# Administrateur | 25/08/2009 | Artisanat

Hammam Melouan (Blida) : Les métiers traditionnelsà l’honneur
Le Parc national de Chréa, relevant de Hammam Melouan, a abrité du 2 au 20 août, la première édition du Salon des métiers traditionnels et de l’artisanat qui a été marqué par la diversité des stands thématiques consacrés au livre, l’habillement, la gastronomie traditionnelle ou encore des métiers comme la distillation de l’eau de rose, la préparation du « hammama » (couscous typiquement blidéen préparé à base d’une multitude de plantes sauvages).
Pour Mme Kardjadj, l’une des dernières à maîtriser encore la technique traditionnelle de la distillation de l’eau de rose, ainsi qu’une vingtaine d’autres moutures à base de végétaux, ce Salon est une occasion pour lancer son énième SOS à qui de droit pour sauver certains métiers qui risquent de disparaître à jamais faute de relève. La clôture du Salon a coïncidé aussi avec la célébration de la Journée nationale du moudjahid, ce qui a donné l’occasion aux différents participants à cette manifestation d’exposer les problèmes inhérents à leurs activités respectives, à une délégation composée des directeurs de l’exécutif et du SG de la wilaya de Blida en visite dans cette région. Dans un vaste pays comme le nôtre, commente Boucherit Moussa, inspecteur principal à la direction de la PME et de l’artisanat de Blida, la question de la préservation et du développement des métiers traditionnels et de l’artisanat suppose, avant toute autre considération, un travail de fond en matière d’inventaire de patrimoines spécifiques à chaque région. Il s’en suivra par la suite, selon ses dires, la valorisation des produits du terroir en respectant la spécificité de chaque zone.
Ce qui, selon ce responsable, va permettre de pallier le problème de la matière première qui, quand elle ne fait pas carrément défaut, reste souvent inaccessible du fait de ses prix exorbitants que ne peuvent supporter les artisans, déjà en état de survie. Le problème de la commercialisation des produits de l’artisanat s’érige comme un autre écueil difficile à surmonter, selon notre interlocuteur, qui pointe un doigt accusateur vers l’inondation du marché local par des produits chinois. Selon lui, « les objets de marque chinoise attirent de plus en plus une clientèle friande beaucoup plus de l’aspect esthétique extérieur de ces babioles que de la qualité et de la durabilité du produit. Ces objets jetables sont vendus à des prix très bas, mais les vendeurs trouvent leur compte, vu la qualité du support matériel avec lequel ces articles sont fabriqués ». A une question relative à la valorisation des métiers traditionnels à travers la formation professionnelle, M. Boucherit a fait état de l’intégration de 30 stagiaires en moyenne par année dans les différents paliers de ce secteur. Les deux directions de la formation professionnelle et de l’artisanat au niveau de la wilaya coordonnent depuis quelques années leurs efforts pour booster ce secteur vers des horizons plus prometteurs, assure le même responsable.
A souligner enfin que cette première édition du Salon des métiers traditionnels et de l’artisanat a été organisée conjointement par l’Association nationale de la consultation juridique et de l’information, l’Association de wilaya de la résorption du chômage et la commune de Hammam Melouan. Ce premier Salon, selon quelques exposants, a drainé beaucoup de visiteurs venus en villégiature sur ce site touristique.
[ via ]
Par Mohamed Abdelli
El Watan, publié le 25 Août 2009
# Administrateur | 17/08/2009 | Artisanat

La poterie s’éteint
Les difficultés liées aux métiers de l’artisanat et la non transmission du savoir-faire font que ces produits (Jarres, couffins, ustensiles…) se font de plus en plus rares. Aujourd’hui, même si le travail artisanal peut se révéler un atout touristique important pour la région de Béjaïa, l’on ne peut « dénicher » ces objets qu’à l’occasion de manifestations culturelles. A Béjaia, quoique l’artisanat refait son apparition durant la saison estivale sur les abords des routes, l’activité tend à disparaître et les artisans baissent les bras les uns après les autres. A Aokas, plus exactement à la sortie du tunnel du Cap, au niveau de la placette du 8 Mai 1945 et ses alentours, des jeunes ornent leurs boutiques juxtaposées l’une devant l’autre et se mettent à disposer les poteries de sorte de séduire les visiteurs. Salim, la trentaine bouclée, est l’un de ces jeunes commerçants. Très sensibles aux métiers de l’artisanat et fidèle à sa passion qu’il exerce depuis 10 ans, il s’affaire à dessiner sur des galets et poterie, écrire sur des coquillages et sculpter différents objets. L’artisan, nonobstant ses revenus qu’il juge dérisoires, apprécie ces moments de joie qu’il partage avec ses clients habitués. Communicatif, le jeune artiste dit avoir tissé d’étroites relations avec de nombreux clients qui lui remettent des cadeaux en signe de reconnaissance et d’encouragement. C’est durant le soir que Salim, entouré de visiteurs, expose une variété d’objets artisanaux qu’il a lui-même confectionné.
Si les la vacanciers apprécient les objets exposés et n’hésitent pas à s’acheter des souvenirs à leur retour, il n’en demeure pas moins que certains produits traditionnels qu’ils sollicitent se font très rares ou carrément inexistant. Chose que regrettent les visiteurs qui entendent transmettre à travers ces objets souvenirs les traditions des lieux qu’ils visitent. Pas seulement des sculptures ou de objets portant des dessins et reproduisant ainsi les sites touristiques de la région, tels que la pittoresque cascade de Kefrida, le Cap Aokas et le mont Gouraya. « Nous essayons de d’offrir au visiteur quelque chose qui lui rappelle les sites emblématique de la région pour qu’il garde un souvenir vivant de son passage » explique un artiste. Ce dernier, tout en regrettant la négligence et le peu d’intérêt accordé à l’artisanat, lance un message à l’adresse des autorités devant œuvrer à encourager les artisans et à les accompagner à créer leu propres ateliers. Cela permettra, poursuit-il, de relancer la poterie traditionnelle, la sculpture sur bois et bien d’autres métiers de l’artisanat qui s’éteignent peu à peu.
[ via ]
Par Yazid Madi
El Watan, publié le 17 Août 2009
# Administrateur | 10/08/2008 | Artisanat
Artisanat : Aït Hichem (Tizi-Ouzou) rend hommage à ses femmes tisseuses
La neuvième édition de la fête du tapis d’Aït Hichem (Tizi-Ouzou) dont le coup d’envoi a été donné jeudi a été dédiée cette année par ses organisateurs aux femmes tisseuses de cette localité en reconnaissance de leur rôle dans la préservation et la transmission de ce legs culturel.
La neuvième édition de la fête du tapis d’Aït Hichem (Tizi-Ouzou) dont le coup d’envoi a été donné jeudi a été dédiée cette année par ses organisateurs aux femmes tisseuses de cette localité en reconnaissance de leur rôle dans la préservation et la transmission de ce legs culturel.
En effet, le village d’Ait Hichem, perché sur une crête à 1.200 m d’altitude, dans la daïra de Aïn El Hammam, à une cinquantaine de km au sud de Tizi-Ouzou, doit sa notoriété à ses femmes aux doigts de fées, dignes héritières de Na Taoues (doyenne du tapis) qui a quitté ce monde en avril dernier, grâce auxquelles ce produit artisanal a pu traverser des siècles sans subir la moindre ride. Dès leurs jeunes âges, les filles d’Aït Hichem sont initiées au tissage, représentant leur source, voire raison de vie. Enseigné de mer en fille, ce métier constitue également pour ses pratiquantes, un moyen d’expression de leurs sentiments de femmes, guère avantagées par les dures conditions de vie dans cette région montagneuse.
Derrière la beauté esthétique du tapis se cache, évidemment, de lourdes peines et souffrances, souvent refoulées, mais que ces tisserandes s’évertuent d’exprimer d’une manière artistique, comme le montrent les motifs berbères qu’elles confectionnent patiemment derrière leur métier à tisser pour donner forme à autant de symboles chargés de sens, que seuls les puristes et stylistes peuvent décoder.
A travers ces motifs de décoration du tapis, les tisseuses ne font que traduire, en fait, leur dure condition féminine. Tout en ourdissant la laine, elles chantent de longues complaintes (Ichawiqan), pour se donner courage et avancer dans la besogne.
Le tissage est un métier fastidieux, nécessitant l’accomplissement de plusieurs étapes pour donner corps au produit souhaité, dans ses multiples gammes, dont les plus célèbres sont Aavane (tapis coloré su fond sombre faisant partie de la dote de la mariée) et Akhellal (sorte de couvre-lit blanc avec de fines stries). Des modèles uniques d’anciens tapis sont encore conservés par des familles. De cachet typiquement berbère, le tapis d’Aït Hichem se singularise par la richesse de ses motifs décoratifs, porteurs d’une symbolique riche en signifiés, et dont l’histoire raconte le vécu des femmes tisseuses.
Chaque motif a sa forme et sa couleur. Les tissages sont ornés de figures géométriques symétriques, agencées et exécutées à la main avec 7 fils colorés. Disposés en lignes, ces symboles sont tissés avec une telle minutie qu’on les croirait brodés de fils multicolores. Au Centre de ces motifs, sont incrustés, en filigrane, de petits triangles de laine de couleurs rouge, jaune ou brun clair.
Cette manifestation, initiée par un comité d’organisation composé de l’Apc d’Aït Yahia, l’association Tiliwa et le comité du village d’Aït Hichem, se poursuivra jusqu’au 14 août, avec la participation de 80 artisans issus de 14 wilayas, ont indiqué les organisateurs.
[ source ]
EL MOUDJAHID, édition du 08-08-2008
COPYRIGHT 2007-2008 - algerieautrefois News
XHTML - CSS - HAUT - Administration