# Administrateur | 14/09/2009 | Sciences
Bouteflika défend la recherche scientifique
Le chef de l’Etat, M. Abdelaziz Bouteflika, a exhorté le ministre de l’Enseignement supérieur à poursuivre « les efforts consentis dans la recherche scientifique ». Pour le premier magistrat du pays, les efforts consentis par l’Etat seront poursuivis au profit de la recherche scientifique et du développement technologique. Il est devenu nécessaire, pour le secteur, de « veiller au parachèvement de la construction du système national de recherche afin de permettre à notre pays de s’inscrire dans le mouvement universel du développement qui s’appuie principalement sur l’économie de la connaissance », dira-t-il. Les sciences sociales et humaines ont été également abordées lors de la séance d’évaluation du secteur de l’enseignement supérieur.
Le chef de l’Etat a estimé à ce sujet que l’Algérie a toujours besoin de la formation en sciences sociales et humaines, pour promouvoir sa culture et son identité, assurer une dynamique équilibrée de la société et encadrer le service public. A propos du rapport entre l’université et le monde du travail, il a noté que « le développement économique et technique exige des compétences et des spécialités de haut niveau que l’université doit lui offrir. En définitive, cette adéquation des flux de formation avec les besoins exprimés par la société et l’économie sera à même de renforcer la synergie entre l’université et son environnement national, tout comme elle facilitera l’accès des diplômés universitaires au marché du travail ». C’est à partir de ce constat que Bouteflika a demandé au gouvernement de poursuivre et d’intensifier les réformes engagées au niveau de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur en vue de promouvoir les disciplines scientifiques et techniques.
En matière de subvention, il a rappelé les efforts consentis au profit de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Il exprimera à cet effet la détermination de l’Etat à réunir tous les moyens pour l’amélioration de la qualité de la formation et de l’encadrement et à offrir aux enseignants-chercheurs un environnement socioprofessionnel à même de leur permettre d’assurer leur mission dans les meilleures conditions. La question des conditions d’études et de vie des étudiants a été aussi traitée par Bouteflika et le premier responsable de l’enseignement supérieur. « L’Etat est déterminé à poursuivre les efforts d’amélioration des conditions d’études et de vie des étudiants », signifiera le chef de l’Etat avant d’insister sur « la nécessité d’approfondir les réformes engagées dans le secteur pour permettre à l’université algérienne de relever des défis qu’imposent l’avènement de la société de l’information et l’économie du savoir et de la connaissance ».Il faut savoir par ailleurs que le financement de la recherche scientifique sur le budget de l’Etat a atteint près de 50 milliards de dinars pour la période 2005-2009 et qu’une enveloppe financière de 100 milliards de dinars lui est consacrée pour les cinq prochaines années. D’autres mesures ont été également prises dans l’objectif de promouvoir la recherche scientifique. Il s’agit, entre autres, des incitations fiscales en direction des entreprises pour leurs activités de recherche et la suppression de la TVA pour l’acquisition de matériel et équipement scientifique.
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Par Amirouche Yazid
La Tribune, publié le 14 September 2009
# Administrateur | 14/08/2009 | Sciences
La mutation d'un gène pourrait expliquer le fait que certaines personnes aient moins besoin de dormir que les autres

SCIENCE - C'est ce qu'affirment des chercheurs californiens...
Certains se satisfont de peu, d'autres sont de vraies marmottes. La raison? La mutation d'un gène, selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l'Université de Californie et publiée dans la revue Science.
Ying-Hui Fu, professeur de neurologie, et son équipe ont découvert, lors d'une vaste étude sur le sommeil, un gène mutant chez une mère et sa fille qui ne dormaient que six heures par nuit sans ressentir de fatigue. L'analyse d'un gène, le DEC2, réputé réguler les cycles du sommeil, a montré une modification chez ces deux personnes.
Implanté chez des souris
« L'équipe a identifié une mère et sa fille qui toute leur vie ont eu moins besoin de dormir que la plupart des individus », explique la professeur. Le temps moyen de sommeil nécessaire chez un individu se situe entre 8 heures et 8h30, et 7h 45 après une journée non-travaillée.
Pour confirmer leur hypothèse, les chercheurs ont introduit ce gène mutant dans l'organisme de souris et ont observé leur sommeil. « Les souris dormaient moins et avaient moins besoin de récupérer lorsqu'elles avaient été privées de sommeil », a affirmé le chercheur.
Selon elle, le gène DEC2 « pourrait être impliqué dans la modulation de quantité de sommeil seule ou bien dans le processus de maintien en éveil ». « Le cas des souris doit nous donner l'occasion d'étudier de façon plus précise si il y a d'autres comportements ou d'autres conditions physiologiques associés à ce syndrome du sommeil court », elle.
Combien d'heures vous faut-il en moyenne pour être d'attaque?
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Avec agence
20minutes.fr, publié le 14.08.09 à 08h44
# Administrateur | 28/07/2009 | Sciences
Les responsables affirment que très peu de projets sont des valeurs ajoutées
Sur les 6 085 projets de recherche scientifique menés par des universités algériennes, «très peu sont des valeurs ajoutées», a affirmé à Alger, M. Hafid Aourag, directeur général de la recherche scientifique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en marge de l’université d’été des chercheurs scientifiques qui s’est ouverte dimanche. «Sur 6 085 projets de recherche scientifique, à l’échelle des universités, très peu sont des valeurs ajoutées, dont l’objectif principal de leur propriétaire est l’acquisition d’une indemnité», a déclaré M. Aourag lors de son intervention dans le cadre de la première université d’été, organisée par le syndicat national des chercheurs permanents (SNCP). Déplorant cette situation, il a précisé que le parcours de ces projets s’arrête après une durée de deux à trois ans, soulignant, à cet effet, l’absence de la pérennisation de l’acte de recherche. Tout en estimant que cette situation a une répercussion « négative » et « directe » sur les vrais chercheurs, M. Aourag a déploré un autre problème qui entrave l’épanouissement de la recherche en Algérie. Il s’agit, a-t-il dit, du manque des chercheurs parmi les enseignants universitaires. Il a, dans ce sens, précisé que sur les 35 000 enseignants universitaires, 21 000 seulement sont des chercheurs, d’où l’importance, a-t-il noté, de créer un système qui permet l’émergence de la compétence. Pour ce faire, M. Aourag a annoncé la préparation par son ministère de trois projets de lois devant être soumis au Premier ministre dès la rentrée sociale. Ces derniers permettront, entre autres, d’améliorer la situation sociale du chercheur.
Le premier projet concerne le système de « contractualisation » où chaque enseignant sera appelé à présenter, après quatre ans du début de ses travaux, un rapport sur sa recherche. « Tous les projets qui n’apporteront pas un plus pour la recherche seront automatiquement supprimés », a-t-il dit, précisant que cette méthode permettra d’évaluer les capacités de chacun des chercheurs. Ce texte de loi sera suivi par un « système d’excellence », où chaque chercheur « compétent » pourra bénéficier des avantages. Une méthode qui permettra à la tutelle, a-t-il précisé, de «distinguer également celui qui a publié 10 livres de celui qui n’a rien fait ou bien de celui qui a publié qu’un seul livre et celui qui a plusieurs brevets de celui qui n’a rien ». Une autre mesure devant être prise par le ministère, c’est le système de « mobilité ». Ce dernier a pour but de permettre aux chercheurs de bénéficier des stages dans les universités algériennes.
Par ailleurs, M. Aourag a noté la décision du ministère d’encourager les jeunes chercheurs en procédant à la mise en place de « laboratoires de jeunes chercheurs ». De son côté, le secrétaire général du SNCP, M. Smati Zoghbi, a émis le vœu, lors de cette université dont le thème portent sur la «recherche scientifique et politique nationale de valorisation des compétences”, de voir le nombre de chercheurs atteindre 30 000.
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Par Rami Narimane
La Tribune, publié le 28 Juillet 2009
# Administrateur | 29/03/2009 | Sciences
Un outil scientifique à haute valeur ajoutée
Près de 1500 images ont été téléchargées depuis la station de réception et de contrôle implantée au Centre des techniques spatiales d’Arzew.
Un atelier scientifique consacré au satellite « Alsat » s’est tenu hier au Palais de la culture à Kouba, Alger, où il fut question des possibilités qu’offre un tel outil pour le travail de précision et la recherche scientifique. Hamid Bessalah, ministre de la Poste et des Technique de l’information et de la Communication (P-TIC) a, d’emblée, mis l’accent sur l’intérêt que présente une telle oeuvre indiquant:
« Au courant de ces dix dernières années, l’outil spatial a vu une très large utilisation. Les images issues du premier satellite algérien Alsat1, ont largement servi dans le suivi des incendies de forêts depuis 2003, dans la lutte antiacridienne et dans bien d’autres domaines », relève le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la Communication qui souligne qu’« à ce jour, près de 1500 images ont été téléchargées depuis la station de réception et de contrôle implantée au centre des techniques spatiales d’Arzew ». Les besoins en imagerie spatiale à haute résolution sont importantes pour l’établissement du cadastre national urbain dans les zones non encore couvertes. Dans ce cadre, « pour la partie steppique et saharienne, un travail est en cours de finalisation, sachant que la wilaya d’El Bayadh a fait l’objet d’un travail concluant, répondant aux normes requises, s’appuyant sur l’imagerie à haute résolution et sur une compagne GPS », a indiqué M.Bessalah. Par ailleurs, le conférencier a indiqué que « la cartographie de l’ensemble de l’infrastructure pétrolière et des réseaux de transport pétrolier par canalisation sont des objectifs à atteindre à court terme. Quant à la mise en oeuvre de système d’information géographique pour les principales zones industrielles c’est une action en cours de réalisation.» Au chapitre de l’hydraulique, le ministre de la Poste et des TIC, estime que l’amélioration des connaissances des ressources en eau des bassins hydrographiques passe par une meilleure couverture cartographique. Répondant à une question en rapport avec les élections, M.Bessalah a indiqué que « les techniques spatiales seront utilisées dans les prochaines années et non pas ce 9 avril, dans la couverture du scrutin et la répartition des bureaux de vote.» Pourtant, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales avait affirmé à partir d’Arzew que les images satellitaires produites par le Système d’information géographique (SIG) seront prochainement exploitées dans la localisation et la répartition des centres de vote.
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Par Lynda BEDAR
L'Expression, publié le 29 Mars 2009
# Administrateur | 14/03/2009 | Sciences

SCIENCE - Le but est de respecter leur rythme biologique, perturbé par la puberté...
A Monkseaton, un lycée du nord de l’Angleterre, on ne traite pas les adolescents de paresseux. Mieux, on les encourage à faire la grasse matinée. Dès septembre prochain, ils devraient commencer l’école vers 11h. C’est en tout cas ce que souhaite le directeur, Paul Kelley qui milite pour une telle réforme auprès du conseil d’établissement.
L’initiative est née d’une expérience menée dans le lycée par un scientifique de l’université d’Oxford. Devant les caméras de la BBC, Russell Foster a soumis les élèves à deux séries de tests de mémoire, l’une à 9h, l’autre à 14h. Et confirmé ce que des études américaines et canadiennes avaient déjà prouvé: les adolescents sont bien moins performants le matin que l’après midi. La faute à leur horloge biologique décalée: «Nous pensons que c’est sans doute lié aux changements hormonaux au moment de l’adolescence. Selon une étude allemande, cette tendance à se coucher tard s’achève à 19 ans et demi pour les filles, 21 pour les garçons, soit au moment où la puberté se termine», confie Russell Foster.
« Notre cerveau ne s'éteint pas pendant le sommeil »
Aussi Paul Kelley a-t-il décidé d’adapter son établissement à la découverte. Car lutter contre l’horloge biologique peut avoir de graves conséquences: « Cela peut entraîner l’utilisation abusive de stimulants le matin –caféine, nicotine- et inversement de sédatifs le soir. La privation de sommeil peut faciliter la dépression, fragiliser le système immunitaire ou contribuer à l’obésité en modifiant les hormones qui régulent la faim», souligne Foster.
A Monkseaton, les portes resteront néanmoins ouvertes de 8h à 17h pour accueillir les adultes à l’horloge biologique plus matinale. « Ainsi, on pourra organiser des réunions avant l’école plutôt qu’après les cours », souligne Kelley. « Je pense que c’est une très bonne idée, confie Russell Foster. Mais est-ce que les parents vont vraiment vouloir laisser leurs enfants dormir sans surveillance pendant qu’ils partent au travail? »
Reste que l’initiative a un avantage: souligner l’importance du sommeil. « Dans nos sociétés occidentales, le sommeil est au mieux toléré, au pire, considéré comme une maladie qu’il faut guérir. Mais nous savons aujourd’hui que notre cerveau ne s’éteint pas pendant le sommeil, qu’il est même parfois très actif. Une bonne nuit améliore notre capacité à résoudre un problème difficile, à être créatif », souligne Foster.
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Par Karine Le Loët
20Minutes.fr, publié le 13.03.09 à 18h25
# Administrateur | 31/10/2008 | Sciences
Dans son discours à l’université de Tlemcen, le président de la République a affirmé qu’il faut désormais accorder plus d’importance aux filières scientifiques qui, selon lui, répondent aux besoins du développement du pays. Cela se fera au détriment des sciences humaines. Est-ce une reconnaissance de l’échec des réformes mises en œuvre jusque-là ?
Sans conteste, c’est le constat d’un échec si l’on se réfère au moins aux principes qui ont été aux fondements de la réforme de 1971 qui mettait l’orientation scientifique et technique à côté de l’algérianisation et de la démocratisation dans ses finalités premières, mais là n’est pas le fond du problème. La question ne relève pas simplement d’une augmentation ou d’une inversion des flux, fussent-elles spectaculaires, au bénéfice du recrutement des filières scientifiques. La question est celle de la qualité de l’enseignement, que ce soit en sciences humaines et sociales ou en sciences et technologie et celle de la mise en place d’une réelle interdisciplinarité.
Le développement des filières scientifiques n’est pas ipso facto la garantie d’un développement corrélatif du pays et définir une organisation universitaire sous le seul angle de son aptitude à servir l’économie et l’industrie relève d’une simplification abusive. Aucune société ne sait à une génération près ce dont elle a besoin comme compétences. La rapidité des mutations technologiques est en train de changer durablement et profondément aussi bien la nature que la structure des professions pour qu’on puisse les prédéterminer par des définitions conjoncturelles de savoir et de savoir-faire. Les savoirs stratégiques sont des savoirs abstraits, théoriques et souvent formels.
A cet égard, ni la professionnalisation des enseignements ni le développement de l’enseignement technologique et technique ne sont le plus garant de l’adaptation des diplômes aux emplois qui pourraient leur être offerts. On observe ainsi que la formation ne peut pas être réduite à l’acquisition d’un certain nombre de capacités techniques qui agiraient invariablement et indépendamment de toutes conditions sociales. La maîtrise de la technologie et ce qu’elle suppose, l’adaptation créative au poste de travail, n’implique pas seulement l’apprentissage de l’usage de la mise en œuvre de process et de machines, elle présuppose d’abord une rupture avec les représentations et les valeurs véhiculées à propos de la technique, voire du corps. Elle exige ensuite, non pas un enseignement de savoirs et de savoir-faire réifiés, mais l’acquisition d’un ethos technique, l’intériorisation d’un ensemble de représentations et de valeurs relatives aux objets techniques à leur production et aux conditions de leur production, à leur diffusion et à leur utilisation ; c’est dire aussi que l’investissement en formation scientifique, technique et technologique n’est pas seulement de l’ordre de transmission de contenus, il fonctionne sur la base de représentations et il est avant tout et surtout un problème de société, d’environnement sociétal global, de valeurs sociales. C’est justement aux sciences humaines et sociales que revient le rôle essentiel de donner la maîtrise des conditions sociales d’appropriation, d’usage, de transmission des objets techniques.
Donner une importance aux filières scientifiques, tout en négligeant les sciences humaines, ne constituera-t-il pas une erreur monumentale qui pourrait s’avérer fatale pour l’enseignement en Algérie ?
Absolument ! Pas seulement pour l’enseignement, mais pour la société toute entière. Ainsi, par exemple, le rejet sans nuances des sciences de l’homme qui a prévalu dans la réforme de 1971 – on abolira, disait le texte de la réforme que je cite de mémoire, l’ensemble des matières qui surchargent dangereusement les programmes, langues mortes et formes archaïques des langues vivantes, l’ethnologie, les autres disciplines, la philosophie, l’histoire doivent être décontaminées – a fait des dégâts incommensurables. Cette manière de voir a pu faire le lit de la dénonciation intégriste actuelle des « sciences occidentales », elle a conforté une vision salafiste de la science déconnectée de ses conditions socio-historiques et culturelles de production.
Le développement de la sensibilité littéraire, artistique, scientifique, la culture historique, comment s’est constituée la nation avec ses diverses contradictions et composantes, sa part d’ombre et de lumière, la réflexion philosophique sur les fins et fondements du sens de la vie, l’apport des leçons des autres civilisations et cultures, comme la compréhension scientifique du monde, constituent autant d’approches actives du sens de l’expérience humaine qu’il faut valoriser parce que c’est toute la question de l’éducation à la liberté qui s’y joue. Au-delà des ethnocentrismes, national, culturel, linguistique qui prévalent dans l’enseignement supérieur, il y a nécessité et urgence, a contrario de valoriser les sciences humaines et sociales dans une perspective universaliste et critique. Il ne faut pas succomber à l’ère du temps néolibéral mettant en avant le critère de rentabilité en souhaitant élaguer les sciences humaines déclarées consommatrices et obsolètes.
N’y a-t-il pas une contradiction entre la démarche des pouvoirs publics et le fait de supprimer, par exemple, les lycées techniques ?
Jusqu’à présent, aucune justification fondée n’a été avancée pour expliquer la suppression de l’enseignement technique. Il y a en effet une contradiction majeure si ne sont pas explicités et clarifiés plus au fond les présupposés aux fondements de la réforme des lycées. L’enseignement technique, pour efficient qu’il a été, a toujours fonctionné à la marge ; l’enseignement professionnel a, quant à lui, fonctionné comme filière de relégation pour les enfants des classes populaires exclus de l’enseignement général censé être plus légitime. Au-delà des mesures proprement techniques, de réforme du système d’orientation au niveau des classes charnières, au-delà d’une réforme des contenus et de l’établissement de passerelles au niveau des matières fondamentales, au-delà d’une réforme de l’action pédagogique, toutes les réformes qui passent par une redéfinition prioritaire du primaire, la revalorisation de l’enseignement technique et professionnel ne peut être amorcée sans une transformation des représentations sociales ; cela suppose d’abord une rupture avec les représentations et les valeurs véhiculées à propos de la technique, de la division du travail entre les sexes, du corps, de l’avenir et des métiers – métiers manuels salissants dévalorisés versus métiers du « quari », du « alem », de bureau que l’on songe à la connotation péjorative que recouvre le terme ouvrier, « zoufri » par opposition aux métiers intellectuels prestigieux et au « tbib ». Si l’on regarde du côté de la société, on observe que les valeurs qui s’y développent ont tendu à éroder les socialisations familiales et scolaires les plus réussies. Le fait est que la société s’est inscrite, durant les dernières décennies, globalement dans une spirale de la régression culturelle : peu de livres de références scolaires et universitaires disponibles et accessibles, des pratiques culturelles limitées faute d’offres ciblées, peu d’institutions culturelles d’accompagnement, le développement de pratiques clientélistes et de corruption, d’enrichissement sans cause, tout cela est loin de constituer un climat favorisant la valorisation du travail comme valeur centrale.
[ source ]
Par Madjid Makedhi
El Watan, édition du 30 Octobre 2008
# Administrateur | 24/09/2008 | Sciences
Projet d'un observatoire astronomique aux Aurès, le premier en Algérie
Des astronomes algériens ambitionnent de construire dans les Aurès le premier observatoire astronomique en Algérie, après l'ouverture l'année dernière à Constantine de la première école doctorale d'astrophysique au Maghreb.
"Nous sommes dans la phase de prospection. Deux sites ont été choisis", a déclaré à l'APS le Dr Nassim Seghouani, chef du département Astronomie au Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) et l'un des initiateurs du projet.
Le premier site est situé au mont Chelia, près de Batna, et le deuxième, qui a le plus les faveurs des experts, est près du village de Cherchar, à 50 km au sud-ouest de Khenchela, a-t-il précisé.
Les deux sites sont situés à plus de 1.800 mètres d'altitude, a indiqué le Dr Seghouani.
Les observatoires astronomiques sont construits haut en montagne, au plus près des sommets, là où le ciel est le plus "pur", car affranchi des perturbations atmosphériques qui gâtent l'observation des corps célestes.
Des scientifiques japonais sont intéressés par le projet de l'observatoire des Aurès et sont prêts à s'y associer, notamment pour l'observation et l'étude en continu du Soleil, a assuré le Dr Seghouani.
"Le plus important est l'aménagement du site : route, infrastructure, internet. Après viendra la mise en place de l'observatoire lui-même, qui comprend la coupole et l'instrument" (télescope et accessoires), a-t-il estimé.
L'astrophysicien compte sur l'année mondiale de l'Astronomie 2009, dont il est le coordinateur des célébrations en Algérie, pour créer l'engouement autour de ce projet.
Le CRAAG dispose d'un observatoire, mais qui est totalement dépassé car hérité de l'ère coloniale.
La première école doctorale d'astrophysique (EDA) en Algérie et au Maghreb a vu le jour l'année dernière à Constantine, et s'apprête à accueillir un nouveau lot d'étudiants.
L'astrophysique est le lieu de confluence des différentes branches de la physique et des sciences appliquées : physique du globe, physique nucléaire, mécanique céleste et spatiale, géodésie spatiale, astroparticules, cosmologie...
L'astronomie était appelée du temps des Anciens grecs "la mère des sciences".
[ source ]
El Moudjahid, édition du 23 Septembre 2008
# Administrateur | 29/06/2008 | Sciences

Le pôle Nord pourrait momentanément être libéré des glaces cet été, un fait sans précédent dans les temps modernes qui marquerait une nouvelle étape dans le recul de la banquise arctique depuis dix ans sous l'effet du réchauffement climatique.
« Il est très possible qu'il n'y ait plus de glace au pôle Nord à la fin de cet été, ce qui s'explique par le fait que le pôle est désormais recouvert d'une fine couche de glace », a expliqué à l'AFP Mark Serreze, un scientifique du Centre national américain de la neige et de la glace (National Snow and Ice Data Center).
Evaluant cette possibilité à 50%, ce scientifique a jugé «concevable qu'à la mi-septembre des voiliers puissent naviguer d'Alaska au pôle Nord».
Première dans les temps modernes
La fonte des glaces au pôle Nord «s'est déjà produite dans l'histoire de la Terre mais certainement pas dans les temps modernes», a-t-il ajouté.
Plus de glace l'été d'ici 2030
«Ce que nous avons observé ces dix dernières années est une vaste réduction des glaces arctiques, notamment ces trois dernières années, et cette tendance de long terme fera qu'il pourrait ne plus y avoir de glace l'été dans l'océan Arctique d'ici 2030 ou autour de cette date», a poursuivi le glaciologue. Il y a quelques années, ce scénario était anticipé entre 2050 et 2100, a-t-il rappelé.
Durant l'été 2007, la fonte des glaces arctiques avait permis d'ouvrir plus longuement le passage du Nord-Ouest, une route maritime qui relie l'Atlantique au Pacifique en passant entre les îles arctiques du grand nord canadien.
«D'un point de vue scientifique, le pôle Nord est un point comme un autre sur le globe, mais le fait que la glace puisse y fondre totalement (même brièvement) a un sens symbolique fort dans l'imagination populaire», a relevé Mark Serreze.
Bons côtés
Mais ce phénomène est «juste un autre indicateur de la disparition de la banquise arctique». Réduire les émissions de gaz à effet de serre devrait légèrement ralentir ce phénomène mais l'inverser prendra très longtemps, a jugé ce scientifique.
Mais la fonte des glaces arctiques a aussi de bons côtés. Les navires pourront de façon régulière emprunter le passage du Nord-Ouest, évitant ainsi les long détours par le canal de Panama ou le Cap Horn.
De plus, les fonds de l'océan Arctique sont riches en pétrole et sans glace ces gisements seront plus aisément accessibles, soulignent des experts.
[ source ]
D'après agence
20Minutes.fr, éditions du 28/06/2008 - 08h13
# Administrateur | 23/02/2008 | Sciences
Selon une étude publiée dans la revue Nature mercredi, des chercheurs français ont conçu un élastique qui pourrait révolutionner le secteur industriel. Chaque semaine, de nouvelles inventions ou découvertes susceptibles de changer notre vie dans les prochaines années sont validées. En voici dix très récentes.
Un matériau pour des routes sans nids-de-poule
Une nouvelle matière élastique qui se répare d’elle-même sans être collante et ouvre la voie à la fabrication de produits « autocicatrisants » a été mise au point par des chercheurs français. Cette matière, synthétisée à partir d’acide gras d’origine végétale, est composée de petites molécules qui s’assemblent en réseaux supramoléculaires lesquels, s’ils sont rompus, se réassemblent d’eux-mêmes pour retrouver leur forme et leur élasticité initiales. Parmi les applications possibles, des tissus pour des vêtements dont les trous se rebouchent d’eux-mêmes, des semelles de chaussures indéformables ou encore des jouets cassés qui se remettent en état tout seuls. Certaines pièces détachées de moteurs pourraient également « s’autoréparer » sans avoir besoin de passer entre les mains du garagiste. « Si vous percez un joint d’étanchéité dans un mur, il va se réparer tout seul. Tout ce qui travaille dans la compression, comme les joints de structure, les revêtements susceptibles de se rayer, est concerné », a expliqué Ludwik Leibler, directeur du laboratoire Matière Molle et Chimie, une unité du CNRS, Centre national français de la recherche scientifique et de l’ESPCI, une école d’ingénieurs parisienne. Le groupe chimique Arkema (ex-pôle chimie de Total), qui mène avec le laboratoire Matière Molle et Chimie depuis 2000 des recherches conjointes dans le domaine de la chimie des matériaux supramoléculaires, envisage, grâce à la chimie supramoléculaire, la fabrication de « toutes sortes d’articles qui après s’être cassés ou fissurés, pourraient être réutilisés grâce à l’autocicatrisation ».Deux catégories de produits devraient être mis sur le marché d’ici un à deux ans : les bitumes, qui utilisent comme dans le cas des caoutchoucs des molécules d’origine végétale, et les plastiques faits de molécules plus grandes, offrant une meilleure biodégradabilité et dont l’avantage d’être plus résistants aux solvants.
Un sang universel pour sauver des vies
L’Agence de sûreté américaine a validé les tests réalisés par la société Zymequest, qui, aidée du laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques d’Aix-Marseille, a mis au point un sang universel. Autrement dit, un sang qui se comporte comme celui du groupe O naturel dans le cas d’une transfusion. La base : des enzymes qui dévorent des sucres présents à la surface des globules rouges, ceux-là mêmes qui déterminent les groupes sanguins A, B et AB. Débarrassés de leurs sucres, les globules rouges deviennent des globules de donneur universel comme ceux du groupe O. Cet enzyme qui transforme le sang est très rapide puisqu’il peut traiter 200 ml en une heure.
Une fibre pour s’habiller sans électricité statique
L’entreprise japonaise Toray a développé une fibre synthétique de polyester dotée d’une conductivité électrique très élevée, évitant ainsi la formation d’électricité statique dans le tissu. Le fabricant a pour cela incorporé du noir de carbone (un matériau carboné fabriqué industriellement dont la taille des particules varie de 10 à 1000 nm et qui peut servir de conducteur électrique) dans les fibres, améliorant ainsi la conductivité d’un facteur dix par rapport aux fibres de nylon utilisées jusqu’à présent. Et son prix de revient est équivalent à celui du nylon. Sa commercialisation est prévue d’ici deux ans.
Des batteries pour parler au téléphone à l’infini
Pour remplacer les actuelles batteries des téléphones, à base de lithium, les piles à combustible, alimentées par de l’hydrogène, sont des candidates sérieuses : à masse égale, elles donnent déjà de meilleurs résultats. Mais voilà, l’hydrogène est un gaz volatil et inflammable, donc hautement dangereux à stocker. Une des solutions possibles pour limiter les risques : le produire à l’intérieur même de la pile. Des chercheurs de l’Institut des nanotechnologies de Lyon ont pour cela ouvert une nouvelle piste : une réaction écologique à partir de « grains de sable » nanométriques. « Concrètement, nous avons produit des grains de 1 à 3 nanomètres de diamètre, composés de plusieurs atomes de silicium, explique Vladimir Lysenko, chargé de recherche à l’INL. Pour une raison simple : on sait depuis longtemps que la structure du silicium dit ‘‘poreux’’ est couverte d’atomes d’hydrogène. Or, passer d’une structure ‘‘solide’’ à une poudre permet d’augmenter, à masse égale, le nombre d’atomes. » Les tests montrent que des rendements énergétiques de 600 Wh/kg sont envisageables, contre les 200 des piles classiques. La société Paxitech de Grenoble s’appuie sur le brevet déposé par les chercheurs de l’INL pour produire de l’hydrogène via ce fameux silicium nanostructuré. D’ici 2009, ils projettent d’alimenter le marché des équipements de sites isolés (balises en mer, matériel de montagne) avec ces batteries à meilleur rendement et très autonomes. De leur côté, les scientifiques cherchent maintenant à rendre ce stockage d’hydrogène « réversible » pour, à terme, recharger la pile.
Des centrales électriques qui ne polluent plus
Des scientifiques américains affirment avoir découvert un nouveau composé chimique capable de capturer le dioxyde de carbone en provenance des centrales électriques au moyen d’une technique couramment utilisée dans l’industrie pharmaceutique. Le matériau similaire à une éponge et appelé ZIF-69 fixerait 60 fois son volume en dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre, premier responsable des changements climatiques. La nouvelle molécule pourrait être utilisée pour capturer le dioxyde de carbone produit par les centrales électriques lorsque ces dernières brûlent du charbon, du gaz ou de la biomasse. La capture du dioxyde de carbone est l’une des principales pièces du puzzle pour la fabrication de combustibles fossiles « plus propres » alimentant les centrales.
Des GPS qui calculent les distances exactes
Des physiciens américains ont mis au point une horloge atomique qui ne prend qu’une seconde de retard en plus de 200 millions d’années. Elle est basée sur le piégeage par une série de faisceaux laser de plusieurs milliers d’atomes neutres de strontium. La technique utilisée repose sur la formation d’un réseau optique. La physique fondamentale pourrait en profiter mais aussi le GPS ou d’autres applications. L’horloge atomique la plus précise du monde est quant à elle basée sur l’usage d’un seul ion de mercure. C’est un physicien de The National Institute of Standards and Technology, Jim Bergquist, qui l’a construite et elle dévie de moins d’une seconde en 400 millions d’années.
Des yeux artificiels pour les aveugles
Un système de vision artificielle développé conjointement par le leader japonais en équipement ophtalmologique Nidek, une équipe de chercheurs menée par le professeur Yasuo Tano de la faculté de médecine de l’université d’Osaka et le professeur Jun Ota de l’Institut de Science et Technologie de Nara pourrait changer la vie des aveugles et des malvoyants. Le système est constitué d’une paire de lunettes de soleil embarquant des caméras filmant des images de ce qui se trouve devant le sujet, d’un appareil électronique les convertissant en signal numérique et d’un jeu d’électrodes de 4 mm2 implanté dans l’œil pour stimuler le nerf optique. Une opération chirurgicale est prévue cette année à l’Université d’Osaka pour implanter les électrodes de la troisième génération du système Nidek dans l’œil d’un patient, avec pour objectif de dépasser le stade de simple lumière obtenue jusqu’alors, en améliorant l’efficacité du dispositif. La compagnie développe un nouveau système avec 100 électrodes (pixels) et pense que cela suffira à un sujet pour pouvoir discerner le nombre de doigts que l’on présente à 30 cm devant lui. C’est en tout cas l’objectif que s’est fixé Nidek pour 2010. Et lorsqu’il sera atteint, un test clinique sur plusieurs douzaines de patients sera effectué avant de commercialiser le produit aux alentours de 2011.
Des plans pour arrêter les incendies plus vite
Des informaticiens de l’Université Technique de Berlin ont développé des modèles de villes intelligents pour l’urbanisme et le management des risques. Que ce soit dans le cas d’une attaque terroriste, d’une explosion de gaz ou d’une catastrophe naturelle, il faut un bon système de gestion des situations de crise pour réagir vite face aux événements imprévus. Par rapport aux modèles existants, ces modèles ont l’avantage de donner davantage d’informations sur l’image 3D observée : vue intérieure de bâtiments, matériaux de construction... Les chercheurs ont ainsi élaboré des banques de données 3D pour les villes, qui permettront à la police et aux pompiers de tester leur temps d’intervention en temps réel, de fournir le chemin d’accès le plus rapide ou l’accès aux bâtiments en feu dans le cas d’un incendie.
Une molécule pour contrer le VIH
Une nouvelle arme contre le VIH, virus responsable du sida, a été développée par des chercheurs de l’Institut de génétique moléculaire de Montpellier. Il s’agit d’une molécule, nommée IDC 16, qui bloque l’« épissage », une étape cruciale de la fabrication du virus dans les cellules infectées. Son atout ? Elle échappe aux résistances que développe d’ordinaire le virus contre les traitements, car ce n’est pas le virus proprement dit qu’elle cible mais les protéines de la cellule sur lesquelles le VIH n’a aucun contrôle. Les tests menés sur des cellules infectées par des souches ultrarésistantes prélevées chez des patients ont prouvé son efficacité. Un brevet a été déposé et son amélioration pour de futures applications cliniques est en cours.
Un robot pour mettre de l’essence sans sortir de la voiture
Un inventeur néerlandais a mis au point le premier robot pompiste pour stations-service. Lorsqu’un véhicule se positionne devant la pompe, le robot identifie le modèle du véhicule à l’aide de capteurs et d’une base de données informatiques, ouvre la trappe à carburant, dévisse le bouchon du réservoir et le remplit selon le type de carburant conseillé par le constructeur. Pour le paiement, le robot est équipé d’un système automatique de prélèvement sur un compte associé au client. Baptisé « TankPitStop », ce robot présente plusieurs innovations. Il permet entre autres de réduire les déversements inutiles à la pompe. Il devrait se commercialiser à un coût d’environ 75 000 euros et pourrait faire son apparition dans les stations néerlandaises d’ici fin 2008. Nico Van Staveren aurait été inspiré alors qu’il visitait une ferme en voyant un bras robotisé qui trayait une vache.
[ source ]
par Mélanie Matarese
El Watan - Edition du 23 Février 2008
# Administrateur | 16/02/2008 | Sciences
Le laboratoire européen Columbus a été arrimé
à la Station spatiale internationale
Vivre dans l’espaceAlors que seuls les Etats-Unis et la Russie disposaient d’un laboratoire à bord de la Station spatiale internationale (ISS), l’Europe a désormais le sien, baptisé Columbus, arrimé avec succès lundi dernier à la station.
Une date stratégique pour le programme de développement européen dans l’espace, puisque Columbus permettra de réaliser des centaines d’expériences dans les biotechnologies, la médecine, les matériaux et les fluides, augmentant considérablement les capacités de recherche de l’ISS. Prochaine étape : le 8 mars. Le Jules Verne, premier véhicule de transfert automatique (ATV) — module de réapprovisionnement et de remorquage, — va être lancé à destination de la station grâce à Ariane, qui doit décoller du port spatial à Kourou (Guyane française). Son rôle : livrer des expériences, des équipements et des pièces de rechange et qui apportent nourriture, air et eau — jusqu’à 9 tonnes de fret, à son équipage permanent. « Construit par EADS-Astrium, ce véhicule, capable de transporter une cargaison trois fois plus importante que les vaisseaux russes Progress, est le plus puissant des vaisseaux spatiaux automatiques jamais construits », précise-t-on à l’Agence spatiale européenne, et sera de loin le plus gros engin spatial jamais lancé par une fusée, avec une masse d’environ 20 tonnes, dont 7,5 tonnes de charge utile. Equipé de ses propres systèmes de propulsion et de navigation, l’ATV est un véhicule spatial multifonction qui allie les capacités d’un véhicule sans équipage, entièrement automatique aux exigences de sécurité d’un véhicule habité. La mission qu’il accomplira dans l’espace ressemblera à celle qui incombe au sol à un poids lourd chargé de livrer des produits et équipements à un laboratoire de recherche. Début avril, grâce à ce système de nouvelle génération, Jules Verne s’amarrera automatiquement au module de service russe de la station après avoir mené à bien un certain nombre d’opérations et de manœuvres spécifiques (journées de démonstration) destinées à établir que le véhicule fonctionne comme prévu en conditions nominales, comme en cas d’urgence. Il restera amarré jusqu’à six mois d’affilée avant d’entamer une descente contrôlée dans l’atmosphère terrestre, où il se consumera au-dessus de l’océan Pacifique et avec lui 6,3 tonnes de déchets et d’équipements devenus inutiles à bord de la Station.
[ Source ]
par Mélanie Matarese
El Watan - Edition du 16 Février 2008
# Administrateur | 02/02/2008 | Sciences
Plus de 30 millions de débris satellisés autour de la Terre
De vieux satellites hors d’usage, des étages de fusée, des résidus d’explosion… L’homme ne se contente pas de polluer sa propre planète, il sème ses déchets jusque dans l’espace.
Plus de 12 000 objets seraient satellisés autour de la Terre, dont 11 500 en orbite basse et 1147 en géostationnaire, et ce nombre augmenterait de 200 à 250 objets par an. « Aujourd’hui, sur les 9600 gros objets en orbite, seuls 500 environ sont utiles, souligne-t-on au Centre national français d’études spatiales. De plus, ces chiffres ne tiennent pas compte des débris de petite taille, beaucoup plus nombreux. On estime à quelque 300 000 le nombre de débris de plus de 1 cm, et à 30 millions ceux de plus de 1 mm ! » Le phénomène n’est pas nouveau la pollution orbitale existe depuis les débuts de l’astronautique en 1957 mais des responsables spatiaux européens réunis à Toulouse, la semaine dernière, ont soulevé combien le nombre de débris spatiaux reste trop important, et combien il est impératif de réagir afin de préserver un espace propre et utilisable pour les générations futures. Le CNES, à l’instar des autres grandes agences dans le monde, a engagé des travaux sur cette thématique depuis plus d’une décennie. Car, au-delà de la pollution, la présence de débris représente « un vrai problème pour les risques de collision avec des satellites », a expliqué Fernand Alby, responsable du dossier « Débris spatiaux » au CNES. « Ces objets ont une vitesse considérable, de l’ordre de 8 km par seconde, a-t-il déclaré au Figaro. En moyenne, à chaque voyage d’une navette spatiale, la Nasa doit changer un hublot à cause d’impacts. Ils sont très épais et résistants, mais l’équipage se trouve juste derrière. Les débris peuvent aussi frapper le bord d’attaque des ailes de la navette, ce qui pourrait poser problème lors de son entrée dans l’atmosphère. Au-delà du risque humain, il y a évidemment un danger pour les satellites commerciaux, qui représentent de gros investissements financiers. » La destruction en janvier 2007 d’un vieux satellite météorologique par un missile balistique dans le cadre d’un essai anti-satellite effectué par Pékin a augmenté de 11% les risques de collision pour les satellites de surveillance de la Terre « Spot ». Le test, selon des sources canadiennes, aurait créé 1500 pièces de débris en orbite. En ce qui concerne l’orbite géostationnaire (36 000 km), où sont positionnés notamment les satellites de télécommunications, les opérateurs s’engagent à faire remonter, de quelque 300 km, l’altitude leurs satellites en fin de vie. En 2007, sur les 12 satellites arrivés en fin de vie, 11 ont été « correctement ré-orbités, et 1 (russe) est resté trop bas », a précisé M. Alby. Une amélioration par rapport à 2006 (19 en fin de vie, 9 correctement ré-orbités, 7 trop bas et 3 abandonnés). Auparavant, les proportions étaient 1/3 correctement ré-orbités, 1/3 trop bas, 1/3 abandonnés. [ source ]
par Mélanie Matarese - Agences
El Watan - Edition du 2 Février 2008
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