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El Haïk autrefois, la fierté de la femme algéroise

El haïk autrefois, ce voile bien de chez nous

Elhaïk, le voile de la femme algéroise - grandePoste - alger 1955

La Grande Poste – Alger – arrêt du Tramway

C’est un symbole de pureté et d’honneur. Au-delà du simple fait qu’il renvoie à nos traditions vestimentaires, il évoque carrément « el horma ». El haïk, ce voile bien de chez nous, d’un blanc immaculé, ou blanc cassé, n’est plus ce qu’il était

C’est un symbole de pureté et d’honneur. Au-delà du simple fait qu’il renvoie à nos traditions vestimentaires, il évoque carrément « el horma ». El haïk, ce voile bien de chez nous, d’un blanc immaculé, ou blanc cassé, n’est plus ce qu’il était. Il est même menacé d’extinction pure et simple.

Cet habit qui faisait autrefois la fierté de la femme algéroise, faisant ressortir ainsi sa beauté et sa grâce, disparaît petit à petit, à la faveur de la révolution du « new look » et de la modernisation, à l’origine de nouvelles mœurs vestimentaires, adoptées par la femme qui tenait pourtant, il y a quelques années, à « el Mramma » et « laâdjar » comme à la prunelle de ses yeux. Cette tenue qui a résisté à travers les temps au vent du changement, n’est désormais qu’un lointain souvenir pour les vieilles femmes d’Alger la Blanche, et certaines régions du pays qui découvrent, à leur tour, d’autres vêtements, étrangers à nos traditions vestimentaires.

Il fut un temps où « El haïk » était la pièce incontournable dans le trousseau de la mariée. L’image de ces très belles jeunes femmes aux yeux bordés de khôl qui vous regardent par-dessus la voilette de soie et de dentelle… n’est plus qu’un souvenir.

Aujourd’hui, ce dernier, chanté par Samy el Djazaïri » et tant d’artistes est jeté aux oubliettes. Il est rare de nos jours de croiser une femme à Alger avec ce beau voile. Les nostalgiques se rappellent en fait, les années soixante-dix et quatre-vingt où la gent féminine déambulait dans les artères d’Alger avec son haïk avec lequel elle ne pouvait passer inaperçue.

Les rues d’El Bahdja étaient en fête au passage de ces silhouettes qui faisaient ressortir sa spécificité et accentuer la blancheur d’« Icosium. Nos ainées regrettent la disparition de cet habit qui a accompagné la femme algéroise depuis sa puberté. Khalti Fettoum parle avec amertume de ce voile synonyme de pudeur et auquel elle n’est pas près de renoncer. Cette dame de soixante-dix ans dit que rien ne lui fera changer d’avis : « Je le porterai aussi longtemps que Dieu me prêtera vie ». Elle devait également ajouter que sans son « précieux » haïk, elle ne sortirait pas de chez elle.

El haïk qui a connu ses heures de gloire est de nos jours détrôné par toutes sortes de vêtements venus d’ailleurs et qui ont fini par s’imposer dans la société algérienne, ouverte désormais à toutes les cultures et les modes de vie.

[via]  Samia D., ElMoudjahid

En hommage au célèbre compositeur algérien Mustapha Skandrani

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