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Jean-Pierre Elkabbach, au colloque, qui s’est tenu samedi 17 décembre 2011 à l’Assemblée nationale française … Qui dit ou fait du mal à l’Algérie me blesse et me révolte …

Jean-Pierre Elkabbach à l’adresse des dirigeants algériens :
« Ouvrez l’Algérie » :

Au colloque, qui s’est tenu samedi 17 décembre 2011 à l’Assemblée nationale française, à l’initiative de l’Association d’amitié France-Algérie que préside l’ancien ministre d’Etat, Jean-Pierre Chevènement.

« Je suis Français Algérien et c’est ce lien indicible, physique et tendre qui ne peut pas disparaître. Qui dit ou fait du mal à l’Algérie me blesse et me révolte », a soutenu Jean-Pierre Elkabbach, journaliste, ancien président de France 2, France 3, Europe 1.

« Au risque de vous décevoir l’Algérie intéresse peu ou pas, pas plus que la Tunisie ou le Maroc, sauf quand ils sont en état de crise, même la Libye ne suscite plus l’intérêt, alors que tout récemment, elle alimentait un feuilleton quotidien ». « Aux Algériens, j’ai envie de dire : ‘Nous ne savons presque rien de vous, alors que vous savez tout de nous, vous nous connaissez bien et pas seulement à cause de notre histoire commune qui est faite de passion, quelquefois de nostalgie et de violence.

C’est de notre faute, c’est la vôtre aussi. Ouvrez l’Algérie, vous aussi accordez des visas aux touristes, recevez d’autres visiteurs que des entrepreneurs, cassez les bureaucraties craintives, ouvrez vos oreilles et que vos leaders recouvrent la parole et qu’on le leur demande’. Les informations qui nous concernent vous sont accessibles instantanément et en direct et pour nous, comme disait Malek Chebel vous êtes trop invisibles ici’. C’est la presse privée qui nous renseigne, elle est multiple, contradictoire, combative, parfois violente, engagée, mais vivante.

2012 devrait nous rendre tous vigilants et généreux, ce sera une année forte pour l’Algérie et pour la France, nos deux pays vont célébrer chacun à sa manière le cinquantième anniversaire du 19 mars 1962, marquant la fin officielle de ce qu’on a appelé près de quarante ans plus tard la guerre d’Algérie. Paris et Alger tardent trop à mettre ensemble les historiens de chaque pays pour écrire notre histoire douloureuse et nécessaire.

A ma place modestement, chaque fois que je le peux, je consacre et je consacrerai de la place à ces événements qui nous accompagnent et à ce que nous sommes en train d’essayer de bâtir ensemble. Et de préciser que d’ici à juin 2012, il y aura trois émissions de la Bibliothèque Médicis (sur la chaîne publique Sénat) dont deux seront réalisées à Alger « avec l’accord des autorités d’Alger et avec la totale liberté des programmes que nous voulons instaurer ».

Ce qui a fait dire à Omar Belhouchet que « les autorités de notre pays ont une responsabilité dans l’image déformée de l’Algérie dans les médias français ». Et s’adressant à l’ambassadeur d’Algérie en France : « Donnez des visas aux journalistes français, c’est un outil de travail. Les journalistes algériens n’ont pas de problème de visa ».

extrait de l’article du quotidien ElWatan, édition du Lundi 19 décembre 2011 sous le titre, Reconstruire la méditerranée autour de l’idée de paix: Une ambition à partager entre l’Algérie et la France.

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