.
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par A. Y.
El Watan - Edition du 17 Mars 2008
# Administrateur | 05/03/2008 | Social
La facture des remboursements des dépenses des assurés sociaux pour l’achat des médicaments est passée de 50,5 milliards de dinars en 2005 à 67,5 milliards de dinars en 2007.
Le nombre des médicaments remboursables sera revu à la hausse. « La liste des médicaments remboursables qui comporte actuellement 116 produits sera révisée. Le nombre des médicaments éligibles au remboursement sera désormais de 259, dont 34 sont des produits destinés à soigner les maladies chroniques », déclare le ministre de la Communication, Abderrachid Boukerzaza. S’exprimant lors d’une conférence de presse animée hier, à l’issue de la réunion du conseil du gouvernement, le ministre annonce la décision d’élargir également la liste des médicaments concernés par le tarif de référence, imposé il y a quelques mois. Le gouvernement, affirme-t-il, « est déterminé à encourager l’utilisation des médicaments génériques ». L’objectif de ces mesures, précise-t-il, est de maîtriser la facture destinée au remboursement des dépenses des assurés sociaux dans l’achat des médicaments. Une facture qui, ajoute-t-il, ne cesse de progresser en passant de 50,5 milliards de dinars en 2005 à 67,5 milliards de dinars en 2007. Le conseil du gouvernement a également examiné et adopté un décret présidentiel modifiant et complétant le décret n° 250-02 relatif à l’organisation des marchés publics. Un décret qui impose aux opérateurs de nouvelles mesures à respecter. Ces mesures qui seront inscrites dans le cahier des charges porteront sur le respect de la législation du travail, le respect de l’environnement et l’utilisation de la main-d’œuvre locale.
Pour sa part, la ministre de la Culture a présenté devant le conseil du gouvernement le bilan de la manifestation Alger, capitale de la culture arabe. A une question de savoir si le gouvernement a pris des mesures pour enquêter sur « les affaires de corruption enregistrées, selon Transparency International, dans le cadre de cette manifestation », le conférencier se montre peu convaincant. Selon lui, le gouvernement « ne prend pas en considération les remarques des organismes étrangers », mais la dépense des deniers publics « est toujours contrôlée dans le cadre des audits ». Intervenant par la même occasion, le ministre de l’Agriculture, Saïd Barkat, s’est interrogé sur les raisons de la flambée des prix des produits agricoles. « Pourtant, la production des produits agricoles a pratiquement doublé », dira-t-il. Selon lui, le problème réside « au niveau de la régulation du marché ». Se gardant d’accuser ouvertement le ministère du Commerce qui, juge-t-il, « a accompli son devoir », M. Barkat appelle à l’engagement de tous les ministères et les agriculteurs pour réguler le marché national. « Il y aura de nouveaux textes de loi », lance-t-il encore.
Abordant la question du détournement du foncier agricole, le ministre dira que les enquêtes menées à la fois par les services de son département et la Gendarmerie nationale ont donné des résultats « importants ». « Les dossiers sont actuellement entre les mains de la justice. Nous sommes déterminés à mettre de l’ordre dans le secteur », lance-t-il. M. Barkat a présenté devant le conseil du gouvernement le projet de loi d’orientation agricole.
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Par Madjid Makedhi
El Watan - Edition du 5 Mars 2008
# Administrateur | 03/03/2008 | Social
Plus de 150 000 personnes utilisent déjà la carte Chifa lancée par le ministère du Travail et de la Sécurité sociale dans cinq wilayas pilotes.
Lors d’une rencontre de sensibilisation autour de la carte Chifa tenue hier à Zéralda, les responsables de la Caisse nationale d’assurance sociale (Cnas) se sont montrés satisfaits de la mise en œuvre du nouveau système de cartes électroniques. Selon les chiffres communiqués hier, 371 012 cartes clés ont été produites, 1000 pharmacies sont déjà opérationnelles et 57 750 factures électroniques ont été établies. En tout, l’opération a coûté près de 16 millions d’euros. « Ce n’est qu’en 2012 qu’on pourra communiquer le coût global de cette opération. Ce n’est pas une question d’argent. La santé n’a pas de prix mais elle a un coût », nous dit le directeur de la Cnas par intérim, Kelil Abderazak. Il insiste sur le fait que « ce nouveau système permettra la maîtrise des dépenses de la sécurité sociale, le contrôle des prestations dans le cadre d’une prise en charge de qualité ainsi que l’introduction d’une nouvelle forme de contrôle médical ».
Les représentants de la Cnas n’ont pas souhaité commenter les accrocs qu’ils ont eus après l’attribution du marché à Sagem. Les principaux soumissionnaires ont, pour rappel, contesté le choix du fournisseur auprès des tribunaux. « Notre choix était basé sur des critères techniques. Il y a eu après des rumeurs infondées selon lesquelles la société qui gère les fichiers informatiques du futur système Chifa a été victime d’un cambriolage. C’est complètement faux », affirme M. Toutati, directeur de l’informatique à la Cnas, chargé de la mise en œuvre du système. Il insiste sur la « fiabilité du système » et la confidentialité des données. Le lancement de la carte à puce électronique dénommée Chifa a concerné, en juin 2007, cinq wilayas pilotes (Annaba, Oum El Bouaghi, Tlemcen, Médéa et Boumerdès) avant d’être élargi à cinq autres wilayas. La mise en œuvre du nouveau système s’étalera jusqu’à l’année 2012.
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Par A. B.
El Watan - Edition du 3 Mars 2008
# Administrateur | 23/02/2008 | Social
L’AUGMENTATION DES SALAIRES SERA POUR FIN MARS
Encore un autre report
Une décision a été prise pour l’application de la nouvelle grille sans attendre les statuts particuliers.
L’augmentation des salaires piétine et n’arrive pas à voir le jour. Prévue dans un premier temps pour janvier et ensuite pour le mois de février, l’augmentation vient d’être renvoyée de nouveau au mois prochain. «L’augmentation des salaires sera appliquée à partir de fin mars-début avril avec un effet rétroactif à partir de janvier», a déclaré le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem. S’exprimant jeudi dernier, lors d’une conférence de presse tenue en marge de la Conférence nationale des élus qui s’est déroulée à Blida, M.Belkhadem a donné quelques éléments pour éclaircir cette question épineuse.
« La nouvelle grille des salaires sera en partie effective dès la fin mars-début avril pour l’ensemble des travailleurs avec un effet rétroactif à partir du mois de janvier ». Vu le retard accusé dans l’élaboration des statuts particuliers, explique M.Belkhadem, le gouvernement a pris la décision d’appliquer la nouvelle grille des salaires sans attendre la finalisation des statuts. «De légères modifications ont été apportées dans les statuts particuliers de la Fonction publique actuelle», a-t-il précisé en ajoutant qu’il s’agit là d’« une translation transitoire ».
Mais l’augmentation des salaires, tant attendue, ne sera pas entière. Les 1,5 million de travailleurs de la Fonction publique recevront juste une partie du salaire. Le reste, c’est-à-dire l’augmentation concernant les indemnités, se fera au fur et à mesure de l’élaboration des statuts particuliers. Le personnel du secteur public devra prendre son mal en patience encore pendant quelques mois pour toucher la fameuse rémunération.
Annoncée lors de la bipartite Ugta-gouvernement, tenue en septembre 2007, l’augmentation des salaires semble avoir pris en otage le gouvernement et les travailleurs. Six mois après, les statuts particuliers posent toujours problème. «Actuellement, 30 statuts particuliers sont fin prêts au niveau de la direction de la Fonction publique», a précisé le secrétaire général de l’instance exécutive du FLN. Donc, sur l’ensemble des 42 statuts, 12 sont toujours en chantier. Une fois les statuts particuliers finalisés, rassure M.Belkhadem, les travailleurs percevront la totalité des salaires. Même explication donnée par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale.
S’exprimant dernièrement, en marge des travaux du Sénat, le ministre a affirm
é: « L’augmentation de base interviendra à la fin du mois. » Celle-ci ne touchera pas aux indemnités. « Le décret portant sur la grille des salaires, publié dans le Journal Officiel, stipule que l’augmentation sera appliquée avec les indemnités en vigueur », avait-il clairement précisé. Les statuts particuliers n’étant pas encore achevés, il a été décidé de maintenir les indemnités en vigueur.
« Je tiens à rassurer les travailleurs que les augmentations des indemnités seront appliquées dès la publication des statuts particuliers dans le Journal Officiel avec effet rétroactif », avait-il déclaré. Les travailleurs sont appelés à attendre cinq semaines pour confirmer.
[ source ]
par Nadia BENAKLI
L'EXPRESSION - Edition du 23 Février 2008
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