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France - L'Etat va commander 40.000 véhicules "propres"

# Administrateur | 12/09/2009 | Environnement

CLIMAT-ENERGIE
L'Etat va commander 40.000 véhicules "propres"


Le gouvernement s'apprête à annoncer une première commande d'environ 40.000 voitures électriques pour l'administration et les entreprises publiques.


Véhicules propresA l'occasion de la présentation du plan "véhicules propres" le 23 septembre, le gouvernement devrait annoncer une commande d'environ 40.000 voitures électriques, a-t-on appris samedi 12 septembre auprès du ministère de l'Ecologie. "Il y a la volonté d'un plan de commandes publiques. C'est ce qui permet de lancer le marché", a expliqué le ministère, qui a précisé que cet appel d'offres sera la première étape d'une commande plus large.

Des véhicules utilitaires légers

Selon une information du quotidien Le Parisien, les groupes La Poste, la SNCF, Aéroports de Paris, EDF, les services de l'Etat et les grandes communautés urbaines seraient concernés. La commande devrait porter sur des véhicules utilitaires légers. Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, doit présenter le 23 septembre un plan destiné à promouvoir l'achat de voitures "propres", qui prévoit notamment une prime de 5.000 euros pour l'achat de ce type de véhicule.

Le "super bonus" étendu

Lors du dernier Mondial de l'automobile en octobre 2008, Nicolas Sarkozy avait annoncé une enveloppe de 400 millions d'euros sur quatre ans pour muscler la recherche sur les véhicules propres. Pour soutenir la demande, le chef de l'Etat avait indiqué que le "super bonus" écologique de 5.000 euros, déjà disponible pour tout véhicule émettant moins de 60 grammes de CO2/km, serait étendu aux véhicules utilitaires légers et maintenu jusqu'en 2012.

[ via ]
Nouvelobs.com, publié le 12.09.2009 | 12:32

Algérie - L’APRUE veut généraliser l’utilisation du GPL/C

# Administrateur | 05/06/2009 | Environnement

Avec un programme s’étalant sur 4 ans


L’APRUE veut généraliser l’utilisation du GPL/C

GPL/CLe programme Prop-air relatif à la promotion du GPL/carburant auprès des propriétaires de véhicules, a été lancé, officiellement, hier à l’hôtel Hilton. Ce programme s’étalera sur 4 ans et vise la conversion au GPL/C de plus de 8 000 véhicules particuliers à raison de 2 000 à 4 000 conversions par année, a précisé le directeur général de l’APRUE, M. Mohamed Salah Bouzeriba, qui a animé conjointement une conférence de presse avec le P-DG de la Banque de développement local (BDL). Il s’agit, en fait, de l’octroi de crédit sans intérêt, selon trois seuils, à tout particulier désirant convertir son véhicule au GPL/C.

Ainsi, le crédit maximal pour les véhicules à système de carburateur est de 25 000 DA avec une durée de remboursement d’une année, celui pour les véhicules à système d’injection est de 35 000 DA avec une durée de deux ans, alors que le crédit pour les véhicules à système séquentiel est de 72 000 DA remboursable en deux ans également.Le paiement de ce crédit est différé de trois mois à partir de la date de son octroi et est garanti par une assurance en cas de décès ou d’insolvabilité de l’acquéreur, a expliqué le directeur des crédits aux particuliers à la BDL, M. Hosni Benabbes.Pour ce qui concerne les critères d’éligibilité à ce type de crédit, le postulant doit avoir la majorité légale, une résidence permanente en Algérie, justifier d’un revenu stable et permanent qui doit être égal ou supérieur à une fois et demi le SNMG (soit 18 000 DA actuellement) et être propriétaire du véhicule, objet de la conversion. Le programme a pour objectif principal d’apporter un appui au développement du GPL, de diminuer la tension sur les autres types de carburants, en particulier le diesel qui connaît un développement accru du fait de la «diésélisation» du parc automobile et de réduire substantiellement la pollution dans les zones urbaines eu égard aux qualités intrinsèques du GPL/C qui est très peu polluant, a
souligné la responsable du département transport à l’APRUE. Une liste des installateurs éligibles, au nombre de 34, sera portée à la connaissance du grand public à travers une campagne de communication qui a démarré avec le lancement de ce programme afin de sensibiliser les citoyens à opter pour cette énergie propre.

Le programme Prop-air repose sur plusieurs actions d’information, de sensibilisation et de promotion en direction des bénéficiaires potentiels, pour faire connaître les modalités pratiques de participation à ce programme, a souligné de son côté la chef de département communication à l’APRUE. Les fonds qui serviront à promouvoir l’octroi de ces crédits estimés à 98 millions de dinars, pour la première année, proviennent du Fonds national de maîtrise de l’énergie (FNME).Pour rappel, une convention relative au financement de l’installation du GPL/C pour les propriétaires de véhicules optant pour ce carburant a été signée entre les deux parties fin janvier dernier.A noter qu’en dépit des efforts fournis depuis plusieurs années pour inciter à l’utilisation de ce carburant par les automobilistes, l’opération «n’a enregistré que 160 000 conversions à ce jour». C’est pourquoi les pouvoirs publics veulent rattraper le retard d’autant que les ressources ne manquent pas et que les moyens s’améliorent constamment. Selon certains intervenants, il ressort que le manque de vulgarisation ainsi que certaines idées reçues sont derrière ce retard. Chose infirmée par tous les participants, notamment les installateurs, les concessionnaires et les représentants de l’APRUE.

[ via ]
Par Samira Imadalou
La Tribune, publié le 04 Juin 2009

Algérie - Journée mondiale de l’environnement

# Administrateur | 04/06/2009 | Environnement

Journée mondiale de l’environnement : 5 experts invités à EL MOUDJAHID



environnementPour un ordre écologique nouveau : L’Algérie développe 1 tonne de CO2 quand l’Amérique en développe 20


En commémoration de la Journée internationale de l’environnement, c’est à une table ronde organisée par le Centre de presse d’El Moudjahid qu’a été convié le public. Des spécialistes, responsables d’institutions publiques spécialisées, représentants du mouvement associatif sont intervenus dans le cadre de cette rencontre.

M. Kara Mostefa, directeur général de l’Agence nationale pour les changements climatiques, M. Boucherf Djamel, ingénieur météo, chef de division veille météorologique à l’Office national de la météorologie, M. Mekidèche, directeur de la coopération internationale au ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, Mme Bouhired, chercheur en énergies renouvelables, M. Hammadi Meslem, représentant du mouvement associatif et animateur du Club algérien de protection d’animaux.
Le premier à intervenir a été M. Kara Mostefa, directeur général de l’ANCC, qui rappelle que pour cette année, c’est le
Mexique qui accueille la Journée internationale de l’environnement. Ce fut le cas de l’Algérie en 2006. Pour l’orateur, le monde est à une étape clé en matière d’environnement. Le contexte actuel est assez difficile quand on sait que le monde affronte une crise aux dimensions multiples, climatique, énergétique, en dehors de celles connues sur le plan économique et financier.

La question du réchauffement climatique devient un enjeu fondamental. Les politiques mondiales vont devoir générer des solutions à des problèmes complexes : emploi, énergie, crise alimentaire. En ce qui concerne l’Algérie, elle est déjà confrontée aux nécessités du changement, à des solutions alternatives, à inventer un autre bouquet énergétique. Le soleil, c’est l’avenir, affirme M. Kara Mostefa. Il faut se préparer à la substitution, une alternative énergétique. Le message que l’on voudrait transmettre, c’est que la responsabilité de l’homme est très grande dans les bouleversements climatiques que l’on constate. Au niveau continental, on ne peut oublier que l’Afrique reste un continent particulièrement vulnérable.

Pour revenir à notre pays, il faut savoir que l’on a à faire face à un très fort taux d’évaporation, de l’ordre de 80%. Dans le domaine agricole, on rappelle que nous sommes dans un pays aride où la steppe risque de disparaître pour voir prendre la place des hauts plateaux. L’espace réservé à l’élevage, celui consacré à la céréaliculture vont se resserrer, se posera alors un problème de sécurité alimentaire. Même pour l’énergie, nous serons directement concernés.
Il faut donc commencer à se préparer immédiatement à la perspective 2025, qui devrait voir l’émergence d’un nouveau modèle énergétique, domestiquer le soleil et transformer l’énergie qui y est dégagée en énergie électrique, en hydrogène. Les technologies existent. Au ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme se mettent en place des instruments et mécanismes pour prendre en charge l’ensemble de ces préoccupations. Pour l’orateur, le mouvement associatif constitue un relais important pour la solution de problèmes qui relèvent en matière d’environnement, de l’urgence.
Intervenant à son tour, M. Boucherf Djamel, ingénieurs météo, relève que l’homme est tributaire du système climatique. Le climat a aussi une grande influence sur le système économique du pays. Le climat a des répercussions, en effet, sur pratiquement l’ensemble des secteurs économiques. D’un autre côté, les évolutions géologiques, les éruptions, la variabilité climatique ont des influences sur l’augmentation des effets de serre, sur la diminution de la couche d’ozone et la nature des sols.

Dans le passé, affirme l’orateur, on comptabilisait un événement climatique une fois tous les cinquante ans. Cette probabilité a changé, par la cause des vagues de chaleur, les précipitations, les inondations. L’événement climatique survient maintenant tous les deux ou trois ans. En Algérie et dans le monde, ce phénomène s’est déjà vérifié. Les changements climatiques ne se limitent pas au réchauffement, d’autres aléas existent, qui constituent un risque réel qui peut aboutir à l’existence d’extrêmes météorologiques.
L’orateur affirme que face à cela, il faut avoir des méthodes d’adaptation à long et à court termes. Au niveau de l’Office, nous avons un système de veille et d’alerte sécheresse, inondations, prévisions saisonnières, la combinaison de certains effets climatiques et socioclimatiques.
Dans son intervention, Mme Bouhired, chercheur en énergies renouvelables, rappelle que les énergies fossiles demeurent des énergies fortement polluantes. Le Centre des énergies renouvelables (CDER) et d’autres institutions publiques travaillent sur des programmes d’énergies renouvelables et notamment l’énergie solaire, l’énergie éolienne la biomasse, la production d’hydrogène. Ce sont des applications qui ne polluent pas et contribuent à la protection de l’environnement. Intervenant à son tour, M. Hammadi a évoqué les problèmes importants qui ont partie liée avec la protection de l’environnement, comme la protection des espèces et le reboisement, M. Mekidèche, directeur de la coopération internationale au ministère de l’Aménagement du territoire, évoque les enjeux considérables que génère la question de la protection de l’environnement. C’est une question qui concerne l’avenir et l’avenir de nos enfants.
Les impacts sont nombreux, notamment sur les systèmes économiques et aussi sur les modes de vie.
C’est pour cela qu’il est urgent de mobiliser autour de ces questions et mobiliser le mouvement associatif. L’orateur évoque les engagements internationaux en matière d’environnement et le plus important d’entre eux, le Protocole de Kyoto et la préparation d’un nouveau statut.

Il rappelle que l’Algérie n’est pas concernée par les effets de serre de la même façon que l’ensemble des pays africains, mais nous sommes concernés par contre par leurs impacts.
L’orateur note que les ressources énergétiques, le problème de la sécurité alimentaire la sécurité physique par suite de la migration climatique sont des questions essentielles auxquelles il faut accorder beaucoup d’attention, M. Mekidèche évoque la sécheresse soudano-sahalienne en 1974, qui a provoqué des milliers de morts et provoqué l’exode de milliers d’autres. Ce sont tous ces aspects qui seront en négociation à Copenhague lors des grandes assises internationales sur l’environnement. Nous ne sommes pas seuls dans ces négociations, car les questions climatiques n’ont pas de frontières.

La conférence de Copenhague doit parvenir, si tout se passe bien, à un consensus mondial et préparer Kyoto au-delà de 2012.
L’Australie a ratifié le protocole de Kyoto à Bali, il y a peu de temps. La Chine devrait la rejoindre, les Etats-Unis également. La nouvelle administration américaine de l’ère Obama a marqué toute sa différence avec la précédente sur les problèmes liés aux changements climatiques et aux problèmes environnementaux. L’attitude de l’administration américaine ouvre ainsi de grands espoirs. Elle est éminemment positive.
Copenhague devrait donc consolider les positions en faveur de la protection de l’environnement et préparer un nouveau cadre pour les questions climatiques et leurs incidences sur les activités économiques, la transition vers les énergies renouvelables et un ordre écologique nouveau.
Dans le débat, les intervenants ont répondu aux préoccupations de l’assistance, sur la question de la vulgarisation des questions environnementales, leur apprentissage à l’école, la récupération des déchets, le dossier des énergies renouvelables, l’implication du mouvement associatif. Sur les aspects juridiques, le débat a permis de cerner les responsabilités à différents niveaux sur les questions environnementales.
Il y a, a-t-il été dit, la responsabilité de l’Etat, celle des collectivités locales, celle citoyenne. Par l’attitude passive, on ne peut que contribuer à aggraver les problèmes d’environnement, a-t-il été souligné. Il ne faut pas non plus se cacher derrière les Européens pour déterminer les responsabilités historiques. Nous aussi on a un rôle à jouer, a-t-il été affirmé par certains intervenants. Quels sont les nouveaux mécanismes à mettre en place dans le cadre du Protocole de Kyoto, pour intervenir dans la donne climatique. Ce sont autant de problèmes qui interpellent pouvoirs publics, spécialistes, organisations internationales spécialisées, les ONG, ce qui est sûr, c’est qu’il y a des gestes simples à accomplir pour protéger l’environnement, d’abord en évitant les gaspillages et en respectant la nature.

S’agissant des énergies renouvelables, il a été souligné par les orateurs dans leurs réponses, qu’il y a un engagement de l’Etat en la matière, des textes en matière de maîtrise de l’énergie, la loi sur l’électricité, le développement durable et les économies d’énergie.
Ce qu’il faut savoir en matière d’énergies renouvelables a souligné Mme Bouhired, c’est que l’investissement est cher au début, mais les gains sont importants sur le long terme.
Pour M. Kara, il y a un dialogue pouvoirs publics-mouvement associatif qui s’établit sur les questions de l’environnement et cela est très positif. Il faut donc poursuivre dans cette voie 
S’agissant de la vulgarisation, des efforts sont accomplis, mais il s’agit-là d’une œuvre de longue haleine. Il s’agit en fait d’une culture sur les impacts du changement climatique, M. Kara cite la disparition de l’alfa, hier richesse, et derrière laquelle vivait toute une économie, industrie du papier, industrie textile. Maintenant, dit-il, on passe à un autre modèle. 
Ce sont des contraintes autant écologiques qu’économiques qui ont pratiquement fait disparaître l’alfa. La nouvelle économie se met en place, il faut l’encourager. S’agissant de l’énergie solaire, M. Kara note qu’il s’agit d’une alternative et qu’il y a beaucoup d’arguments en sa faveur dans notre pays. La nouvelle économie se prépare dès à présent et pour l’horizon 2025, mais c’est vrai que l’on est placé aujourd’hui face à des urgences, c’est vrai qu’au début, il y a eu des insuffisances en matière d’impact. Nous allons arriver à l’énergie solaire, souligne le directeur général de l’ANCC. C’est un devoir que d’y parvenir et une urgence. Il faut donc s’impliquer. La technologie est prête. On voit des tours solaires, des centrales qui sont opérationnelles, en Espagne, en Italie, en Allemagne.

Il faut donc nous préparer à cette alternative, mais il ne faut pas se faire d’illusions, il y a à travers le monde de puissants lobbies (charbon, etc.) qui cherchent à freiner dans les pays cette technologie. Revenant sur l’aspect juridique soulevé dans le débat, le directeur général de l’ANCC relève qu’il s’agit-là d’une préoccupation au niveau du ministère de l’Aménagement du territoire.
Sur les responsabilités internationales, M. Kara note que l’Afrique n’a pas de responsabilité dans les émissions de CO2. Elle développe une tonne, quand les Américains arrivent à 20 t, les Européens à 12 t, les Chinois à 4 tonnes ! Selon les normes internationales, il ne faut pas dépasser 2 tonnes. On doit conclure que l’Afrique a un large pouvoir de négociation sur le plan international. Intervenant dans le débat, M. Boucherf, souligne que l’Office national de la météorologie participe aux campagnes de vulgarisation et que l’Office est ouvert tout le long de l’année pour des visites sur site. Le Protocole de Kyoto, s’agissant de lui, a été conçu pour stabiliser les gaz à effet de serre. Il y a la feuille de route de Bali. Il va y avoir Copenhague pour mobiliser davantage la communauté internationale sur les questions environnementales. L’Inde, les Etats-Unis, la Chine sont les pays les plus pollueurs. Les Etats-Unis et la Chine sont sur le point de ratifier le Protocole de Kyoto.
S’agissant du risque climatique, M Boucherf affirme que l’on tente de le réduire en mettant en place un système d’alerte et de veille. 
Un super calculateur a été acquis pour améliorer la prévision. Un radar météorologique a été mis en place. L’ONM dispose d’une station de veille météo qui est installée à Tamanrasset qui mesure les gaz à effet de serre à l’échelle mondiale.
Revenant sur la question de la responsabilité juridique, M Mekidèche, rappelle que le ministère de l’Aménagement du territoire a fait un travail important. Plus d’une trentaine de textes ont été conçus. Il y a certes une responsabilité du ministère, mais il ne faut pas négliger celle d’autres secteurs d’activités. Il faut travailler ainsi à la sensibilisation et à l’intégration de tous les secteurs dans le combat en faveur de la protection de l’environnement, y compris bien sûr le secteur éducatif et culturel. Il y a aussi la responsabilité du mouvement associatif, il faut l’implication de la mosquée, celle des scouts.
S’agissant de Kyoto et de la responsabilité de l’Algérie, il y a eu la conférence africaine des ministres de l’Environnement à Alger en novembre 2008.
 
A l’issue des travaux, a été élaborée la Déclaration finale d’Alger. C’est un document de travail qui sera exploité à Copenhague sur les problèmes importants de désertification, de sécurité alimentaire, etc.
Dans cette Déclaration d’Alger ont été intégrés tous les projets régionaux (muraille verte “Nigeria-Sénégal” ; déforestation “Bassin du Congo”).
Pour M. Mekidèche, l’Afrique est le continent qui subit le plus d’impact sur le plan environnemental.
Il faut que l’on pèse dans ces négociations internationales, relève M. Mekidèche, pour que l’Afrique ne soit pas oubliée dans ce qui est entrepris en matière environnementale, sur le plan international, et pour lui permettre de faire face à la crise. Réagissant à ce qui s’est dit dans le cadre du débat, M. Hammadi relève que l'environnement c’est la vie. La responsabilité est une responsabilité collective et en premier lieu, celle de l’Etat, vient ensuite celle du citoyen ensuite celle de l’enfant et autant dire celle des générations futures à qui il faut laisser un cadre de vie viable. Intervenant dans le débat, M. Lakhdar Khaldoun, ingénieur, expert en matière d’aménagements urbains et industriels, infrastructures, habitat et environnement relève que cette rencontre au centre de presse d’El Moudjahid, est d’une grande opportunité. Les changements climatiques sont à l’ordre du jour de toutes les conférences et programmes de travail des organisations internationales, des Etats et des ONG. Les gaz à effet de serre sont en grande partie dus à l’activité humaine. Les mesures à prendre, reviennent à faire payer les plus gros pollueurs. Il y a aujourd’hui une réflexion mondiale qui est engagée. Il y a des actions qui sont menées au niveau des secteurs. 
Les problèmes sont complexes : la rareté de l’eau qui revient à revoir la gestion de cette ressource. La première de ces actions, c’est la lutte contre le gaspillage, sensibiliser le citoyen, comme l’ensemble des secteurs industriels utilisateurs.
Les économies doivent se faire aussi sur l’utilisation du courant électrique. L’Etat doit faire du social de façon différenciée. Le même raisonnement peut être tenu dans l’utilisation de l’énergie et s’interroger sur les filières énergétiques sur lesquelles il faut imposer des économies et lutter contre les gaspillages. L’intervenant rappelle que le Centre national de recherche en industrie du bâtiment, le CNERIB, a été l’auteur de plusieurs travaux sur l’utilisation de nouveaux matériaux en relation avec les économies d’énergie.

Ce qui est regrettable, dit-il, c’est que ces travaux n’ont jamais été exploités par les secteurs utilisateurs. On évoque par ailleurs, l'élévation du niveau des mers, mais il faut savoir que l’expert qui travaille en relation avec ces questions a besoin qu’on lui dise combien ce niveau risque d’augmenter dans le long terme. S’agissant des actions menées par l’Algérie en faveur de l’environnement, le directeur général de l’ANCC, en a fait le recensement en rappelant la signature et la ratification de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques et du Protocole de Kyoto, la réalisation d’inventaire des émissions de gaz à effet de serre.
Sur le plan institutionnel, il y a eu la création de l’ANCC, celle de l’autorité nationale désignée du Mécanisme de développement propre, la réalisation d’études de sensibilité, de vulnérabilité et d’adaptation de l’Algérie aux changements climatiques. L’orateur rappelle aussi la réalisation d’études d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre.

Il y a eu enfin la préparation par l’Algérie d’un portefeuille de projets pour financement dans le cadre des mécanismes de flexibilité, ce sont des projets d’adaptation de la région aux impacts des changements climatiques.

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Par Tahar Mohamed AL ANOUAR
El Moudjahid, publié le 04 Juin 2009

Algérie - Parc national de Chréa : Le lac Edhaïa ...

# Administrateur | 03/06/2009 | Environnement

> ENVIRONNEMENT


Parc national de Chréa : Le lac Edhaïa proposé au classement Ramsar des zones humides



A l’approche de la saison estivale, caractérisée cette année par la canicule qui a sévi ces derniers jours du mois de mai, la direction toute indiquée des flux de visiteurs en quête de fraîcheur est notamment le Parc national de Chréa. Ce site attrayant, de surcroît situé dans le contexte géographique de l’Algérois, est de plus en plus soumis aux pressions anthropiques du tourisme de masse.


chrea lac EdhaiaInterrogée à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, Mlle Boumegouas, inspecteur divisionnaire au Parc de Chréa, chargée du département sensibilisation, nous fera savoir que l’inventaire effectué au niveau de ce parc fait état de plus de 1406 espèces floristiques et faunistiques, dont plus de 25 espèces de mammifères et 121 espèces d’oiseaux. Le singe magot est considéré comme une espèce emblème de cette aire biogéographique. Quant à la flore, notre interlocutrice a mis l’accent sur le cèdre de l’Atlas qui est considéré comme une espèce endémique au nord de l’Afrique, dont le Parc national de Chréa. L’intérêt du massif de l’Atlas blidéen et du parc en question, explique notre interlocutrice, n’est pas à démontrer. « Par le fait que ce parc, qui s’étale sur 26 000 ha et classé réserve de la biosphère en novembre 2002, c’est essentiellement dû à deux rôles primordiaux qu’assure cet écosystème spécifique.
C’est un château d’eau qui approvisionne les régions environnantes, dont la nappe phréatique de la Mitidja et l’Algérois. Mais c’est aussi un grand poumon qui assure un certain équilibre climatique au niveau de cette région de l’Atlas blidéen et de la Mitidja. N’oublions surtout pas que le potentiel de biodiversité de cette aire biogéographique représente plus de 23% de la richesse nationale. Les espèces floristiques représentent 24% du territoire national. En ce qui concerne les amphibiens, toutes les espèces existantes au niveau du territoire national existent dans leur totalité au Parc national de Chréa. Dans la partie ouest de ce parc, un sanctuaire encore en friche, il s’agit du lac Edhïa, se trouvant à plus de 1256 m d’altitude sur le massif de Tamezguida (Médéa) ». Cet Epinal lacustre, avons-nous appris de Mlle Boumegouas, a été proposé au classement sur la liste Ramsar des zones humides, en 2007. Le dossier se trouve au niveau de la Direction générale des forêts (DGF) pour la finalisation des étapes de l’avant-mise en classement de ce site. Dans le même contexte, les Gorges de la Chiffa, habitat naturel du singe magot, ainsi que le point de confluence de oued Megtaâ Lezreg et oued Bel Akra relevant du secteur de Hammam Melouane, seront proposées au même classement. Si les cédraies des Aurès et de Jijel sont en phase de dépérissement, causée essentiellement par les maladies, telles que la thaumetopoea, la l’epinotia et la cedricida, notre interlocutrice est on ne peut plus rassurante, en affirmant que la cédraie de Chréa est en bonne santé, du moins, selon les constations actuelles.

En revanche, le piétinement des visiteurs et les comportements inciviques menacent certaines espèces appartenant à la strate herbacée, telles que les orchidées et certaines espèces de fleurs. La fréquentation touristique que draine la (RN1) reliant Blida à Médéa, risque de pervertir les habitudes gastronomiques du singe magot. Ce dernier, pour vivre en toute symbiose avec son milieu naturel, explique Mlle Boumegouas, doit se procurer sa propre nourriture. Pour M. Ziar, chef de secteur au Parc national de Chréa, la cédraie est surtout menacée par les incendies. Il considère, par ailleurs, que le piétinement constitue aussi une menace contre la régénération naturelle du cèdre. Par ailleurs, les oueds, constituant le chevelu hydrographique de l’Atlas blidéen, sont presque dans leur totalité, dans les régions en aval, affectés par les eaux usées, sinon au niveau des Gorges de la Chiffa et la région de Hammam Melouane, le lavage des véhicules menace la qualité écologique des eaux. Pour rappel, la Journée mondiale de la biodiversité a été célébrée, vendredi 22 mai, par un riche programme, auquel ont participé les directions de l’environnement, de la jeunesse et des sports, de l’éducation, des forêts ainsi que l’association de wilaya des établissements de sports et l’association Chlorophylle.

Une randonnée pédestre, organisée au profit des écoliers, des collégiens, athlètes, entraîneurs, des éléments de la sécurité et des agents de la Conservation des forêts du Parc national de Chréa à travers le chemin botanique, a mené les participants au lieudit, les Quatre Bancs. Pause déjeuner, une sieste bien méritée et pour sensibiliser les chérubins, le théâtre vert, des chansons, une visite guidée au Musée écologique de Chréa, et des récompenses.

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Par Mohamed Abdelli
El Watan, publié le 03 Juin 2009

Une journée sans voitures à Alger vendredi

# Administrateur | 17/05/2009 | Environnement

> Edition web


Environnement


Une journée sans voitures à Alger vendredi


Le vendredi prochain a été choisi par Radio El-Bahdja pour être une journée sans voitures dans des rues d’Alger, une initiative riche en activités relatives à la protection de l’environnement et au respect de la nature, ont annoncé dimanche les organisateurs.


alger amiroucheCet évènement écologique comportera plusieurs points d’activités dans différents jardins, places, boulevards et trottoirs sur un parcours dont la rue Didouche Mourad sera le point de départ et qui s’achève à la place des martyrs, en passant par la place Maurice-Audin, les boulevards Amirouche, Zighoud Youcef, Che Guevara et le carrefour de Tafourah.

Les activités prévues dans le cadre de cette journée, dont le coup d’envoi sera donné à 9h, à la Grande-Poste, sont variées et à caractère culturel, pédagogique et sportif à la fois. Les piétons auront ce jours-là droit à des concerts de musique, fanfare, zorna, majorette, spectacles de clowns, exhibitions de gymnastique, courses de vélos et de rollers ainsi que des initiations au jardinage, des ateliers de dessin et des cours d’éducation environnementale accompagnés de jeux scientifiques et éducatifs.

Le directeur de Radio El-Bahdja, M. Farid Toualbi, a souligné dans un point de presse consacré à la présentation de cette manifestation écologique, l’importance que revêt une journée sans voitures dans une capitale, qui "connaît au quotidien un trafic dense". Il a plaidé pour instituer cette initiative et lui donner une dimension nationale, affirmant, par ailleurs, qu’"aucune plainte n’a été enregistrée l’année dernière par les automobilistes".

"L’année dernière, nous avons enregistré une baisse de près de 40% de la pollution en une seule journée. Il est donc important d’organiser ce genre de manifestations plusieurs fois par an et dans d’autres régions du pays, outre la capitale", a-t-il suggéré. Un représentant de la Sûreté de wilaya d’Alger, l’officier El-Hachemi, a rassuré, pour sa part, les automobilistes en affirmant qu’un plan d’action pour gérer le trafic routier en dehors du périmètre verrouillé sera appliqué.
Il a ajouté que "généralement, la densité de la circulation est moindre le vendredi, ce qui rend sa gestion possible". "Alger sans voitures", qui est à sa deuxième édition, coïncidera cette année avec la Journée internationale de la biodiversité, célébrée le 22 mai de chaque année.

[ source ]
Par APS
El Watan, publié le 17 Mai 2009

Les 5 000 hectares de forêt d’Alger sont en déperdition

# Administrateur | 27/04/2009 | Environnement

Les forestiers de la wilaya manquent cruellement de moyens pour assurer leur protection


Les 5 000 hectares de forêt d’Alger sont en déperdition

Alger compte un patrimoine forestier exceptionnel. Plus de 5 000 hectares de forêt répartis sur pas moins de 100 sites forestiers à travers l’ensemble du territoire de la wilaya d’Alger. Soit prés de 6,24% de la superficie globale de toute la wilaya. Ces forêts présentent une richesse extraordinaire. Pins, eucalyptus, oliviers, chênes-lièges, etc., la diversité de la forêt algéroise a longtemps fait le bonheur des résidants de la capitale.

Cependant, aujourd’hui tout ce patrimoine forestier de la capitale et de ses environs se trouve en déperdition. C’est en tout cas le constat unanime que dresse sans aucune complaisance la Conservation des forêts de la wilaya d’Alger. Hier, sur les ondes de la radio El Bahdja, et sur le plateau de l’émission « le forum d’El Bahdja », Baaziz Nourredine, chef de la circonscription forestière de Baïnem, et Widdad Benghordine, chargée de gestion à la conservation forestière de la wilaya d’Alger, n’ont pas hésité à tirer la sonnette d’alarme et lancer un appel aux citoyens et pouvoirs publics pour qu’ils prennent conscience des dangers qui menacent la survie même de nos espaces forestiers.

Urbanisme incontrôlé, occupation illicite des forêts, incendies et coupe illégale d’arbres sont, entre autres, les fléaux qui mettent, chaque jour davantage, en péril les 100 sites forestiers recensés dans la wilaya d’Alger. « Soumis à une très forte pression, ces sites subissent d’importantes dégradations. Malheureusement, de notre côté, on n’a pas toujours été bons dans la gestion et la surveillance de ce patrimoine, mais on a tiré les leçons des erreurs commises par le passé. Aujourd’hui, avec le concours des citoyens, il faut qu’on arrive à gérer notre espace environnemental», explique pour sa part Baaziz Nourredine. Notre interlocuteur reconnaît que l’administration forestière «ne peut répondre à la dimension des problèmes actuels» dont souffre le patrimoine forestier algérois. Et pour cause, avec seulement 60 agents forestiers, la Conservation des forêts de la wilaya d’Alger ne dispose même pas de moyens humains, et matériels aussi, indispensables pour assurer la protection, à travers un contrôle quotidien et régulier, des 100 sites forestiers. « Le travail que nous effectuons est insuffisant. Sachez qu’à Bouchaoui seulement, chaque week-end, nous enregistrons plus de 8 000 visiteurs. Avec l’effectif dont nous disposons, il nous est impossible d’assurer la protection de cette forêt de 70 hectares. Même la présence policière n’a pas porté ses fruits », relèvent également nos deux interlocuteurs dont l’administration, à défaut d’un inventaire forestier, n’arrive toujours pas à déterminer l’ampleur des ravages causés à la forêt. Dans ce contexte, on ne compte plus les violations exercées sur le patrimoine forestier. A la forêt de Ben Aknoun, des villas entières sont en train de s’élever en abattant des arbres de ce poumon de la capitale. Pas moins de 14 constructions privées sont érigées à l’intérieur de la forêt. Mis à la disposition des APC par un arrêté récent de la wilaya d’Alger, la plupart des sites forestiers de la capitale sont en état de dégradation avancé. Ces foyers d’oxygénation vitaux pour Alger risquent bel et bien de disparaître. Par ailleurs, en l’absence d’associations de défense des forêts, de civisme chez nos citoyens et de campagne de sensibilisation au profit des citoyens sur les bienfaits de la forêt et l’importance de sa protection, le patrimoine forestier algérois demeure condamné à souffrir longtemps encore. Mais, en dépit de tous ces obstacles, la Conservation des forêts de la wilaya d’Alger ne baisse pas les bras et refuse de laisser la forêt livrée à elle-même. Pour cela, un budget de 650 millions de dinars sera consacré au secteur des forêts au cours de cette année. Des agents recrutés viendront également étoffer le corps des forestiers. Pour garantir la protection de certains sites forestiers, 20 km de clôtures ont été réalisés depuis 2004. Pour parer aux dangers des incendies de forêt, des camions de première intervention ont été accordés aux brigades d’intervention, lesquelles seront mobilisées H 24 et 7 jours sur 7 au cours de l’été prochain.

En parallèle, des actions de proximité seront mises en œuvre en partenariat avec des associations de quartier pour le reboisement des sites forestiers. Dans ce cadre, 3 000 plants ont été offerts à des associations de défense de l’environnement. La wilaya d’Alger a fait aussi appel à un bureau d’études espagnol spécialisé dans la transplantation des arbres. Enfin, le but de l’opération « une école, un enfant, un arbre » est de mettre en place des visites guidées au profit des écoliers. L’année dernière, 200 visites guidées ont été accomplies. Mais tout cela suffira-t-il pour sauver la forêt algéroise ? Rien n’est moins sûr…

[ source ]
Par Abderrahmane Semmar
La Tribune, publié le 27 Avril 2009

France - la Semaine du développement durable 2009

# Administrateur | 28/03/2009 | Environnement

Suivez la Semaine du développement durable 2009 avec Futura-Sciences



Pour la septième fois, la France vivra durant une semaine à l'heure du développement durable et de la défense de l'environnement. Le thème de cette édition 2009 est la consommation durable. Plus de trois mille manifestations seront organisées dans de nombreuses villes de Métropole et des départements d'Outre-mer. Futura-Sciences sera de la partie avec des rendez-vous quotidiens.



logoAu fil des éditions, cette opération nationale prend de l'ampleur. A quelques jours de son lancement, la Semaine du développement durable 2009 totalise plus de trois mille manifestations, contre deux mille l'an dernier, organisées par des collectivités locales, des associations, des établissements scolaires ou des entreprises. Après le Grenelle de l'environnement, les Français mais aussi les dirigeants de sociétés privés et le gouvernement semblent davantage mobilisés.

Cette année, le thème est celui de la consommation durable. Au-delà des grandes idées débattues au salon après un bon dîner avec les amis et avant les choix politiques proposés au moment des élections, peut-on faire quelque chose ? Sur le thème des petits ruisseaux qui font les grandes rivières, la réponse est bien sûr oui. Les particuliers, par exemple, émettent, par leurs activités, environ la moitié du gaz carbonique expédié dans l'atmosphère. Le consommateur a donc un pouvoir au moins aussi important que le citoyen devant les bulletins de vote.

Mais que faut-il faire et quel effort faut-il fournir ? L'analyse montre que des changements de faible ampleur dans les habitudes auront un impact significatif à l'échelle d'un pays comme la France... mais aussi à celle du foyer. Le bénéfice collectif et indirect généré par quelques corrections dans nos comportements quotidiens – les écogestes en langage moderne – conduit le plus souvent à des gains financiers directs. Une étude de l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) menée en 2007 sur 150 produits de consommation courante démontre qu'il est possible de réduire de moitié ses déchets et d'économiser environ 50 euros par personne et par mois.


Le logo de la Semaine du développement durable, un événement à suivre dans les rues et sur Futura-Sciences.
Une semaine pour convaincre

Exposer ces arguments sera le thème de cette Semaine du développement durable 2009, axée sur la consommation durable, autrement dit les opportunités (souvent de bon sens) offertes à chacun d'entre nous de réduire son « empreinte écologique » en même temps que ses dépenses, sans pour autant adopter une vie d'ascète.

Parmi les quelque trois mille manifestations, retenons-en quelques-unes, choisies rigoureusement au hasard. Consommer les produits locaux et de saison et promouvoir une agriculture responsable seront au programme dans plusieurs villes, notamment à Vannes, en Bretagne, et à La Rochette, en Savoie. A La Talaudière (Loire), un atelier fera découvrir l'habitat écologique, un domaine où de nombreux progrès sont possibles. Quant aux Parisiens, ils pourront découvrir les abeilles, des animaux menacés, souvent qualifiés de sentinelle écologique et pas loin de devenir des emblèmes de l'importance de la biodiversité et des risques que font peser sur l'environnement nombre des activités humaines. Dans la capitale et tout autour, des centaines de manifestations auront pour thème les écogestes. Les Réunionnais auront droit à un pique-nique écologique et, à Limoges, on s'attachera à sauver les légumes.

Futura-Sciences aborde régulièrement ces questions. Gaëlle Bouttier-Guérive, co-auteur de la série de livres Planète Attitude, a concocté pour nous un dossier complet sur l'éco-consommation, à accomplir au jardin, dans la cuisine, au marché, dans la salle de bains et en d'autres endroits. Du mercredi premier au mardi 7 avril, la rubrique Actualités sera de la partie. Nous présenterons chaque jour un article sur l'éco-consommation par familles de produit, de la lessive à l'ordinateur en passant par les peintures et les fonds de teint. Nous poursuivrons ensuite par un dossier sur le commerce équitable, un sujet différent mais incontestablement lié...

ecogestes
Les écogestes ne coûtent souvent pas grand-chose... © NguyenDai / Flickr - Licence Creative Common (by-nc-sa 2.0)


[ source ]
Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences
futura-sciences, publié le 26 Mars 2009

Des espèces menacées dans la mer Méditerranée

# Administrateur | 24/03/2009 | Environnement

> ORAN INFO

Fruits de mer


Des espèces menacées dans la mer Méditerranée



Lors de son passage à Oran pour présider à l’inauguration à Haï Sedikia du nouveau siège de l’UGCAA, M. Hocine Bellout, du Comité des Marins Pêcheurs, a annoncé qu’une dizaine d’espèces de poissons et de fruits de mer dans le bassin de la mer méditerranée sont menacées de disparition.


Il s’agit de la sardine, de l’anchois, du merlan ainsi que d’autres espèces très prisées sur le plan culinaire. Selon le président du comité, en plus des effets dévastateurs de la pêche, le poisson et autres produits de la mer font face actuellement à une algue tueuse « Caulerpa Taxi Volia » qui a été lâchée accidentellement en 1984 par le Centre Océanographe de Monaco et qui se reproduit en milieu marin à une vitesse incroyable. Cette algue, qui occupe actuellement plus de 1,8 million d’hectares des zones maritimes des 24 Etats de la rive de la Méditerranée, est très polluante et venimeuse. Elle détruit sur son passage tous ceux qui vivent dans le milieu de la flore et de la faune sous-marine avec une reproduction incroyable.

Parmi les autres aspects qui menacent ce secteur malgré la mise en place ces dernières années d’un panel de mesures répressives, M. Hocine Bellout a énuméré les infractions enregistrées par l’utilisation de la dynamite, entre autres. Cet explosif prohibé fait des ravages parmi les bancs de poissons en causant des dégâts énormes pour ce qui est de la reproduction, sans oublier la pratique de la pêche à proximité des côtes ou du littoral ainsi que les autres effets de la pollution, sachant que l’Algérie compte actuellement 22 structures portuaires par où transitent en moyenne 120 000 bateaux et car-ferries par an.

Saisissant l’occasion de ce point de presse organisé en marge de cette cérémonie, le président a lancé un appel au gouvernement pour un examen de l’effacement des dettes administratives et sociales qui sont dues par les patrons pêcheurs. L’on saura que le secteur de la pêche à l’échelle nationale, avec une côte qui s’étend sur 1 284 km, compte un effectif de 52 400 marins pêcheurs pour une flotte de 4 250 unités de différents tonnages. La corporation, qui relève de l’U G CCA doit tenir son congrès national le mois d’avril prochain pour élire les membres de la Fédération nationale.

[ source ]
Par Tegguer Kaddour
El Watan, publié le 24 Mars 2009

Algérie - Comment en finir avec les paraboles?

# Administrateur | 17/01/2009 | Environnement

HABITAT ET ENVIRONNEMENT


Comment en finir avec les paraboles?

La réception et le raccordement aux réseaux de télécommunications par fibre optique seront désormais pris en compte.


les parabolesLes études techniques devront prévoir les systèmes de réception par satellite dans la construction d’immeubles d’habitation. Elles devront désormais tenir compte des procédés modernes de réception des programmes de télévision et de raccordement aux réseaux de télécommunications par fibre optique, a rappelé, jeudi, à Mila le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa. Le ministre s’est élevé contre «la prolifération anarchique d’antennes paraboliques sur les façades et les terrasses des immeubles» qui enlaidissent nos villes. Il a suggéré «la mise en place de gaines techniques collectives donnant accès aux bouquets de télévision désirés.»
Présidant à la Maison de la culture de la ville une cérémonie de remise des clefs à 180 bénéficiaires de logements sociaux participatifs (LSP) implantés dans 12 communes de la wilaya, le ministre a rappelé l’instruction ministérielle entrée en application en août dernier.

D’ailleurs, la commercialisation d’un nouveau système baptisé «Telavision», avait été annoncée. Il permet d’offrir trois services aux clients d’Algérie Télécom, à savoir la téléphonie sur Internet protocole (IP), l’accès à Internet et la télévision (IP/TV). C’est ce qu’avait annoncé le chargé de mission auprès du président-directeur général d’Algérie Télécom, Chérif Yaïci, lors de l’inauguration du 1er Salon international de la technologie numérique. Chérif Yaïci avait indiqué que « l’objectif de ce nouveau service est d’améliorer l’esthétique dans les villes et éliminer la parabole ».

A propos d’esthétique dans nos cités, il y a lieu de s’interroger pourquoi les concepteurs ne prévoient pas d’autres commodités dans la construction des nouveaux immeubles en prévoyant par exemple des garages souterrains, des espaces pour l’abattage de moutons lors de l’Aïd El Adha ou encore abriter les fêtes familiales...Ce sont là des tâches faciles et peu coûteuses à réaliser. Elles ne feront qu’apporter « un plus » certain à nos cités qui continuent à ressembler à des « ghettos-dortoirs », connues du reste par le nombre des logements qu’elles abritent plutôt que par des noms comme ceux que portaient jadis les cités d’Alger, et d’ailleurs, comme la « Cité des Jasmins », « Cité des Allobroges », « Cité des Lauriers »...C’est quand même plus joli comme appellation que la « Cité des 40...ou des 800 logements » Toutes ces mesures contribueraient sans nul doute à créer, autour de nos cités, un cadre de vie convivial à souhait qui pourrait faire oublier au citoyen y demeurant les tracas de la ville et des transports.

Poursuivant sa visite de travail dans la wilaya de Mila, Noureddine Moussa s’est également rendu sur le chantier d’aménagement du site de Aïn Sebbah-Sid Ali El Aoued. Au niveau de la cité Boutout, il a inauguré 100 locaux à usage professionnel et artisanal, construits au profit des jeunes sans emploi dans le cadre de l’opération « 100 locaux pour chaque commune ». Il a, par ailleurs, posé la première pierre de deux ensembles de 60 et 90 LSP qui seront réalisés, à la cité « Bouguellala ».

Dans le vieux Mila, qui a été récemment classé «espace protégé», Noureddine Moussa s’est enquis de la construction de 460 logements sociaux qui ont atteint un taux d’avancement de 95%, avant de visiter le nouveau centre universitaire de 2000 places pédagogiques et équipé de 1000 lits. Au programme du ministre, étaient également inscrits l’inspection et le lancement de plusieurs autres projets d’habitat situés dans les localités de Oued Ena’dja, Béni Guecha, Ferdjioua, Bouhatem et Chelghoum Laïd.
[ source ]
Abbas AÏT HAMLAT
L'Expression, publié 17 Janvier 2009

Algérie - Plantation d’arbres dans la région de Timimoun

# Administrateur | 15/01/2009 | Environnement

Accord entre la fondation «Déserts du monde» et l’ambassade du Royaume-Uni

Plantation d’arbres dans la région de Timimoun

Timimoun regionUn protocole d’accord entre la fondation «Déserts du monde» et l’ambassade du Royaume-Uni en Algérie a été signé hier, portant sur la plantation d’arbres dans la région du sud du pays, à Tinerkouk, dans la wilaya d’Adrar. Il s’agira, à la faveur de cet accord, de boiser une superficie de 3,5 hectares. L’opération, baptisée « plantons un arbre dans le désert », concerne la région protégée de Tinerkouk dont l’écosystème est fragilisé en raison de l’ensablement. En tout, ce sont 35 hectares qui figurent dans ce projet de boisement qui s’étale sur plusieurs années et qui vise à réhabiliter cette région et à protéger les espèces végétales et animales en voie de disparition. L’ambassade britannique a, à ce titre, débloqué une somme de 1 715 000 dinars pour la concrétisation de cette opération d’envergure. La région de Tinerkouk se situe à une cinquantaine de kilomètres de Timimoun, au nord du plateau de Tadmaït, à l’est de l’Erg oriental. Elle est caractérisée par un climat désertique, avec des températures variant entre 1 et 40 degrés.

Le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, qui est en même temps président de la fondation « Déserts du monde », a annoncé la création dans cette région d’un village touristique. Il a souligné que cette opération s’inscrit dans le cadre du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) dans l’objectif de « reboiser la planète ».

Une opération qui requiert une importance capitale car elle permet de lutter contre le phénomène de désertification. Par ailleurs, expliquera Rahmani, «u n arbre absorbe 6 tonnes d’oxyde de carbone contre 4 tonnes d’oxyde de carbone que dégage un vol long courrier». Abondant dans le même sens, l’ambassadeur britannique, M. Andrew Henderson, met en exergue l’intérêt d’une telle initiative qui fait partie d’un programme de coopération entre l’ambassade britannique et la fondation «Déserts du monde ». Pour rappel, ladite fondation, dont le siège se trouve à Ghardaïa, a été créée à Alger en 2002 et compte des organisations intergouvernementales (OIG) et internationales indépendantes.

Le ministre notera enfin que le PNUE a lancé une campagne pour la plantation de 7 milliards d’arbres d’ici à la fin 2009, parrainée par le prince de Monaco, Albert III et le prix Nobel de la paix 2004, le professeur Wangari Maathai, également fondatrice du Mouvement ceinture verte.
[ source ]
Par Amel Bouakba
La Tribune, édition du 15 Janvier 2009

Le mois du patrimoine débute demain : Le parc de l’Ahaggar

# Administrateur | 17/04/2008 | Environnement

Le mois du patrimoine débute demain

hoggar
Le parc de l’Ahaggar sous haute protection


Balisage de pistes pédestres, interdiction des véhicules à certains sites, contrôle des touristes : le plus grand parc d’Algérie fait l’objet de mesures de protection renforcée pour préserver un patrimoine archéologique et biologique plus fragile qu’ailleurs.


C’est l’heure où les fauves vont boire. Dans l’air chaud et humide de la fin de journée, des femmes dansent. A quelques mètres, un homme immortalise la scène sur une paroi rocheuse. Il dessine également une girafe, comme celles qu’il croise tous les jours dans la vallée. Nous sommes dans l’Ahaggar, il y a plus de 5000 ans. Notre ancêtre habitait encore une savane verdoyante dont il ne subsiste aujourd’hui que des acacias. Mais ses peintures, elles, n’ont quasiment pas été altérées. A Mertoutek, un petit village du parc national de l’Ahaggar, à 230 km au nord-est de Tamanrasset, Messaouda Benmessaoud, attachée de conservation au parc et préhistorienne, s’extasie à chaque nouvelle visite sur le site. « On ne voit que l’ocre mais peut-être nos ancêtres avaient-ils utilisé d’autres couleurs à base de pigments végétaux, effacées avec le temps ? On ne sait pas non plus avec quel outil il gravait dans la roche ? » En soulevant ces questions, la préhistorienne aborde l’une des problématiques de l’art rupestre du parc national de l’Ahaggar, le plus grand de l’Algérie – 450 000 km2 – et un des plus vastes au monde : pour protéger un patrimoine, il faut d’abord le connaître. Or, à l’heure actuelle, très peu de sites, au regard de la superficie du parc, ont été fouillés et une partie seulement des vestiges et monuments a pu être inventoriée. Il en va de même pour le patrimoine naturel : le comportement de nombreuses espèces, à l’image du barbeau, un des quatre poissons répertoriés dans le désert, reste un mystère. « Dès qu’une sortie est organisée sur le terrain, nous envoyons des spécialistes sur le terrain, et ce, quelle que soit la discipline : géologie ou anthropologie, par exemple, souligne Farid Ighilahriz, directeur de l’Office national du parc de l’Ahaggar. Cet acte scientifique est lié à notre mission de conservation. » Dans ce sens, à Mertoutek, un des sites les plus visités – il est une des voies d’accès vers le massif de la Tefedest – un aménagement est prévu pour préserver le site. « Nous allons concevoir un petit musée de site, un espace où les artisans pourront vendre leurs produits artisanaux mais aussi alimentaires comme les fromages séchés, et un espace d’accueil pour les chercheurs et les étudiants, énumère Farid Ighilahriz. Cette structure qui est également un poste de contrôle et de surveillance sera équipée en énergie solaire. Avec l’accord de la population, nous prévoyons également d’interdire l’accès aux véhicules au-delà du poste de contrôle et envisager un déplacement en âne. » Il en va de la survie de l’oued grâce auquel les quelques habitants du site vivent, via la culture de tomates, d’abricots, de figues, de nèfles ou de raisin.

Miracle

Grâce à un petit cours d’eau sinueux que l’on devine fragile, les parcelles cultivées affichent un vert équatorial à peine croyable sous les plus de 30 degrés de cette sèche matinée d’avril. « Notre parc est une zone hyperaride où toute existence de vie relève du miracle, explique Djazia Ouchen, zoologue et sous-directrice de la zone d’Idelès de l’OPNA. Tous les milieux naturels sont fragiles, mais ceux de l’Ahaggar le sont encore plus. Si une espèce disparaît pour cause de désertification, on n’y peut rien, la nature impose ses lois. Nous devons simplement veiller à ce que la vie suive son cours. En d’autres termes, lutter contre le pillage ou le braconnage et limiter les impacts de la pression anthropique. » De cette pression, les sites de Tit et d’Amekni, à 40 km au nord de Tamanrasset dans la région de l’Aghechoum, en subissent chaque jour les conséquences. Les habitants de la ville de Tamanrasset notamment viennent en pique-nique et on devine le passage de visiteurs tout le long du discret cours d’eau dissimulé au milieu de la Typhaie, au bord duquel on trouve des couches-culottes et des sachets en plastique. L’OPNA a ainsi décidé d’aménager le lieu avant de proposer sa classification en secteur sauvegardé, une sorte de label le mettant définitivement à l’abri de dégradations ou de constructions anarchiques. « C’est un site très riche, insiste Messaouda Benmessaoud. Les gisements préhistoriques attestent d’une présence humaine très ancienne. Le site néolithique abrite également des gravures et peintures de 5000 à 6000 ans et des inscriptions libyco-berbères. On trouve aussi une petite mosquée de la période islamique et une casbah comprenant un silo pour les récoltes. » Les scientifiques pensent que la présence humaine entre Tit et Amekni, à quelques kilomètres, ne s’est pas interrompue. « Les fouilles, qui remontent à 1969, ont permis de mettre au jour des galets aménagés similaires à ceux trouvés en Afrique de l’Est et qui remontent à plus de deux millions d’années… Les céramiques, qui remontent à 10 000 ans, sont quant à elles parmi les plus anciennes au monde. » Un parcours va donc être aménagé, animé par un guide chargé d’informer les visiteurs sur les sites et de les sensibiliser. A Afilal, une guelta cachée au milieu des rochers sur la route, à 60 km au nord de Tamanrasset sur la route menant à l’Assekrem, des mesures plus draconiennes ont été prises pour interdire l’accès des véhicules au point d’eau. « Il y avait beaucoup trop de voitures. Elles perturbaient le lieu, véritable centre de gravité et importante escale pour les oiseaux migrateurs », souligne Djazia. Un abreuvoir salutaire trahi par la végétation de laurier-rose, les libellules qui virevoltent et les croassements de la grenouille verte ou du crapaud de Mauritanie, les deux seuls amphibiens de l’Ahaggar. Pendant les mois de migration, les plus chanceux pourront apercevoir de nombreux canards et de bruyants gangas arrivant en groupe. « La guelta se forme par l’oued qui arrive des hauteurs et alimente les oueds de Tamanrasset, explique la zoologue. Une fois la crue d’hiver terminée, l’eau reste emprisonnée dans la roche et même si le niveau baisse en fonction des saisons, il y a toujours de l’eau. »

Bleu lavande

De quoi faire le bonheur de la végétation. Après les pluies, le sol se couvre du rouge de l’oseille sauvage, du blanc de la fleur de câprier et de la menthe sauvage et du bleu de la lavande. « Nous avons recensé plus de 270 espèces végétales dont une cinquantaine très rares qui n’existent que dans le parc, parmi elles des lichens et des mousses, non identifiées. » Pour que le visiteur comprenne la valeur du milieu dans lequel il évolue, un autre projet est prévu à Tahabort, à 8 km de Tamanrasset, là où se trouve la célèbre source carbonatée. « Cette source d’eau gazeuse, unique dans l’Ahaggar, draine tellement de visiteurs qu’il était urgent d’aménager le site », explique Djazia Ouchen. Toute la difficulté étant d’organiser l’espace autour de la source sans y toucher, car nous ne savons pas d’où elle provient et nous risquerions de la tarir. Et d’imaginer une décoration telle que l’espace se fonde dans son environnement. « Le projet comprend un volet éducatif, avec un musée de site dédié à l’eau, un jardin botanique où seront plantées les espèces locales (acacia, palmier…) et un parc animalier. » On y trouvera des espèces domestiquées par l’homme, des petits perdus ou blessés que nous soignons avant de les redéployer dans leur milieu. Un autre volet, consacré aux loisirs et à la détente, prévoit la conception d’un circuit pédestre, d’une aire de pique-nique et d’un espace pour les produits artisanaux fabriqués dans le parc. Les chercheurs et les étudiants y trouveront enfin des chambres pour séjourner à l’occasion de leurs travaux de recherche. « Accompagner par la sensibilisation est essentiel. Aujourd’hui, la pression de l’homme est telle que l’on considère que les cinq à dix kilomètres dans le périmètre d’un village sont menacés. Depuis des millénaires, l’habitant de l’Ahaggar s’intègre naturellement dans son milieu, relève Mohamed Belghoul, chef de département des études et de développement du patrimoine naturel à l’OPNA. Mais cet équilibre "négocié" entre l’homme et la nature est aujourd’hui bien menacé. »
[ source ]
par Mélanie Matarese
Al Watan - Edition du 17 Avril 2008

Algérie - Procédé naturel d’épuration des eaux usées

# Administrateur | 17/04/2008 | Environnement

Procédé naturel d’épuration des eaux usées

eauxusees
L’assainissement par les plantes


Elles ne sont pas là que pour les besoins du décor. Les plantes, hormis leur rôle ornementale où chimique dans la qualité de l’air, peuvent servir à nettoyer.


L’expérience a été menée par le ministère des Ressources en eau dans la wilaya de Ouargla, dans la localité de Temacine et a permis d’épurer un volume d’eau rejeté par environ 100 habitants, soit 20 habitations du vieux Ksar de Temacine. « Depuis fin 2007, le ministère des Ressources en eau a procédé à la mise en place d’un système expérimental d’épuration des eaux usées basé sur un procédé principalement naturel, dénommé ‘’Jardin d’épuration’’ », explique M. Benbouaziz, chargé de la communication au ministère. Le système pilote, utilisé en France dans la ville d’Honfleur, est une première en Algérie.

Le principe de fonctionnement est simple et consiste à reproduire les conditions des zones humides naturelles connues pour leur capacité importantes à traiter la pollution en générale et les eaux usées en particulier. Ce système de traitement signifie qu’à aucun moment, les eaux usées ne sont en contact avec l’air, ce qui a l’avantage d’éviter tout contact humain, les mauvaises odeurs, voire la prolifération de moustiques. Grosso modo, les eaux usées passent par un bassin rempli de graviers et de sable dans lequel sont plantées des espèces végétales capables de vivre en milieu aquatique avec une biodiversité plus ou moins grande. « Ces plantes, dont les racines se nourrissent des éléments nutritifs contenus dans les eaux, se développent en assimilant directement les aliments nutritifs contenus dans les eaux usées, tout en éliminant les matières polluantes », peut-on lire dans la communication du ministère. Et d’ajouter que le taux d’épuration peut être optimal lorsque les plantes ont pleinement développé leur système racinaire et que la biomasse est suffisamment présente, ce qui peut prendre plusieurs années selon les plantes, le climat local, la charge des eaux. L’autre avantage de ce type de procédé est que l’entretien est extrêmement simple et consiste en une bonne maintenance périodique de jardinerie tout en s’assurant que le niveau de l’eau dans le bassin de traitement reste suffisant afin d’alimenter les plantes.

Pour la station pilote de Temacine, l’entretien et la gestion est assurée par l’Office national de l’assainissement (ONA). Une convention a été établie avec l’Institut national de recherche agronomique de Touggourt pour le suivi des aspects agronomiques et botaniques. « Cette écotechnologie simple permet de solutionner de nombreux problèmes environnementaux et de pollution », explique M. Benbouaziz. « Les eaux usées peuvent également être réutilisées pour l’irrigation de certaines cultures telles que l’arboriculture ou les cultures fourragères », souligne le communiqué.
[ source ]
par Zineb A. Maiche
Al Watan - Edition du 17 Avril 2008

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