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Les remparts d’Alger


Les remparts d’Alger ont été construits en 1540 par le pacha Hassan. Ils développaient une ligne de 750 m du côté de Bab Azoun et de 900 m sur le flanc de Bab El Oued. Cette ceinture présentait la forme d’un triangle au sommet duquel tronait la citadelle de la Casbah dont l’édification avaient commencé en 1516 sur le sîte d’un ancien palais. Parmi les ouvrages extérieurs de défense, les plus importants étaient certainement le fort de l’Empereur, construit sur l’emplacement du campement de Charles Quint sur une colline qui dominait toute la ville, le Bordj Euldj Ali qui surveillait la plage de Bab El Oued, tandis qu’à l’Est Bordj Tamenfoust barrait l’entrée d’Alger à tout bateau venant de l’Est.

On y entrait dans la ville par cinq portes qui étaient fermées dès la tombée de 2em porte Bab-Azzounla nuit. Ces cinq portes étaient :
1er porte : Bab Djedjid qui s’ouvrait sur la Citadelle.
2èm porte : Bab Azoun qui donnait sur la Matidja et facilitait ainsi les activités commerciales avec l’intérieur.
3èm porte : Bab Djezira qui donnait sur le port qui
constituait, en fait, le poumon de la ville.
4èm porte : Bab El Oued qui communiquait avec l’ouest et le cimetière.
5èm porte : Bab El B’har qui donnait sur l’arsenal où se construisaient notamment les célèbres galiottes.

Trois siècles de Présence Turque 1529-1830
L’Etat algérien plus connu sous l’appelation turque“Régence Turque” fut , dans les faits, dirigé pendant trois siècles par les janissaires, milice turque installée à Alger après l’arrivée des frères Barberousse. La réalité du pouvoir était détenue par cette corporation qu’on appelait “l’odjak” ou Taïfa et qui a “enfanté” presque tous les Beyler Beys,les Aghas et les Deys jusqu’à l’occupation de l’Algérie par la France. Le manque de contact avec les autochtones fit que les Turques, étrangers, demeurent étrangers durant les trois siècles de leur présence en cette terre. Le dernier des Deys HUSSEIN DEY, emporté par la peste en 1818, Ali Khodja désigne à sa succession son “Khojat El Kheil” Hussein Pacha, qui sera connu sous le nom de Hussein Dey

La Population d’Alger au XIXe siècle
La population d’Alger se composait d’habitants d’origine berbère et d’Arabes venus de l’Orient avec les grandes tribus des Béni Hilal au 11èm siècle et Béni-Soleim au 12èm siècle. A cela s’ajoutent les maures, c’est à dire les réfugiés andalous chassés d’Espagne aprés la reconquête chrétienne.

Certains, anciens propriétaires terriens des Vegas et Huertas andalouses s’étaient reconvertis dans l’arrière-pays algérois, où ils avaient construit des fermes au milieu de grandes propriétés (haouch), et il possèdaient, en ville, des demeures cossues ainsi que des villas en banlieu; d’autres exilés des grandes cités : Grenade, Murcie, Alicante, Alméria, etc…, s’étaient installés en ville. On comptait parmi eux, quelques éléments mudjéres provenant de cités reconquises depuis longtemps. Cordoue, Saragosse, Tolède, mais, surtout, Valence (les Tagarins).

Nombreux étaient, parmi eux, d’habiles artisans qui peuplèrent les souks où ils se trouvaient en concurrence avec les juifs, en grande partie issus d’Espagne également… Leur population s’était accrue, aux XVIIIèm et au XIXem siècles. Bijoutiers, commerçants habiles spécialisés dans l’export-import, interprètes et, surtout, banquiers, autrement dit prêteurs à gages. Ils constituaient un élément indispensable en dépit de vexations quotidiennes ; certains étaient arrivés à gagner la confiance du souverain et jouaient un rôle politique réel.

Quant aux Turcs, il y avait, toujours selon Haedo, “Les Turcs de naissance et les Turcs de profession”. Ces derniers, le plus souvent issus de la pègre méditerranéenne ou levantine, enrichis à la course en mer, étaient fort respectueusement considérés en ville où ils vivaient en grands bourgeois lorsqu’ils ne parcouraient pas le littoral en quête d’une proie facile. La milice des janissaires, d’où sortaient les deys, était, seule, composée d’authentiques Turcs.

La population d’Alger a pu être évaluée durant ces périodes, grâce aux renseignements que nous fournissent les témoignages des voyageurs et des captifs :
– en 1450 : 20.000 habitants
– en 1580 : 60.000 habitants (par Haedo)
– en 1634 : 100.000 habitants (par père Dan)
– en 1755 : 100.000 habitants (par Laugier de Tassy)
– 1830 : 30.000 habitants

Le développement de la ville
De 1830 à 1865 la ville connait un essor très rapide son développement s’accentue et s’étendra de Mustapha au Hamma et aux pentes environnantes qui forment un amphithéâtre. Bab El Oued connait un développement plus tardif et à une échelle moindre que Mustapha. Il s’agira longtemps d’un faubourg ouvrier pauvre.

Aprés la seconde guerre, Alger connait un intense développement urbain sur l’ensemble de la périphérie. Elle s’étend alors sur une longueur de 10 km, allant du quartier du Ruisseau (Annasser) à celui de Bab El Oued.

La Casbah d’Alger :
On ne peut prétendre l’avoir connu, si l’on oublie de flaner dans ses ruelles chargées d’histoire et, surtout, si les circonstances le permettent, de découvrir ces augustes demeures qui restent à jamais belles en dépit des rigueurs implacables du temps…..à Suivre …

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